• Ecrite en 1926, alors que Klaus Mann, fils aîné de Thomas Mann, avait à peine vingt ans, c'est le deuxième ouvrage de cet auteur. Dans cette nouvelle au titre innocent, Klaus Mann montre donc déjà un véritable engagement pour les marginaux et les réprouvés - un engagement qui, peu à peu, va mener Klaus Mann vers un combat plus public, vers une ouverture à la cité et aux problèmes qui, dans cette République de Weimar à l'agonie, deviennent de plus en plus oppressants. En même temps, Klaus Mann efface symboliquement la figure du père, ce Thomas Mann honoré et vénéré, modèle, juge et rival, qui n'a jamais vraiment compris son fils, lequel, du moins dans sa jeunesse et avant que leurs relations s'apaisent, a profondément souffert de ce manque d'amour.

  • Début des années 30 du siècle dernier, Sebastian, un écrivain, Sonja, une comédienne, Gregor Gregori, danseur et dandy, et d'autres, veulent échapper à un monde qui ne leur ressemble plus. La drogue devient leur refuge. Ensemble mais seuls, ils se côtoient, fuient à Paris, à Berlin ou encore à Fès, simplement pour faire une trêve, le temps d'une courte rencontre à l'infini...

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  • Le tournant

    Klaus Mann

    Né en 1906, klaus mann, le fils aîné de thomas mann, fut un écrivain précoce qui, à dix-huit ans, avait déjà publié une pièce de théâtre et un recueil de nouvelles.
    Seul ou avec sa soeur erika, il commença dès ce moment à parcourir le monde- europe, asie, etats-unis... mais, très vite, cette vie insouciante et libre de dandy des années folles - drogue dure, sexe, homosexualité affichée - fut interrompue par la montée du nazisme, auquel il s'opposa résolument dès le début. ecrivain prometteur encouragé par cocteau et gide, il fonda en exil une revue antifasciste à laquelle collaborèrent notamment einstein, brecht, trotski, pasternak, roth et hemingway, et participa, en 1934, à la préparation avec rené crevel du congrès international pour la défense de la culture.
    Après avoir été correspondant de guerre en espagne du côté républicain, il s'installa aux etats-unis en 1938, et c'est sous l'uniforme américain qu'il devait revenir dans une allemagne en ruine. son oeuvre romanesque - fuite au nord, le volcan, mephisto - contenait déjà de nombreux fragments autobiographiques. mais il fallut attendre le tournant, qu'il acheva peu avant son suicide à cannes, en 1949, à l'âge de quarante-deux ans, pour qu'il brosse magistralement la fresque tragique de son temps.
    La beauté du livre tient à cette étrangeté : c'est l'autobiographie sans confession d'un homme plus attentif aux autres et à son époque qu'à lui-même.

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  • Ce volume réunit deux courts romans : Alexandre (1929) et Ludwig (1937). Le conquérant grec et le roi de Bavière ont ceci de commun : ils se sont créé un univers propre, à la fois symbole d'infini et prison, se sont crus les égaux de Dieu et ont poursuivi leurs rêves et leurs illusions jusqu'à la folie. Klaus Mann retrace avec précision la vie, les conquêtes et les amours de celui qui posséda le plus vaste empire du monde antique, Alexandre le Grand. Avec Ludwig, il nous donne à voir les derniers jours de Louis II de Bavière, monarque à la fois méprisé et craint, qui se noya dans le lac de Starnberg après avoir tué son médecin. Ludwig a servi de support scénaristique à Luchino Visconti pour son chef-d'oeuvre homonyme

  • Jeune écrivain engagé, Klaus Mann (1906-1949) a assisté à la montée en puissance du parti nazi puis à l'avènement d'Adolf Hitler. Dès le début, il multiplie textes et prises de paroles pour mettre en garde ses amis, ses lecteurs et toutes les bonnes volontés contre la barbarie et la guerre qui s'annoncent. Il assiste à la défaite de l'Allemagne « des poètes, des penseurs et des musiciens de génies », mais ne renonce pas à se battre, même quand il est contraint à l'exil puis déchu de sa nationalité. Car il ne s'agit pas d'une simple révolte de la jeunesse, de l'humiliation d'une guerre perdue ou du désespoir né de la crise écono- mique. Il s'agit au contraire de dénoncer une barba- rie nouvelle, une barbarie qui n'a besoin que de notre indifférence et de notre paresse pour prospérer. Une barbarie, surtout, qui menace le monde entier.
    Alors que les livres et les articles prolifèrent aujourd'hui pour offrir analyses et réflexions nou- velles sur les attentats de janvier et de novembre 2015 à Paris, et sur leurs conséquences politiques, il nous semble plus urgent que jamais de relire Klaus Mann.

