• À travers 14 histoires-portraits de ces institutrices et instituteurs, Remedium, dessinateur et lui-même enseignant, nous fait prendre conscience de la crise de la profession et réalise un précieux travail de mémoire pour que ces morts n'aient pas été vaines.

    Ainsi, il relate la descente aux enfers de Christine Renon, directrice d'une école maternelle à Pantin, qui s'est suicidée le 21 septembre 2019, combattive, impliquée et passionnée mais épuisée et découragée par un système déshumanisant. Ou encore l'histoire de Jean Willot, professeur à Eaubonne qui s'est suicidé après qu'une famille de son établissement a déposé plainte contre lui pour « violences aggravées ». Le quinquagénaire avait de son côté expliqué avoir seulement puni verbalement l'élève qui traînait sur les marches d'un escalier.

    Remedium, de son vrai nom, Christophe Tardieux, est professeur des écoles dans la ville de Tremblay-en-France en Seine-Saint-Denis et dessinateur. Il est déjà l'auteur de plusieurs bandes dessinées : Les Contes noirs du chien de la casse, L'enfant qui ne voulait pas apprendre à lire, Adama, l'étrange absence d'un copain de classe, Titi Gnangnan, Obsidion, chronique d'un embrasement volontaire.

  • L'arbre à palabres

    Remedium

    Planté il a plus de huit cents ans, le vieux baobab raconte son histoire. Tout un village s'est bâti autour de lui et il est devenu l'arbre à palabres, au pied duquel les femmes et les hommes se retrouvent, rient, discutent et prennent les décisions importantes.
    Symbole de la liberté de parole, il est le principal ennemi de sinistres personnages qui, un jour, décident d'attaquer le village pour le précipiter dans la nuit.

  • L'enfant qui ne voulait pas apprendre à lire pose la difficulté, parfois invalidante, de l'accès à la lecture pour un certain nombre d'enfants. Remedium, instituteur en primaire, en sait quelque chose. Sa forte envie de donner à ses élèves les moyens de réussir, a donné naissance à cette belle histoire où l'enfant qui ne voulait pas apprendre à lire trouvera la motivation. Magnifique élan pour l'avenir.

  • Dans la classe de CM1, on s'interroge:Adama est absent et ce n'est pas dans ses habitudes! Ses camarades se rendent compte que sa présence leur manque. Mais après plusieurs jours, c'est l'inquiétude qui s'installe: Adama ne revient pas et personne n'a de nouvelles... à part les enseignants. Quelque chose de grave s'est visiblement passé et tous les élèves vont se mobiliser pour venir en aide à leur ami.

  • Au travers de sept histoires indépendantes, mais liées entre elles par diverses interactions et formant un tout, les "Contes noirs" se proposent d'offrir une vision froide et sombre d'une cité de banlieue, hantée plus qu'elle n'est habitée par sa jeunesse. Chacun des sept contes est basé sur des faits réels, ayant pour cadre la cité des Tilleuls, au Blanc-Mesnil (93), et permet d'aborder un thème différent : la rédemption, la politique, la place des femmes, la spirale de la violence, le poids de la religion...

    D'un point de vue stylistique, les Contes noirs s'attachent à aborder l'aspect social à l'échelle d'individus lambdas, en proie à la difficulté de leur quotidien. Pour ce faire, l'écriture embrasse le pas de la jeunesse désoeuvrée qu'elle décrit, utilisant son langage tout en la littératurant. Des jeux de mots et des contraintes textuels viennent apporter un éclairage particulier aux dessins et à l'action.

    Le titre « Les Contes noirs du chien de la casse » est une référence ironique aux « Contes rouges du chat perché », de Marcel Aymé, ouvrage dans lequel l'auteur dépeignait le quotidien de deux fillettes à la campagne, se liguant parfois contre les adultes.
    Les Contes noirs se veulent une vision désabusée, moderne et urbaine de la jeunesse de banlieue, qui a perdu l'innocence qui pouvait exister dans les histoires de Marcel Aymé.

  • Cas de force majeure Nouv.

  • Clichy-sous-Bois. 27 octobre 2005. Efrayés par l'arrivée de la police, deux adolescents n'ayant rien à se reprocher se réfugient dans le local d'un transformateur et meurent électrocutés. Aussitôt, la ville s'embrase, et le reste de la banlieue avec. La révolte se développera au point de provoquer l'instauration de l'état d'urgence, pour la première fois depuis la guerre d'Algérie. Pris entre deux feux, émeutiers contre policiers, révoltés contre politiciens, l'auteur, habitant de cette zone devenue soudain zone de guerre, s'est réfugié dans l'écriture de cette bande dessinée vraie, vrai témoignage. Son regard, sa sensibilité, nous donnent à voir, de l'intérieur de ces cités, la révolte et la rage des émeutiers, comme les bons citoyens se mobilisant en milices. Six ans après, il a voulu que s'exprime ici le point de vue des sans voix, loin des logorrhées caricaturales des médias et des politiques.

  • Adam. l'attraction du pire Nouv.

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