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L'Antilope
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Dans ce court roman très enlevé, Aleph, le narrateur, se présente comme un antihéros, une sorte de Woody Allen inversé.
Depuis tout petit, sa mère lui répète : « T'es moche, j'espère que tu te referas le nez quand tu grandiras. Et en plus tu ressembles à un juif. » Heureusement pour Aleph, sa mère n'a pas complètement raison : il n'est pas moche.
Enfant, il séduit les commerçants ; adolescent, il plaît aux filles et il se fait des copains, y compris dans le lycée privé des beaux quartiers où ses parents l'envoient.
En revanche, sa mère dit vrai sur un point : il ressemble à un juif. Et pour un Français arabe qui vit entre Paris et Beyrouth, ce n'est pas toujours facile.
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Le narrateur, devenu spécialiste de culture juive, revient sur un épisode traumatisant de son enfance, il y a quarante ans : en classe de 5e, il a été exclu du collège pour avoir participé, avec deux camarades, à l'envoi d'une lettre antisémite à son professeur d'anglais.
Né d'un couple mixte, mère juive et père catholique, il se souvient de sa mère déclarant devant le conseil de discipline : « Comment voulez-vous que mon fils soit antisémite alors que mon père est mort à Auschwitz ? »
Et oui, comment ? Entre luttes politiques et sociales des années 1970, traumatismes familiaux et nationaux liés à l'Occupation et au nazisme et développement émotionnel d'un enfant, voilà tout l'enjeu de ce roman
autobiographique. -
Habité par l'indicible, un scénariste hypermnésique remonte la trace de sa famille anéantie par la Shoah, du café parisien aux mémoriaux de Drancy et d'Auschwitz. À travers arrêtés officiels, listes de convois, photos floues et témoignages brisés, il tente de recomposer un album intime où surgissent voix disparues, amours anciens et gouffres de silence.
Des camarades de lycée - drôles, décalés et un peu fantomatiques - surgissent après quarante ans. L'écart est grand entre leurs préoccupations et son obsession à recomposer l'album intime. Et pourtant, sans le savoir, ils vont l'aider.
Entre autofiction érudite et comédie sociale, ce récit vibrant explore jusqu'où l'écriture peut réparer les absences, « photographier » les fantômes et recoudre les fragments d'un passé irrécupérable. -
En 1935, à la mort d'Alfred Dreyfus, Léon Blum ressent le besoin de « laisser s'épancher librement en [lui], puis hors de [lui], le flot de souvenirs que la mort du capitaine Dreyfus [a] fait jaillir. » Les sept articles qu'il rédige pour l'hebdomadaire Marianne sont publiés la même année sous le titre Souvenirs sur
« l'Affaire ».
L'Affaire a laissé des traces profondes dans la société française. Le témoignage de celui qui va devenir président du Conseil après la victoire du Front populaire en 1936 ne manque pas de les souligner. Léon Blum le rappelle : ce n'est pas la condamnation pour trahison du capitaine Dreyfus, en 1894, qui est devenue une affaire d'État, mais la révision de son procès ayant abouti à l'acquittement. -
Au tournant du XXe siècle, en Ukraine. Deux communautés, les Juifs et les non-Juifs, tentent de cohabiter de la meilleure façon possible, en évitant les animosités. Toutefois, la modernité bouleverse la vie traditionnelle juive.
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Contes juifs : récits de famille
Leopold Von Sacher-masoch
- L'Antilope
- Antilopoche
- 16 Septembre 2021
- 9782379510588
Parus en 1888, ces vingt-six contes juifs sont les seuls textes de Leopold von Sacher-Masoch écrits en français.
Ces petites formes littéraires sont inspirées de contes juifs de l'Europe entière (Alsace, Russie, Pologne, Angleterre, Italie...).
Pour la première fois au format poche.
