• Je passe ma convalescence à Ostende, immobilisé dans un fauteuil roulant, après avoir été victime d'un attentat. Les travaux qui ont commencé sur le toit du casino bouchent progressivement la vue de ma fenêtre. Le jour n'entre quasiment plus dans l'appartement, mon horizon se scelle, le paysage disparaît irrémédiablement.

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  • Lorsque Jean Detrez, qui travaille à la Commission européenne, a commencé à s'intéresser de manière professionnelle à l'avenir, il s'est rendu compte qu'il y avait une différence abyssale entre l'avenir public et l'avenir privé. La connaissance, ou l'exploration, de l'avenir public, relève de la prospective, qui constitue une discipline scientifique à part entière, alors que la volonté, ou le fantasme, de connaître son propre avenir relève du spiritisme ou de la voyance. Mais a-t-on toujours envie de savoir ce que nous réservent les prochains jours ou les prochaines semaines, a-t-on toujours envie de savoir ce que nous deviendrons dans un futur plus ou moins éloigné, quand on sait que ce qui peut nous arriver de plus stupéfiant, le matin, quand on se lève, c'est d'apprendre qu'on va mourir dans la journée ou qu'on va vivre une nouvelle aventure amoureuse ou sexuelle dans les heures qui viennent ? Le sexe et la mort, rien ne peut nous émouvoir davantage, quand il s'agit de nous-même.
    Le moment est donc venu de dire un mot de la vie privée de Jean Detrez.

  • C'est l'histoire d'une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C'est la nuit où nous avons fait l'amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l'amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent.

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  • Lorsqu'on travaille à la Commission européenne dans une unité de prospective qui s'intéresse aux technologies du futur et aux questions de cybersécurité, que ressent-on quand on est approché par des lobbyistes ? Que se passe-t-il quand, dans une clé USB qui ne nous est pas destinée, on découvre des documents qui nous font soupçonner l'existence d'une porte dérobée dans une machine produite par une société chinoise basée à Dalian ? N'est-on pas tenté de quitter son bureau à Bruxelles et d'aller voir soi-même, en Chine, sur le terrain ?

  • Nue

    Jean-Philippe Toussaint

    La robe en miel était le point d'orgue de la collection automne-hiver de Marie. À la fin du défilé, l'ultime mannequin surgissait des coulisses vêtue de cette robe d'ambre et de lumière, comme si son corps avait été plongé intégralement dans un pot de miel démesuré avant d'entrer en scène. Nue et en miel, ruisselante, elle s'avançait ainsi sur le podium en se déhanchant au rythme d'une musique cadencée, les talons hauts, souriante, suivie d'un essaim d'abeilles qui lui faisait cortège en bourdonnant en suspension dans l'air, aimanté par le miel, tel un nuage allongé et abstrait d'insectes vrombissants qui accompagnaient sa parade.

    À la fois lumineux et crépusculaire, trépidant et assagi, ironique et poignant, horizontal et vertigineux, superposant plus que jamais le passé, le présent et le futur, et coulé dans une langue d'une éclatante sobriété, Nue est vraiment le point d'orgue de la collection printemps-été- automne-hiver de Jean-Philippe Toussaint.
    Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur Nue est le quatrième et dernier volet de l'ensemble romanesque MARIE MADELEINE MARGUERITE DE MONTALTE, qui retrace quatre saisons de la vie de Marie, créatrice de haute couture et compagne du narrateur : Faire l'amour, hiver (2002) ; Fuir, été (2005), prix Médicis ; La Vérité sur Marie, printemps-été (2009), prix Décembre ; Nue, automne-hiver (2013).

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  • Fuir

    Jean-Philippe Toussaint

    Pourquoi m'a-t-on offert un téléphone portable le jour même de mon arrivée en Chine ? Pour me localiser en permanence, surveiller mes déplacements et me garder à l'oeil ? J'avais toujours su inconsciemment que ma peur du téléphone était liée à la mort - peut-être au sexe et à la mort - mais, jamais avant cette nuit de train entre Shanghai et Pékin, je n'allais en avoir l'aussi implacable confirmation.

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  • L'orage, la nuit, le vent, la pluie, le feu, les éclairs, le sexe et la mort. Plus tard, en repensant aux heures sombres de cette nuit caniculaire, je me suis rendu compte que nous avions fait l'amour au même moment, Marie et moi, mais pas ensemble.

    « C'est très beau. D'une beauté stupéfiante par instants, à laquelle prennent part tout à la fois la clarté et la vigueur de l'écriture de Toussaint, sa puissance d'évocation qui rappelle celle d'un plasticien, la rigueur de son architecture romanesque millimétrée, la discrète méditation sur la distance, le réel et l'imagination qui court en filigrane de l'intrigue, la sensualité qui préside au portrait de Marie tel qu'il se dessine cette vérité sur Marie que promettait le titre du roman, et qui se confond finalement avec l'amour qu'elle inspire. » (Nathalie Crom, Télérama) Prix Décembre 2009, La Vérité sur Marie est le troisième volet de l'ensemble romanesque Marie Madeleine Marguerite de Montalte, qui retrace quatre saisons de la vie de Marie, créatrice de haute couture et compagne du narrateur : Faire l'amour, hiver (2002) ; Fuir, été (2005, prix Médicis) ; La Vérité sur Marie, printemps-été (2009) ; Nue, automne-hiver (2013).

