• Simplement lui

    Vincent Koch

    " Hugues. Mon meilleur ami. Lui et Moi. Moi et Lui. On se connaît. On ne se quitte pas. On ne se quittera pas. Il me connaît par coeur. Il sait ce que j'ai dans la tête. Pas besoin de parler. Parfois. On se comprend. C'est comme ça entre nous. Fusionnel.
    Une nuit, il est venu s'asseoir dans le lit avec moi. Il s'est endormi en parlant avec moi. J'ai rejoint Morphée aussi. Bien après. Au petit matin.
    Au réveil. Nous étions l'un contre l'autre. Les bras de l'un entourant ceux de l'autre. Je l'ai trouvé beau. Je lui ai dit merci. Et un je t'aime est parti. Seul. Non voulu. C'est vrai que je l'aime. Il est plus qu'un frère. Je n'en ai pas. Plus qu'un père. Le mien n'est jamais là. C'est pas difficile de le remplacer. Il est plus que tout. Il m'a regardé. Sereinement. Il m'a dit : " Je t'aime aussi, petit con. " Il ne l'avait pas mal pris. Il était toujours là. Pas d'ambiguïté. Il a compris mon message. Tant mieux.
    On s'est dérobé. Décacheté. Avec nos érections matinales. On avait l'air de deux homos. Pas nous. Putain. "

  • Trente-Trois

    Vincent Koch

    Trente-Trois Vincent Koch Vincent est recruté en Bretagne pour un poste qui le fait voyager très souvent outre Manche. Hugues accepte de le suivre mais doit se reconstruire une vie sociale et professionnelle. Il est enfin recruté dans une entreprise de la région et devient l'adjoint de Morgan, un charismatique chef de développement. Une attirance électrique s'empare des deux hommes. Aucun d'eux ne cherchera à résister à l'autre, Hugues, lui, est de plus en plus excédé par les absences répétées de Vincent.

    Vincent ? Morgan ? Les deux ? Devra-t'il faire un choix ou laissera-t-il ses deux hommes le faire à sa place ?

    Vincent Koch est l'auteur de Simplement Lui, mettant également en scène Vincent et Hugues et Le Coeur fou Retrouvez tous nos titres sur http://www.textesgais.fr/

  • Le coeur fou

    Vincent Koch

    Le Coeur fou de Vincent Koch - Qui est l´objet de tes fantasmes ?

    - Martin !

    - Quoi ?

    - Martin !

    - Martin ?

    - On pourrait le réaliser ensemble ?

    Sophie, la femme de Jérémie, connaît les penchants de son homme pour les beaux mecs. Et Martin, le meilleur ami de Jérémie, en est un. Pas sûr toutefois que l´idée de coucher avec lui et e le partager avec sa femme ne lui convienne. D´autant plus que Jérémie a rencontré Camille :


    Quand je suis sorti de ma cabine, Camille se coiffait. Il m´a souri. Je me suis retrouvé con. J´ai prétexté avoir oublié mon gel chez moi et ai fait de même. Tout contrôler. Je n´allais pas non plus l´emmener boire un café les cheveux en bataille, encore humides de mon passage dans le grand bain chloré.

    Pas question de ne ressembler à rien !

    Le garçon n´est pas farouche. Il me parle comme si nous nous connaissions depuis toujours, sans retenue. Pour l´instant, ce jeune homme me donne une bonne image. J´aurai bien le temps de découvrir les choses qui ne vont pas chez lui.

         

  • La loi « Royer » devait protéger les petits commerçants et favoriser un aménagement harmonieux du territoire.
    Aucun de ces objectifs n'a été atteint, mais encore, alors que les pouvoirs publics ont de longue date la claire conscience de sa faillite, le régime établi en 1973 a été conservé jusqu'à aujourd'hui.
    L'État a systématiquement tranché en faveur de la grande distribution.
    Les dégâts en sont immenses, c'est notre modèle social qui est ravagé.

