SKA

  • "Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même les onze mille verges me châtient si je mens !" Tel est le serment fait par le prince Mony Vibescu à la belle Culculine. De Paris à Port-Arthur en passant par Bucarest, le fougueux Roumain va prouver sa passion de maintes manières à bien des partenaires.

  • Le surmâle

    Alfred Jarry

    Les exploits abracabrantesques d'un champion fornicateur... Le père du père Ubu pousse le bouchon toujours plus loin. Dans cette fable visionnaire où s'allient performance et dopage, le mélange de sexe et d'humour constitue un cocktail revigorant qui réussit si bien à Jarry dans ses oeuvres. Un classique de la littérature érotique préfacé par Jan Thirion EXTRAIT Sous son étreinte Ellen cria douloureusement, se leva en titubant un peu, une main à sa gorge et l'autre à son sexe ; ses yeux furetèrent autour d'elle, comme un malade cherche une potion ou un éthéromane son Léthé... Puis elle retomba sur le lit : sa respiration, à travers ses dents serrées, avait le même bruit d'imperceptible bouillonnement que font les crabes, ces bêtes qui fredonnent peut-être ce qu'ils essayent de se rappeler des Sirènes... Tâtonnant toujours de tout son corps vers l'oubli de la brûlure profonde, sa bouche trouva la bouche de l'Indien... Et elle ne se souvint plus d'aucune douleur. A PROPOS DE L'AUTEUR Alfred Jarry, né à Laval le 8 septembre 1873 et mort à Paris le 1?? novembre 1907, est un poète, romancier, écrivain et dramaturge français. Il fut aussi dessinateur et graveur.

  • Les portes claquent et les quiproquos s'enchainent dans ce bordel au nom évocateur... Ska publie cette pièce peu classique signée Guy de Maupassant. « La pièce essayant de marier Eugène Labiche et la pornographie crasse penche du côté de la grosse farce aux ressorts graveleux. » selon Max Obione dans sa préface. Cette comédie qui se déroule dans un bordel sordide vaut par la personnalité de l'auteur de La Maison Tellier et celle des spectateurs prestigieux qui l'ont vue. Une comédie curieuse et théâtrale EXTRAIT RAPHAËLE (une prostituée) Faites-vous bien feuille de rose ? MADAME BEAUFLANQUET (une bourgeoise innocente se méprenant sur la nature de l'établissement et de ses occupantes) Feuille de rose ! (à part) ah oui des confitures de Turquie (haut) je n'en ai jamais mangé. (Les femmes se mettent à rire) FATMA Elle ne connaît pas feuille de rose ! Qu'est-ce qu'elle fait alors ? RAPHAËLE Et petit salé alors ? MADAME BEAUFLANQUET Ah ! ça oui. RAPHAËLE Vous connaissez la levrette ? MADAME BEAUFLANQUET Oui. RAPHAËLE Le postillon - le gamin - soixante-neuf - la paresseuse - la brouette ? MADAME BEAUFLANQUET (étonné) Oui, je connais ces choses (à part) quelles drôles de question font les femmes de Turquie. On m'avait dit aussi que les odalisques étaient d'une ignorance. RAPHAËLE Elle me va cette petite femme là. Aimez-vous à bouffer le chat ? MADAME BEAUFLANQUET Oh ! j'adore les chats. RAPHAËLE Ah ! bien puisque nous avons les mêmes goûts, je vous offrirai le mien. A PROPOS DE L'AUTEUR Guy de Maupassant, écrivain français du XIXe siècle, est l'auteur de contes, nouvelles et romans passant du réalisme au fatastique. Ses thèmes de prédilection sont: les paysans normands, leur vie malicieuse et difficile, la société moderne, la bourgeoisie et le vice des classes élevées. Max Obione, qui préface cette nouvelle, s'est emparé du noir sur le tard afin de donner libre cours à son tempérament libertaire. Ce jeune auteur tardif revisite les archétypes du genre. C'est un franc-tireur des lettres qui, se reposant du noir un temps, met du rose à sa palette. Sur le chemin de la littérature érotique, il commence à semer des cailloux libertins.




  • Ce classique de la littérature licencieuse loue la liberté sexuelle, exaltant une sorte de

    libertine attitude. Une modernité des moeurs très contemporaine... QQ
    À Paris, une fille de treize à quatorze ans reçoit déjà quelques marques d'attention quand elle est jolie. À cet âge, si j'avais eu la clef des propos flatteurs qu'on commençait à me tenir, j'y aurais aisément reconnu l'hommage du désir. Mais, autant j'avais d'intelligence pour ce qu'il me fallait apprendre, autant j'étais bornée relativement à la galanterie. Me disait-on que l'on m'aimait, je répondais bonnement que j'aimais aussi ; mais sans me douter des plus intéressantes acceptions d'aimer, ce mot si commun ! Bref, je ne savais rien, rien du tout ; et sans des hasards heureux qui m'éclairèrent tout à coup, j'aurais peut-être croupi longtemps dans ma déplorable ignorance.
    Au-delà de la libération des moeurs qui s'expose dans ce roman, il s'agit à cette époque (XVIIIe siècle) de l'inscrire dans un mouvement émancipateur faisant exploser les carcans moraux de la religiosité dominante. En d'autres termes, de mettre de la lumière dans ce siècle qu'on désignera, grâce aux porteurs de flambeaux comme Voltaire, Diderot ou Rousseau et aux écrivains sulfureux libertins, comme le siècle des Lumières. (extrait de la préface de Franq Dilo)


  • Hombres

    Paul Verlaine

    • Ska
    • 29 Avril 2020


    Quand la poésie du pauvre Lelian transcende ses amours mâles...