  • « ... Situé à la charnière grinçante du réel (politique) et de l'imaginaire (théâtral), ce roman rejoint la relation subtile et dangereuse de la vie et de l'oeuvre de l'écrivain (...) Parce qu'il sut garder l'allure et la réserve d'un grand bourgeois nordique. Thomas Mann put laisser libre cours dans son oeuvre à tous les démons de la chair et de l'esprit. Klaus Mann n'avait pas son génie, et son oeuvre multiple, abondante, brillante, relève plus du témoignage que de la création. Mais on peut imaginer que sa vie éclatée, déchirée, haletante était une réponse à celle par trop maîtrisée de son père. Thomas Mann n'avait jamais été jeune. Il incombait peut-être à Klaus Mann de ne pas pouvoir vieilllir. Le suicide à quarante-deux ans de cet éternel adolescent balance étrangement la terrible et efficace maturité de son père. » Michel Tournier, De l'Académie Goncourt

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  • Publié en 1939, le Volcan fut écrit dans la fièvre des événements. Il s'agissait pour le fils ainé de Thomas Mann de combattre le nazisme qui l'avait contraint à quitter son pays en 1933, et l'avait déchu de la nationalité allemamnde l'année suivante. De Paris à Vienne en passant par New York, Klaus Mann peint avec une extraordinaire acuite l'Internationale des proscrits, la résistance passive, impuissante, de ces intellectuels, de ces juifs, devenus citoyens de nulle part, ratiocinant sans fin sur le destin d'une Allemagne qui leur échappe, obligés de se reconvertir dans des métiers manuels. Humiliés. Pathétiques. Ce roman-document, traversé par la guerre d'Espagne et l'Anschluss, brasse des dizaines de personnages, qui ne sont pas tous des héros. La foi humaniste, la clairvoyance de Klaus Mann illuminent cette chronique arc-boutée contre un régime qui, à l'époque, fit d'une partie de l'Europe un « volcan » bavant une lave honteuse et meurtrière.

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  • Speed

    Klaus Mann

    • Libretto
    • 3 Février 2011

    En France, un écrivain voit son épouse le quitter pour une autre, à New York un exilé autrichien se laisse entraîner par le charme ambivalent d'un jeune revendeur de drogue (Speed, nouvelle éponyme), au Maroc, deux jeunes européens frôlent l'overdose de haschisch, plus loin un aveugle récidiviste explique le meurtre de sa femme tandis qu'ailleurs un jeune allemand souffre de voir sa femme épouser un nazi après avoir refusé de le suivre en exil...
    Écrites entre 1926 et 1943, ces histoires sont habitées par les rêves, la nostalgie, la drogue, et une ivresse " du bord du gouffre " toujours décrite de manière limpide, forte et raffinée : un univers d'engagement et de délicatesse à nul autre pareil.
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  • Mephisto : « ... Situé à la charnière grinçante du réel (politique) et de l'imaginaire (théâtral), ce roman rejoint la relation subtile et dangereuse de la vie et de l'oeuvre de l'écrivain. Multiple, abondante, brillante, son oeuvre relève plus du témoignage que de la création. Mais on peut imaginer que sa vie éclatée, déchirée, haletante était une réponse à celle par trop maîtrisée de son père. Thomas Mann n'avait jamais été jeune. Il incombait peut-être à Klaus Mann de ne pas pouvoir vieillir. » Michel Tournier, de l'Académie Goncourt.
    Publié en 1939, Le Volcan dépeint avec une extraordinaire acuité l'Internationale des proscrits, la résistance passive, impuissante, de ces intellectuels devenus citoyens de nulle part, se désolant du destin de l'Allemagne.
    La Symphonie pathétique nous entraîne dans le tourbillon d'une Europe fin de siècle, où les tournées triomphales nous font rencontrer le grand monde de la musique et où la gloire rend plus vive encore la lutte pour la reconnaissance, la vie, l'amour...
    La Danse pieuse, considérée comme le premier roman ouvertement homosexuel de la littérature allemande, retrace le destin du jeune peintre Andreas. Déprimé, il part pour Berlin et y rencontre Franziska. Mais il n'y a d'amour véritable que dans le renoncement charnel, puisque Franziska n'aime qu'Andreas, qui n'aime qu'un autre, qui n'aime sans doute personne...
    Fuite au Nord : L'année qui suit la prise du pouvoir par Hitler, alors qu'une résistance courageuse et encore pleine d'illusions tente de s'organiser, une jeune étudiante, menacée d'être arrêtée, quitte précipitamment Berlin pour la Finlande. Elle y retrouve une amie, tombe bientôt amoureuse de son frère, et ensemble, ils entreprennent un voyage vers le Grand Nord... 

