• De la formation de l'éthique à l'éthique appliquée : ainsi pourrait-on caractériser le projet de la Métaphysique des moeurs. La Fondation (1785) part de l'expérience morale telle qu'elle est vécue par la conscience commune jusqu'à ce qui, permettant d'en rendre compte, apparaît comme «le principe ultime de la moralité», c'est-à-dire l'autonomie de la volonté. Formalisme et rigorisme d'une morale qui, comme le voudrait une légende tenace, serait incapable de se confronter à la contingence des situations? Rien n'est moins sûr. On trouvera ici, en guise de démenti, l'Introduction à la Métaphysique des moeurs, prélude par lequel Kant entame, en 1797, une vaste recherche sur l'application de l'exigence morale (Doctrine du droit et Doctrine de la vertu) qui compose le tome II de cette édition.

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  • Publiées en 1797, la Doctrine du droit et la Doctrine de la vertu traitent des exigences de la morale considérées respectivement dans les institutions et dans le sujet agissant. Après la Fondation de l'éthique (qui constitue le tome I de cette édition), Kant s'attelle à son application et n'hésite pas à laisser irrésolues quelques «questions casuistiques» posées par l'établissement des devoirs moraux. On propose ici de relire tous les moments de cette entreprise contre une tradition férue de lectures partielles. Où l'on verra que se joue un tournant de la philosophie pratique moderne.

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  • L'éternité reçue

    Martin Steffens

    Ce livre est à la fois sauvage et réfléchi. Sauvage parce qu'il exclut d'emblée les paix morbides, qui, sous couvert d'apprivoiser la mort, empoisonnent la vie. Il clame en premier lieu que nous ne sommes pas faits pour mourir. Mais ce cri oblige à une méditation plus profonde. Nous devons mourir à notre désir de maîtrise.
    Ce consentement à la mort se nomme amour. Mourir à soi-même, c'est tuer ce qui, dans notre vie, est obsédé par la vie. Ces « petites morts », lues à partir de la pensée de Simone Weil, indiquent un chemin de dépossession et de plénitude. À l'heure où nous serons dessaisis de tout, c'est notre propre vie qui nous sera redonnée. Il faudra bien l'éternité pour prendre la mesure de cette étrange nouvelle.

  • Bertrand Vergely s'attaque, dans cette réflexion majeure et originale, au sujet clé qui interroge nos existences : quel est le sens de notre vie ? La société ne répond pas à cette question car elle ne voit pas que, au-delà de la consommation matérielle et de la course à la survie, il y a un désir de croissance morale et spirituelle. Et les religions se révèlent souvent trop dogmatiques et sclérosées. Or nous sommes des êtres de coeur, de raison et d'esprit. Il nous est  impossible de vivre une vie qui n'aurait aucun sens. C'est donc à nous-mêmes de résoudre intérieurement cette question cruciale en trouvant une direction à notre existence. Bertrand Vergely va nous y aider, en convoquant à l'appui de sa démonstration, la plupart des philosophes, de l'antiquité à nos jours, mais aussi des écrivains, des poètes, des mystiques... Il prouve que nous ne sommes pas qu'un paquet d'atomes jeté dans l'univers, soumis au hasard et à la nécessité. Cet essai, qui fera date et sûrement débat , secoue les idées reçues et les bien-pensants de tous bords !

  • " mon intention est de convaincre tous ceux qui jugent bon de s'occuper de métaphysique qu'il est absolument nécessaire qu'ils interrompent provisoirement leur travail, qu'ils considèrent tout ce qui s'est fait à ce jour comme non avenu et qu'avant tout ils commencent par soulever la question de savoir 'si décidément une chose telle que la métaphysique est seulement possible'.
    Si c'est une science, d'oú vient qu'elle ne peut s'accréditer de manière universelle et durable, comme les autres sciences ? si ce n'en est pas une, comment se fait-il qu'elle ne cesse de tout faire pour avoir l'air d'une science qu'elle nourrit l'intelligence humaine d'espérances aussi incessantes que toujours insatisfaites. donc, que ce soit pour démontrer qu'elle sait ou qu'elle ne sait pas, il faut une bonne fois établir quelque chose de certain, car il est impossible de demeurer plus longtemps sur le pied oú nous sommes actuellement avec elle ".

    (e. kant, prolégomènes à toute métaphysique future qui pourra se présenter comme science, p. 13-14).