    [...] Mes amants n'appartiennent pas aux classes riches :
    Ce sont des ouvriers faubouriens ou ruraux,
    Leurs quinze et leurs vingt ans sans apprêts sont mal chiches
    De force assez brutale et de procédés gros.

    Je les goûte en habits de travail, cotte et veste ;
    Ils ne sentent pas l'ambre et fleurent de santé
    Pure et simple ; leur marche un peu lourde, va preste
    Pourtant, car jeune, et grave en l'élasticité ;

    Leurs yeux francs et matois crépitent de malice
    Cordiale et des mots naïvement rusés
    Partent non sans un gai juron qui les épice
    De leur bouche bien fraîche aux solides baisers ;

    Leur pine vigoureuse et leurs fesses joyeuses
    Réjouissent la nuit et ma queue et mon cu ;
    Sous la lampe et le petit jour, leurs chairs joyeuses
    Ressuscitent mon désir las, jamais vaincu.
    ...
    Hombres de Paul Verlaine est un recueil de poèmes parus sous le manteau et faisant l'apologie des amours au masculin. Miss Ska se devait de faciliter l'accès à ces merveilles érotiques et fortes. Voilà qui est fait quand les mots du poète s'accordent à sa sexualité, comme un alcool puissant et que résonne sa musique du désir de foutre en cul. Un fleuron de la collection Perle Rose. (Avant-propos d'André Lacaille)


  • Dévergondages, fessées et pétarades, entre autres, relatées par une fillette passablement délurée...

    « Et m'écartant les fesses, elle me cingla la chair à l'endroit coupable, sur les parois mêmes du trou indiscret. Je rugis, je me tordis. Il fallut toutefois supporter aussi le fouet dans cette partie sensible, après avoir eu les fesses et les cuisses toutes meurtries. Le sang coulait, le balai était brisé, ma tante était fatiguée de me fouetter, elle cessa enfin la correction, mais avant de me laisser aller, elle se fit apporter un bol rempli de vinaigre et m'épongea le derrière. La cuisson fut horrible. Ma croupe fit alors un si brusque mouvement que le bol de vinaigre s'échappa des mains de ma tante et que je me relevai et m'enfuis au milieu des rires des gens du village qui venant à passer devant le jardin avaient assisté à ma correction et s'en étaient divertis. »
    Dans ce couvent de novices impudiques on trouve les figures du tribadisme les plus débridées. N'est-ce point pécher ? Dès lors, le vice doit être châtié. Les châtiments s'imposent pour dresser les récalcitrantes, remettre dans le droit chemin les déviantes, les joyeuses, les petites amoureuses du plaisir enfantin. Alors la fessée corrige, les martinets entrent en action, les badines s'abattent sur les jolis petits culs, mais, comble d'ironie diabolique, l'éducation féroce mène aussi à la jouissance. (Extrait avant-propos de Franq Dilo)

  • Loulou

    Max Obione

    • Ska
    • 27 Juin 2020

    L'itinéraire rocambolesque et amoureux de Marie-Louise Berthet, successivement fille de joie, bonne soeur et anarchiste..., surnommée Soeur Fouettard eu égard à sa spécialité cinglante... QQQ


    [...] Alors n'écoutant que mon désir, je tire la lieuse de chanvre qui lui sert de ceinture et je l'enjambe m'asseyant sur ses genoux. Je fourrage son bourgeron et extirpe son bâton magnifique, je siffle d'admiration, il souffle comme pris de panique, parait se débattre.
    - Laisse-toi faire, père Milon. Tu as bien mérité une petite récompense.
    Je saisis son bois raide que je ne peux circonscrire de ma main tant sa taille est imposante et l'enfourne délicatement dans ma minette au museau mouillé. J'ai peur qu'il me déchire, mais je le sens passer lentement les faubourgs puis pénétrer le boulevard principal, se diriger vers le centre. Son gros gland déplisse et repasse toute la friperie, il s'en vient et va, lentement, en cadence lourde et molle, dans le tempo de la danse que j'imprime à loisir en poussant sur mes jambes. Ce bougre occupe tout l'espace et tape au fond. Il me régale. Il me l'a fait au béguin, l'homme du topinambour et de la cerise réunis. Le vin aidant, il y a si longtemps que je n'avais pas connu ce chamboulement, cette sensation, ce bonheur. Les passes, les caprices, les saloperies des clients de la mère Aubin, envolés, lointains, en cet instant je m'appartiens, je cède, consentante et heureuse, je suis à l'initiative, pleinement moi.
    Son odeur de mâle m'enivre. Il est en moi, je le serre dans mes bras à m'en faire mal. Je fais battre mes petites ailes de papillons sur sa queue en contractant ma minette, ma savante minette ; il ne bouge pas dans cette position, je le subjugue, il souffle toujours comme l'on fait sur une brûlure pour en atténuer la piqûre. Il prononce des paroles bourrues, incompréhensibles.
    - Je sens la pisse, hein ? T'aime ça, dis ?
    Il geint comme s'il était malade, puis je sens qu'il m'inonde de son foutre épais, chaud et grumeleux. Je pars illico à la Versailles, le berlingot en folie, j'en tremble, de toutes les parcelles de mon corps, je jouis de ce bonheur après cette peur, cette peur de mourir.
    Assommée un temps, je saute de ma position et vais m'allonger sur la paillasse. Je lui tends les bras :
    - Venez mon beau seigneur rejoindre votre petite femme !
    Il manque de tomber les pieds entravés par son pantalon. Il s'effondre sur moi et nous nous aimons jusqu'au petit jour.



