• L'Atelier du scénariste examine l'écriture pour le cinéma, du point de vue du métier comme de la création. Le métier, c'est la maîtrise d'un langage particulier, et l'utilisation de principes narratifs souvent méconnus. La création, c'est la dimension personnelle, à la fois originale, féconde et universelle, que certains scénaristes parviennent à apporter, malgré les contraintes du genre. On découvrira ici comment rédiger un synopsis et une continuité dialoguée, comment concevoir un protagoniste, comment distinguer l'épaisseur d'une histoire de la simple trame du récit.
    Cet ouvrage examine le cas d'une adaptation, il veille à distinguer le protagoniste du héros et l'antagoniste de l'ennemi, précise la fonction de la voix off et les ressources du flash back, révèle qu'un prologue peut contenir le secret d'un film tout entier - et bien d'autres choses encore. Il fournit aussi des conseils aux jeunes scénaristes, un plan de travail pour les enseignants, et des aperçus sur le rapport entre le scénario et la vie.
    Des exemples nombreux - puisés dans les films classiques de Billy Wilder et Jean-Pierre Melville, dans Le Mépris et Le Satyricon, mais aussi chez Pedro Almodovar, Clint Eastwood, David Lynch et Jacques Audiard, ou dans les exploits d'Indiana Jones et de Spiderman - enrichissent cet essai qui remet l'écriture au centre du processus de création. Professeur de scénario à la Sorbonne et à l'Université libre de Bruxelles, Luc Dellisse se passionne pour la littérature autant que pour l'enseignement.
    Aux Impressions Nouvelles, il a déjà publié deux essais, L'Invention du scénario et Libre comme Robinson, et quatre romans : Le Jugement dernier, Le Testament belge, Le Professeur de scénario et Les Atlantides.

  • Comment organiser son existence, dans un monde où la surveillance et la visibilité involontaire ont fait tant de progrès, où l'autonomie des choix et de l'usage de ses biens est fortement réduite, et où le totem de la liberté se substitue de plus en plus à la réalité que ce mot recouvrait ? Comment mener réellement sa barque, dans ce premier quart de la nouvelle ère, pour jouir de la plus grande maîtrise possible des décisions qui concernent notre avenir, notre liberté et notre bonheur ?

  • Le scénario est-il un art ? Le scénario est-il une technique ? Peut-on écrire sans scénario ? Suffit-il de raconter une histoire pour être scénariste ? Peut-on transmettre aussi des émotions et des secrets ? Un scénariste est-il un écrivain ? Le livre de

  • Ce livre met en scène des rencontres, des nuits, des chambres, des morsures, des pleurs, des baisers, des corps nus, des appels, des taxis, des vitres, des escaliers, des beaux visages, des mensonges, des jouissances rapides, des parfums qui flottent longtemps, des regrets, des moments de douceur inattendue, des draps tordus comme des lianes, des mains serrées, des regards qui se détournent et qui se perdent. Toute la vie du héros tourne autour d'un point unique qui est l'amour. Toutes les femmes qui sont évoquées semblent atteintes de la même et funeste folie. Le plaisir n'est rien. L'espérance n'est rien. Le bonheur n'est rien. Ce n'est pas cela qu'ils cherchent, mais autre chose, qui les brûle même s'il n'existe pas. À la fois carnet amoureux, journal d'une guérison impossible, tableau de moeurs modernes, « l'Amour et puis rien » est aussi une enquête menée à l'envers pour remonter à la source des passions. C'est un roman qui raconte comment une vie consacrée à un but unique, poursuivi en dépit de tout, finit toujours par récolter quelques fruits d'or. Le narrateur ment : il prétend n'être qu'un amoureux. Il est probable qu'il n'est qu'un écrivain.

  • Le cercle des îles

    Luc Dellisse

    • Cormier
    • 16 Octobre 2020

    Les îles sont fertiles en aventures. Elles font scintiller les facettes d'une existence sortie de ses gonds - voyages, rencontres, pièges, amours, périls. Elles combinent au grand jour le voir et le non-voir. Elles permettent de faire le tour du monde sans perdre le fil.
    Malte, Porquerolles, Belle-Île, Manhattan, la Sicile, les Cyclades et tant d'autres, viennent coexister avec les terres intérieures, dans une exploration méthodique de l'enchantement insulaire.
    À travers cette suite d'escales dans les îles de la mémoire, le livre nous fait découvrir l'existence d'un royaume dont l'invention remonte à l'enfance. Nous retrouvons ainsi la fonction première des îles : l'expérience du bonheur et la vision de l'infini à portée de la main.