  • Chaque année, en France, le développement de projets d'activité commerciale, d'infrastructures de transport et de logements détruit environ 100 000 hectares de terres agricoles ; les sols « artificialisés » recouvrent 9,3 % du territoire. Ils ont augmenté de près de 70 % en trente ans. L'équivalent d'un département disparaît tous les dix ans sous le béton... Pourtant les grands projets, dont on peut douter qu'ils servent le bien-être public, ne cessent de se multiplier. Outre le très symbolique aéroport de Notre-Dame-des-Landes, on pourrait citer : la ligne ferroviaire Lyon- Turin, le barrage de Sivens, le Center Parcs de Chambaran, la « ferme des mille vaches » de Roybon, l'incinérateur d'Échillais... et la liste s'allonge sans cesse. Tout cela avec l'adhésion aveugle des élites politico-économiques, qui sous prétexte de croissance interdisent tout débat, aux profits des grands groupes de BTP. La mobilisation citoyenne se heurte bien souvent à l'application du droit qui n'est que l'habillage de l'adhésion du juge à l'idéologie du progrès, quand il ne recouvre pas des intérêts parfois plus troubles. Ce recul constant des libertés publiques et individuelles et la confiscation progressive de l'espace public suscitent de plus en plus une prise de conscience du citoyen proposant un modèle alternatif à celui de l'État.

  • Un  réquisitoire  implacable  contre  le  traitement  de  faveur  réservé  par  la  Justice  aux  responsables  politiques Nous  ne  sommes  pas  tous  égaux  devant  la  Justice.  En  général,  les  tribunaux  font  preuve  d'un  réel  laxisme  quand  les délinquants  sont  des  hommes  politiques.  La  méthode  retenue  par  les  magistrats  pour  aboutir  massivement  à  l'innocence de  l'homme  politique  n'a  jamais  été  étudiée  jusqu'ici.
    Ce  livre  montre  que  ces  décisions  de  justice  résultent  d'un  raisonnement  juridique  qui  n'a  de  rigoureux  que  l'apparence.
    Chaque  phase  de  la  procédure,  de  l'engagement  des  poursuites  à  la  décision  prononcée  par  la  juridiction,  est  illustrée  par le  traitement  d'une  affaire  ayant  eu  un  fort  retentissement  médiatique  (Boulin,  la  Mnef,  les  faux  électeurs  de  Paris,  les HLM  des  Hauts-­-de-­-Seine,  les  lycées  d'Île-­-de-­-France,  l'Angolagate,  Karachi,  Clearstream,  etc.).  Rares  exceptions,  les traitements  sévères  touchent  des  hommes  qui  se  sont  opposés,  au  sein  d'un  même  camp  politique,  au  pouvoir  présidentiel (Carignon,  Pasqua,  Villepin...).
    Ce  qui  guide  les  magistrats  est  d'une  part  la  conviction  que,  pour  maintenir  l'ordre  social,  il  convient  que  les  citoyens  ne doutent  pas  de  la  probité  des  hommes  qui  les  servent...  et  d'autre  part  leur  carrière.  Ceux  qui  atteignent  les  plus  hautes fonctions  judiciaires  ont  su  prendre  les  «  bonnes  »  décisions  dans  leurs  fonctions  précédentes.  À  l'inverse,  les  juges  les  plus opiniâtres  qui  n'écoutent  pas  les  conseils  de  la  hiérarchie  vont  au  devant  des  ennuis  (Halphen,  de  Montgolfier,  Van Ruymbeke...).
    En  préservant  l'avenir  de  nombre  d'hommes  politiques  par  des  peines  très  inférieures  à  la  normale,  non  seulement  les magistrats  conduisent  les  Français  à  désespérer  du  personnel  politique  dans  son  ensemble,  mais  également  de  leur  Justice.
    Ce  livre  appelle  à  un  sursaut,  la  condamnation  effective  des  coupables  paraît  indispensable  pour  donner  crédit  à  la  relaxe des  innocents  et  plus  généralement  redonner  aux  Français  confiance  dans  leurs  institutions.

  • Le 4 juillet 2003, seulement quelques minutes après l'arrestation d'Yvan Colonna, en fuite depuis quatre ans, le ministre de l'Intérieur et futur candidat victorieux à l élection présidentielle interrompait une réunion publique pour annoncer que «l'assassin» du préfet Claude Erignac venait d'être arrêté.

    À cet instant, le ton du procès qui devait suivre est donné. Il ne variera pas. Le procès d'Yvan Colonna est un procès politique et il sera condamné non pas parce que l'enquête de la police, et à sa suite l'instruction, auront permis de démontrer sa culpabilité, mais uniquement parce que l'Etat n'a pas trouvé d'autre coupable.