    La barricade de la place Banche une fois tombée, Loulou échappe à la répression sanglante de la Commune de Paris (1871) en sautant le mur d'un couvent. Pour se protéger, la fille de joie devient soeur Angélique de la Miséricorde divine... Aidée de soeur Véronique, elle soigne les pauvres gens du Marais. En même temps, elle fait fructifier son ancienne spécialité en fouettant les derrières des puissants. Dans le Paris de la IIIe République naissante, on la surnomme Soeur Fouettard. Mais c'est toujours l'amour de sa vie : Luigi, le beau maçon piémontais disparu dans les turbulences de la guerre franco-prussienne qui l'obsède. Lors des funérailles de Victor Hugo, elle le reconnaît dans la Légion italienne qui défile. Elle défroque et suit son amant dans sa lutte anarchiste... Au cours de ce récit, Loulou croisera Gustave Courbet, Guy de Maupassant, Tristan Corbière ainsi que Louise Michel, Nathalie Le Mel, Jules Vallès, etc.



    Cette histoire a fait antérieurement l'objet de 6 épisodes d'un feuilleton publiés chez SKA sous le titre de Soeur Fouettard. Max Obione y révèle son style suggestif fait de fluidité et, en l'occurrence, d'images licencieuses du plus bel effet. Un régal !

  • Cool-Land

    Jose Noce

    • Ska
    • 1 Avril 2017

    Libido flapie ? Qui n'a pas rêvé d'une cure de sexothérapie à Cool-Land ?.... d'un massage réparateur par exemple... POUR PUBLIC AVERTI. Elle lui caressait en cercles de plus en plus petits les fesses et les lombaires, toujours en symétrie parfaite, appuyant pourtant en pressions décalées sur certains points stratégiques, véritables carrefours innervés, transformant alors la chair à peine effleurée en brasiers éphémères.      Se penchant progressivement jusqu'à poser ses lèvres sur le bas du dos, elle lui susurrait des sortes d'onomatopées frissonnantes tandis qu'elle insinuait ses cercles digitaux le long de la raie culière écartée à mesure. Les caresses délivrées par de jolies masseuses hantent l'imaginaire de José Noce. Après sa nouvelle Sainte Lucie, l'auteur nous livre Cool-Land, sorte de lupanar soft où l'on répare le désir en berne des messieurs et des dames à l'aide du savoir tactile de savantes hôtesses et de virils masseurs. EXTRAIT Jim souriait au-dessus des maquettes. Un joli petit village aussi pittoresque que bâti au cordeau. Le joujou fractal de ses désirs. Le point de départ d'un projet fantasmatique enfin résolu. Jim était médecin généraliste et atteint d'une polyarthrite rhumatoïde rare. Des cures il avait donc abusé et profité, mais aux progrès obtenus il manquait toujours la sensation émoustillante d'une plénitude charnelle. À PROPOS DE L'AUTEUR José Noce est un chtimi élevé à l'ombre du terril Renard de Denain puisant ses racines en Sardaigne. À sa panoplie de créateur plastique d'univers colorés, d'aphoriste compulsif amoureux des mots, il a ajouté récemment auteur de polars. Son écriture cocasse, pétrie d'images et de fulgurances poétiques, l'a fait remarquer dans la galaxie polardière avec Villa confusione, Le monde est un bousillage et le dernier en date : L'archange est nu. Il déploie aussi tout son talent dans l'érotisme littéraire. Les nouvelles raviront les amateurs de belle langue...

