• Anglais Toiletmartin paperparr

    Maurizio Cattelan

    • Damiani
    • 6 Septembre 2019

    Le calendrier mural ToiletMartin PaperParr 2020 rassemble des photographies issues de la collaboration entre Toilet Paper (Maurizio Cattelan and Pierpaolo Ferrari) et le photographe britannique Martin Parr, constituant la suite attendue du numéro spécial du magazine ToiletMartin PaperParr.

  • Rétrospective de l'exposition historique de Maurizio Cattelan au Guggenheim New York dans un coffret extraordinaire rassemblant divers éléments. Photos de Pierpaolo Ferrari.

    A l'occasion de son exposition rétrospective au Guggenheim New York fin 2011, Maurizio Cattelan a stupéfait le monde de l'art en annonçant sa retraite artistique, déclarant qu'il se consacrait dorénavant à son projet éditorial Toilet Paper. Pour cette exposition définitive, Cattelan a choisi, dans un geste spectaculaire, joyeux et irrévérencieux, de suspendre la quasi-totalité de ses oeuvres, y compris les plus monumentales, dans l'espace central du Guggenheim. Une manière pour l'artiste d'achever l'entreprise de décontextualisation qu'il mène depuis plus de vingt ans en l'appliquant à ses propres oeuvres : accrochées au plafond de la célèbre rotonde moderniste de Frank Lloyd Wright, visibles depuis la rampe laissée vide, toutes les pièces apparaîssent au même niveau, sans hiérarchie (le pape à égalité avec le cheval suspendu, ou avec le squelette de chat géant...), formant ainsi une nouvelle oeuvre unique.
    Le coffret Maurizio Has Left the Building documente l'installation dans un format à sa (dé)mesure. Rassemblant des photographies couleur (gros plans des oeuvres et vues d'ensemble) réalisées par Pierpaolo Ferrari - l'associé de Cattelan pour Toilet Paper -, reproduites sur de grandes pages libres, d'une série de dessins de Matteo Nuti et d'un texte de Caroline Corbetta, cette publication hors normes rend compte des multiples dimensions de cette exposition historique.

  • Le calendrier mural ToiletMartin PaperParr 2019 rassemble des photographies issues de la collaboration entre Toilet Paper (Maurizio Cattelan and Pierpaolo Ferrari) et le photographe britannique Martin Parr, constituant la suite attendue du numéro spécial du magazine ToiletMartin PaperParr.

    Fondé en 2010 par Maurizio Cattelan et le photographe Pierpaolo Ferrari (Le Dictateur), Toilet Paper est un magazine sans équivalent. Dans le sillage de Permanent Food et de Charley, les projets cultes de Cattelan, Toilet Paper, mi-livre d'artistes, mi-magazine, interroge notre obsession contemporaine pour les images en explorant nos désirs et pulsions les plus indicibles. Constitué exclusivement de photographies, dont chacune est minutieusement construite au sein d'un environnement mental spécifique, Toilet Paper pervertit les codes de l'iconographie médiatique, empruntant à la mode, à la publicité, au cinéma, combinant photographie commerciale, récits visuels tordus et imagerie surréaliste pour créer une série de tableaux saisissants, mélanges de normalité dérangeante et de troublante ambiguïté, devant lesquels l'effroi se mêle au plaisir visuel. oeuvre d'art en tant que telle, Toilet Paper interroge aussi, de par l'accessibilité du format magazine et une large distribution, la nature et les limites du marché de l'art contemporain.

  • The word ìappropriateî can have two very different meanings de- pending on whether it is used as an adjective or a verb. In the case of Permanent Food, artist Maurizio Cattelan and Paola Manfrin's periodical of pilfering, it is the active usage of the word, and only the active usage, that is appropriate. Bound together in each issue is a thoroughly bewildering, amusing, grotesque and blase selection of images culled from anywhere, everywhere and nowhere: a German electrical company's ad featuring Tom and Jerry; a trash-strewn airplane interior; a naked fashion model with wide tan lines; a detail of a Victorian dummy; ìsuper-techî eyelashes by MAC; a naked woman with her toes in a skeleton's eye and nose sockets; a Mapplethorpe photograph of two leather men; a sweet ceramic puppy; a snow field; a crashed VW beetle; and much, much more. You can't even imagine how much more.