  • Cet essai explore les facettes d'un enquêteur à l'allure singulière, tel qu'il s'est developpé dans le roman policier belge : le héros d'un jour, inexpérimenté, parfois malhabile, fréquemment en proie à la trouille ou à la déraison. Un héros plus humain que l'aventurier professionnel issu de la grande tradition du "detective story" et du "hardboiled".
    L'étude du roman policier belge a comme intérêt particulier d'offrir un tableau totalisant une certaine Belgique, qui n'existe plus : nationale (par sa specificité, ses choix, ses rassemblements), unitaire (dans sa quasitotalité, c'est une oeuvre écrite en français), ouverte (elle postule, à l'intérieur d'un cadre étroit, que tout vraiment, pouvait arriver).

  • Il n'y a sans doute jamais eu d'âge d'or pour les écrivains. A toutes les époques ils ont dû se débrouiller dans des conditions parfois simplement difficiles, et le plus souvent impossibles. Le monde s'est toujours très bien organisé pour se passer de ses auteurs vivants. ce n'est pas qu'il soit exclu a priori de vivre de sa plume, ou de trouver une place dans la société : c'est que la littérature n'est pas un métier, mais une transgression du langage, dont le rôle est de donner aux mots un sens qu'ils n'ont pas.
    Elle produit ainsi, autre part que dans le copié-collé du réel, une représentation de la vie que rien ne peut remplacer. Malgré le flou artistique, fait de légendes et de contre-vérités, qui s'attache à la création littéraire pour la réduire au simple récit de ce qui est quantifiable, le travail de l'écrivain n'est pas du tout achevé : il se poursuit, il dure, il recommence sans cesse, avec d'autant plus de radicalité qu'il est frappé d'invisibilité.
    Le contexte dans lequel il s'exerce aujourd'hui lui impose d'user de l'écriture comme d'une arme secrète : violente et cachée.

  • Que cherche à retrouver le héros de ce récit, partagé entre deux vies, entre une famille heureuse, une vie rangée - et une existence secrète, peuplées d'aventures amoureuses et passions plus secrètes ? Le libertinage et la fuite en avant le disputent, chez lui, à d'étranges visions d'éternité. Il s'agit de retrouver les moments de chance de la vie : là ou le destin nous tendait une perche qu'on n'a pas saisie sur l'instant. Ainsi, ce qui est raconté dans Les Atlantides, c'est le miracle de la seconde chance : cette fois, on ne laissera plus passer le bonheur qui s'offre, avec son visage de beauté pure. Ce visage est celui d'une femme. En la suivant, en la perdant, comme Orphée à la poursuite d'Eurydice, le héros va descendre, dans les cercles du plaisir et de la vie souterraine, bien plus loin qu'il n'imaginait.

  • Professeur nonchalant, spécialiste des textes sacrés, auteur de quelques livres introuvables : tel apparaît le héros de ce livre. Mais ce n'est sans doute qu'une couverture. Ses vrais combats sont ailleurs. Il se comporte comme un agent double, engagé dans une perpétuelle guerre de l'ombre. Ses adversaires : des "extra-terrestres", des envahisseuses déguisées en femmes et quelles femmes ! Affreusement belles, et mortelles si on relâche sa garde un instant.
    « Les tentantes, les possibles, les faciles, les hostiles, les lointaines, les faites pour, les rapides, les trop tôt, les trop tard, les promises, les perdues, les indispensables sinon on sera malheureux, les vraiment belles : je ne voyais qu'elles du matin au soir. Elles surgissaient de partout. Inoffensives sauf pour moi. Elles étaient mêlées à la vie courante, elles exerçaient des métiers, elles prenaient le métro, elles faisaient des emplettes. Pourtant je savais bien qu'elles n'étaient pas originaires de la planète Terre. Leurs fins n'étaient pas nos fins. Déguisées en humains ordinaires, elles répandaient leurs charmes, jetaient des sorts. Elles avaient le pouvoir de rendre fous ceux qui voyaient l'invisible. J'étais fou d'elles, fou de toutes, en effet. » Le personnage central inventé par Luc Dellisse est hanté par un désir d'absolu, qui s'incarne dans la quête passionnée des femmes. Tout l'y ramène sans cesse, quels que soient ses détours. Il n'est pourtant ni un jouisseur, ni un séducteur. Il ne collectionne pas, il dilapide au contraire ses forces dans une course sans fin. Il ne cherche pas à vaincre, mais à comprendre le secret des choses, là où il n'y a sans doute rien à comprendre.
    Est-ce la raison pour laquelle il est devenu chercheur en littératures comparées : dans l'espoir de saisir enfin ce qui le brûle ? Il attache une attention particulière à certains passages de la Bible : l'Epitre aux Corinthiens, l'Evangile selon saint Jean et surtout, l'Apocalypse, mise en forme théâtrale du Jugement dernier. Mais l'évidence, il considère ce livre célèbre comme un ensemble de textes curieux et cryptés : il y trouve davantage un espace de recherche qu'une dimension sacrée. Dans Le Jugement dernier , l'érotisme n'est qu'une des figures du récit, au même titre que la passion des voyages, que la recherche de la face cachée du monde, que le désir de lumière. C'est une fable et non un récit psychologique. Tout y est plus étrange que nature. On se croirait dans un théâtre d'ombres chinoises ; les personnages y projettent sur le mur des figures démesurément agrandies et transformées, jusqu'à devenir étrangères à ce qui les a enfantés.
    « Pour me fuir, j'ai mis les bouchées doubles et j'ai noué sept relations simultanées. Elles n'avaient en commun que d'appartenir aux mêmes journées, au même printemps. Elle étaient si différentes l'une de l'autres qu'elles avaient l'air de notes alternées sur la gamme du temps. Ce fut ma saison des sept jeunes filles. Elles ont duré aussi longtemps que ce printemps crépusculaire. »