  • Confession d'une barjo

    ,

    • Ska
    • 1 Mars 2016

    Pétulante septuagénaire, Malena narre ses frasques sexuelles à ses petites filles... C'est donc d'abord pour vous, Eva et Anna, que je me confesse ici, à votre demande, sachant que dans ce verbe « confesse », en principe auto flagellant, se cachent en catimini les parties anatomiques les plus sollicitées de mes hauts faits existentiels. Pour reprendre les termes de Paco Ignacio Taibo II, mon péché mignon préféré recto verso, je l'ai perpétré des foutièmes de fois,.... L'ennui avec les nouvelles de José Noce, c'est leur caractère trop court inhérent au genre. Car quand, c'est bon, on en redemande. Ska est certain que la sémillante Malena a davantage encore de confessions dans la besace de sa mémoire piquante. S'il vous plait, Monsieur Joe ! Des confessions hilarantes et sans retenue pour votre plus grand plaisir... EXTRAIT (...) Comme vous, je suis composée d'eau, mes petites. Aussi, oui. Cependant largement diluée dans les foultitudes d'aphrodisiaques naturels et chimiques qui baignent mon petit corps de starlette effrontée depuis l'âge de mes premières règles. De mes premiers dérèglements devrai-je dire. Puisque d'aussi loin que je me souvienne, seuls mes pires cauchemars étaient asexués. Et encore... Tout le reste, sans compter les à côtés, mes rêves, mes délires, mes pensées récurrentes, latentes, étaient lovés dans des orifices plus ou moins distendus, plus ou moins glabres. A PROPOS DE L'AUTEUR José Noce est un chtimi élevé à l'ombre du terril Renard de Denain puisant ses racines en Sardaigne. À sa panoplie de créateur plastique d'univers colorés, d'aphoriste compulsif amoureux des mots, il a ajouté récemment auteur de polars. Son écriture cocasse, pétrie d'images et de fulgurances poétiques, l'a fait remarquer dans la galaxie polardière avec Villa confusione, Le monde est un bousillage et L'archange est nu. Il déploie aussi tout son talent dans l'érotisme littéraire. Les nouvelles raviront les amateurs de belle langue...

  • Voisin Voisine

    Pulcher Femina

    • Ska
    • 1 Février 2016

    Une nouvelle érotique aux ambiances étonnantes et envoûtantes Vue plongeante sur la voisine dénudée qui se livre au plaisir solitaire... Je me demandais pourquoi la dame de l'agence tentait de me dissuader de tirer les stores de la chambre de l'étage. Sentant un vice quelconque, je m'emparai du cordon et tirai dessus. Lorsque les lamelles se soulevèrent, je m'attendais à tout... mais pas à une vue imprenable sur le pavillon voisin, plus cossu que le nôtre et doté d'une petite piscine... Au bord de laquelle une dame, sans doute la voisine, s'adonnait aux joies du bronzage intégral ! Pulcher Femina ? Un voile qui dissimule un auteur du noir et du fantastique. Homme ? Femme ? Qu'importe lorsqu'il narre une histoire de voyeurisme de cette manière jouissive. EXTRAIT Vint le grand chambardement qu'on appelle déménagement. Les détails de celui-ci n'ont rien d'intéressant. En revanche, j'eus plusieurs fois l'occasion d'apercevoir ma voisine depuis la fenêtre, toujours au même endroit, toujours dans le plus simple appareil. Parfois, elle faisait la sieste, parfois, elle lisait une revue ou un livre. Je dois l'avouer, tant sa plastique plantureuse de femme mûre comme moi, que ma position de voyeuse, généraient quelque chose de trouble, une curieuse émotion. Peut-être était-ce également dû à l'absence de mon mari qui me laissait sérieusement « en manque », comme toute (encore) jeune femme en bonne santé. J'avais à peine eu l'occasion de croiser cette voisine, un jour que je rentrais dans notre nouveau chez-nous : elle sortait chercher son courrier, et nous n'avions échangé qu'un hochement de tête en guise de salut. Autant dire qu'elle conservait tout son mystère... A PROPOS DE L'AUTEUR Pulcher Femina, un fantôme, un fantasme ? Plutôt une femme, ni « moderne », ni « libérée », ni « soumise », qui fait fi des étiquettes, mais a juste décidé de vivre pleinement sa sexualité, seule ou avec son mari, éternel complice, et vous raconte ses expériences.

  • Le jardinier municipal révèle les appétits insatiables de Madame le Maire, de quoi inscrire au fronton de la mairie une nouvelle devise républicaine...



    Baiser, oui, baiser, c´est cela, j´ose le dire.

    J'ai une telle soif de sexe à combler, saurez-vous l´apaiser, Antoine ?

    Après tout, qui mieux qu'un jardinier saura entretenir mon jardin secret ?

    Le jeudi, je termine souvent plus tard, il n´y a plus personne dans les locaux, arrangez-vous pour finir votre journée à arroser les plantes qui ornent mon bureau, nous discuterons plus amplement. Je sais que tout cela est folie, mais vous avez allumé un brasier qu´il va falloir éteindre, Antoine.

    Madame le Maire, sensuellement.


    Toutes les figures sexuelles sont dans la nature, particulièrement la nature de Mme le Maire. Découverte sur le tard, sa passion pour le sexe n´en connaît que plus d´appétit. Réjouissant.


    On retrouve dans cette compilation les cinq premiers épisodes de la série qui en comptera d´autres, faisons confiance à l´auteur.

  • S aime S

    Isidore Lelonz

    • Ska
    • 1 Janvier 2018


    Le marivaudage hard dispose avec le SMS d'un allié des plus coquins...