  • Jean Staune nous entraîne dans un extraordinaire voyage à travers la matière, l'univers, la vie et la conscience. La vision issue de cette synthèse, fruit de vingt ans de recherches, dépeint un monde ouvert sur d'autres niveaux de réalité, où notre conscience ne se résumerait pas à l'activité de nos neurones, où la vie serait inscrite dans les lois de l'Univers. De telles découvertes ont de très grandes implications philosophiques et sociétales. Parmi celles-ci, la possibilité d'un rapprochement, après des siècles de séparation, de nos connaissances rationnelles et des intuitions des grandes traditions religieuses, pour contribuer à donner aux hommes du xxie siècle une vision unifiée et cohérente du monde.

    « C'est à la fois un formidable livre d'introduction aux sciences contemporaines, mais aussi une réflexion sur les rapports de Dieu et de la science, un très beau livre. » Luc Ferry « Jean Staune a magnifiquement réussi à développer ses arguments en un langage simple, clair, direct, amusant, qui rend la lecture de ce gros livre aussi aisée que captivante et contribue à en faire un ouvrage, à mon avis, exceptionnel. » Bernard d'Espagnat

  • Ce livre de René Guénon est sûrement celui qui, de toute son oeuvre, présente l'étude la plus étrange et, en même temps, le document le plus révélateur des vrais mystères sur lesquels repose l'ordre cosmique et traditionnel du monde entier.
    Les doctrines et les symboles de toutes les traditions attestent de façon concordante l'existence d'une « Terre Sainte » par excellence, prototype de toutes les autres « Terres Saintes », qui est aussi le séjour du centre spirituel auquel tous les autres centres sont subordonnés. Le chef de ce centre suprême est le « Roi du Monde ». Ce séjour est situé dans un monde nécessairement invisible pour les regards des profanes, et inaccessible à leurs recherches. Pour couper court aux risques d'acceptations grossières et aux illusions à peu près inévitables, il est précisé qu'un tel accès (du reste extrêmement rare dans l'histoire traditionnelle du monde extérieur) est lié à un très haut degré de réalisation spirituelle.
    On peut naturellement se demander si certaines précisions que ce livre donne étaient vraiment opportunes. René Guénon a répondu d'avance à une telle question : « Dans les circonstances au milieu desquelles nous vivons présentement, les événements se déroulent avec une telle rapidité que beaucoup de choses dont les raisons n'apparaissent pas encore immédiatement pourraient bien trouver, et plus tôt qu'on ne serait tenté de le croire, des applications assez imprévues, sinon tout à fait imprévisibles. » La présente édition reprend le texte paru en 1958. L'ouvrage est augmenté d'une annexe sur les sources du texte.

  • Le présent livre met en scène le duel de la littérature contre la philosophie et la théologie. Il s'agit de lire et d'analyser la manière dont certains textes - ceux d'Homère, de Boccaccio, de Shakespeare, Hölderlin, Flaubert, Kafka, Proust, Conrad et Joyce - ont tenté d'inventer une tout autre «métaphysique» une figure de la pensée libre et critique au-delà du savoir.
    La littérature a pu excéder et retourner la pensée occidentale contre elle-même, et ce geste d'écriture s'est effectué à partir de figures fantastiques inassimilables en philosophie, en théologie ou dans la théorie littéraire. Marc Goldschmit s'intéresse à ce qui, dans les textes littéraires, subvertit l'humanisme métaphysique et transforme profondément les partages entre humanité et animalité.

  • Analyse du sentiment intérieur cherche à instruire sur de nouvelles bases le procès, jamais interrompu en philosophie, de la subjectivité humaine.
    Et il le fait en tentant de mettre en lumière les constituants de l'individualité du « moi » à partir de la seule considération du « lieu » dans lequel celui-ci reconnaît se sentir exister.
    Qui se sent exister voit naître en lui, comme sa vie même, un sentiment qui ne doit qu'à sa propre affectivité le fait d'être là. C'est cette « autonomie » du sentiment d'exister qui en fait un sentiment intérieur. Aussi, toute la question est-elle de montrer pourquoi et comment il existe, pour chacun d'entre nous, un « lieu » tout juste ajusté à soi, un lieu que notre « moi » n'a pas le pouvoir de quitter, ni de dépasser, et dans lequel il n'y a pas non plus de place pour un autre que lui. Ce lieu du moi, ce lieu « occupé » par sa subjectivité même, ce lieu qui fait corps avec l'épreuve qu'il ne cesse de faire de sa propre limitation ou finitude, comment le décrire adéquatement ? En quels termes aborder cette butée sur soi dont le moi jouit ou souffre à tout instant sur le plan de sa « corporéité », et que Rousseau avait touché du doigt en écrivant cette phrase inouïe : « Je suis tout entier où je suis. » Montrer que le sentiment intérieur enveloppe un « soi » dont la spécificité est de se manifester à la fois comme charnel et pulsatile, voilà ce qui donne tout son objet à Analyse du sentiment intérieur.