  • Ce livre, publié aux éditions Jean-Cyrille Godefroy en 1984, est indisponible depuis plus de quinze ans. La Symphonie pathétique est la dernière oeuvre de Tchaïkovski. C'est aussi le dernier appel d'une âme romantique et tourmentée dont l'existence n'aura été qu'une recherche de l'impossible amour. Nous faisant partager les incertitudes et les joies de la création qui ont bouleversé Tchaïkovski toute sa vie, Symphonie pathétique nous entraîne dans le tourbillon d'une Europe fin de siècle. Une Europe où les tournées triomphales nous font rencontrer le grand monde de la musique : Brahms, Schumann, Grieg, Mahler, Moussorgski, et où la gloire rend plus vive encore la lutte pour la reconnaissance, pour la vie, pour l'amour...

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  • Dès 1925, Klaus Mann - il n'a que dix-neuf ans, rappelons-le - a rendu hommage à la culture française et à ses écrivains. Dès l'avènement d'Hitler, il n'a pas cessé de clamer son admiration pour cette civilisation et ses chantres, quitte à être montré du doigt et traité en pestiféré. Il alla même plus loin : il fit de cette aspiration à une Europe symbole de paix la pierre angulaire de son combat contre les nazis.
    Aujourd'hui et demain rassemble trente-sept textes parmi les plus percutants qu'a écrits Klaus Mann entre 1925 et 1949, année de son suicide. Dans ces pages sont évoquées avec ferveur et lucidité ces hautes figures de la scène culturelle française de la première moitié du siècle passé que sont André Gide, Raymond Radiguet, René Crevel, Jean Cocteau, Julien Green, Alain-Fournier, Jean Giono et Saint-Exupéry.

  • La danse pieuse

    Klaus Mann

    La Danse pieuse, publiée en 1926 alors que Klaus Mann n'avait que dix-neuf ans, fut considérée comme le premier roman ouvertement homosexuel de la littérature allemande et déclencha un scandale. Le jeune peintre Andreas ambitionne de peindre Dieu en personne, entouré d'une ronde d'enfants ; mais déprimé, il part vivre à Berlin. Il y rencontre Franziska, jeune fille très masculine, avec laquelle il court les bars homosexuels dans les bas quartiers de Berlin et de Hambourg. Mais il n'y a d'amour véritable que dans le renoncement charnel, puisque Franziska n'aime qu'Andreas, qui n'aime qu'un autre, qui n'aime sans doute personne... Dans ce premier roman aux évocations hallucinées, Klaus Mann, porte-parole de toute une génération, fait montre d'une puissance poétique qui force l'admiration.

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  • L'oeuvre littéraire de Klaus Mann a quelque peu éclipsé son incessante activité politique.
    Pourtant, le jeune homme aux allures de dandy fut en son temps l'un des plus farouches opposants à Hitler. De 1925 à 1948, en Allemagne puis en exil, il multiplia articles, essais, conférences et discours, tous écrits d'une plume aussi fervente qu'acérée. Celui qui très tôt eut le sentiment d'appartenir à une génération sacrifiée, née et élevée sur des ruines, fut l'un des premiers intellectuels à dénoncer le caractère totalitaire du nazisme ainsi que sa nature excessivement méthodique.
    Pour la plupart inédits en France, ces soixante-sept textes se révèlent d'une vigueur et d'une clairvoyance remarquables. Ils résonnent aujourd'hui aussi fort qu'hier - le combat engagé contre la barbarie étant, hélas, loin d'être terminé.