    « Et pourtant, ça lui arrive de se donner le plaisir qu'elle estime mériter. Mais là, sur ordre de cette inconnue, avec ce regard pour guide, ça a été différent, transgressif. Et ça en devient même frustrant. Elle hésite. Pas très longtemps ; elle aime être sous cette emprise. Elle s'abandonne dans un SMS : « J'ai aimé, j'en veux encore, j'en veux plus. » Elle s'impatiente, attendant une réponse... Elle répond « Maintenant ? »... « Oui, tout de suite »... « une photo de ? » Elle aime se faire guider. « De ta chatte »... »

    Dans ces deux nouvelles, Isidore Lelonz trace le portrait de femmes qui rompent les barrières de la bienséance. Elles revendiquent leur plaisir, se libèrent, même si les contraintes morales les cantonnent encore dans le mensonge et la dissimulation. Un quiproquo bigrement chaud !

  • Romanceros

    Frederique Trigodet

    • Ska
    • 22 Janvier 2020




    3 nouvelles, 3 tranches d'amour pour les affamés de belles histoires sentimentales...


    Elle reste figée, regarde Erik, hésite... Puis se dit soudain que plus rien n'a d'importance : le divorce, le burn-out, sa cinquantaine passée, son âge à lui, l'idée d'un retour à sa vie d'avant, elle s'en fiche ! Tout se mélange tandis qu'ils se dévorent des yeux. Erik ne bouge pas. Il la mange du regard dans un silence bouillonnant de non-dits. Il est plus grand qu'elle. Elle aimerait se coller à lui, qu'il l'entoure de ses bras solides puis la soulève pour l'entraîner dans la chambre. Sa gorge se serre à en pleurer tellement elle a envie de lui. Une onde brûlante monte de son ventre jusque dans ses épaules, sa nuque, sa tête... Elle se décide, se jette dans l'eau de ce qui l'attend. Elle aide Erik à retirer son manteau et son pull trempés par la pluie, puis le prend par la main pour l'entraîner dans la chambre. Elle respire son odeur de vent et de pluie sur la mer.

    Procurer de l'émotion, titiller la libido en panne de partenaire, rêver de se fondre dans les bras de l'autre, telle est l'ambition de ces romances aptes à donner un bonheur de lire sans complexe. Frédérique Trigodet y excelle au point que le magazine Nous deux ! les publie régulièrement.
    Câline-moi, chérie !

  • Les amours ansullaires

    Jose Noce

    • Ska
    • 1 Mai 2018


    Les apprentissages sensuels d'une fille au père sur l'ile de Sein...

    « Cybèle était aussi déjà partie prenante quand Laila lui planta canines et ongles dans ses fesses frémissantes. Cybèle prit même les devants en écartant les cuisses généreusement, quand Laila tête-bêche lui fouilla la fente noyée de ses doigts fins et lui téta conjointement l'anus en cercles de plus en plus rapprochés. Jean, à côté, sur le ventre, hoqueta en langage phoque épuisé, puis se rendormit encore plus loin. Quand Cybèle rendit grâce une heure plus tard en soupirant longuement comme une enfant repue, Laila les yeux exorbités décida de se finir le vertige en se caressant avec les orteils des petits pieds mignons de Cybèle à peine endormie, qu'elle avait fichés en elle comme de petites ventouses huilées... »
    Avec ce titre impossible, le facétieux José Noce nous entraine sur une ile bretonne battue par les vents et les vagues. Son héroïne, à peine sortie de l'adolescence, apprend avec enthousiasme les rudiments de la jouissance en société. Illustrations d'un hédonisme au goût de sel dans le style « nocien » toujours aussi jouissif.

  • Libres échanges

    Esther Valier

    • Ska
    • 1 Septembre 2016

    Quand l'offre et la demande s'accordent pour pimenter la vie sexuelle d'un couple... POUR PUBLIC AVERTI. Cette fille sait ce qu'elle fait, car elle éveille en moi des sensations insoupçonnées qui m'affolent à tous les sens du terme. Je ne pensais pas pouvoir prendre un jour du plaisir avec une femme, ça ne fait pas partie de mes... orientations, disons. C'est pourtant le cas si j'en juge par les réactions de mon corps, dont les muscles se tendent un peu plus sous les assauts de la langue experte, suave, qui glisse sur mes lèvres... L'échangisme demeure un fantasme répandu, Esther Valier nous décrit un passage à l'acte en le troussant d'une belle manière évocatrice. Découvrez l'univers libertin et pimenté de cette nouvelle érotique ! EXTRAIT Carole-Anne est là, attachée sur le plan de travail, jupe remontée et culotte absente, un bâillon sur la bouche. Un homme, grand et viril s'approche d'elle, et je me fais violence cette fois pour ne pas crier. Hugo ! Je fais un pas en arrière puis m'immobilise. La maîtresse de maison m'a vue et, des yeux, m'encourage à rester. J'aimerais partir, mais mes jambes refusent de m'obéir. Je suis pétrifiée, hypnotisée par le tableau esthétique qu'ils forment tous les deux. Il m'a vue aussi et sourit d'un air énigmatique, sûr de lui ! À PROPOS DE L'AUTEUR Un beau jour, Esther Valier s'est retrouvée dans la peau d'une vamp entamant une carrière de femme fatale. Mais parfois lassée de tomber les hommes aussi facilement que des quilles au bowling, elle s'adonne à la rédaction de sa vie hyper sexuée sur des nappes de bistrot entre deux gorgées de Beaujolais. Sa dernière lubie ? Ayant sympathisé avec Dizzy, un orang-outang du Jardin des plantes, elle envisage de retrouver ses cousins primates sur l'île de Bornéo. "Dizzy est un amour !" proclame-t-elle.