  • Le livre raconte l'été à berlin d'un historien d'art qui se prépare à écrire un essai sur titien vecellio et, dans le même temps, décide d'arrêter de regarder la télévision.
    C'est à la fois une description de son travail au quotidien (petits déjeuners studieux, piscines berlinoises, promenades dans les parcs), et une étude de son état d'esprit depuis qu'il a arrêté de regarder la télévision.

  • L'urgence, qui appelle l'impulsion, la fougue, la vitesse - et la patience, qui requiert la lenteur, la constance et l'effort. Mais elles sont pourtant indispensables l'une et l'autre à l'écriture d'un livre, dans des proportions variables, à des dosages distincts, chaque écrivain composant sa propre alchimie, un des deux caractères pouvant être dominant et l'autre récessif, comme les allèles qui déterminent la couleur des yeux.

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  • Jamais, comme pendant la Coupe du monde au Japon en 2002, je n'ai éprouvé une aussi parfaite concordance des temps, où le temps du football, rassurant et abstrait, s'était, pendant un mois, non pas substitué, mais glissé, fondu dans la gangue plus vaste du temps véritable. C'est peut-être là l'enjeu secret de ces lignes, essayer de transformer le football, sa matière vulgaire, grossière et périssable, en une forme immuable, liée aux saisons, à la mélancolie, au temps et à l'enfance.

  • Depuis le début des années 2000, j'ai fait de nombreux voyages en Chine, je me suis rendu à Pékin, à Shanghai, à Guangzhou, à Changsha, à Nankin, à Lijiang. Rien n'aurait été possible sans Chen Tong, mon éditeur chinois. La première fois que j'ai rencontré Chen Tong, en 1999, à Bruxelles, je ne savais encore quasiment rien de lui et de ses activités multiples, à la fois éditeur, libraire, artiste, commissaire d'exposition et professeur aux Beaux-Arts. Ce livre est l'évocation du tournage de mon film The Honey dress au coeur de la Chine d'aujourd'hui. Mais, même si c'est le réel que je romance, il est indéniable que je romance.
    J.-P.T.

  • À chaque fois que je voyage m'étreint une très légère angoisse au moment du départ, angoisse parfois teintée d'un doux frisson d'exaltation. Car je sais qu'aux voyages s'associe toujours la possibilité de la mort - ou du sexe (éventualités hautement improbables évidemment, mais néanmoins jamais tout à fait à exclure).


    L'anecdote réelle se métamorphose ainsi en épisode romanesque, où l'antihéros réfléchit l'image de l'auteur, ses doutes et ses errements. Une pépite de peu de pages, art poétique de l'écrivain en voyage.

    Antoine de Gaudemar, Libération.

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  • Marie s'appelait de Montalte, Marie de Montalte, Marie Madeleine Marguerite de Montalte.

    Marie, c'était son prénom, Marguerite, celui de sa grand-mère, de Montalte, le nom de son père (et Madeleine, je ne sais pas, elle ne l'avait pas volé, personne n'avait comme elle un tel talent lacrymal, ce don inné des larmes). Lorsque je l'ai connue, elle se faisait appeler Marie de Montalte, parfois seulement Montalte, sans la particule, ses amis et collaborateurs la surnommaient Mamo, que j'avais transformé en MoMA au moment de ses premières expositions d'art contemporain. Puis, j'avais laissé tomber MoMA, pour Marie, tout simplement Marie (tout ça pour ça).

    MARIE MADELEINE MARGUERITE DE MONTALTE retrace quatre saisons de la vie de Marie : Faire l'amour, hiver ; Fuir, été ; La Vérité sur Marie, printemps-été ; Nue, automne- hiver.

  • Le 9 juillet 2006, Jean-Philippe Toussaint était à Berlin pour assister à la finale de la Coupe du monde, entre la France et l'Italie.

  • Une équipe de cinéma s'est installée dans une patinoire, où doit se dérouler l'intégralité du tournage d'un film. La productrice a hâte que le montage soit bouclé pour pouvoir le présenter à la Mostra de Venise. Le cinéaste, maniaque et anxieux, ne facilite guère le travail de son équipe et, par-dessus tout, la nature du sol complique singulièrement les choses. Les projecteurs font fondre la glace tandis que techniciens et acteurs doivent se cramponner pour ne pas tomber. L'actrice principale, jeune et jolie, séduit le premier rôle masculin, un acteur américain, au grand dam du réalisateur. Le tournage se poursuit néanmoins, cahin-caha...