Précédentes éditions : Balland (1992), éditions du Sandre (2007)
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À vingt-six ans, en 1920, Isaac Babel s'engage dans la troupe du commandant de cavaliers cosaques, Semion Boudienny. C'est pendant cette période qu'il écrit Cavalerie rouge. Dans cet ensemble de récits se croisent la violence de la troupe avec laquelle il s'est engagé et les personnages juifs effarés de ce qu'ils endurent. Souvent, le narrateur juif envie les protagonistes non juifs qui sont capables de tuer sans état d'âme, que ce soit une oie, son propre père ou un ancien maître. L'oeuvre d'Isaac Babel se nourrit des paradoxes et des situations absurdes qu'il rencontre dans sa vie. Lui qui combat pour la cause communiste entre dans l'armée des cavaliers cosaques, ennemis traditionnels des Juifs. Cette situation se retrouve dans Cavalerie rouge.
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Un recueil de poèmes évoquant le lien qu'entretient l'auteur avec la religion juive.
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Ce recueil de nouvelles regroupe les dernières fictions d'Israël Joshua Singer qui n'étaient pas encore traduites en français. Elles avaient été publiées en yiddish en 1937. Désormais, le lectorat francophone a accès à la totalité de l'oeuvre littéraire de l'auteur.
Dans ces quatre histoires très humaines, les héros sont tiraillés entre espoir et désillusion, que ce soit en Amérique, en Pologne ou sur les eaux entre le vieux monde et le nouveau monde.
On y retrouve les personnages si particuliers qu'Israël Joshua Singer sait rendre bouleversants et universels. -
Le petit Motl vient de voir mourir son père, qui était chantre à la synagogue. Devenu orphelin, il doit exécuter les tâches quotidiennes que lui imposent sa maman et sa vie de misère. Motl décide de les raconter avec son regard d'enfant juif d'Ukraine du début du XXe siècle. Et comme il n'a plus rien à perdre, Motl rêve de quitter l'Europe pour l'Amérique...
On retrouve avec le Motl de Sholem-Aleikhem ce qui aurait pu inspirer René Goscinny et son petit Nicolas, la légèreté pour raconter des événements pas forcément légers.
Ce roman est l'un des grands classiques de la littérature yiddish. Des générations de Juifs d'Europe orientale et de nombreux Juifs immigrés en Europe occidentale ou en Amérique se sont identifiés à Motl. Il s'agit d'un petit bijou d'humour et de sensibilité. -
En 1929, Albert Londres consacre 27 reportages aux Juifs d'Europe et de Palestine, publiés dans Le Petit Parisien. En 1930, les reportages sont regroupés dans un livre sous le titre Le Juif errant est arrivé. C'est ce texte que nous publions intégralement.
Du quartier juif de Londres aux shtetls (bourgades juives) de Pologne et de Hongrie, des quartiers juifs de Varsovie à ceux de Prague, Albert Londres révèle les particularités des Juifs qu'il croise, en soulignant souvent leur misère.
Il poursuit ses reportages en Palestine où, par contraste, les jeunes pionniers sionistes forcent son admiration. -
Tel-Aviv années 1950, Tzipi est une petite fille unique, naïve et curieuse. Elle grandit entre un père décontracté, passionné de musique classique qui l'adore et une mère inquiète pour laquelle les préoccupations concernant la santé surpassent l'amour maternel.
Les parents nés en Pologne utilisent le yiddish comme langue de l'intimité, dont Tzipi est exclue.
Comme toute famille, celle-ci a son propre vocabulaire, un mélange de vrai yiddish ; des mots qui sonnent yiddish mais inventés ou des expressions en hébreu qui leur sont propres. -
Mona, la patiente du jeudi, vient consulter un psychothérapeute car ses relations amoureuses sont des échecs successifs. Elle ne trouve pas la stabilité affective, elle est sujette à des crises d'angoisse inexplicables que ses divers amants ou amante sont bien incapables de gérer. Au point même qu'elle va devoir être hospitalisée.
Là, des enregistrements révèlent qu'elle parle une langue étrangère dans son sommeil. Même la jeune femme ne reconnaît pas cette langue. L'hôpital fait appel à un spécialiste qui révèle que Mona emploie des mots yiddish dans son sommeil.
