Erotisme

  • Rebecca

    Jean-Yves Masson






    Extrait
    — Margot ! Un dernier!
    Elle a incliné le verre, fait couler l’eau de feu et m’a tendu mon demi…
    — Margot bouche à clodo ! Hu?! Hu?! Margot tronche de mégot ! Fnfff ! Margot ta chatte sent le bulot ! Pffff ! Ha ! Ha ! Ton cul, c’est une bouche de métro !
    J’étais trop soûl pour réagir. Ces deux tarés l’emmerdaient parce qu’elle s’en était sortie, et ils venaient régulièrement la faire chier, histoire de lui rappeler d’où elle venait. Elle a balancé un verre à travers la tronche du plus méchant, a shooté dans son tabouret, l’a récupéré par le col et l’a foutu dehors. L’autre a payé et s’est barré en vitesse.
    Elle m’a toisé avec mépris et a nettoyé le bar.
    — Alors Cyrano, on t’a coupé les couilles ce soir ?
    Je n’ai rien répondu. Elle pouvait crever et moi aussi. J’avais bu combien de verres au juste, depuis cette réunion?? Huit?? Dix?? Plus peut-être??
    J’étais?ramassé sur moi-même, écrivant des inepties sur un bout de papier. Dès que mon demi était vide, Margot m’en servait un autre malgré les difficultés que j’avais à me maintenir sur ce foutu tabouret. Elle se vengeait de mon inertie. Les cafetiers sont rarement vos amis quand vous n’êtes pas un «?natif?» du quartier, et encore moins lorsqu’ils finissent par contrôler votre carte bleue bien mieux que vous-même.
    J’étais prostré là, comme tous les cons qui viennent de se faire larguer, ajoutant du ridicule au pathétique, balançant de l’huile sur le feu par centilitres réguliers.
    Elle était là, à l’autre bout du zinc, à m’observer.
    Je dodelinais du chef comme un imbécile en lui lançant un regard mauvais?: «?Qu’est-ce vous voulez, vous?? »
    Elle s’est approchée de moi et m’a tendu une cigarette, histoire de remplacer celle qui pendait, cassée, à ma bouche?:
    —?Je te trouve très beau… très beau dans ta douleur. La souffrance te va très bien !

  • Mia sans dessous

    Mia Michael

    Extrait
    Tout a commencé par un chagrin d'amour. Il arrive un moment où il n'y a plus moyen de recoller les morceaux. Sa dernière phrase « Tire-toi, dégage ! » a été la phrase de trop. J'ai mis tout ce que j'avais dans une petite valise, je me suis tirée et je ne l'ai plus jamais revu. Je suis partie dans la nuit, avec ma valise dans une main et mon chagrin comme un boulet au pied. J'ai été retrouver des copains... J'ai bu, j'ai pleuré... Et puis j'ai fait des conneries, normal... À l'époque, j'étais très douée pour ça... et là, j'avais une bonne raison de m'étourdir... Une semaine à boire, à déconner... À dépenser le peu d'argent que j'avais... puis à faire des dettes. Pour rembourser, j'ai accepté de l'argent de gens dont il vaut mieux se méfier... Je pressentais que je devrais rendre des services dangereux, très dangereux. Tout allait partir en couille, je le sentais... Peut-être, était-ce ce que je cherchais ? Paris était devenu trop chaud pour moi, et ma vie ne ressemblait plus à rien. La solution, c'était de me tirer de nouveau, vite, et de changer de vie. Avec le peu d'argent que j'avais, je me suis rendue à la gare de Lyon. Au guichet, j'ai demandé un billet. -?Pour où ? m'a demandé le préposé. -?Pour... Lyon, j'ai répondu... comme ça. C'est beau comme nom, c'est au sud, il y a un fleuve et une rivière, dans lesquels j'allais noyer mon chagrin. J'ai loué une petite chambre dans un hôtel minable. J'ai traîné une journée, envie de rien... Et puis le lendemain après-midi, je suis allée boire un verre dans le centre-ville. Il faisait beau, je buvais une bière-pression... Un jeune guitariste est venu chanter Hôtel California, et puis un peu timidement, il a fait la manche. Ça ne marchait pas fort... quand il est arrivé à moi, je lui ai dit : -?Je suis fauchée, mais je peux te donner un coup de main pour la manche. Je l'ai vu hésiter... genre elle est sérieuse ou elle se fout de moi ? Il m'a regardée attentivement, et ça l'a convaincu. On a été à une autre terrasse, il a refait sa chanson. Ensuite, je suis passée de table en table, en disant n'importe quoi, comme « Aidez deux jeunes mariés à partir en voyage de noces ». Les gens, ça les a fait sourire... un peu. Ils m'ont refilé des pièces. On a bourlingué de terrasse en terrasse, et au bout d'une heure, on avait récolté une belle somme. Le gars était ravi. Il m'a proposé : -?Il y a une soirée techno, ce soir... on va s'acheter des « Xtas » et faire la fête. C'est vrai que j'avais une folle envie d'aller m'éclater avec ce garçon qui me plaisait, mais je savais que tout allait recommencer. Je lui ai dit que j'avais un rendez-vous le soir et je l'ai quitté en lui laissant l'argent. J'avais changé de ville, j'allais changer de vie. J'ai acheté Le Courrier de la Saône et j'ai regardé les offres d'emploi. Vendeuse... serveuse... j'avais déjà donné. Je savais que j'allais me faire draguer et retomber dans les conneries. Dans la rubrique « Gens de maison », il y avait une annonce plus importante que les autres, entourée d'un trait gras. Ça disait ceci : « Cherchons une bonne à tout faire, jolie et stylée. Bon salaire, logée et nourrie. » Je ne vais pas vous dire que cela correspond exactement à moi, mais je plais... quant au style, on verrait... J'avais peur aussi que les gens de Paris retrouvent ma trace.




  • Extrait
    A l’étage de la direction de la Sitorep, Elodie suivait les longs couloirs à moquette grise et à murs blancs. Elle longeait l’alignement de portes de cuir capitonnées, vert bronze, tabac brun, bleu nuit. Ses talons enfonçaient dans la haute moquette ; elle manquait perdre l’équilibre à chaque pas et pestait contre sa maladresse. La jeune secrétaire comptable se sentait inquiète. La convocation immédiate que Christine Andreux venait de lui adresser par le circuit Intranet de l’entreprise n’annonçait rien de bon. En effet, la responsable de département n’avait pas pour habitude de faire venir les employées dans son bureau pour leur parler de la pluie et du beau temps. Elle jouissait dans l’entreprise d’une réputation bien établie de « teigneuse ». Elodie avait pu s’en rendre compte à plusieurs reprises.
    La Sitorep s’occupait principalement de proposer des assurances-maladies complémentaires et de conseiller à ses clients telle ou telle caisse de retraite. Christine Andreux dirigeait le département « Affiliations Générales » chargé de gérer les cotisations des entreprises et celles des particuliers.
    Elodie allait frapper à la porte de cuir rouge magenta, quand une idée lui traversa l’esprit, qui lui fit l’effet d’un coup de poing dans l’estomac. Si la directrice savait ? Cela faisait plusieurs mois que la jeune secrétaire comptable avait découvert un stratagème illicite pour arrondir ses fins de mois. C’était discret, mais...
    Mais non, Christine Andreux ne pouvait pas savoir. Même si on avait remarqué la disparition d’argent, il était impossible de remonter jusqu’à Elodie. Elle avait pris soin de se servir sur les comptes de clients dont elle n’avait pas la charge. C’était relativement facile. Il suffisait de bien connaître le programme informatique, surtout la grosse faille qu’il recélait. Non, la responsable du département ne pouvait pas savoir. C’était impossible. Il suffisait à Elodie de rester calme.