  • Libido vodka

    Illiya Lockichov

    • Ska
    • 1 Juillet 2016

    Le parcours initiatique d'un jeune noble russe découvrant les arcanes du mystère féminin... On doit la connaissance de ce grand texte érotique au médecin anglais Havelock Ellis, l'un des plus éminents sexologues du début du XXe siècle, l'égal d'un Sigmund Freud dans ce domaine. L'auteur étant un parfait inconnu, on soupçonne qu'Ellis pourrait en être l'auteur pour nous relater les frasques érotiques d'un nobliau russe, amateur de jeunes donzelles. Un roman érotique dans la plus grande tradition du genre ! EXTRAIT Profitant de l'instruction que m'avaient départie Minna et Sophie, je proposai à Sarah de faire le cunnilingus. Elle s'opposa d'abord à cette idée, mais finit par céder à mes instances. Après en avoir goûté, elle préféra cet amusement au coitus in ore vulvæ. Et, en effet, il était visible que cette seconde méthode la faisait jouir davantage. Il n'y avait qu'à observer son visage, qu'à voir les contorsions de son corps, qu'à entendre sa respiration et les cris involontaires qu'elle poussait. Je voyais les tressaillements de son ventre convulsé, je voyais se tordre son bas-ventre, la grasse pelote de son mont de Vénus, qui, par des mouvements involontaires de côté, échappait à ma bouche.

  • Petite lapine

    Patrick Bent

    • Ska
    • 1 Mars 2017

    Fiona, la petite lapine de Diego, se plie à toutes les découvertes aptes à satisfaire son corps ardent... POUR PUBLIC AVERTI. La soirée fut chaude, la nuit ultra-courte, tant leurs jeux les accaparèrent. En apothéose, Timide avait été allongé nu sur le canapé. Diego lui avait recouvert le ventre d'un masque de Pinocchio - dont il avait au préalable découpé le nez - de manière à ce que le zob de Timide ressortît par l'orifice. Ainsi un hybride bicéphale se trouvait-il à la merci de Fiona qui prit place sur lui, sexe à sexe, face à face pour se livrer au jeu de la vérité. - Et maintenant, petit bonhomme, tu vas mentir comme un arracheur de dents... Diego s'employa lui aussi à faire mentir la petite marionnette dont le nez enflait, enflait sous les caresses d'une Fiona totalement déboussolée, ne sachant plus qui, de Timide, de Pinocchio ou de Diego, l'excitait le plus. Fiona, teen au milieu des toons, est une élève appliquée dont les progrès satisfont son maître. Cette fantaisie littéraire possède tous les ingrédients qui mettront en appétit les amateurs de textes forts en sensation... EXTRAIT Tout avait débuté à merveille. La veille, Fiona s'était présentée à la garçonnière à l'heure dite, vêtue d'une longue jupe jaune et d'un corsage bleu largement échancré, au col remontant et pourvu de manches gigot. Un ruban rouge ceignait sa chevelure teinte de noir pour l'occasion. Lorsqu'il ouvrit la porte, Diego prit le temps de l'admirer, puis la salua d'une courbette. Dans le mouvement, sa cape prit son envol dans une volute majestueuse, comme pour inviter la belle à franchir le seuil. À PROPOS DE L'AUTEUR Tombé tout petit dans la marmite de l'imaginaire, Patrick Bent a publié son premier roman en 2000. Marin, physicien tendance pataphysique, inlassable voyageur, il s'est établi en Bretagne après de longues années consacrées aux lasers. Avec une dizaine de romans au compteur (noirs et polars), il aborde aujourd'hui de nouveaux rivages.

  • Rouge mer

    Claude Soloy

    • Ska
    • 1 Juillet 2016

    Ulve, la rouge, entre dans la mer émeraude, la magie opère... Rouge mer est le dernier volet de la Trilogie des algues. On y retrouve tout le talent vibrionnant de Soloy, ses obsessions et son style pétri de poésie ainsi que des éclats d'un sulfureux pouvoir d'évocation érotique. Le troisième et dernier tome d'une savoureuse trilogie policière, noire et érotique... EXTRAIT Vingt printemps jetés à l'eau, c'est l'ultime fête de la jolie Névé, la mort de sa nudité entre deux galets ; pupilles de sel et le coeur rouge à lèvres, magistralement dessiné, pointe vers l'entre jambes, qui ourle son sexe épilé, impeccablement... Accident, suicide, meurtre... ou autre chose, d'innommable... Ne plus compter les saisons, dialoguer au présent avec tout ce qui a cessé, trinquer à l'absence autour d'un fond d'alcool avec son ami Jérôme, convoquer les vieux potes, ces naufragés de la mort, c'est le quotidien de Ulve la Rouge, mère de Névé, trop d'algues vertes dans le souvenir, dans le ventre... Aimer la mère puisque Névé n'est plus, s'enrouler de ses foulards et de ses embruns, c'est l'attente de Petit Louis, le travailleur des docks qui refuse de grandir... Ainsi va le monde et ses poissons, pourrait dire le Capt'ain' du Do'fin. A PROPOS DE L'AUTEUR Claude Soloy est né en 1941, sous une pluie de bombes. Fils unique d'une corsetière et d'un aiguilleur SNCF, il aurait aimé être Tarzan mais la place était déjà occupée. Il décide alors de grandir, se retire dans sa caverne, convoque les poètes, les comédiens, les musiciens et les artistes de tous poils... et entreprend sa propre éducation. Ardent partisan du réchauffement poétique, créateur éclectique, il laboure avec bonheur tous les champs des arts. De surcroît, Claude Soloy est un écrivain original du noir, du noir érotique de surcroît, créant un nouveau genre : l'erotic-fantasy, un littérateur hors pair, un artiste d'un sulfureux art de jouir des mots aussi précieux que l'oxygène que vous respirez. Attention : auteur vénéneux ! Vous êtes prévenus !