Comment est-ce possible, elle qui a été élevée dans une famille sans aucun lien ni avec la langue yiddish ni avec le judaïsme ? -
1934. Yash (surnom de l'auteur) embarque à New York sur un bateau pour retourner vers sa ville natale, Lublin, en Pologne. Le voyage le mène au Havre, où il descend du bateau, prend le train, passe par Paris. Là, il retrouve des amis artistes ou écrivains yiddish au Dôme, à Montparnasse. Toujours en train, il traverse l'Allemagne - devenue nazie l'année précédente - avant d'arriver en Pologne.
Si Jacob Glatstein ne sait pas encore la catastrophe qui va s'abattre sur l'Europe, son récit dresse déjà la photographie d'un monde en train de pousser celui de son enfance dans le précipice.
La force particulière de ce récit du retour au pays natal tient à ses ambiances et aux rencontres.
La traduction de Rachel Ertel la restitue magistralement. -
Comme deux soeurs (l'antilopoche) Rachel ShalitaTraduit de l'hébreu par Gilles Rozier, 352 pages, 9,95 € en partenariat avec Avec l'aide du CNL pour la promotion de ce livre Acheter le ebook Lire un extrait Présentation du roman Véra et Tsiona...
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H. Leivick décide à 71 ans de revenir, dans un récit, sur ses années de cachot et de bagne vécues plus de cinquante ans auparavant.
Dans une première partie, il se souvient d'abord des six années passées dans un cachot obscur, de ses camarades de détention, révolutionnaires, juifs et non juifs. Il se souvient également des prisonniers de droit commun, dont certains ont assassiné des Juifs. Des flash-back sur son enfance, son éducation traditionnelle puis son engagement politique parsèment le récit, alimentés par des dialogues intérieurs émouvants avec son père.
Dans la deuxième partie, H. Leivick raconte le voyage à pied, puis en bateau-prison vers la Sibérie, traversé par une galerie de portraits et de réflexions sur l'existence et la résistance à l'oppression. -
La soeur de la narratrice, née pendant la guerre, a disparu selon les dires de son père, rescapé de la Shoah. Qu'est-elle devenue ? Disparue à jamais ?
La narratrice se laisse peu à peu envahir par le dibbouk de cette soeur, cette âme d'un mort qui s'incarne dans le corps d'un vivant. Elle n'a de cesse, dès lors, de se lancer à la recherche de Mariette. -
Il est défendu à un citoyen libanais de se rendre en Israël. Mais le narrateur, un jeune photographe franco-libanais, décide d'enfreindre la loi de son pays et ne pas suivre l'avis de sa famille. Arrivé à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, il subit un interrogatoire de plusieurs heures. Les questions fusent et se répètent. « Comment s'appelle votre mère ? Comment s'appelle votre père ? Comment s'appelle votre grand-père ? Comment vous appelez-vous ? » Des questions qui reviennent comme une berceuse et qui voudraient obliger le narrateur à se définir de manière définitive. Lui qui avait pensé faire ce voyage pour mettre de côté sa part libanaise, mettre Beyrouth entre parenthèses...
Après Le nez juif, Sabyl Ghoussoub revient avec le récit de ce voyage interdit, un livre plein d'humour, de tendresse et parfois de colère. -
Et Wolf fils de Hersh devint Willy
Israël Joshua Singer
- L'Antilope
- Antilopoche
- 7 Avril 2022
- 9782379510847
Pologne, avant la Première Guerre mondiale. Wolf est très heureux sur le domaine de son père Hersh. Il préfère s'occuper du bétail et faire des promenades dans la campagne plutôt que d'étudier.
Quand il rentre du service militaire, son père a vendu le domaine pour s'installer dans la bourgade voisine.
Par dépit, Wolf part pour l'Amérique. Débarqué à New York, il ne se fait pas à la vie urbaine. Il s'installe alors chez un paysan protestant et sa fille Esther. Tout en se rapprochant d'Esther, il découvre le mode de vie protestant, austère. C'est ainsi qu'il devient Willy.
Déjà connu pour ses talents de narrateur, Israël Joshua Singer ose ici aborder un tabou du judaïsme traditionnel : l'union mixte. -
Séjour à rebours s'inscrit dans la continuité de Voyage à rebours (L'Antilope, 2022), même s'il se lit indépendamment.