  • Extrait
    Tout mon corps, cependant, me poussait à faire le contraire de ce qu’on m’inculquait. Dès que je me revoyais, nue sur le canapé, la chatte pantelante avec mes deux cousins en train de gicler sur moi, cela me donnait envie de me tripoter vicieusement. Ma vulve se mouillait et je sentais mon clitoris se durcir comme la pointe de mes seins. Mon petit chat devenait moite et exigeant.
    La nuit, je rêvais que cela se reproduisait. Parce que je ne cédais pas à ses demandes, Anne- Laure se mit à m’ignorer ; Attila le grand et Jeff le gros en firent autant. Je restais seule. Je mourais d’envie en pensant à ce qu’ils pouvaient bien faire. Je les entendais rire aux éclats avant de les voir jouer au tennis ou se promener à cheval. J’aurais tant aimé faire partie de leur groupe, partager leur complicité ainsi que d’autres choses moins avouables qu’ils devaient faire tous les trois !
    Un jour, je les vis prendre la direction du petit moulin, sur le bord de la rivière. N’y tenant plus, j’allai les rejoindre le coeur battant, de peur d’être rabrouée. Je les surpris alors qu’ils étaient assis sur l’herbe, juste devant la porte d’entrée du moulin. C’est Jeff qui me vit le premier :
    — Tiens, on a de la visite !









  • Extrait :
    L'odeur du plancher huilé et les relents de bière
    qui m'étaient si familiers me ravissaient toujours lorsque
    le matin, très tôt, je poussais la porte du Twin.
    J'allumai les lumières du comptoir mais laissai la salle
    dans la pénombre. J'avais pour habitude de descendre
    quelques minutes dans mon bureau pendant que le
    percolateur montait en pression. La lourde porte
    grinça sur ses gonds. Je me remémorais la scène de la
    veille. Je revoyais Yasmine couchée sur le ventre, cul
    tendu, jambes ouvertes sur son sexe offert, gigotant
    de douleur pendant que je la fouettais. Dans le silence
    parfait, j'entendais les claquements du ceinturon sur
    les fesses rougies, les cris de Yasmine. J'en étais tout
    retourné. Mais je remontai dans la salle car, ce jour-là,
    elle devait prendre son service dès l'ouverture, et c'est
    bien avant neuf heures qu'elle entra dans le bar, pendant
    que je sirotais mon café.
    - 'jour, patron ! me lança-t-elle en me jetant un
    coup d'oeil furtif.
    - Bonjour, Yasmine ! Bien dormi ?
    Ma question resta sans réponse. Son casque de
    moto sous le bras, elle fila en direction des vestiaires.
    Je la regardai s'éloigner en ondulant des hanches.
    Aujourd'hui, elle portait un blue-jean qui moulait ses
    formes. Il fallait que je lui parle, mais je ne savais
    comment l'aborder. Bob fit son entrée, immédiatement
    suivi de Géraldine, qui n'avait pas l'air très en
    forme. Son artiste avait encore dû lui faire des misères.
    Je ne comprenais pas pourquoi une si jolie fille se
    laissait mener par le bout du nez de cette manière. A
    croire qu'elle aimait ça !
    Il était onze heures lorsque Yasmine s'approcha,
    l'air assuré. En posant son plateau sur le bar, elle
    poussa et renversa un verre. Le bruit de la casse me
    surprit tandis que Bob reculait pour éviter de justesse
    le liquide. Yasmine, quant à elle, les yeux plantés dans
    les miens, attendait ma réaction comme si elle venait
    de me lancer un défi.
    - Va m'attendre en bas, la porte est ouverte !
    J'arrive dans cinq minutes, lui dis-je.
    Elle fit demi-tour sans me quitter du regard, avant
    de se diriger vers l'escalier du sous-sol. Je ne voulais
    pas lui donner l'impression d'accourir, et préférai la
    laisser mijoter un moment.
    - Bob, je te confie la caisse, lançai-je avec un clin
    d'oeil. Je n'en ai pas pour très longtemps.
    - Prends tout ton temps, répondit-il, je me
    débrouillerai bien tout seul. Tu me raconteras...
    Son sourire complice m'accompagna jusqu'au fond
    de la salle.