  • For your eyes only

    ,

    • Ska
    • 1 Novembre 2015

    La stratégie amoureuse peut emprunter des chemins tortueux pour retrouver l'être ayant su combler votre libido au-delà du raisonnable Véronique Pollet, dans le prolongement de Blind date, nous entraine dans l'insondable quête de l'autre, l'aiguillon de la passion au creux des reins. Une nouvelle érotique dans la grande tradition du genre EXTRAIT Je l'avais cherchée longtemps, reconnue parfois, perdue toujours. De cette rencontre, j'avais gardé non pas les stigmates mais le désir violent de revivre sa peau, sa bouche. L'espoir fou de retrouver un matin, entre factures et publicités, une enveloppe noire et prometteuse. Mais rien ne vint. J'avais donc pris les choses en main, acheté une série d'enveloppes rouges, au grain froid et sec, et m'étais forgé une personnalité de Maîtresse sur différents sites spécialisés... A PROPOS DE L'AUTEUR Femme, mère, ex-épouse, amante... plusieurs vies en une, comme souvent à notre époque. Belge, bruxelloise, la petite cinquantaine, la fleur de l'âge ou de tous les désenchantements suivant les jours. Une formation d'enseignante même si mon passage éclair dans une école particulièrement difficile, au sens physique du mot, m'a guéri à tout jamais de toute envie maïeutique. Idéaliste romantique un peu perdue dans le monde financier qui m'emploie aujourd'hui, il me reste le plaisir d'écrire. Le plaisir de partager, une fierté et un accomplissement personnel justifiant au-delà des mots, les émotions qui m'animent et me nourrissent.

  • Le visiteur

    ,

    Délire ou rêve ? Tout se mêle dans la fièvre d'une femme plongée dans une confusion extrême. Seules restent les sensations du corps offert à son jeune amant Brigitte Guilhot vous jette sans sommation à la figure un érotisme d'une littérature torride. Texte court, mais solaire. Eros et Thanatos au rendez-vous. Une nouvelle noire érotique pour le plus grand plaisir des lecteurs EXTRAIT Il est revenu cette nuit et il m'a retournée d'une main alors que, lourde de ce sommeil sans rêve dont je parle au début, je bavais mon angoisse sur mon poing fermé, la bouche collée au drap souillé, la joue enflammée d'éruptions de fièvre. Puis il s'est assis sur ma figure, il a posé son poids sur mon nez et ma bouche affamée, puis il s'est propulsé de tout son corps, bras et mains et bouche et regard lancés en avant de lui, pour lécher mes plaies et mes escarres, ouvrant ainsi encore et plus les deux globes de chair ferme de son cul par-dessus mes yeux exorbités d'étouffement, et mon nez ivre de lui suffoque tandis que ma langue folle serpente et s'infiltre en lui. A PROPOS DE L'AUTEUR Fille d'une Louve et du Vent, Brigitte Guilhot a vu la nuit au milieu du siècle dernier. Toute petite déjà elle planta ses griffes et sa truffe dans l'humus de l'Écriture et mordit à pleines dents dans la chair des Mots dont elle arrachait la substantifique moëlle pour la grande satisfaction de ses profs de français qui s'emmerdaient beaucoup par ailleurs en corrigeant leurs copies - ce qui ne l'empêcha pas de se faire virer de partout. Auteur d'un roman haletant Soluble, paru en juillet 2014 à L'Ours blanc (qui se trouve être son animal-totem), de romans et nouvelles plus ou moins noirs ou chauds publiés ou non, d'une correspondance de prison avec Hafed Benotman à paraître incessamment sous peu chez Miss Ska, et d'autres billevesées littéraires, elle promène chaque nuit ses yeux rouges dans la cité endormie en chasse d'inspiration et fait ses courses au Franprix le jour.

