Langue française

  • Les ombres

    ,

    • Phebus
    • 18 Février 2015

    Une salle d'interrogatoire à la lumière crue. Une chaise, un bureau. C'est dans ce décor dépouillé que l'exilé n° 214 voit son destin se sceller. Au terme d'un long périple, tête baissée, dos voûté, il demande l'asile. Poussé à l'aveu, il doit, pour obtenir le précieux sésame, revenir sur son passé et sur les raisons qui l'ont contraint à l'errance.
    Lui et sa soeur n'avaient d'autre choix que de fuir leur terre natale mise à feu et à sang par des cavaliers sanguinaires. Effrayés et sans repères, ils ont traversé les forêts, les déserts, les villes et les mers : une véritable épopée peuplée d'êtres aussi mystérieux qu'effrayants, de l'ogre capitaliste au serpent-passeur, des sirènes trompeuses à ces ombres frémissantes et omniprésentes, comme des voix venues de l'au-delà.
    L'odyssée de deux enfants érigés malgré eux en symboles des minorités opprimées luttant pour leur survie et leur liberté.
    Vincent Zabus et Hippolyte livrent avec Les Ombres une fable contemporaine et sensible, onirique et subtile sur l'exil et la condition des réfugiés. Alliant poésie et gravité, le trait d'Hippolyte suit la courbe des émotions des personnages, mêlant la puissance de l'encre à la douceur de l'aquarelle, couleurs lumineuses et ombres saisissantes.

  • Il ne s'agit pas d'une bande dessinée à proprement parler, mais plutôt d'un album d'images
    commentées de conception suffisamment sophistiquée pour rendre compte de tout ce qu'évoque à
    l'imagination (au sens premier du mot) l'aventure psychanalytique.
    L'ouvrage, qui aborde de façon chronologique la vie et l'oeuvre de Sigmund Freud, se veut
    dans la lignée la plus classique du freudisme ; en un mot, loin des déviations à la mode, sans pour
    autant ignorer leur existence.
    Le texte, avant tout pédagogique, est rédigé dans un souci de simplicité et de clarté.
    Le dessin n'en est que plus autorisé à prendre à l'égard du réel (ou prétendu tel) toutes les
    libertés que pareil sujet, ouvert aux fantasmes que l'on sait, implique.

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