    L'auteur déconstruit le procès d'Yvan Colonna, de la scène du crime à sa condamnation. Il examine les faits établis et les zones d'ombre de la procédure, expose les irrégularités commises et les insuffisances de l'accusation : l'absence de reconstitution, les petits arrangements avec les preuves, les alibis et les témoins. Et, finalement, ce sont les lacunes de la justice elle-même qu'il pointe du doigt.

  • Le notariat, véritable oligopole, est devenu progressivement non pas un Etat dans l'Etat mais un Etat au-dessus de l'Etat. Les notaires opèrent aujourd'hui un véritable dévoiement du statut d'officier public à des fins purement mercantiles. Il existe un triangle d'or reliant le notariat latin, les hommes politiques et l'Etat. En contrepartie des services rendus à la classe politique, l'Etat, qui a renoncé à contrôler la profession notariale mais lui assure une protection indéfectible, rend par là même possibles toutes les dérives. Ce manifeste examine toutes les facettes de la profession et révèle comment la présence du notariat latin dans un pays est un puissant vecteur de corruption de celui-ci. Seul le maintien de ses privilèges, hérités d'un autre temps, offre au notaire la possibilité de gagner 20 000 euros par mois en moyenne au détriment du respect des règles de droit, de leurs clients et plus généralement de la collectivité. Du notariat, il est désormais plus qu'urgent de supprimer le statut et de retrouver le service.

  • Les informations nécessaires aussi bien à l'organisation et au bon déroulement de la concertation et de l'enquête publique qu'à la rédaction de l'étude d'impact, avec le texte intégral des dispositions législatives et réglementaires.

  • Philippe El Shennawy, est l'un des rares, sinon le seul prisonnier français, condamné à perpétuité en absence de preuves, alors qu'il n'a pas de sang sur les mains. Il a été condamné le 28 janvier 1977 à la réclusion criminelle à perpétuité pour un braquage spectaculaire qu'il a toujours nié avoir commis. Il avait vingt-trois ans. Libéré sous condition une première fois, il brave une interdiction de séjour.
    Emprisonné pour rupture de ban, il est enfermé dans un hôpital psychiatrique dont il s'évade... Repris et jugé pour de nouveaux délits, il est encore condamné. Agé aujourd'hui de cinquante-neuf ans, il aura passé trente-sept ans derrière les barreaux. S'il purge la totalité de sa peine, il sera libéré en 2032, âgé de soixante-dix-huit ans, dont cinquante-six en réclusion. Chacune de ses condamnations est formulée avec une extrême sévérité dont l'addition aboutit à une peine d'élimination.
    Le cas d'El Shennawy est l'exemple même d'une justice excessive, qui dans son fonctionnement normal oublie parfois que derrière les articles de la loi se tiennent des êtres humains. Préface de Tzvetan Todorov, essayiste, philosophe et historien français d'origine bulgare. Postface de Paul Pavlowitch, écrivain et journaliste.

  • Trois-quarts de Toulousains venus d'ailleurs, 20000 nouveaux venus chaque année : l'aire urbaine toulousaine est celle qui se développe le plus vite en France. Toulouse ville rose, où l'on parle rugby, où l'on cultive l'accent, où l'on mange du cassoulet, où l'on s'ensoleille aux terrasses... certes. Mais aussi terre d'accueil des Italiens antifascistes, des républicains espagnols, des rapatriés d'Afrique du Nord, des immigrés portugais et maghrébins, des étudiants africains, des réfugiés afghans, des Allemands d'Airbus ou des Parisiens en quête de qualité de vie. Dans cet ouvrage, Mouss, le chanteur de Zebda, Guy Novès, l'entraîneur du Stade toulousain, ou Kader Arif, député européen, témoignent d'une diversité active. Au fil des rencontres, se dessine le portrait d'un village-monde, où le vivre ensemble n'est pas un vain mot, une ville à découvrir, au fil de promenades au coeur de la Toulouse arabe, latino ou anglo-saxonne. Pour tous les nouveaux venus, parfois un peu perdus, pour tous les anciens en quête d'un oeil neuf sur leur ville, une plongée dans la Toulouse d'ailleurs, la Toulouse d'aujourd'hui.

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