• Après la Première Guerre mondiale, quelques-uns des esprits les plus brillants se sont réunis à Vienne pour examiner les idées fondamentales des mathématiques, de la philosophie et de la physique depuis l'Antiquité. Inspirés par la théorie de la relativité d'Albert Einstein et par les recherches de Bertrand Russell sur les fondements des mathématiques, ces jeunes chercheurs avaient l'ambition de formuler une conception scientifique du monde qui renonce au jargon obscur de la philosophie traditionnelle. Ils ont appelé leur groupe le Cercle de Vienne. Les membres fondateurs du Cercle - le philosophe Moritz Schlick, l'économiste Otto Neurath et le mathématicien Hans Hahn - se sont donné pour tâche de créer une philosophie entièrement dépourvue de métaphysique. D'autres chercheurs extraordinaires, comme le mathématicien Kurt Gödel, se sont bientôt joints à leurs discussions régulières. Le Tractatus logico-philosophicus de Ludwig Wittgenstein est devenu une source d'inspiration puissante. Au fil des années, les écrits des membres du Cercle ont entièrement transformé la manière traditionnelle de comprendre le monde. Leur influence reste importante jusqu'à aujourd'hui. Mais la Vienne de l'entre-deux-guerres a aussi donné lieu à des passions politiques. Le fascisme a finalement mis un terme aux recherches de ces penseurs qui se sont engagés sans exception pour les valeurs progressistes. Schlick a été assassiné, les autres ont dû s'exiler. Ce livre raconte leur histoire intellectuelle et personnelle. Karl Sigmund examine avec brio les idées et la vie des membres du légendaire Cercle de Vienne entre les deux guerres... Son livre contient des avertissements sévères non seulement pour les temps où l'irrationalité prend le dessus, mais aussi sur les coûts possibles d'une pensée exacte.The Economist Le livre de Sigmund restera pendant longtemps l'histoire la plus engageante et la plus accessible sur ce mouvement remarquable... Un chef-d'oeuvre. Daniel Gordon, Journal of Modern History Un récit passionné et subtilement humoristique. Scientific American

  • Budapest, les 28 et 29 septembre 1918. Le Ve Congrès international de psychanalyse est consacré au problème des névroses de guerre. Parmi les communications, celle de Sandor Ferenczi et celle de Karl Abraham. Elles seront reprises en 1919 dans un petit recueil comprenant, en outre, un texte du psychiatre Ernst Simmel et une introduction de Freud.
    C'est ce texte introductif, la contribution de Karl Abraham et celle de Ferenczi que nous publions ici, en leur adjoignant un autre texte de Ferenczi datant de 1916 : " Deux types de névrose de guerre ". Ce qu'ils disent sur les névroses traumatiques, que les auteurs, qui avaient servi en tant que médecins pendant la guerre, ont observées in situ, est suffisamment important pour que Freud ait éprouvé le besoin d'en reparler longuement en 1920 dans Au-delà du principe de plaisir (PBP n° 761).
    Nul doute que ce livre intéressera les historiens qui aujourd'hui travaillent sur la guerre et les sorties de guerre, mais aussi les psychiatres, psychanalystes, travailleurs sociaux et humanitaires qui accueillent, écoutent, aident et soignent des réfugiés en nombre toujours plus élevé.

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