• Quinze ans de "combat", ou l'aventure baroque d'un journal issu de la Résistance, et devenu l'idée fixe d'une poignée d'enthousiastes... Un beau sujet de film, vécu, écrit, et réalisé par Henry Chapier, avec Henry Smadja et Philippe Tesson comme têtes d'affiche, Maurice Clavel en vedette américaine de Mai 68, et la participation extraordinaire d'Henri Langlois. Il ne s'agit pas d'un western, mais il est question d'une traversée du désert : il y a un vrai "suspense", et cependant ce n'est pas un film policier. L'histoire ressemble à un roman de science-fiction, mais elle se déroule bien sur notre planète : on y met en scène des surhommes, mais ce ne sont pas des Martiens. Quinze ans de "combat" appartiendrait plutôt au genre "comédie héroïque" : un mélange détonant d'épisodes picaresques, de provocations romantiques et de gags involontaires... Mais le cri de rage, l'irrespect et l'élan lyrique en constituent la bande sonore ou la partition. Les décors sont introuvables, même dans une reconstitution des "Puces", mais leur importance est capitale dans le dénouement de l'action. Henry Chapier nous fait grâce, d'autre part, de ses tribunes critiques préférées, se contentant d'un coup de chapeau aux idoles de l'écran qu'il a défendues pendant quinze ans en redoutable polémiste. Loin d'être un "requiem" ou un règlement de comptes, cette idée fixe est l'évocation d'un tourbillon d'événements graves ou cocasses qui ont entretenu l'increvable légende du journal quotidien le plus libre et le plus farfelu accompagnant notre café du matin.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce livre raconte la passionnante aventure de Jacques-Henri Lartigue devenu l'un de nos plus grands photographes alors qu'il n'a jamais voulu être qu'un amateur. Fasciné par la peinture qu'il aborde en artiste inspiré et professionnel, Lartigue est aussi un écrivain dont le Journal est encore inédit. A travers son oeuvre photographique, liée aux autres formes de création, on découvre à la fois la volonté d'un homme en lutte contre l'éphémère, et le témoin incomparable d'une société en pleine mutation.

  • Cree ou creve

    Henry Chapier

    Voici un livre de colère, d'audace, de combat, mais aussi d'espoir. Radiographie de la République des Lettres, des Arts et du Spectacle, il nous mène dans le dédale de ses mystères, de ses impostures, et de ses splendeurs. Derrière un titre délibérément provocant, l'auteur fustige d'abord la prétention des milieux officiels à régenter un talent auquel ils n'entendent rien. Il se demande pourquoi les gestionnaires de l'esprit sont à ce point tournés vers le passé qu'ils n'aperçoivent même pas les signes avant-coureurs de la révolution qui s'accomplit pourtant, silencieusement, sous leurs yeux. Oui, Crée ou crève : car devant le défi de la nouvelle culture, des radios libres, ou de la civilisation de l'image, c'est à l'opinion publique tout entière que Chapier lance son défi, - où il va de l'essentiel.

  • Son nom est entré dans la légende avec une émission-phare, " Le Divan d'Henry Chapier ", qui, durant sept ans, a permis à des millions de téléspectateurs d'entrevoir l'intimité des stars et des réalisateurs.
    Si on se souvient de ses directs de Cannes, Venise ou Deauville, de sa voix mythique et de son redoutable talent de confesseur, on ignore souvent qu'Henry Chapier milite depuis son adolescence pour la cause du cinéma. Pour un cinéma de combat présente un choix de ses articles les plus engagés publiés de 1960 à 1978, et invite les jeunes générations à reprendre le flambeau. Ni histoire du cinéma, ni encyclopédie exhaustive, ces parti-pris et ces coups de coeur convoquent aussi bien Fellini que Henri Langlois, Jean-Luc Godard que Pasolini, Isabelle Adjani débutante qu'Alain Delon au temps de Visconti.
    Cet itinéraire passionné, fait d'enthousiasmes, de redoutables colères et d'un vigoureux appétit de transmettre, donne un ton inimitable à ces chroniques, où le plaisir d'écrire le dispute à l'humour. On entre dans ce livre comme dans le plus captivant des feuilletons. C'est la résurrection de la grande époque, pas si lointaine, où le cinéma, essentiel dans la vie de chacun, était un phénomène populaire, un enjeu polémique pour les habitués des écrans, et, pour Henry Chapier, un combat quotidien qu'il continue à mener aujourd'hui avec toujours autant de passion.

  • Version originale

    Henry Chapier

    • Fayard
    • 1 Février 2012

    Dans le climat xénophobe des années cinquante, j´ai  décidé - de retour en France - de ne jamais raconter mon  passé, et notamment ces années roumaines qui ont coïncidé  avec le triomphe d´un régime communiste qui fascinait à  l´époque nos intellectuels. Les uns n´aimaient guère les gens  venus d´ailleurs, tandis que les autres n´acceptaient pas qu´on  ait pu quitter ce nouveau modèle de société décrété idyllique.  J´avais par conséquent décidé de me taire et de refuser  une image et une mentalité d´étranger. Mon objectif était deressembler aux millions de Dupont qui m´entouraient sans  proclamer ma différence, ni croire naïvement que ma mission  consistait à changer la société ou encore à bouleverser les  moeurs. »Henry Chapier éditorialiste polémique du journal Combat  et critique de cinéma virulent des années 60, rejoint en 1974  le Quotidien de Paris de Philippe Tesson et devient rédacteuren-  chef des pages « Culture ». Dans les années 80, il est l´un  des rédacteurs-en-chef du journal télévisé « Soir 3 » avant de  créer « le Divan d´Henry Chapier » devenu depuis une émission  culte. Aujourd´hui Président de la Maison Européenne  de la Photographie et chroniqueur Culture et Cinéma sur  Radio Nova, il décide de revenir sur son parcours.

  • Alors que déjà en Europe, la Belgique, l'Espagne et les Pays-Bas ont inscrit le mariage gay ou le droit des homosexuels à l'adoption dans leurs lois, la France, elle, hésite encore.
    Pourtant, que de chemin parcouru depuis 1975, date d'un célèbre " Dossiers de l'écran " consacré à l'homosexualité. Les gays ont vu leur sexualité dépénalisée en 1982. Ils peuvent aujourd'hui bénéficier du PACS. Quant aux Français, 62 % d'entre eux approuvent le mariage gay et 51 % sont favorables à l'homoparentalité. Pourtant, 42 % pensent qu'un homosexuel devrait éviter de s'afficher avec son conjoint dans un lieu public et près d'un tiers de la population a le sentiment que les gays ont une sexualité anormale.
    Alors, les homosexuels font-ils encore peur ? Ne renforcent-ils pas, à leur tour, certains préjugés ? N'y a-t-il pas un lobby gay ? Autant de questions et de réponses abordées dans ce nouveau Mordicus au casting étonnant !

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