  • Alexandre ; Ludwig

    Klaus Mann

    • Phebus
    • 8 Mars 2012

    Ce volume réunit deux romans, Alexandre, publié en 1929 (Solin, 1989) et Ludwig, en 1937 (Alinéa, 1987), depuis longtemps épuisés.
    Le conquérant grec et le roi de Bavière ont ceci de commun : ils se sont créé un univers propre, à la fois symbole d'infini et prison, se sont cru les égaux de Dieu et ont poursuivi leurs rêves et leurs illusions jusqu'à la folie. Klaus Mann retrace avec précision la vie, les conquêtes et les amours de celui qui posséda le plus vaste empire du monde antique, Alexandre. Avec Ludwig, il nous donne à voir les derniers jours d'un monarque, à la fois méprisé et craint, qui se noya dans le lac de Starnberg après avoir tué son médecin.
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  • Anglais Vincent Van Gogh

    Klaus Mann

    • Hirmer
    • 1 Mai 2017

    Les lettres de Vincent van Gogh à son frère Theo et ses amis artistes Emile Bernard et Paul Gauguin sont plein d'émotions, plein de vie, plein de désespoir. Des descriptions éclatantes donnent un aperçu de son travail pictural : «... Au moment où je suis immergé dans mon travail avec la clairvoyance ou la cécité d'un homme amour. Ce mélange de couleurs est quelque chose qui est assez nouveau pour moi et quand je le vois je suis à côté moi-même... »Ce n'est pas pour rien que les lettres sont considérée par les historiens de l'art comme l'une des sources importantes pour leurs recherches. Les extraits des lettres citées dans ce volume sont souvent instantanés dramatiques. Ils fournissent aux lecteurs des accès à la personnalité de Van Gogh en tant qu'artiste et à son travail et peut même surprendre certains experts en art. Les illustrations en couleurs, dont certaines en double page diffusent, une biographie détaillée de Van Gogh et un essai qui reflète le point de vue d'un peintre contemporain de l'artiste, font de ce volume un cadeau spécial pour chaque admirateur de Van Gogh.

  • Ce recueil présente huit nouvelles inédites de Klaus Mann, publiées entre 1924 et 1932. Il s'agit d'oeuvres de jeunesse, inscrites dans le chaos provoqué par la défaite de 1918 et l'instauration de la République de Weimar. L'auteur, qui a entre 18 et 26 ans, décrit une jeunesse confrontée à une profonde crise sociale et politique.

  • De Klaus Mann, fils aîné de Thomas Mann, on connaît surtout son roman Méphisto et son autobiographie, le tournant, qui finirent par éclipser son incessants activité politique.
    Pourtant, le jeune homme aux allures de dandy fut en son temps l'un des plus farouches opposants à Hitler. De 1925 à 1948, en Allemagne puis en exil, il multiplia articles, essais, conférences et discours, tous écrits d'une plume aussi fervente qu'acérée. Celui qui très tôt eut le sentiment d'appartenir à une génération sacrifiée, née et élevée sur des ruines, fut l'un des premiers intellectuels à énoncer le caractère totalitaire du nazisme ainsi que de nature excessivement méthodique.
    Pour la plupart inédits en France, ces soixante-sept textes se révèlent d'une vigueur et d'une clairvoyance remarquables. Universels, les écrits de Klaus Mann résonnent aujourd'hui aussi fort qu'hier - le combat engagé contre la barbarie étant, hélas, loin d'être terminé.

  • Klaus mann est âgé de dix-huit ans lorsqu'il se rend pour la première fois à paris. c'est là que, grâce à une lettre de recommandation de son professeur ernst robert curtius, il va faire la connaissance d'andré gide. celui-ci vient de publier un de ses livres les plus scandaleux - corydon - et la critique parisienne se mobilise contre cet auteur qui diffuse des idées perverses.