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  • 1. Introduction générale.
    2. Classement des témoins manuscrits.
    3. Questions sur le livre IV : sur l'univocité de l'être et les premiers principes.
    A. Introduction au livre IV.
    B. Questions 1 à 5 : univocité de l'être ; convertibilité des transcendantaux ; principe de contradiction.
    4. Questions sur le livre V : sur les concepts fondamentaux.
    A. Introduction au livre V.
    B. La causalité.
    C. L'unité.
    D. Les catégories.
    E. La quantité.
    F. La relation.
    5. Questions sur le livre VI : sur la science.
    A. Introduction au livre VI.
    B. L'unité et la division des sciences.
    C. La connaissance de l'accidentel.
    D. La nature de la vérité.
    E. L'objet de la métaphysique.
    6. Bibliographie.
    7. Index.
    8. Table des matières.

  • La métaphysique

    Benoit Donnet

    Considérée dans son histoire, la métaphysique désigne tant un corpus de thèmes et de thèses qu'une certaine compréhension de la tâche propre de la pensée. Dès lors, on ne saurait être attentif à ce qui se passe en métaphysique qu'en assumant une double ambition : connaître et lire les textes de la tradition, méditer ce qui les anime et les motive comme leur centre dérobé. 

  • Puisque dans « métaphysique » il y a « physique », s'agit-il d'une science ? Si oui, pourquoi s'intéresse-t-on à cette discipline dans le cadre des études de philosophie ? Le terme de métaphysique effraie beaucoup d'entre nous, et nous nous sentons souvent désarmés face à ce mot nébuleux. En 50 notions clés, cet ouvrage concis mais précis vous permettra enfin de comprendre les grands concepts métaphysiques. Vous saurez bientôt tout sur cette « science suprême » qui sonde les origines de nos connaissances.

  • L'un des plus importants traités de métaphysique en occident est constitué par les Questions sur la métaphysique de Duns Scot (XIVe siècle). Dans cet original commentaire par questions, Duns Scot dépasse le projet encore contradictoire d'Aristote et construit la métaphysique comme une science. En une série d'analyses à la fois minutieuses et libres, il n'hésite pas à critiquer Aristote et à l'harmoniser avec d'autres pensées (arabes et chrétiennes). Pour la première fois dans l'histoire, la métaphysique devient une science transcendantale de l'être, univoque et incluant toutes choses, y compris Dieu. Il était nécessaire d'en donner une traduction française rigoureuse. Cette édition en quatre volumes est bilingue (latin-français), avec des notes légères et un bref commentaire synthétique de chaque question. Le volume I, traduit par Olivier Boulnois et Dan Arbib, comprend les livres 1 (Expérience et science), 2 (Sur l'infini) et 3 (Genre et différence).

  • Le traité De origine rerum praedicamentalium soutient une thèse audacieuse : l'intellect humain possèderait un pouvoir constitutif sur le réel. Pour cette raison, son auteur, Dietrich de Freiberg (1250-1320), a été considéré comme le précurseur de Kant au Moyen Âge.
    À partir d'une analyse des objets constitués par l'intellect (à savoir l'Un, la relation, le temps, la quiddité), ce livre dégage une typologie des constitutions opérées par l'intellect. L'idée de constitution intellective se trouve replacée au sein d'un projet métaphysique plus global, la « déduction des catégories », puis dans le cadre d'une ontologie formelle des choses naturelles, dont l'objet propre se situe à la croisée de la noétique et du réel.
    Contre une lecture idéalisante, favorisée par le rapprochement avec Kant, ce livre défend un réalisme épistémique chez Dietrich de Freiberg.