  • CHAPITRE PREMIER
    MADAME S'AMUSE TOUTE SEULE
    Les pneus de la Golf crissèrent sur le gravier. À la fenêtre, Marie-Ange De Witt, le coeur un peu serré, esquissa de la main un dernier geste d'adieu ; mais son mari, trop pressé, ne la vit pas. Au bout de l'allée, le portail se referma automatiquement. Voilà, il était parti, elle allait, une fois de plus, se retrouver seule pour de longues semaines. Avec un sourire las, elle rajusta son peignoir. La maison lui parut subitement vide.
    Les déplacements de Jean étaient de plus en plus fréquents depuis qu'il avait obtenu ce poste de directeur commercial. A cause de ce travail, il devait effectuer de longs voyages d'affaires à l'étranger. Cette fois, son absence serait encore plus prolongée que pour ses précédents périples car il s'agissait de monter une succursale en Afrique et Jean avait prévu qu'il ne pourrait pas rentrer avant septembre. Or l'été commençait à peine... Pour la première fois depuis qu'ils étaient mariés, elle allait donc le passer toute seule dans cette immense et superbe villa qu'ils avaient fait construire quelques années auparavant dans les Parcs de Saint-Tropez.
    Elle gagna la salle de bains et retira son peignoir. Le miroir lui renvoya son image. Elle éprouvait chaque fois la même moiteur quand elle se regardait toute nue, rien n'avait pu la guérir de cette émotion. Il faut dire qu'à trente-neuf ans, Marie-Ange avait gardé une silhouette presque parfaite, même si, selon certains canons, on aurait pu trouver ses formes un peu trop voluptueuses. Elle se rapprocha du miroir et souligna de l'index les deux fines ridules en pattes-d'oie qui marquaient les coins de ses paupières. Elle eut une moue coquette et alla se faire couler un bain.
    Comme après chaque départ de son mari, elle se sentait un vide dans la poitrine et les nerfs à fleur de peau. Ce matin, avant qu'il s'en aille, ils avaient fait l'amour, debout, dans le couloir, près des valises. Jean était habillé, il avait simplement ouvert son pantalon et elle, elle avait dénoué la ceinture de son peignoir. Il l'avait prise en vitesse, adossée au mur, et elle n'avait rien ressenti. Elle savait que l'esprit de son mari était occupé ailleurs, il était déjà devant le tableau d'affichage de l'aéroport, le numéro de son vol clignotait, la voix diaphane de l'hôtesse invitait les retardataires à se rendre au plus tôt dans la salle d'embarquement. Non, elle n'avait vraiment éprouvé aucun plaisir à ce coït d'homme pressé, de mâle énervé, uniquement soucieux de se vider les couilles. Quand il avait lâché son sperme, elle avait été plutôt soulagée que ce soit fini.
    Mais à présent, l'excitation procurée par cette étreinte bâclée renaissait dans sa chair ; son sexe la démangeait et son inassouvissement la rendait irritable. Elle se dit que le bain l'apaiserait peut-être, mais il n'en fut rien. Elle s'essuya, enroula ses cheveux dans une
    serviette et gagna la chambre. Le soleil entrait à flots par la grande baie vitrée ; sa caresse chaude la parcourut. La villa était entourée d'un immense parc, sans vis-à-vis, cela lui permettait de se promener nue à son gré.
    Elle se coucha et repoussa les draps des pieds pour offrir son corps aux rayons. Presque aussitôt, sans même qu'elle l'eût décidée, ses mains effleurèrent la chair élastique de ses lourds seins en poires. Une moite tiédeur naquit entre ses cuisses, supplantant l'irritation locale que lui avait procurée la fruste étreinte maritale. Une pensée furtive la traversa alors. Maintenant que Jean n'était plus là, elle allait pouvoir se masturber aussi souvent et aussi longtemps qu'elle le souhaiterait ; elle n'aurait plus à guetter, le coeur battant, l'approche de son pas.
    Elle avait tout son temps, aussi ne se pressait-elle pas. La peau de ses seins était douce et chaude. Elle résista à l'envie d'en caresser trop vite les pointes, il valait mieux doser son plaisir. Ses ongles taquinèrent les larges aréoles brunes devenues grumeleuses. Au centre des taches sombres se tendaient les tétines. Elles étaient anormalement allongées, un peu comme des extrémités de pis de chèvre, mais très fines, et cette particularité anatomique lui donnait parfois des complexes sur la plage, quand l'eau froide les faisait durcir.
    Mais en revanche, elles étaient terriblement sensibles, aussi ne résista-t-elle pas longtemps au plaisir de les faire rouler entre ses doigts, en les comprimant graduellement jusqu'à se faire un peu mal. Cela déclencha une secousse voluptueuse dans sa chair et elle se mordit les lèvres pour ne pas gémir, oubliant qu'elle était seule et qu'elle pouvait se laisser aller. Mais cela faisait partie
    [...]

  • Le jouet vivant

    Adrian Nell

    CHAPITRE II - Confidences intimes
    La chambre de Patricia se trouve au bout d'un
    appartement situé au troisième étage d'un immeuble de
    la ZUP, à l'est de Poitiers : une petite pièce aux murs
    couverts de posters de chanteurs et d'affiches de films ;
    une étagère remplie de bandes dessinées, une autre de
    disques compacts ; sur le bureau, des magazines de mode
    traînent au milieu des cahiers et des manuels.
     Installées sur le lit, pieds nus, les deux filles terminent
    un paquet de gâteaux au chocolat. Elles se sont
    connues au début de l'année scolaire et ne se quittent
    plus, ni au collège, ni au-dehors ; elles font leurs devoirs
    ensemble, vont en boîte le samedi soir, traînent dans les
    rues piétonnes du centre-ville le dimanche...
    D'un caractère plus réservé, Patricia montre
    une admiration sans bornes pour sa camarade, lui
    enviant, sans jalousie, son culot auprès des profs et son
    assurance vis-a-vis des garçons. Lydie a beaucoup de
    petits copains avec qui elle pousse les choses assez loin,
    alors que Patricia, qui est pourtant mignonne, n'a
    aucun flirt.
    Chaque jour, après le collège, les deux amies ont pris
    l'habitude de se réunir chez l'une ou l'autre pour
    papoter.
    Patricia se lève pour mettre un disque dans le lecteur
    de CD, et se rassoit en tailleur ; sa courte jupe écossaise,
    tendue entre ses cuisses, laisse voir son entrejam e ; le
    fond de sa culotte reste dans l'om re délimitée par le
    vêtement. Une musique syncopée, accompagnée de
    paroles en anglais, se fait entendre.
     Pour être plus à l'aise, Lydie retire son jean et son
    pull. Elle ne porte plus qu'un léger débardeur et ses
    escarpins à hauts talons qu'elle a enfilés par-dessus ses
    socquettes. Patricia avance les lèvres, ce qui accentue sa
    lippe boudeuse.
    -Te gêne pas, fais comme chez toi ! Fous-toi à poil
    pendant que t'y es !

    - J'ai chaud !
    - Et si mes parents rentraient ? T'imagines leur
    tronche ?
    Lydie s'étire, et un de ses seins sort du décolleté de
    son tee-shirt sans manches. Un petit sein rond et ferme,
    avec une large aréole marron.
    - Je m'en fiche de tes vieux ! De toute façon, ils
    bossent, alors on est tranquilles un out de temps.
    Elle se laisse aller en arrière,les épaules sur les oreillers.
    Patricia, qui lui fait face, ne peut s'empêcher de lorgner
    son ventre. Vautrée sur le lit, cuisses négligemment écartées,
    Lydie fixe son amie d'un oeil luisant. Son tee-shirt est
    remonté, dévoilant le haut de ses cuisses et son pubis nu.
    -Tu ne portes jamais de culotte ? demande Patricia d'une voix sourde.

  • L'esclave blanche

    Gil Debrisac




    TABLE DES MATIÈRES
    TABLE DES MATIÈRES
    CHAPITRE PREMIER Les fantasmes de Tante Sophie
    CHAPITRE II Tante Sophie se fait raser le sexe
    CHAPITRE III Tante Sophie se dévergonde
    CHAPITRE IV Tante Sophie fait du cinéma cochon
    CHAPITRE V Tante Sophie fait la chienne
    CHAPITRE VI Les chienneries de Tante Sophie
    CHAPITRE VII La machine
    CHAPITRE VIII La machine II (Le récit de Tante Sophie)
    CHAPITRE IX Monsieur Charles
    CHAPITRE X L'esclave blanche I - Tante Sophie au Togo
    CHAPITRE XI L'esclave blanche II- Bagolo
    CHAPITRE XII L'esclave blanche III - " Monsieur Horace "
    CHAPITRE XIII Les enchères
    ÉPILOGUE En attendant Tante Sophie









  • Le docteur fit entrer la patiente suivante




    Le
    docteur fit entrer la patiente suivante. Isabelle Barnier
    eut à peine le temps de l'entrevoir. C'était un homme
    d'une quarantaine d'années, au regard inexpressif, qui
    portait des lunettes cerclées d'or. Elle consulta
    sa montre. Les patients restaient un bon quart
    d'heure dans son cabinet, c'était bon signe car trop
    de médecins, à son goût, bâclaient les visites, par souci
    de rentabilité. Elle se replongea dans la lecture de ses
    documents comptables. Dans une heure, elle devait
    présider un important conseil d'administration. Elle
    s'enfonça dans le fauteuil, cherchant la position la moins
    douloureuse pour son dos.