  • Vent fripon

    Malicia Joy

    • Ska
    • 1 Janvier 2017

    Brassens murmuré dans votre oreille par Malicia, une version drôlement coquine... POUR PUBLIC AVERTI. Tenir encore, la laisser gémir, t'appeler, t'ordonner, te supplier... non, ma belle !... Cruel, démoniaque : « Qu'est-ce que tu veux ?.. » « Toi ! » « Quoi, moi ? » « Ton sexe !! » « Où ? » « S'il te plaît, prends-moi, envahis-moi, baise-moi !!! Maintenant ! » « Tiens donc, tu ne dors plus ?? » Il ne la laisse pas répondre, sa plainte lui suffit... Malicia s'épanche dans deux lettres à un inconnu, lui faisant part de ses difficultés à écrire des scènes érotiques... pourtant la diablesse s'y essaie et elle y réussit avec bonheur, le nôtre... Plongez dans cette nouvelle érotique, épistolaire et enflammée ! EXTRAIT Au Donjon, ce vendredi 25 janvier, 18h... Très cher C., c'était un Faugères. Point de Bordeaux prétentieux ni de précieux Bourgogne dans la cave du Donjon, mais des crus d'ici, rustiques, rudes, grandis dans la rocaille des garrigues et encore forts en gueule même si la nouvelle oenologie, pour redorer leurs blasons, arrondit leur accent et adoucit leurs manières. J'ai quelques bouteilles de côté pour les amis de passage, elles t'attendent... Mais j'ai peut-être un peu abusé hier soir ; devant mon feu le verre se fit double, puis triple, puis nombreux, pour embrumer ma raison trop raisonnante et embraser mes rêveries. À PROPOS DE L'AUTEUR C'est une joyeuse, Malicia Joy. Elle croque la vie à bouche gourmande, s'amuse d'un rien, jubile d'un bon mot, savoure le moindre plaisir et jouit d'être au monde. Alors, forcément, quand elle écrit ses histoires de Q, ce n'est jamais triste...

  • La baronne de feu

    Pascal Pratz

    • Ska
    • 1 Novembre 2016

    De retour dans sa Vendée ravagée par la guerre, la Baronne rallume les désirs des Chouans... POUR PUBLIC AVERTI. Voici l'avant-dernier épisode de la saga. La défaite des Vendéens se dessine. Notre héroïne nymphomane toujours aussi sulfureuse a perdu ses illusions, mais elle incendie encore les coeurs et les corps... Pratz manie les faits et gestes de cette aventurière du sexe avec une alacrité où l'aventure historique le dispute à l'audace individuelle. Le quatrième épisode des aventures érotiques de la Baronne du plaisir ! EXTRAIT Le passé lui revient en tête et la voici qui se lance, seule, dans une revue des troupes dont elle s'était autrefois fait une spécialité. Cravache en main, elle parcourt les rangs dans une posture ostensiblement provocante. De nouveau, quelques anciens exhibent leur sexe. Voilà qui la ravit, elle manifeste sa joie d'une douce caresse de sa badine au passage. Parvenue au milieu de la foule, elle s'arrête et prend la parole : - Mes amis... Je suis très heureuse de me retrouver parmi vous et d'y revoir tant d'admirateurs. À PROPOS DE L'AUTEUR Pascal Pratz, 61 ans, poursuit d'abord des études avant de les rattraper avec un diplôme supérieur de physique qui l'autorise à enseigner quelque temps. Mais il abandonne cette voix pour devenir auteur-compositeur, peintre et photographe, passant de la physique au physique. Finalement, c'est sa plume qui occupera ses journées. Auteur de douze livres, romans, nouvelles, récits et poésie, il s'égare souvent sur les chemins des sens et de la plastique.

  • La surprise de Monsieur Wang

    Malicia Joy

    • Ska
    • 1 Septembre 2016

    Elle jouit de son image devant son miroir aux sortilèges... POUR PUBLIC AVERTI. Elle passa comme une caresse sa main sur le verre qui lui renvoyait son image, et crut percevoir furtivement une onde de chaleur là où ses doigts s'étaient posés. Intriguée, elle recommença son geste, lentement, et le miroir, continuant de s'échauffer étrangement, prit une douce teinte bronze, nimbant le reflet de Jade d'un halo sépia. Et le miroir exhala un soupir. Un soupir presque imperceptible mais qui se prolongeait sous la caresse de Jade, comme un murmure, comme une lointaine plainte qui mit la jeune femme en émoi. On trouve le « miroir », objet de sortilèges, dans une foultitude de textes. Ici Malicia Joy met en place joliment une héroïne amoureuse de son propre reflet sous les ricanements malicieux d'un vieux marchand chinois. Savourez cette nouvelle qui mêle narcissisme et érotisme ! EXTRAIT L'un à l'autre mêlés, le miroir et la jeune femme voguaient sur une mer de jouissance aux parfums de vieux bois, de citronnelle et de jasmin, dans le brouhaha des rues de Shanghaï qui pénétrait la chambre, étouffé, à travers la persienne entrouverte. Une ultime vague, violente et douce à la fois, submergea la jeune femme, et l'éclair qui explosa dans sa tête, telle une bouffée d'opium, secoua tout son corps d'un langoureux spasme qu'elle savoura jusqu'au dernier frisson. À PROPOS DE L'AUTEUR C'est une joyeuse, Malicia Joy. Elle croque la vie à bouche gourmande, s'amuse d'un rien, jubile d'un bon mot, savoure le moindre plaisir et jouit d'être au monde. Alors, forcément, quand elle écrit ses histoires de Q, ce n'est jamais triste...

empty