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Traduction ANDRE GABASTOU  - Langue d'origine : ESPAGNOL

À propos

Dublinesque se présente comme une biographie, sur trois mois (mai, juin, juillet) de la vie de léditeur barcelonais Samuel Riba. Éditeur talentueux et avisé, auteur dun remarquable catalogue (bien quil y déplore labsence de génie absolu, une illusion qui tombera comme dautres), il vient de faire faillite pour cause de mauvaise gestion, de difficultés à sadapter à lémergence des nouveaux medias numériques et à concurrencer la vogue du roman gothique.
Déprimé, il se lamente, rongé par une mauvaise santé due à une consommation frénétique dalcool. Sa femme Celia, vaguement bouddhiste, ne lui facilite pas la vie. Face à son dés½uvrement, il cherche des dérivatifs. Il en trouve un en décidant de faire le saut anglais, cest-à-dire en se rendant à Dublin pour y enterrer en grande pompe lère Gutenberg, lédition papier, le 16 juin, jour du Bloomsday (référence à Ulysse de Joyce, qui se déroule pendant les vingt-quatre heures du 16 juin 1904). Il est accompagné de quelques amis, avec lesquels il compte créer une sorte de confrérie. On reconnaît parmi eux lécrivain espagnol Eduardo Lago, directeur de lInstitut Cervantès de New York et ami de Paul Auster, affublé ici dun pseudonyme. Le voyage saccompagne dune double visite : celle de la capitale irlandaise et celle de l½uvre de Joyce.
En explorant toutes les facettes de ce personnage complexe, en partie alter ego de lui-même, Enrique Vila-Matas interroge la notion didentité, de voix narrative, de sujet, et décrit le cheminement qui a mené la littérature contemporaine dune épiphanie (Joyce) à laphasie (Beckett) tout en osant, pour la première fois, tourner le dos à Kafka.


Enrique Vila-Matas est né à Barcelone en 1948. À dix-huit ans, il est embauché comme rédacteur dans une revue de cinéma, Fotogramas, pour laquelle il réalise parfois de fausses interviews. De 1974 à 1976 il vit à Paris et loue une chambre de bonne à Marguerite Duras. Il raconte ses aventures parisiennes trente ans plus tard dans Paris ne finit jamais (2004). De retour dans sa ville natale en 1976, Enrique Vila-Matas se consacre à lécriture ; il est également chroniqueur pour divers journaux catalans. Il a reçu le prestigieux prix Herralde de Novela en 2002 et le prix Médicis étranger 2003 pour Le mal de Montano.

Complétant la série des voyages littéraires de Vila-Matas, Dublinesque innove en opérant un déplacement vers lOuest (New York, Londres et surtout Dublin), un continent littéraire comme létait Prague.
Alternant analyses littéraires de haut vol et crises existentielles, voire métaphysiques, le roman suscite ladhésion et ladmiration à travers des scènes composées un peu à la manière de Joyce. Quant aux relations complexes entre éditeur et auteur, elles sont si finement décrites quon ne sait plus qui est lun et qui est lautre.
Un flux narratif aussi drôle (lorsquil narre ses mésaventures médicales et sentimentales) quenvoûtant qui ravira ses lecteurs les plus fidèles et conquerra les nouveaux.
À la fin, le crépuscule dune grande conscience européenne nous remet en mémoire les derniers mots de The Dead et surtout les dernières images du sublime film de John Huston qui en est une adaptation, Gens de Dublin.
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Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782267020830

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    340 Pages

  • Longueur

    19.9 cm

  • Largeur

    12 cm

  • Épaisseur

    2.2 cm

  • Poids

    312 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Enrique Vila-Matas

Enrique Vila-Matas est né à Barcelone en 1948. À dix-huit ans, il est embauché comme rédacteur dans une revue de cinéma, Fotogramas, pour laquelle il réalise parfois de fausses interviews. De 1974 à 1976 il vit à Paris et loue une chambre de bonne à Marguerite Duras. Il raconte ses aventures parisiennes trente ans plus tard dans Paris ne finit jamais (2004). De retour dans sa ville natale en 1976, Enrique Vila-Matas se consacre à l'écriture ; il est également chroniqueur pour divers journaux catalans. Il a reçu le prestigieux prix Herralde de Novela en 2002 et le prix Médicis étranger 2003 pour Le Mal de Montano.

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