    A
    quarante ans, Isabelle s'était retrouvée, suite à la mort
    de son mari, à la tête d'une grosse entreprise de transports.
    La bonne marche de sa société, qu'elle menait
    d'une main de fer, lui prenait l'essentiel de son temps.
    Depuis cinq ans, elle n'avait pas eu beaucoup le
    loisir de s'occuper d'elle. Ses meilleures amies l'incitaient à
    revendre ses parts et à refaire sa vie, mais elle menait
    une existence trépidante et stressante qui ne lui laissait
    pas le temps d'y songer, ni d'aller perdre son temps
    chez son médecin au moindre problème. Puis il y
    avait eu cette soudaine douleur au dos qui l'élançait. L'aspirine
    n'y avait rien fait. Elle s'était décidée à prendre
    rendez-vous chez ce spécialiste.


    La
    douleur était constante, l'empêchant de se concentrer
    sur ses documents. Elle prit un magazine féminin
    qui lui parut vite sans intérêt. La porte
    s'ouvrit enfin et le médecin l'invita à entrer
    dans le cabinet. Il lui proposa un fauteuil en face
    de son bureau, lui posa quelques questions sur son état
    de santé et son mode de vie. Comme elle était souvent
    assise, il était normal qu'elle souffre du dos, lui expliqua-t-il.
    Il se leva et l'invita à se déshabiller. Il lui indiqua
    une minuscule cabine fermée par un rideau. Un
    miroir et un portemanteau en constituaient l'unique
    mobilier.


    Elle
    tira le rideau, mais il ne fermait pas complètement. Elle
    n'osa pas insister et commença à déboutonner sa
    veste. C'est alors qu'elle croisa le regard du médecin
    dans la glace...










  • Je me suis recouchée




    Je
    me suis recouchée, mais impossible de fermer l'oeil. Ce que je venais d'entendre
    avait déclenché en moi des images, m'évoquait des situations où l'imagination
    prenait le pas sur la réalité. Mon émotion a été si forte que je me
    souviens de cette nuit-là comme si c'était hier ; le souvenir, aujourd'hui,
    en est encore vivace, tout comme ce qui s'est passé ensuite.
    J'étais
    allongée sur le dos, en nuisette ; près de moi, Gilles dormait d'un
    sommeil paisible. Il faisait nuit noire ; les volets et les rideaux obstruaient
    le peu de lumière qui provenait des réverbères.

    Je
    croyais pouvoir retrouver le sommeil, comme chaque fois qu'il m'arrive de
    retourner au lit après m'être levée en pleine nuit. Mais cette fois, les
    images qui me trottaient dans la tête me tenaient éveillée. Ulrich, que je
    prenais pour un garçon sympathique, m'est apparu comme un homme tout à fait
    différent, je l'habillais d'un costume d'homme affirmé, viril,
    décideur. Près de lui, je voyais Élodie en retrait, douce, gentille,
    prévenante, réagissant positivement à toutes ses demandes. Mais ils n'étaient
    pas seuls !
    J'imaginais
    que j'étais devant Ulrich ; il m'ordonnait de retirer ma nuisette, le
    seul vêtement qui protégeait mon corps de son regard. La façon dont il me
    fixait, dont il me souriait, traduisait le sentiment de puissance qu'il
    éprouvait à mon égard, sa satisfaction de me savoir à sa merci. J'ai baissé
    les yeux, mes joues étaient en feu ; il me tétanisait ; je n'arrivais
    plus à réfléchir, je n'étais plus qu'un instrument dépendant de sa
    volonté. J'ai obéi ! Je me suis approchée de lui, la nuisette à la
    main, je n'essayais même pas de me cacher. C'était inutile ; de toute
    façon, il prendrait possession de mon corps quand il le voudrait ; je ne
    sais pas si j'en avais peur ou si je le désirais ; les deux à la fois,
    je crois. Il m'a arraché la nuisette des mains, l'a jetée au sol. J'étais
    nue, comme Élodie, qui se tenait toujours derrière lui.
    Ulrich
    portait un T-shirt et un pantalon sombres ; je ne pouvais m'empêcher de
    regarder la forme qui se dessinait, tenter de deviner ce qui se cachait sous le
    vêtement. Quand j'ai relevé la tête pour le regarder, je me suis sentie
    humiliée par son sourire ; il a compris ce à quoi je pensais, j'avais
    honte. J'aurais voulu qu'il m'insulte, qu'il se moque de moi avec des
    mots qu'on ne m'avait jamais dits. Cela m'aurait permis d'expier les
    pensées malsaines qui me traversaient, mais il n'en a rien fait. Un silence
    pesant s'est installé.
    Il
    a regardé Élodie. Elle aussi, je le lisais sur sa figure, avait deviné mes
    pensées. J'aurais voulu que cela s'arrête, qu'un mot d'Ulrich étouffe
    ce feu qui brûlait en moi. Un mot, un seul, un mot avilissant. Je ne méritais
    que ça !

    Mais
    il se taisait toujours, il se délectait de mon trouble. Son sourire
    moqueur accroissait en moi ce sentiment d'humiliation qui
    m'interdisait de le regarder dans les yeux. Mon regard a glissé sur
    lui, j'ai rougi. Peut-être aurais-je dû fermer les yeux, mais je ne pouvais
    pas. Alors, j'ai regardé mes pieds. Lâchement, j'attendais.
    Je
    n'avais pas la force de me battre, pas contre lui. J'étais prête à
    tout pour que cesse cette torture cérébrale, à
    tout, même à ce que je n'avais jamais
    osé imaginer. J'aurais voulu lui dire qu'il pouvait faire
    de moi ce qu'il voulait, mais c'était inutile, il le savait.

    Il
    ne me quittait pas des yeux. J'aurais voulu qu'il aime mon corps,
    ma poitrine, même si elle commençait à tomber un peu ; j'aurais
    voulu qu'il aime mon cul. Oui, mon cul, jamais je n'avais employé
    ce terme. J'étais prête à le lui offrir. Qu'attendait-il ? Le
    temps s'éternisait, je sentais confusément qu'il
    ne se passerait rien tant que je n'oserais
    pas affronter son regard.
    Peu
    à peu, j'ai levé les yeux vers son visage. Ulrich me fixait toujours
    en silence. Il lui aurait suffi de prononcer un seul mot pour
    me libérer de la tension qui m'étreignait.