  • L'histoire de cette amitié ne dure que sept ans (1888-1895). Mais ces années déterminantes auront des effets durables pour les deux protagonistes. Après leur rupture, ils ne cesseront de se souvenir des turbulences de leurs rapports durant la période de leur formation littéraire. Gide surtout est conscient que, sans sa rencontre avec Pierre Louÿs, sa carrière, sa vie même, auraient été très différentes.

    Beaucoup de choses pourtant les séparaient. Pierre est enthousiaste, organisé, batailleur, érudit, précoce, brillant, extraverti, dépensier, collectionneur de rencontres féminines et il a un culte décidé pour l'Antiquité. André est lent, prudent, sensible, réservé, nuancé, un peu avare, chaste jusqu'au moment où il découvre son homosexualité, et soucieux, dès ses premiers livres, d'imposer sa figure. Il est calviniste jusqu'au bout des ongles.

    Ce livre est le récit de l'évolution des rapports entre les deux jeunes écrivains, depuis la fin de leur adolescence. Leurs voyages, leurs projets, les revues auxquelles ils collaborent, les personnages qu'ils fréquentent, tels Mallarmé, Oscar Wilde et Paul Valéry, rythment ces années décisives. Leur rupture a lieu en mars 1895. Ils passent de l'amitié fusionnelle à l'incompréhension la plus totale. La suite de leurs relations, une forme certaine de mépris et de détestation, révèlent la profondeur de leur brouille, et surtout, son « mystère », qu'on s'efforce ici d'expliquer.

  • Sorties du temps

    Luc Dellisse

    • Cormier
    • 12 Février 2015

    Luc Dellisse est poète, romancier, scénariste. Toutes ces facettes convergent dans Sorties du temps. Cette suite de poèmes en prose (où se glissent quelques textes en vers) peut en effet se lire comme autant de courts métrages imaginaires où les images crépitent en décharges électriques ou en étincelles de foudre. Un personnage y circule dans une réalité hérissée de menaces troubles et de pièges, mais ouverte à tout moment à la possibilité de rencontres amoureuses. Le présent n'existe pas, pas vraiment. Il est irrigué par la mémoire, il est riche de tous les futurs possibles. Il n'y a pas de différence essentielle entre décrire sa vision d'il y a trente ou quarante ans, et fixer un certain mouvement des arbres, des visages ou du plaisir, qui est seulement en train de naître. De même qu'une goutte d'eau contient l'univers, le poème est le prisme qui permet de condenser ce champ de visions superposées ; et ainsi d'effectuer comme par effraction des plongées hors du temps.

  • L'objet unique de ce livre est d'essayer d'éclairer, par une série d'attaques frontales, le rapport caché entre un auteur et le meilleur de son oeuvre. Ce rapport est une cicatrice, une ligne brisée. Ainsi on trouvera explicités les relations entre Mallarmé et sa fille, l'obsession de la Toison d'Or chez Nerval, la fonction des tables tournantes chez Hugo, le rôle de Marie de Heredia dans le silence de Louÿs, afin de comprendre, si possible, par quoi ces oeuvres sont nourries, et en quoi leur part de "folie" est irréductible.