  • Libre de toute révérence indue, Maurizio Cattelan débusque des réalités de la vie contemporaine en inventant des images décalées comme issues d'univers parallèles. Depuis plus de 15 ans, l'artiste joue du ressort de l'ambiguï;té, créant des situations fondées sur le détournement, l'insubordination et l'usurpation symbolique : figures renversées de policiers transformés en « perdants » (Frank and Jamie, 2002) ; sigle d'Hollywood coiffant les ordures d'une décharge sur les collines de Palerme (Hollywood, 2001) ; image de l'artiste en voleur, surgissant dans les salles du Museum Boijmans (Untitled, 2001) ou en jeune garçon sur un tricycle, à la dernière Biennale de Venise (Charly, 2003). Tout récemment à Milan, Untitled (2004) dépeint l'enfance, victime d'un rituel cruel et hallucinatoire. Affrontant les drames de l'Histoire dans son portrait d'Hitler priant (Him, 2001) ou l'autorité « suprême » du pape s'effondrant sous l'effet d'une météorite (The Ninth Hour, 1999), Maurizio Cattelan court-circuite les interprétations et engage le public à revisiter de fausses évidences par la fulgurante pertinence d'une image « autre ».

    Son intervention à Paris (Now, 2004) invite à un rite funéraire collectif. L'artiste livre l'une des plus célèbres figures de notre temps au moment de son anéantissement. Réflexion sur le problème irrésolu du pouvoir et de l'utopie, cette oeuvre, entre réalité et fiction, fait rejaillir un personnage de l'histoire entré dans la légende.
    Dans le cadre monumental de la Chapelle des Petits Augustins, élevée en 1617 et habitée sous la Révolution - alors premier musée de sculpture comparée - par le souvenir des rois de France, Maurizio Cattelan met en scène l'épilogue d'un moment de la démocratie. Cérémonie cathartique, Now propose de faire le deuil - le corps de John Fitzgerald Kennedy n'ayant jamais été exposé - de ce que fut la perte d'un idéalisme. « Requiem d'un rêve », Now fait ressurgir le fantôme d'un mythe. Sans posture morale ou idéologique, cette installation synthétise une présence inconsciente et collective, dont l'émergence - quasi iconique - fait choc.

  • Organisé par Maurizio Cattelan, Myriam Ben Salah et Marta Papini, Shit and Die explore la condition humaine et ses tourments, avec un éventail d'artistes visuels établis et émergents tels que Davide Balula, Guy Ben-Ner, Petrit Halilaj, Dorothy Iannone et Yan Pei-Ming, Carol Rama, Jim Shaw et Andra Ursuta.

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  • ÿþ " Ce livre constitue un document exceptionnel. Réalisé à partir d'entretiens directs menés sur une période de deux ans avec Catherine Grenier, il dévoile les éléments les plus importants de la vie et de la carrière de Maurizio Cattelan. Les traumatismes de l'enfance, l'émancipation précoce, l'aspiration radicale à la liberté, la rencontre avec l'art, la peur de la perte et de l'échec, l'obsession de l'image, la multiplication des rôles, la présence singulière au monde, l'art de provoquer ou de dérouter : l'artiste se livre au travers d'un récit extrêmement personnel et original. Ces entretiens sont pour Cattelan un nouveau " saut dans le vide " : après des années de silence, l'artiste prend la parole et parle sans détour ni ironie au moment où il envisage de mettre un terme à ses activités de plasticien.

    " Maurizio Cattelan est un artiste contemporain. Il est né à Padoue en 1960 et vit à New York.Catherine Grenier est directrice-adjointe du Musée national d'art moderne, centre Pompidou. Elle connaît Maurizio Cattelan depuis 1997 et a réalisé deux projets avec lui : Abracadabra (exposition collective) à la Tate Gallery (1999), installation de L'arbre, forum du Centre Pompidou, 2000. Elle est l'auteur d'un livre d'entretiens avec Christian Boltanski, La vie possible de Christian Boltanski (Seuil 2010) et d'un essai sur l'art contemporain, La Revanche des émotions (Seuil, 2008).

  • Marianne Vitale (*1973 East Rockaway, USA) présente des sculptures plus hautes que nature en acier dont l'origine ferroviaire est visible, formant des groupes avec des installations qui occupent l'espace, notamment un bar en bois du Far West dont le bas porte encore les traces des usagers. À l'arrière du bar, d'étranges masques de plâtres sont exposés sur un fond noir, leurs traits exprimant un mélange d'épouvante et de rire. Son troisième groupe consiste en surfaces, notamment d'anciens toits de goudron rafistolés qu'elle appelle toits ou « Shingle Paintings ». Cette oeuvre énigmatique jette une nouvelle lumière sur la grande épopée américaine et son échec. L'artiste en disperse l'étrangeté dans son texte « Rituels de transformation dans la grande zone frontière » où elle rappelle que les femmes dans l'Amérique de la conquête de l'Ouest n'avaient pas le droit de se tenir aux fours de fusion des métaux lorsqu'elles avaient leurs règles ; ce qui explique l'expression idiomatique du Wisconsin selon laquelle « les scories coulent comme les règles d'une femme » pendant la fusion.

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