  • La fille de Satan

    Gil Debrisac







    Sommaire




    Sommaire
    Chapitre premier : L'allumeuse
    Chapitre II : Sous l'objectif de Mako

    Chapitre III : Perverses confidences
    Chapitre IV : Le piège
    Chapitre V : Cathy devient la pute de Mako
    Chapitre VI : Cathy se confie à Mako
    Chapitre VII : Les « spécialistes »
    Chapitre VIII : Jouissance sous la torture
    Chapitre IX : Lumineuse Aphrodite
    Chapitre X : Le mari découvre son Aphrodite
    Chapitre XI : Une toison taillé en trident

    Chapitre XII : Déformée par une machine diabolique
    Chapitre XIII : Démonia en spectacle
    Chapitre XIV : Les invités inattendus
    Chapitre XV : L'exorcisation de Démonia
    Chapitre XVI : Le cousin germain américain
    /> Chapitre XVII : La femme-flipper
    Chapitre XVIII : Chang-Li, l'inventeur japonais
    Chapitre XIX : Le mannequin jouisseur
    Chapitre XX : Le mannequin pisseur

    Chapitre XXI : L'inventeur se fait sucer par son mannequin
    Chapitre XXII : Apparition de Solange
    Chapitre XXIII : Le plaisir des gouines
    Chapitre XXIV : Le dressage
    Chapitre XXV : Les dix-huit ans de Solange
    Chapitre XXVI : Le plaisir bestial des deux soeurs
    Chapitre XXVII : Le harem du chien
    Chapitre XXVIII : Cathy révèle tout à Mako
    Chapitre XXIX : Les tortures de Démonia et de Satania

    Chapitre XXX : Coco et Phallus
    Chapitre XXXI : La mutation de Satania
    Chapitre XXXII : Les tournées de la ménagerie de Satan
    Épilogue








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    Bientôt,
    je me rendis compte que, le samedi soir et le dimanche matin, Laure me
    manquait.
    Il n'était pas question de confier à Laure ou
    à sa mère ce dont je venais de prendre conscience. Je devais le garder pour
    moi. Mais quand Laure venait déjeuner, je l'observais, en veillant à ce que
    cela ne se remarque pas. Elle retrouvait goût à la vie, souriait. Elle laissait
    pousser ses cheveux blonds. Ils atteignaient sa nuque, ça lui allait bien. Elle
    se maquillait : cils brossés, soupçon de fard à pau­pières, un rien de
    rose à lèvres. Je me disais qu'elle aurait dû changer de couleur de cheveux,
    choisir un roux foncé. Je l'imagi­nais en rousse, avec un maquillage qui
    mettrait son visage davantage en valeur. Mentalement, je lui faisais enfiler
    des T-shirts décol­letés pour qu'on lui voie le haut des seins. Pour cela,
    pensais-je, il fallait qu'elle assume son état, et même, soit fière de son
    corps.
    Un jour, j'aperçus à côté du téléphone un bon de commande à une
    firme de vente par correspondance. Elle l'avait laissé là par mégarde. Il
    s'agissait de sous-vêtements. Je pus ainsi connaître ses mensurations :
    soutien-gorge 100 C, culotte 50-52. Je ne doutais pas que si elle était
    bien baisée, elle serait capable de suivre sérieuse­ment un régime
    amaigrissant. Elle en avait déjà essayé plus d'un, sans jamais persévérer.
    Toutefois, ce serait bien qu'elle garde la même poitrine, quitte à la faire
    redresser par la chirurgie esthétique.




  • Martha se comportait comme une vraie babysitter.
    Après la sieste, elle vint les chercher pour les
    conduire à la plage. Les garçons se demandaient ce que
    serait son attitude quand ils se retrouveraient hors de
    la présence des grands-parents. Luc avait compris que
    ce qui excitait le plus la jeune fille, c?était d?être obligée
    d?obéir à leurs exigences.
    Les cousins marchaient en silence sur la promenade
    longeant la mer, portant les affaires de plage et le
    parasol. Ils lorgnaient vers la jeune fille, essayant de
    capter sur son visage un changement d?expression.
    Mais elle restait imperturbable ; un sourire poli se dessinait
    sur ses lèvres chaque fois qu?ils croisaient un
    visage connu.
    Quand ils parvinrent à l?escalier de planches qui
    descendait sur la plage, elle leur fit signe de continuer.
    Charles et Luc échangèrent un signe muet : si Martha
    voulait retourner au même endroit que la veille, c?est
    qu?elle avait envie qu?ils recommencent leurs jeux. Ils
    poursuivirent vers les dunes.
    Ils descendirent sur la plage, et chacun retira ses
    sandales pour marcher pieds nus dans le sable. Ils
    gagnèrent sans échanger la moindre parole l?endroit
    isolé au milieu des tamaris. Comme la veille, il n?y
    avait personne dans leur coin. Ils installèrent leurs
    affaires au pied d?une dune et se baignèrent chacun de
    leur côté. De retour sur le sable, Martha se mit sur sa
    serviette pour se sécher au soleil. Charles s?était plongé
    dans la lecture d?une bande dessinée. Martha restait
    distante, et Luc était persuadé qu?elle avait honte de ce
    qui s?était passé la veille, et boudait. Luc prit un Bibi
    Fricotin dans son sac de plage. Mais très vite, son
    attention fut détournée par la croupe de Martha,
    qu?elle offrait au soleil. Il remarqua qu?elle avaitmis un
    maillot échancré. Trempée par le bain de mer, l?étoffe
    moulait la forme de son cul. Luc comprit qu?elle avait
    fait exprès de mettre un slip aussi indécent. À sa façon
    de bomber les fesses en lisant, on comprenait qu?elle
    avait envie qu?ils l?obligent à jouer comme la veille.









  • Di Rosa s?avança au pied de la couchette et fixa Agathe.

    ? Je crois que j?ai eu du flair en te choisissant. Je
    sentais bien que tu avais un tempérament de chienne
    en chaleur, mais je n?avais pas imaginé que tu l?exprimerais
    si vite, avec le premier marin venu.
    Il leva sa cravache vers le miroir.
    ? Tu penses que ton fiancé a apprécié le spectacle
    ?
    Baissant les yeux, Agathe tourna la tête d?un air
    las. La honte, la peur, le plaisir, et tout ce qu?elle venait
    de subir, la laissaient vidée de toute force. Elle répondit
    dans un murmure qu?elle ne savait pas. Di Rosa se
    dirigea vers la porte et il actionna un interrupteur. La
    cabine fut soudain plongée dans l?obscurité et des
    spots s?allumèrent dans la pièce voisine que le miroir
    devenu transparent permit soudain de distinguer. Di
    Rosa eut un petit sourire.
    ? Ne t?en fais pas pour lui, ma femme est déjà en
    train d?essayer de le consoler.
    Le coeur serré, Agathe découvrit Rémi au centre
    d?une cabine identique à la sienne. Il était face à elle,
    debout devant la couchette, attaché bras et jambes en
    croix par des bracelets de cuir reliés à des chaînes fixées
    au sol et au plafond. Lui aussi était bâillonné par un
    large bandeau noir, et complètement nu. Son oeil droit
    était violet et à moitié fermé, un peu de sang séchait
    sous son nez. Il grognait et tirait comme un forcené
    sur ses liens. Son sexe rose ballottait au gré de ses
    ruades. Sandra était là, nue elle aussi, et agenouillée
    sur le sol à moins d?un mètre de Rémi. Son long corps
    très mince était uniformément bronzé, ses petits seins
    portaient de larges mamelons bruns, dressés avec arrogance.
    Une chaîne en or brillait autour de sa taille, son
    dos était partagé par un sillon profond, ses reins
    avaient une cambrure très prononcée. Ses fesses
    étaient hautes, ses cuisses musclées. Di Rosa prit une
    voix railleuse.
    ? Ma chère épouse adore réconforter les jeunes
    hommes, et en général, ils ne s?en plaignent pas, au
    contraire...