    Cette rencontre fut déterminante pour klaus mann qui, près de vingt ans plus tard, publiera à new york la première biographie essentielle d'andré gide. qui était andré gide ? qui était celui qui se voulait "immoraliste" - pourtant sans cesse préoccupé de questions morales ? qui était cet homme qui aimait à passer de l'extase religieuse à la sensualité païenne, qui privilégiait l'amour domestique tout en proclamant son penchant pour les adolescents ?
    Klaus mann dresse ici le portrait du personnage paradoxal et fascinant que fut l'auteur de la porte étroite, des caves du vatican, des faux-monnayeurs et des nourritures terrestres. imprégné d'une profonde admiration pour ce très grand écrivain, klaus mann reconnaît aussi ses travers et ses contradictions. dans ce livre, il analyse avec son style éblouissant la pensée et l'oeuvre d'un homme épris de liberté.
    Klaus mann est né en 1906 à munich. fils aîné de thomas mann, il écrit très tôt des poèmes et des nouvelles avant de se lancer dans la critique théâtrale à berlin. il a publié de nombreux livres dont le volcan, méphisto, fuite au nord, le tournant ainsi qu'un journal.

  • Dans le premier volume de ce journal, {les années 1931-1936}, klaus mann assistait, témoin dans l'oeil du cyclone, à l'effondrement de la république de weimar et à la montée du nazisme. le fils de thomas mann se battait entre le cabaret munichois et la scène des journaux pacifistes. {les années d'exil 1937-1949} marquent le départ hors d'europe d'un esprit engagé, à la fois lucide et exalté, marqué au vif par les drogues et l'insomnie, le besoin de reconnaissance et le manque d'amour. en paragraphes serrés, parfois elliptiques, comme réduits par le manque de temps, klaus mann n'oublie rien, ni de sa vertu publique ni de ses vices privés. emigré aux pays-bas en 1933, citoyen tchécoslovaque en 1937, adoptant l'amérique après septembre 1938, il note dans la même page l'indifférence de son père, son accoutumance à la morphine, ses coucheries d'un soir ou telle conversation sur l'avenir de l'allemagne. ce mélange de frivolité et de gravité anime ce {journal} tout entier. c'est l'esprit de klaus mann, cosmopolite et brûlé par la vie, qui est aussi celui d'une génération perdue. en 1949, il tient ses notes sur les deux colonnes d'un petit carnet. le 21 mai 1949, à cannes, par un jour de pluie, il se suicide.

  • Journal, tome 1

    Klaus Mann

    Par une ironie de l'état civil, le nom entier de klaus mann fut klaus heinrich thomas mann. coincé entre l'oncle heinrich et le père thomas mann, figure du siècle... l'enfant prodigue né en 1906, qui déboula dans l'allemagne de la république de weimar avec l'envie de provoquer, l'intellectuel européen tissant ses amitiés cosmopolites, ne cessa jamais d'être un fils à problèmes. jusqu'au soir de sa vie, le 21 mai 1949 à cannes, où il se suicide... la publication de ses journaux intimes nous invite à une danse au bord du volcan : klaus est partout, dans une fumerie d'opium, chez cocteau ou chez gide, à venise où il dîne en smoking, à moscou en juillet 1934. a chaque page de ce journal, se devine la présence de la mort. dans l'oeil du cyclone, klaus mann devient témoin scrupuleux, révolté.

  • Speed nouvelles

    Klaus Mann

    • Denoel
    • 13 Janvier 1999

    En vacances dans un village provençal peuplé d'aristocratiques lesbiennes, un écrivain voit son épouse le quitter pour une autre femme.
    Un Autrichien réfugié dans le New York des années trente se laisse entraîner dans un univers de paranoïa par un jeune revendeur de drogue. En 1940, dans un palace marocain désert, deux jeunes Européens réchappent miraculeusement d'une overdose de haschisch. Engagé malgré son âge dans l'armée américaine, un fantomatique G.I. gagne le respect de ses comparses en ramassant une putain ivre. Ecrites entre 1926 et 1943 dans un style limpide et raffiné, les quinze nouvelles inédites qui composent Speed sont hantées par les rêves et la tragédie personnelle de Klaus Mann : la nostalgie, la drogue et l'homosexualité, l'ivresse au bord du gouffre, mais aussi les rigueurs de l'exil et la lutte antifasciste.

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