    « Récit burlesque d'un tournage bordélique dans une patinoire, le film additionne les situations saugrenues. Acteurs capricieux ou allumés, réalisateur rêveur, productrice folâtre, ce ne sont pas les hurluberlus qui manquent. Le croisement de tous ces individus sur la glace menaçante provoque mille et une petites étincelles poétiques. L'important, pour Toussaint, étant moins de rechercher le gag que de filer la métaphore et la chorégraphie sur un terrain éminemment glissant. Le caractère suranné et lunaire de cet «Holiday on ice» sous influence de Tati et de Keaton n'est pas non plus pour rien dans le plaisir que l'on prend. Voilà une bien étrange comédie, lunatique, indolente et qui l'assume avec un sacré toupet » (Télérama).

    L'ouvrage aujourd'hui publié aux Impressions Nouvelles est bien plus que le scénario du film réalisé en 1999. On retrouve dans ce « ciné-roman » tout l'humour et le talent d'écriture de Jean-Philippe Toussaint. Le livre contient aussi un cahier de photos, le dossier de presse du film et une postface fouillée de Laurent Demoulin.

  • C'est une très petite chose qui m'est arrivée. Qui aurait très bien pu vous arriver. Vous êtes en vacances à l'hôtel avec votre fils dans un petit village et vous vous apprêtez à aller voir des amis, mais quelque chose vous arrête, une réticence mystérieuse qui vous empêche d'aller les trouver. C'est le roman de cette réticence, minuscule et ponctuelle, et de l'inquiétude qu'elle va peu à peu fomenter. Car, non seulement vos amis ne sont pas là quand vous vous décidez à aller les trouver, mais, quelques jours plus tard, vous découvrez un chat mort dans le port, un chat noir qui flotte devant vous à la surface de l'eau.

    La Réticence est paru en 1991.

  • " Je souhaiterais évoquer le livre sans passer par l'écrit. C'est, en quelques propositions plastiques, un hommage visuel au livre ", déclare Jean-Philippe Toussaint à propos de l'exposition LIVRE/LOUVRE, pour laquelle le musée du Louvre lui a donné carte blanche.
    Dans le prolongement exact de cette exposition, LA MAIN ET LE REGARD. LIVRE/LOUVRE est un ouvrage qui, par l'image et non par l'écrit, entend rendre hommage au livre ; mise en abyme apparemment paradoxale et pourtant naturelle pour un écrivain, Jean-Philippe Toussaint, qui est aussi cinéaste et plasticien.
    Jean-Philippe Toussaint, à propos de son livre LA MAIN ET LE REGARD. LIVRE/LOUVRE : " Le livre est une partie intégrante de l'exposition. Je l'ai conçu comme une création visuelle autonome, une composition lumineuse, insolente, mélancolique et colorée. Ce qui m'intéresse, c'est de mettre en relation des éléments qui ne sont pas nécessairement équivalents, une gravure de Dürer et une photo de Zidane, des tableaux de la Renaissance et des mains de lecteurs dans le métro de Tokyo. J'essaie de créer des correspondances, aussi bien horizontales - la page de gauche par rapport à la page de droite - que verticales - telle page par rapport à celle qui suit ou à celle qui précède. Il y a là des images de l'exposition au Louvre, mais aussi des images de mes films, des images personnelles, des images intimes de mon propre cerveau captées par les techniques les plus récentes de l'imagerie médicale. Dans cette façon de mettre toutes ces images en relation, parfois j'illustre, je complète, et il en ressort une harmonie de sens ou de tonalité, parfois je heurte, je bouscule, j'entrechoque, et cela crée un dynamisme, un appel d'air, un contraste, un déséquilibre. " Cet ouvrage est publié en coédition avec Musée du Louvre éditions.

  • Un livre magnifique où le regard de Jean- Philippe Toussaint nous accompagne dans l'oeuvre intimiste de Félix Vallotton et où l'érudition de Katia Poletti nous permet d'atteindre les mystères profonds de ces images qui sont parmi les plus importantes de la gravure moderne.
    Jean-Philippe Toussaint et Félix Vallotton sont réunis ici par l'acuité de leur regard sur le monde et l'insaisissable élégance de leur style.

  • Cet ouvrage développe une approche tenant compte des spécificités de la problématique du patient alcoolique pour l'aider à sortir de l'isolement dans lequel son alcoolisme le pousse et lui permettre d'accéder à des soins.

  • Cet ouvrage a une particularité. Il est l'un des rares à être particulièrement dédié aux indépendants, aux commerçants et aux patrons de PME. Des entreprises de petite taille qui, pourtant, constituent l'essentiel du paysage économique marchand (99,8% des entreprises, dont 92,2% de micro-entreprises).

    Leurs dirigeants sont, comme les autres entrepreneurs, conscients qu'ils doivent communiquer. Mais ils ignorent souvent comment le faire de manière efficace. Et cela se ressent : six entrepreneurs sur dix se déclarent « peu satisfaits » ou « pas du tout satisfaits » de leur communication d'entreprise. Seuls 10% des dirigeants de PME s'en déclarent « très satisfaits ».

    Pour vous aider à construire votre communication, ce livre va à l'essentiel : il vous donne les clés et vous apporte des modèles de réussite tout à fait accessibles.

    Pas de blablas, des trucs et astuces, un guide pratique et de belles histoires inspirées de cas réels.

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