  • Femme de routiers

    Gil Debrisac









    Extrait
    Tout a commencé en 1987. Divorcée et sans enfant,
    j'avais alors trente-trois ans et vivais avec Olivier, un
    chauffeur-routier français de quarante ans. D'origine
    belge, je m'étais installée chez lui, à Bavay. Olivier avait eu quelques
    aventures amoureuses, mais était toujours célibataire. Se consacrant
    entièrement à son travail, il ne rechignait pas sur les heures à passer
    sur les routes, ce qui avait dissuadé plus d'une femme de s'installer
    avec lui. La maison qu'il avait acquise grâce à son compte en
    banque bien fourni était en cours de paiement. Si je voulais en
    profiter, je devais y mettre ma quote-part. On passa donc un accord
    devant notaire, et chaque mois une grosse partie de mes allocations
    de chômage filait dans la caisse commune de notre couple. Je dois
    avouer que pour moi, financièrement, c'était plutôt difficile, et je
    ne parvenais pas à retrouver un boulot de caissière dans la région.
    Pour passer le temps pendant les longues absences d'Olivier qui
    effectuait régulièrement des transports à l'étranger, je lisais des
    romans à l'eau de rose et fréquentais assidûment un centre de fitness
    à Cambrai, non loin de chez nous, histoire de garder la ligne.
    Avec une taille d'un mètre soixante-dix et un poids de cinquantedeux
    kilos, j'arborais fièrement ma silhouette de vamp à chevelure
    blonde. Pour faire admirer ma belle poitrine, je portais des décolletés
    provocants ; je m'habillais en minijupe, exhibant mes cuisses
    galbées, et dans la rue, les hommes se retournaient sur mon
    passage. J'en avais la tête qui tournait ! Olivier, parfois, trouvait
    que j'en faisais trop :
    - Edeline, me dit-il un jour, tu sais que je t'adore, tu es la
    femme la plus douce, la plus aimable que je connaisse, mais je n'ai
    pas envie qu'on pense que je me suis mis en ménage avec...
    Il n'avait pas achevé sa phrase. J'avais deviné. J'ai essayé alors
    de lui faire comprendre qu'une femme aimait être admirée, séduire
    par sa féminité. Ce n'était pas parce que je portais des jupes courtes
    et des décolletés coquins que j'étais une pute. Il avait acquiescé,
    mais je voyais bien qu'il l'admettait difficilement. Malgré ces divergences
    de vue, Olivier, en général, me laissait m'apprêter comme
    je le voulais quand on sortait ensemble en ville. Quant au sexe,
    j'avoue que je restais souvent sur ma faim. Après deux ou trois
    semaines d'absence, Olivier rentrait fourbu de ses longs trajets sur
    les routes. Alors, la chose était vite liquidée. Et je me replongeais
    dans la lecture d'histoires romantiques, où le sexe n'était pas trop
    présent.
    En l'absence d'Olivier, j'allais parfois passer plusieurs jours chez
    ma mère, à Dour, la première petite ville belge après la frontière,
    à dix kilomètres de Bavay. Agée de cinquante-neuf ans, elle était
    veuve depuis peu. Je l'aidais à entretenir sa maison et son jardin.
    C'est d'ailleurs d'elle que tout est parti. Sans avoir jamais imaginé
    comment les choses tourneraient, elle est pourtant à l'origine de
    toute l'histoire.












  • Extrait :
    Carole réfléchissait, assise dans la cuisine, en préparant le repas
    de midi pour Julien. L'adolescent entra, vint s'asseoir en face d'elle,
    lui prit les mains. Elle lut dans son regard une flambée de désir et
    en fut rassérénée. Les yeux du garçon s'abaissèrent sur les cuisses
    de sa mère, légèrement écartées. Elle portait une jupe blanche qui
    mettait en valeur ses jambes bronzées.
    Julien lui glissa la main entre les cuisses, remonta en caressant
    sa peau jusqu'à toucher sa culotte. Elle ferma les yeux, écarta davantage
    les jambes. Elle acceptait tout ce que voulait le garçon, dont
    les doigts frottaient son sexe à travers le fin tissu, glissaient dans la
    fente moite qui se creusait sous le linge délicat. Puis les doigts de
    l'adolescent s'insinuèrent sous l'élastique de la cuisse, gagnèrent
    les replis onctueux, s'enfoncèrent dans la fente comme dans du
    miel, pour enfin la pénétrer, allumer son désir. Elle marmonna
    très vite :
    - Prends-moi ! Prends-moi ! Là, tout de suite !
    Elle se leva. S'appuyant sur la table, relevant sa jupe sur son
    ventre, elle ouvrit les cuisses pour s'offrir à lui. La bite sortie, déjà
    raide, il n'eut qu'à écarter le slip du doigt pour s'enfoncer en elle.
    Pour mieux l'accueillir, elle se renversa sur la table, parmi les couverts
    et les plats. Ce fut violent, brutal ; c'était justement ce qu'elle
    désirait. Elle se sentait prête à tout. Et même, elle se redressa pour
    observer la grosse bite qui la pénétrait à grands coups, allait et
    venait en elle, ressortait brillante de jute féminine, se renfonçait
    dans son con, secouait son corps étalé sur la table. Julien avait pris
    ses jambes sur ses épaules, ce qui le faisait s'enfoncer très loin. Elle
    était trempée ; sa mouille dégoulinait entre ses fesses, se répandait
    sur la table.
    - Maman ! Oh maman ! répétait-il. Qu'est-ce que tu es
    bonne ! Oh, oui, bonne !
    Ces paroles la faisaient jouir encore davantage. Elle était encore
    désirable, et son fils la baisait à mort sur une table de cuisine.