  • Il existe plusieurs introductions à la métaphysique de saint Thomas d'Aquin. Or, comme on le sait, lui-même n'a jamais écrit d'ouvrage de ce genre mais comme il n'a pas donné d'indications sur son contenu et sa méthode, il faut, non pas la reconstituer c'est impossible, mais l'inventer, l'élaborer, tenter la chose, et ce n'est pas inutile.
    Rééditer l'ouvrage de Joseph Rassam n'est pas seulement répondre à la demande réitérée de chercheurs d'introuvables, mais surtout présenter un effort remarquable, à notre sens, de synthèse métaphysique, cohérent et de grande facture.
    Le « thomisme » de Rassam est très ancré dans le texte de l'Aquinate, profondément médité.

    Ce livre de dimension modeste, au texte ramassé, est « toujours limpide et comme rayonnant de la clarté de l'être qui y transparaît ». L'essentiel de la métaphysique, de la théologie philosophique et de l'anthropologie thomasiennes y est admirablement présenté, résumé et éclairé. Tout y est reconduit à ses sources originelles et à ses premières aperceptions, ce n'est pas le moindre mérite de ce livre admirable.

  • Ce numéro est consacré à la philosophie de Salomon Maimon (1753-1800) qui fut tout à la fois l'un des plus originaux parmi les philosophes postkantiens et l'un des plus difficiles. Si la pensée de Maimon n'a pas toujours été l'objet de l'intérêt qu'elle mérite, les études qui lui sont consacrées connaissent un renouveau depuis quelques années et c'est dans cette perspective que s'inscrit ce dossier coordonné par Ives Radrizzani.
    Les articles qui le composent s'intéressent aux rapports de Maimon aux autres philosophes, notamment à Kant, et à deux notions centrales de sa pensée - le principe de déterminabilité et le concept de différentiel.
    La philosophie postkantienne est bien représentée dans ce numéro, avec un article de Jean-Baptiste Vuillerod sur l'ambivalence de l'idéal grec chez Hegel. Une chronique de philosophie morale et politique, coordonnée par Caroline Guibet Lafaye et Fabien Ferri clôt ce premier numéro de l'année 2021.

  • Ce livre tourne tout entier autour d'une seule question : qu'est-ce qu'un individu ?
    La tradition philosophique nous dit que l'individu est une entité unique. La thèse de l'ouvrage est plutôt que les êtres sont individués par des « traits » qui sont singuliers mais qui n'ont rien d'unique et d'exclusif. L'ouvrage se propose en somme d'inaugurer une « querelle des individus », comme on parlait naguère de la « querelle des universaux ». Il s'agit de défendre, contre une certaine célébration mystique de la singularité, une perspective réaliste.
    Il ne s'agit pas d'un réalisme des universaux (des propriétés ayant une portée générale) mais d'un réalisme des « traits », c'est-à-dire des entités qui sont, simultanément, singulières et capables de répétition. Le livre aborde la question d'un point de vue métaphysique, en procédant à une élucidation des concepts d'individu, d'essence, de singulier, etc., mais aussi en examinant des cas où ces questions trouvent une résonance existentielle immédiate, qu'il s'agisse de l'amour, de l'enfance ou de la mort.

  • Avec son dernier volume, L'Usage des corps (2015), le projet métaphysique de Giorgio Agamben, Homo Sacer, se clôt. Ayant été au coeur du travail théorique d'Agamben depuis les années 1990, Homo Sacer constitue dans son ensemble l'essentiel de l'oeuvre d'Agamben, où celui-ci développe l'une des constructions théoriques les plus saisissantes dans la pensée européenne contemporaine. En sont la preuve les lectures ou usages multipliés des différents aspects de Homo sacer dans les domaines aussi variés que la théorie contemporaine de l'art, la critique littéraire, les sciences humaines, la philosophie ou encore la pensée politique. À cet égard, force est de constater que Homo sacer a fini par devenir l'une des références incontournables dans les débats qui animent actuellement chacun de ces domaines. Son succès interdisciplinaire relève surtout de la singularité du projet d'Agamben : d'une part, il traverse dans son développement plusieurs domaines ou champs du savoir et, de l'autre, il engage un dialogue constant avec les grandes figures de la pensée occidentale, figures aussi bien classiques que contemporaines.