  • Perdu pour perdu

    Luc Dellisse

    Perdu pour Perdu, est une fiction théâtrale, pleine de cruauté, de folie, de pièges, de rouages secrets, d'humour, de surprises roses ou noires. Elle se présente sous la forme d'une suite de 158 fragments organisés. Le sujet de la pièce, c'est le rapport diabolique qui s'installe entre quatre êtres rassemblés par l'amour de l'art. Comment le diable s'insinue, comment il s'incarne, comment il règne. Tout à lieu dans l'orbite d'un théâtre.

  • L'enfance est la période la plus dangereuse de la vie. Certains la traversent comme un paradis inconscient. D'autres y reconnaissent une jungle peuplée d'animaux et de ronces menaçantes. "La fuite de l'Eden" explore avec une joyeuse fureur, les aventures et les pièges de cet âge de fer. Tout se passe dans une lointaine Flandre, un monde englouti où l'effroi donne sa couleur à la vie. On croirait suivre une expérience sur une autre planète, ou une enquête policière en Atlantide. De part en part de cet ouvrage, un humour aigu et salvateur transforme le malheur en bonheur et le destin en poésie.

  • Ciel ouvert

    Luc Dellisse

    • Cormier
    • 15 Février 2012

    Peut-on mieux définir la poésie que sous la perspective d'un accueil ? D'un accueil qu'elle manifeste et renouvelle dès l'instant qu'elle cherche à inscrire dans les mots, dans les vers, dans le poème même, les infimes détails de la vie quotidienne et la fulgurance de la rencontre amoureuse. C'est là sans doute le point de départ, et le point de fuite, de l'écriture poétique de Luc Dellisse. Les poèmes de "Ciel ouvert" se présentent ainsi comme autant de mouvements de la parole qui collent aux mouvements de la vie. Les mots y vibrent au diapason des corps, le sang bat dans leurs veines. Sans doute parce que Luc Dellisse persiste à croire au pouvoir d'ébranlement de l'image, à ce pouvoir qu'a l'image poétique de nous porter ailleurs et d'agrandir en nous le sentiment d'exister.

  • Belgiques : cet éternel amour Nouv.

    Belgiques est une collection de recueils de nouvelles. Chaque recueil, écrit par un seul auteur, est un portrait en mosaïque de la Belgique. Des paysages, des ambiances, du folklore, des traditions, de la gastronomie, de la politique, des langues... Tantôt humoristiques, tantôt doux-amers, chacun de ces tableaux impressionnistes est le reflet d'une Belgique?: celle de l'auteur.

  • 2013 Année-terminus est un roman, un petit récit d'aventure, qui tire les conséquences romanesques de la grande crise que nous traversons. C'est une fiction qui n'a d'autre sujet que la réalité...

  • Films a petit budget

    Luc Dellisse

    • Rocher
    • 8 Novembre 2007

    Les films à petits budgets permettent de réinventer le cinéma, d'explorer de nouvelles voies ; la contrainte économique peut être source d'épanouissement artistique... à condition qu'il y ait passage à l'acte et cohérence entre ambitions et moyens filmiques. En partant de leurs expériences de mise en scène, de production, de scénario, de direction de l'Unité de fiction à Arte, de direction de la photographie et même de critique..., Pierre Chevalier, Raoul Coutard, Marin Karmitz, Jacques Mandelbaum, Claude Miller, Benoît Peeters, Alain Riou, Gilles Sandoz apportent de nouvelles perspectives sur les enjeux des films à petits budgets, à l'heure du numérique. Leurs propos sont passionnés et passionnants, car ils évitent toute théorisation pour rester ancrés dans le " réel ". Ils se révèlent précieux pour tout jeune cinéaste, pour tout étudiant en cinéma, mais aussi pour tous ceux qui tentent de percer les mystères de la création cinématographique. La collection " Caméra subjective " transcrit les débats publics organisés au sein du Master pro en scénario, réalisation et production de l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne.

  • Bapteme du feu

    Luc Dellisse

    A la vitesse où je parcourais l'espace, on aurait pu croire que j'allais exploser en plein vol, éparpillant dans l'azimut les débris de mes exploits imaginaires. Mais non je connaissais la frontière entre l'essentiel et les détails. Mon ambition était de survivre à ma propre vitesse, pour atterrir un jour dans la lumière. Mon seul handicap était la mémoire, avec ses images crues et ses espoirs perdus. Chaque soir avant le sommeil, j'exterminais mes souvenirs, un par un. C'était mon ascèse unique, mon idole de pierre.

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