  • Extrait :
    J'avais tout juste vingt ans lorsque mon père m'a
    rappelé auprès de lui, en mai 1932. J'ai quitté la Suisse
    et les bords du lac Léman, où je poursuivais dans un
    pensionnat huppé des études qui n'avaient rien de
    brillant, pour rejoindre le midi de la France. Il venait
    d'y racheter un palace et semblait décidé à relever le
    défi d'une saison d'été.
    Mon père, Henri Vogel, n'en était pas à son premier
    pari. A quarante-neuf ans, il avait toujours le
    dynamisme, l'allant et la haute stature du jeune
    homme qu'il avait été ; une épaisse moustache noire
    lui barrait le visage, soulignant son air déterminé. A
    la mort de ma mère, abandonnant l'Algérie et la
    brasserie familiale, il nous avait entraînés, ma soeur et
    moi, aux Etats-Unis, puis à Genève, s'adonnant avec
    passion à ses affaires.
    Je n'avais pas son sens de la finance ni son inépuisable
    énergie, même si physiquement je lui ressemblais trait
    pour trait. C'est sans doute de ma mère que j'avais
    hérité une certaine nonchalance et une bonne humeur
    méditerranéenne. Mais mon père continuait malgré
    tout à voir en moi son successeur.
    Il était venu m'attendre en automobile à la gare de
    Nice et, tandis que nous roulions vers l'est, sur la basse
    corniche, longeant les criques découpées et les eaux
    bleues de la Méditerranée, il me confia ses projets, sa
    vision. Dans les années vingt, la Côte d'Azur était
    désertée dès le mois d'avril par les Anglais oisifs qui
    s'y abritaient l'hiver. Il en allait désormais tout
    autrement : sous l'influence des Américains, et de gens
    comme lui, la Riviera était en train de devenir
    villégiature d'été autant que d'hiver. Il avait investi
    des sommes énormes dans l'hôtel, qu'il avait rebaptisé
    Imperator, pour en faire un havre de luxe, avec des
    salons obscurs, des boiseries et d'épais tapis qui
    plaisaient à la clientèle russe et britannique. Les
    équipements ultramodernes - réfrigérateurs,
    téléphones - mettraient le palace au standard
    américain. Il tenait à ma présence en qualité
    d'interprète d'abord - une vague inclination pour les
    langues étrangères était tout ce que m'avaient laissé
    mes études - puis, pourquoi pas, comme son bras
    droit.
    Tout en rêvant aux Américaines débauchées et aux
    gracieuses aristocrates qui ne manqueraient pas d'être
    bientôt à mes pieds, je tremblais à l'idée de le décevoir
    encore une fois.




  • Mama Girl

    Jacques de Souabe




    chapitre PREMIER : Toilette intime
    A seize ans, Lisa avait encore l'allure puérile et les formes menues d'une grande gamine. Elle se demandait souvent si c'était pour cette raison que sa tante Aurélie l'habillait et la traitait comme une fillette « un peu attardée ». Ainsi, chaque soir, avant d'aller se coucher, l'adolescente devait se rendre dans la salle de bains pour que sa tante lui fasse sa toilette. Chaque fois, quand elle entrait, le coeur battant, elle trouvait Aurélie face au miroir, occupée à finir de se maquiller. Elle la regardait faire.
    Toujours vêtue d'une robe droite, de couleur sombre, grande, mince, les traits figés en une expression hautaine, Aurélie arborait un regard intimidant. Sa nièce la trouvait belle à cause de son visage encore jeune malgré ses quarante ans et de ses cheveux d'un noir de jais. Ses yeux bleus lui rappelaient ceux de sa mère ; mais, à la moindre contrariété, son regard durcissait et Lisa n'osait pas lui désobéir.
    - Eh bien, qu'est-ce que tu attends ? disait Aurélie d'une voix brève.
    Rougissante, l'adolescente, déboutonnait sa robe, la faisait passer par-dessus sa tête. Sa tante se concentrait sur son maquillage mais, dans la glace, Lisa pouvait voir qu'elle suivait ses mouvements du coin de l'oeil. Elle ôtait ses chaussettes blanches, mortifiée d'exposer ses mollets menus et ses cuisses fluettes. Pendant que sa tante, avec précaution, soulignait d'un trait noir le bord de ses paupières, Lisa enlevait sa chemise de corps. Aurélie hochait la tête.
    - Tes seins n'ont toujours pas poussé. Lisa avait honte de ce qu'elle montrait dans le miroir : protubérances peu marquées, bras grêles, trop longs, épaules osseuses... Tête basse, le coeur battant la charge, elle se résignait à abaisser sa culotte sur ses chevilles. Pendant que sa tante tournait la tête d'un côté et de l'autre pour mettre ses boucles d'oreille, l'adolescente apercevait dans la glace son ventre arrondi, ses hanches proéminentes, les deux pétales roses qui dépassaient de la fente, sous le pubis glabre. (Sa tante l'obligeait à s'épiler depuis qu'elle était pubère, sous prétexte que les poils faisaient moche au bas du ventre d'une jeune fille.)













  • Extrait
    Françoise osait à peine bouger. Elle contemplait
    dans la demi-pénombre le petit nez retroussé de
    Claire, ses lèvres entrouvertes. Elle respirait le parfum
    du corps endormi contre le sien. Elle aurait voulu le
    toucher, s'imprégner de sa chaleur, savourer la finesse
    de la chair qui vivait à côté d'elle. Il ne fallait pas.
    Claire se fâcherait sans doute si Françoise la réveillait
    plus tôt que prévu.
    Au bout de quelques minutes, elle se leva avec
    d'infinies précautions, chercha ses mules à tâtons,
    enfila son peignoir, sortit de la chambre en refermant
    la porte sans bruit. Depuis trois mois qu'elles vivaient
    ensemble, elle s'émerveillait encore chaque jour de la
    beauté de son amie.
    Amoureuse. Voilà, c'était simple. Pour la première
    fois, amoureuse d'une femme. Ce qui lui aurait semblé
    absurde et impossible il y a tout juste un an lui
    paraissait aujourd'hui évident. Elle était amoureuse.
    Claire, si jolie, si attachante, correspondait tellement
    à ce que Françoise avait toujours recherché
    vainement chez les hommes qu'elle l'acceptait comme
    un cadeau. Claire lui avait apporté la gentillesse, la
    complicité. Une certaine stabilité aussi. Sans compter,
    et pourtant elle savait que c'était beaucoup, une plénitude
    sexuelle qui la comblait.
    Françoise entra dans la minuscule cuisine éclaboussée
    par le soleil, brancha la bouilloire, le grille-pain,
    sortit le beurre et la confiture du réfrigérateur, se glissa
    dans le coin-toilette. Elle se sentait encore engourdie
    par leur plaisir nocturne. Heureuse d'une lassitude
    bienfaisante.
    Le peignoir et le tee-shirt tombés, apparut dans le
    miroir un corps mince, nerveux. Un corps de jeune
    fille sportive malgré la quarantaine qui approchait. Une
    peau mate, d'une jolie teinte ocre, remarquablement
    unie grâce aux soins constants et à son hygiène de vie.
    Elle s'examina sans complaisance. Empoigna ses
    seins par-dessous, les pressa. Ils se tenaient encore
    comme à vingt ans. Elle saisit à pleines mains la chair
    de ses hanches, là où la graisse menace, pinça en tirant,
    esquissa un sourire en constatant à quelle vitesse elle
    reprenait son aspect initial. Elle frappa son ventre d'une
    claque sonore, son sourire s'accentua.




  • Vous allez découvrir comment la femme d'un homme politique du Midi qui fait campagne pour la pureté des moeurs va tomber au pouvoir d'un couple démoniaque. La masochiste bourgeoise va se voir contrainte de les prendre à son service comme chauffeur et comme femme de chambre. Et voici les démons dans la maison !