La scène se passe en 1934 à Lublin. Venu de New York, où il vit depuis vingt ans, Jacob Glatstein s'installe dans une pension de famille de sa ville natale. Les rencontres qu'il y fait sont étonnantes. Lui, le poète yiddish, n'a de cesse de dresser alors le portrait des pensionnaires, de faire parler ses interlocuteurs et de les écouter. Il se régale à livrer ainsi une photographie de la Pologne, ce pays qu'il a quitté vingt ans plus tôt. La situation politique a tellement changé depuis son départ que les différents points de vue lui permettent de faire passer ses propres interrogations. -
«Je suis née dans un royaume juif.» Ainsi parle Sulamita, une vieille dame digne, mémoire vivante de l'Atlantide engloutie qui, de Moscou à Bucarest, de Varsovie à Lvov, écrivait en yiddish.
Pierre, un jeune homme sage, se prend d'amitié pour Sulamita, recluse en son palais romain. À son contact, il découvre le destin de trois poètes, étoiles filantes qui se sont croisées dans le ciel de Varsovie en 1922 : Peretz Markish, Uri-Zvi Grinberg, Melekh Rawicz. L'un émigra en Palestine en 1923, l'autre rejoignit l'Union soviétique en 1926, le troisième finit par se fixer à Montréal. Ils eurent vingt ans, des maîtresses, une gloire de révoltés de la langue, une rage de vivre qui se brisa contre la catastrophe dans laquelle le Yiddishland disparut, terres et livres, corps et âmes. -
À travers les yeux de Motl, l'enfant de la famille, Sholem-Aleikhem raconte l'arrivée en Amérique d'une famille d'émigrants juifs venus des confins de l'Europe de l'Est, de l'Ukraine d'aujourd'hui.
Grâce à sa joie de vivre et à sa soif de découvertes, Motl tient le tragique à distance. Il narre, avec l'innocence de son regard enfantin, la situation ô combien tragique d'émigrants arrivant en Amérique : une traversée en troisième classe sur un paquebot, l'arrivée à Ellis Island où s'entassent les foules de candidats à l'immigration soumis aux interrogatoires, la découverte de New York et de ses immigrés qui vivent dans la misère, les débuts de l'intégration.
Des situations dramatiques dont la tristesse est tenue à distance grâce à l'humour. -
Cela fait dix jours que K. n'a pas de nouvelles de sa fille. Elle qui lui en donne régulièrement, au moins le dimanche soir en sortant du cinéma. Il est une heure du matin ce lundi, et toujours pas de nouvelles. K. file à l'université, tenter de voir si des amies ou des collègues ont des informations. Non, rien, si ce n'est que ses amies ne l'ont pas vue depuis onze jours.
Inquiet, K. ne peut effacer de sa tête cette récente rumeur entendue près de chez lui : deux étudiants en médecine auraient disparu. Une histoire politique, disait-on. Deux étudiants juifs. Et si sa fille lui avait caché quelque chose ? Elle semblait nerveuse ces derniers temps.
À travers cette disparition, Bernardo Kucinski reconstitue l'époque de la dictature militaire brésilienne (1964-1985). -
Guitel Pourishkevitsh et autres héros dépités
Sholem Aleikhem
- L'Antilope
- Antilopoche
- 16 Septembre 2021
- 9782379510571
Le recueil contient trois nouvelles écrites autour de 1905. Elles ont la même toile de fond : la révolution avortée en Russie.
Les trois sont des monologues où le narrateur s'adresse à un interlocuteur.
Guitel Pourishkevitsh Comment Guitel parvient à faire réformer son fils et se retrouve affublée du surnom de Guitel Pourishkevitsh, un surnom qui marie la carpe et le lapin.
Joseph Comment un « gentleman » raconte une histoire qui s'avère être un rêve.
Trois veuves Comment un homme, à force de convoiter trois générations de femmes, finit célibataire.
Dans une langue savoureuse, chaque narrateur raconte une mésaventure personnelle. Le lecteur se demande si le narrateur se moque de lui-même ou si Sholem- Aleichem lui porte un regard attendri et ironique.