• L'homme au bras d'or

    Nelson Algren

    C'est en prison, à chicago, que nous lions connaissance avec les deux héros de ce roman, frankie machine, dit la distribe, et le piaf, dit le voyou.
    La distribe est donneur de cartes dans un tripot clandestin ; il a le coup de poignet facile, il est l'homme au bras d'or. ancien g. i. , il vit dans un hôtel minable avec sa femme, clouée dans une petite voiture à la suite d'un accident d'auto. frankie, responsable de l'accident, se sent l'obligation morale de subvenir aux besoins de l'infirme, alors qu'il ne l'aime plus. il ne s'aime pas non plus lui-même ; il n'aime pas sa vie ; et cherche l'oubli et la délivrance dans la drogue.
    Plusieurs fois, il croit avoir triomphé de son vice, mais il y revient toujours, et la drogue finira par le perdre.

  • «-C'est qu'un pauv'vieux qu'sa bonne femme l'est clamsée, dit de Fitz Linkhorn le plus finaud des deux; l'a plus de gonzesse, c'est ça qui l'a rendu dingue.
    -L'est tellement contrariant c'gars-là, dit le moins futé, qu'si on foutait sa carcasse à la flotte, a'remonterait l'courant toute seule.
    Fitz n'avait pas de mots pour ce qui lui avait aigri le coeur. Mais chaque matin en s'éveillant il se sentait refait, et chaque soir il s'endormait en se disant qu'on l'avait encore eu.».

  • Ce récit est un classique aux États-Unis. La ville de Chicago est considérée comme un être vivant. Cet essai resserré, au lyrisme puissant, montre une ville laissée aux prostituées, aux gangsters et aux politiciens corrompus. En même temps, c'est un chant d'amour incomparable. Si le livre a paru en 1951, il n'a rien perdu de sa force. Certes la ville a changé, mais cette évocation reste l'une des plus appréciées à ce jour. Sans doute une des raisons qui expliquent le mieux cette popularité est la cristallisation du dilemme principal de Chicago : d'un côté la beauté de la ville, de l'autre sa violence extraordinaire ; son énergie exceptionnelle d'une part et sa brutalité cupide d'autre part. Cette tension qui perdure dans cette immense cité, la troisième ville des États-Unis, est au coeur du projet littéraire d'Algren, qui en a fait un portrait digne de Goya ou de Baudelaire.
    Considéré par certains critiques (Studs Terkel) comme le meilleur livre sur Chicago, cet essai prend place à côté des grands romans de Nelson Algren.

  • " Un magazine m'avait chargé d'écrire quelque chose sur Rubin "Hurricane" Carter, le champion de boxe poids moyen, et sur son procès pour homicide volontaire.
    Il me semblait qu'il y avait erreur judiciaire. Ce que j'ai écrit a pris peu à peu la forme d'un livre. " Tricoté comme le diable est de l'Algren à l'état pur, avec ses imperfections, avec ses passages où sa prose frappe à grands coups. L'art avec lequel il transforme le fait réel en fiction apparaît immédiatement (...). Pour ceux d'entre nous qui ne sont pas familiers des tribunaux et des prisons sinistres, des hôtels borgnes, des individus qui vivent dans les peaux noires et brunes d'un monde blanc, Algren garde sa capacité de choquer et d'indigner.
    On ne voudrait pas passer une nuit dans certains des endroits qu'habitent ses personnages, et où lis ne devraient pas être obligés de vivre si leur existence n'était pas aussi désespérée. Mais on sent bien qu'il ne s'agit pas que d'invention pure et simple. Et si l'auteur a voulu nous forcer à regarder l'injustice qu'il voyait dans les obscurs recoins de l'American Way, Tricoté comme le diable " remue la boue" et appartient à une tradition littéraire forte.
    Extrait de l'avant-propos de Herbert Mitgang

  • Dove Findhom is a naive country boy who busts out of Hicksville, in pursuit of a better life in New Orleans. Amongst the prostitutes, bootleggers and hustlers of the old French Quarter, he finds only hopelessness, crime and despair. His quest uncovers a harrowing grotesque of the American Dream. This book has inspired Lou Reed's famous song.

  • Un meublé dans la pénombre rassemble en six parties et par ordre chronologique des fictions, des essais, des poèmes de Nelson Algren parus parfois dans des magazines mais jamais rassemblés dans aucun recueil, notamment un récit sombre, ambitieux, longtemps inachevé, « Le piège », et un chef-d'oeuvre inédit « La chambre sans lumière »... L'ensemble lève le voile sur les obsessions et sur l'existence d'un homme devenu aujourd'hui une sorte de conscience de la démocratie américaine.
    Politiquement de gauche, rangé du côté des plus démunis, faisant de la violence sociale l'un de sesthèmes de prédilection, Algren est le modèle de l'auteur engagé. La vocation de l'intellectuelécrivain est claire à ses yeux : il doit se tenir auprès des malheureux, ne jamais faillir à sa tâche car ses contemporains ont besoin de lui. Son oeuvre est un cri d'alarme. Ainsi, ses personnages préférés sont des antihéros : prolétaires, marginaux, drogués, joueurs de poker, boxeurs, prostituées, voleurs ou sans-abri, tous admirables parce qu'ils ont su garder leur vitalité, leur parler vrai, leur obstination à vivre. Aux yeux d'Algren, c'est dans la pauvreté et le sacrifice des richesses matérielles que l'homme parvient à se dépasser. L'écrivain est l'égal de ses personnages, un exclu, un « clochard céleste ». Il est aussi un visionnaire. C'est pourquoi, avec Un meublé dans la pénombre, oeuvre multiforme et critique déjà porteuse des thèmes de la Beat Generation, au style plein d'humour, aux intrigues situées dans les bas-fonds de Chicago, Algren nous touche et s'adresse aux lecteurs de notre temps. Ici, chaque texte est unique, irremplaçable et ajoute à notre connaissance d'un grand écrivain américain - mais aussi de l'Amérique, et du coeur humain.

  • Un fils de l'amerique

    Nelson Algren

    • Rocher
    • 15 Mars 1994

    Editions du Rocher, 22.5*14.5 cm, 377 pages

  • The Man with the Golden Arm tells the story of Frankie Machine, the golden arm dealer at a back street Chicago gambling den. Frankie reckons he's a tough guy in the Chicago underworld but finds that he's not tough enough to kick his heroin addiction.

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