  • Table des matières
    PLa première fois qu’un homme m’a offert de l’argent pour faire l’amour, j’avais dix-huit ans. Je dis qu’il m’a offert de l’argent – ce n’est pas tout à fait exact. Disons plutôt qu’à cette terrasse où je flânais au lieu d’être en cours, il m’a fait comprendre qu’il avait envie de moi et était prêt à me dédommager, de la façon qui me conviendrait.
    C’était au début du mois de juin, à Montpellier, place de l’OEuf, au Riche, un grand café bourgeois qui existe toujours. A moins de cinquante mètres à notre droite, il y avait deux autres cafés, le Yam et le Yabon que fréquentaient surtout les étudiants et où j’avais mes habitudes, mais ce jour-là, la terrasse ombreuse du Riche m’avait tentée, avec ses guéridons et ses chaises laqués de blanc, sa clientèle plus calme, plus cossue, composée en majorité d’élégantes d’un certain âge et de vieux messieurs – les notables de la région.
    Il faisait très beau. Un flux incessant de gens passait, dans un sens ou dans l’autre, des filles qui exhibaient une peau bronzée, des garçons en jeans qui roulaient des épaules ; tous, même les mémés qui sirotaient leur thé, avaient un air d’attente.
    Quoique chauve et un peu gras, l’homme n’était pas désagréable ; il ne devait pas être loin de la soixantaine, ce qui à l’époque me paraissait très vieux. Je ne sais plus sous quel prétexte il m’a adressé la parole, mais j’ai accepté qu’il s’installe à ma table, et naturellement, renouvelle les consommations.
    Ce que je viens de dire pourrait laisser penser que j’étais une fille intéressée, ce qui n’était pas le cas. Simplement, étudiante en lettres, je disposais de peu d’argent, et une invitation était toujours la bienvenue. Je me souviens qu’il se prénommait Adrien. Curieusement, je me rappelle aussi le prénom de sa femme : Lucie. En revanche, j’ai complètement oublié son nom de famille et à peu près tout ce qu’il a bien pu me raconter de sa vie, hormis qu’il avait fini sa carrière comme président de la Cour de cassation de Fort-de- France.

  • Extrait
    CHAPITRE PREMIER
    L’étrange étudiante
    A l’approche de la trentaine, j’occupais un poste de maître-assistant dans une université parisienne. Je disposais de temps, ce qui me permettait d’arrondir mes fins de mois en écrivant des romans érotiques sous pseudonyme.
    Le poste en question offrait un autre avantage : il me donnait l’occasion de côtoyer des étudiantes. Certaines étaient prêtes à accorder leurs faveurs à leurs enseignants en échange d’une bonne note à un examen. A un certain nombre d’autres, le prestige du professeur suffisait.
    Sans rien avoir d’un tombeur, je profitais de ce qui se présentait, mais j’avoue que je réussissais beaucoup moins bien dans l’exercice que certains de mes collègues.
    Je me sentais d’autant plus disponible que je venais de divorcer. Ma relation avec Hélène s’était dégradée quand elle avait appris mon histoire avec une étudiante. Une de ses amies lui avait mis la puce à l’oreille. Hélène décida de me quitter lorsqu’elle découvrit, toujours par l’intermédiaire de sa copine bien intentionnée, un de mes romans érotiques. Je lui avais toujours caché cette face de mon existence, sachant qu’elle aurait du mal à l’admettre. Le livre, qui s’inspirait d’Histoire d’O, mettait en scène une femme soumise.
    Un soir, nous avons longuement parlé ensemble, et Hélène a conclu d’une voix triste :
    — Je ne peux plus vivre avec un pervers dans ton genre.
    Notre séparation s’est passée sans heurts ; le fait que nous n’avions pas d’enfant a encore simplifié les choses.
    Cette année-là, mon élève préférée, Delphine, était une grande brune d’une vingtaine d’années, aux cheveux courts et à l’air studieux. Son visage fin et son corps mince lui donnaient l’air encore plus jeune. Seule ou au sein d’un petit groupe, elle restait souvent à la fin de mon cours : les étudiants désiraient obtenir des éclaircissements sur tel ou tel point obscur d’histoire de la littérature.
    Delphine, silencieuse, attendait, au dernier rang, que les autres soient partis avant de s’approcher de mon bureau. Sa question, qu’elle avait soigneusement préparée, demandait toujours réflexion. Tout naturellement, notre conversation se poursuivait ensuite autour d’un verre, ou au jardin des Plantes, non loin de la fac et de mon appartement.
    J’étais troublé par ses yeux, mais je ne cherchais pas à la draguer pour de bon. Elle savait toujours conserver une imperceptible distance, sensible dans le ton de sa voix, et elle se gardait de me faire la moindre avance.






  • Extrait
    Dès les premières semaines, je menai à Aix une vie de rêve. Bien sûr, je séchais fréquemment les cours à la fac pour passer les après-midi avec Sarah qui ne demandait que ça. Nous prenions un verre à la terrasse des Deux Garçons en papotant et en regardant le flot continu des Aixois déambuler sur le cours Mirabeau.
    Le droit ne me passionnait guère et j'avais envie de m'éclater plutôt que de passer mes soirées plongée dans mes bouquins.
    Mes parents me payaient le loyer de mon studio. Ils étaient généreux, mais pas autant que ce que j'aurais aimé. Sortir et s'amuser, s'habiller coûtent cher. J'étais toujours à court. Je faisais des économies sur le budget de mes repas mais cela ne me permettait pas de m'acheter tout ce dont je rêvais en flânant dans les rues piétonnes.
    Heureusement, Sarah m'offrait parfois des vêtements que je pouvais choisir dans sa boutique. Elle m'apprit à m'habiller.
    - Les femmes doivent mettre en valeur ce qu'elles ont de plus beau. Tu as des jambes superbes, Béa, pourquoi les cacher ?
    Je me souviens du jour où j'ai essayé une jupe en cuir, assez courte, dans sa cabine d'essayage. Sarah a ri en découvrant mes dessous très classiques de petite fille rangée.
    - Les filles de ton âge ne portent plus de culottes Petit Bateau, Béa ! C'est bon pour les adolescentes. Viens, je vais te montrer quelque chose de beaucoup plus sexy pour toi.
    Sarah m'a dirigée vers le fond de sa boutique, au rayon lingerie.
    - Tiens, ma chérie, essaie donc cet ensemble. Le porte-jarretelles, tu le mettras cet hiver, mais la culotte et le soutien-gorge, ça ira pour maintenant. Le slip cachera sans peine ton minuscule triangle de poils ! Je passai une culotte en dentelle noire avec un soutien- gorge à balconnet assorti qui faisait saillir mes seins tout en les maintenant fermement.
    Sarah me fit sortir de la cabine d'essayage et faire quelques pas au milieu du magasin pour me détailler et pour que je puisse m'admirer sur les grandes glaces. J'ai fini par laisser tomber mes vieilles culottes de gamine et ne porter que des dessous en dentelle.

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