Nietzsche contre Foucault ; sur la vérité, la connaissance et le pouvoir Nietzsche contre Foucault ; sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
Nietzsche contre Foucault ; sur la vérité, la connaissance et le pouvoir
Nietzsche contre Foucault ; sur la vérité, la connaissance et le pouvoir

Nietzsche contre Foucault ; sur la vérité, la connaissance et le pouvoir (avant-propos de Jean-Jacques Rosat)

À propos

La plupart des expressions typiques de Foucault dans lesquelles le mot « vérité » intervient comme complément - « production de la vérité », « histoire de la vérité », « politique de la vérité », « jeux de vérité », etc. - reposent sur une confusion peut-être délibérée entre deux choses que Frege considérait comme essentiel de distinguer : l'être-vrai et le tenir-pour-vrai. Or peu de philosophes ont insisté avec autant de fermeté que Nietzsche sur cette différence radicale qui existe entre ce qui est vrai et ce qui est cru vrai : « La vérité et la croyance que quelque chose est vrai : deux univers d'intérêts tout à fait séparés l'un de l'autre, presque des univers opposés ; on arrive à l'un et à l'autre par des chemins fondamentalement différents », écrit-il dans L'Antéchrist. Foucault, alors qu'il n'a jamais traité que des mécanismes, des lois et des conditions historiques et sociales de production de l'assentiment et de la croyance, en a tiré abusivement des conclusions concernant la vérité elle-même.
Sur la vérité, l'objectivité, la connaissance et la science, il est trop facilement admis aujourd'hui - le plus souvent sans discussion - que Foucault aurait changé la pensée et nos catégories. Mais il y a dans ses cours trop de confusions conceptuelles entre vérité, connaissance et pouvoir, trop de questions élémentaires laissées en blanc - et, tout simplement, trop de non-sens pour qu'on doive se rallier à pareille opinion. Quant au nietzschéisme professé par Foucault, il repose sur une lecture trop étroite, qui ne résiste pas à une confrontation attentive avec les textes, notamment ceux du Nietzsche de la maturité.
À l'écart aussi bien des panégyriques que des verdicts idéologiques, le philosophe Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France, lit Nietzsche et Foucault à la hauteur où ils doivent être lus : avec les mêmes exigences intellectuelles qu'il applique à Wittgenstein et à Musil, et une libre ironie qu'il fait sienne plus que jamais.

Sommaire

I. L'objectivité, la connaissance et le pouvoir (conférence, 2000) ;
II. Remarques sur le problème de la vérité chez Nietzsche et sur Foucault lecteur de Nietzsche (essai inédit, 2013-2015) :
1. Ce qui est connu doit-il être vrai ? ;
2. La connaissance sans vérité et la vérité sans vérité ;
3. La vérité pourrait-elle n'être pas la cause de la connaissance, mais son effet ?;
4. La volonté du vrai et la volonté de la distinction du vrai et du faux ;
5. Nietzsche, la « preuve de force » et la « preuve de vérité » de la foi ;
6. La volonté de savoir et la volonté de croire ;
7. La recherche de la connaissance véritable et de la vérité vraie ;
8. Peut-il y avoir une histoire de la vérité ? ;
9. Le concept d'« alèthurgie » : la vérité et ses manifestations.

Rayons : Sciences humaines & sociales > Philosophie > Philosophie contemporaine

  • EAN

    9782748902488

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    144 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    12 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    156 g

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

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