  • La métaphysique est pour Aristote la science de l'être en tant qu'être, pour Proclus la science des premiers principes, pour Hegel comme pour Bergson la seule démarche de la pensée capable d'embrasser la totalité, et elle a quelque chose d'une discipline inclassable selon l'origine même du terme, l'éditeur d'Aristote Andronicos de Rhodes l'ayant employé pour désigner des volumes du Stagirite écrits " après les textes sur la nature " et qu'il ne pouvait classer ni dans le cadre de la logique, ni dans celui de la physique ou de l'éthique. Que l'on traduise dans meta ta physica " meta " par " après ", ou, peut-être au prix d'entorses au grec classique, " au-delà " ou " au-dessus ", la métaphysique regroupe de nombreux problèmes.
    Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Quelle est la différence entre l'être et l'essence ? Qu'est-ce que l'être ? Quelle est la différence entre réalité et apparence ? Entre essence et existence ? L'âme est-elle immortelle ? Dieu existe-t-il ?
    Le présent volume offre, surtout du point de vue de l'histoire de la philosophie, une synthèse de ce qui se pense et s'enseigne sous le nom de métaphysique, synthèse historique et problématique destinée à l'étudiant comme à la curiosité de " l'honnête homme ".

  • Communément décrit comme le traité de théologie d'Aristote, le livre Lambda de la Métaphysique est exactement ce qu'il déclare être : une enquête générale sur les principes et les causes des substances. Pareil projet implique d'élaborer dans un même mouvement une théorie causale de grande ampleur, qui articule les différents niveaux du réel, sensible et immobile. Cela implique aussi de conformer cette théorie causale à une triple exigence, à laquelle peut se ramener l'ensemble des développements du livre : garantir la primauté des principes, s'assurer de leur efficace, en déterminer des modes d'unité respectueux de l'ordre et de l'intelligibilité du monde, comme de la diversité irréductible des êtres. Le livre Lambda se présente ainsi comme un traité pleinement métaphysique, qui accomplit le volet archéologique qu'Aristote articule toujours à la science métaphysique et qui répond à bien des attentes de cette science, qu'on la désigne comme sagesse, science de l'être en tant qu'être ou science de la substance. C'est aux enjeux et à la progression du projet métaphysique défendu par Aristote en Lambda que ce volume souhaite introduire.

    Introduit, traduit et commenté par Fabienne Baghdassarian, maître de conférences à l'Université Rennes 1.

  • Le théisme est la position métaphysique au coeur des religions monothéistes : il est l'affirmation qu'il existe un Dieu omniscient, omnipotent, parfaitement bon et créateur. Penser l'objet de ces croyances, à savoir Dieu, suppose donc une étude des catégories métaphysiques nécessaires à l'explicitation du théisme.
    Loin de tout rationalisme étroit et de toute exaltation mystique, le présent ouvrage mobilise les outils de la philosophie contemporaine afin de mettre au jour les choix théoriques qui sont requis pour concevoir un Dieu compris comme l'être ayant toutes les perfections. Les questions du réalisme, de la vérité, du premier principe, du possible et du nécessaire sont étudiées aussi bien à partir du contenu des croyances religieuses que de la métaphysique analytique contemporaine, en réponse aux critiques de Kant et de Heidegger.
    Car avant même de s'interroger sur l'existence ou sur l'inexistence d'un tel Dieu, ou encore de discuter de la rationalité ou de l'irrationalité des croyances religieuses, ce sont les outils conceptuels pour penser un Dieu qu'il nous faut examiner philosophiquement.

  • "L'indifférence des Étoiles est le premier livre de Julien Mauve.
    Il propose un parcours initiatique vers la quête de sens et nous questionne sur le poids de la conscience d'exister. Les étoiles deviennent alors un refuge de l'esprit, seul élan de respiration vers l'infini. Une manière de relativiser et décomplexer la brièveté de la vie humaine."

  • La Revue de métaphysique et de morale est l'une des plus importantes revues philosophiques francophones. Elle publie notamment des numéros à thème autour de grandes questions, aujourd'hui débattues dans la communauté philosophique internationale. Elle s'efforce d'être fidèle à sa tradition :
    L'indépendance à l'égard de toute école de pensée. Elle publie aussi, pour certains auteurs ou courants philosophiques, le bilan des recherches contemporaines.
    Des notes critiques informent des parutions récentes, notamment des ouvrages parus hors de France ; des études critiques, de plus grande ampleur, sont consacrées aux plus notables de ces publications.

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