• Le plateau de Larina, le village néolithique de Charavines, la naissance de Cularo, les splendeurs de la Vienne antique, autant de sites qui témoignent de la richesse du patrimoine et de l'histoire du département de l'Isère. Un passé foisonnant dans lequel nous plongeons avec plaisir grâce à la bande dessinée, superbe machine à remonter le temps, qui met en scène et en images l'histoire et la rend attrayante pour tous, de 7 à 77 ans.

  • Au cours des deux cent cinquante dernières années, l'histoire de l'Isère a été marquée par la rébellion de ses habitants et leur goût pour l'indépendance et la république.
    C'est ainsi que Grenoble a connu la Journée des Tuiles et que Vizille a abrité une assemblée de députés vantant les valeurs républicaines, et ce dès 1788.
    C'est ainsi que des Isérois ont allumé les premiers foyers d'un incendie qui allait ravager l'autorité royale et embraser toute l'Europe.
    C'est ainsi que Napoléon a choisi de passer par Grenoble, sachant qu'il trouverait là le bras de levier qui permettrait de renverser à nouveau le trône sur lequel étaient revenus les Bourbons.
    Et c'est ainsi que l'on verra Grenoble revêtir les atours de capitale au gré des événements qui bouleverseront l'histoire. Ne sera-t-elle pas désignée successivement comme capitale du Dauphiné, capitale de la Houille blanche, capitale des maquis et enfin capitale olympique.

  • Les dessins aussi érudits et non moins humoristiques de Gilbert Bouchard proposent une promenade d'agrément à travers les épisodes de l'histoire et les lieux les plus fameux de la capitale des Gaules : Lyon.
    À Lyon comme ailleurs en France, les insurrections marquent la fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle. Pendant la Révolution française, les Lyonnais se lèvent contre la menace jacobine. En représailles, en 1793, la ville subit un terrible siège et est menacée d'être rasée. En 1831 et 1834, ce sont les canuts, las d'être exploités au nom du libéralisme économique, qui se révoltent, sans succès.
    En 1848, lorsque la Deuxième République est proclamée, les ouvriers s'emparent des casernes, sans plus de réussite.
    Les communes indépendantes de la Croix-Rousse et de la Guillotière, foyers de ces révoltes, sont rattachées à Lyon sous Napoléon III.
    La ville connaît ensuite de profondes transformations, notamment sous l'impulsion du préfet Vaïsse, et de maires comme Jean-François Terme (à qui la France doit le « trottoir »), Édouard Herriot et Louis Pradel.
    Les romains ne s'étaient pas trompés en choisissant le site stratégique où ils avaient implanté Lugdunum : deux mille ans plus tard, la ville de Lyon continue de faire fructifier son héritage, fière d'être reconnue en tant que cité internationale.

  • Une figure emblématique du Dauphiné28 septembre 1626. Dans la blancheur immaculée des Alpes, un homme voyage seul. Sentant sa dernière heure arriver, François de Bonne trouve un abri où l'attend un inquiétant personnage qui semble bien le connaître. Ensemble, ils reviennent sur la vie et la carrière de celui qui fut Duc de Lesdiguières, comte de Pont-de-Veyle, seigneur du Glaizil, maréchal de France, mais est également le dernier connétable de France. Un chef militaire dont l'impressionnant pédigrée n'a jamais comblé l'absence de l'amour de sa vie : sa maîtresse Marie.Gilbert Bouchard, expert du médium bande dessinée, nous fait découvrir dans cette bande dessinée historique teintée de fantastique le destin particulier du Duc de Lesdiguières, chef de guerre hors pair qu'Henri IV lui-même qualifia de « rusé comme un renard. »

  • Le duc de Lesdiguières vient de mourir. Ami proche d'Henri IV, il avait pu maintenir le Dauphiné dans une certaine indépendance. Richelieu met fin à celle-ci et relance la lutte contre les protestants, nombreux en Dauphiné.
    La révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV amplifie les persécutions. Beaucoup de protestants s'exilent à l'étranger. L'évêque de Grenoble, monseigneur le Camus, remet de l'ordre dans son diocèse, pendant que les chartreux reconstruisent leur monastère déjà détruit huit fois par des incendies.
    Le Dauphiné a la chance de ne pas compter parmi les champs de bataille, ce qui favorise le développement du commerce et de l'industrie. Navigation fluviale, forges, textile, papeterie, exploitation minière sont les points forts de cette économie. Louis Mandrin, quant à lui, opte pour la contrebande. Vaucanson préfère les automates. Et voilà qu'en 1788, à Grenoble, la Journée des tuiles, annonce la Révolution française...

  • Ville carrefour, grand centre européen du commerce, Lyon est aux premières loges de toutes les évolutions de la société. Mais alors que les frères Montgolfier s'élèveront en ballon, la misère poussera les canuts à la révolte Sous la Renaissance, Lyon retrouve le rôle de ville carrefour qui avait fait sa fortune et sa gloire à l'époque romaine. Elle devient un des grands centres européens du commerce, de la banque et de l'édition. Tous les plus grands écrivains du XVIe siècle s'y pressent. Parmi les idées nouvelles véhiculées par les livres, il y a notamment celles prêchées par la Réforme. Les guerres de religions qui s'ensuivent frappent durement Lyon, ravagée par le baron des Adrets. Paradoxalement, ce triste épisode désenclave la ville, le sinistre baron n'hésitant pas à percer des rues pour faciliter le passage de ses troupes stationnées place « Belle Cour ». Cette place sera d'ailleurs toujours aimée des rois. Henri IV puis Louis XIV tombent sous son charme et lui offrent des statues. Cependant, le développement démographique est freiné par la situation géographique de la ville coincée entre les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse et barrée par la Saône et surtout le Rhône pratiquement infranchissable. Deux hommes proposent des solutions à la fin du XVIIIe siècle : Perrache qui tente de relier les terres d'Ainay à l'île Mogniat afin d'accroître la superficie de la presqu'île, et Morand qui lance un deuxième pont sur le Rhône dans l'espoir de conquérir la rive gauche du fleuve alors constituée de vastes terrains en friche et inondables. Le premier échoue mais le second réussit. Lyon peut envisager son avenir avec optimisme. Jouffroy d'Abbans traverse Lyon en remontant la Saône avec le premier bateau fonctionnant à la vapeur. Les Montgolfier organisent des démonstrations d'ascension en ballon Mais dans le même temps, la misère ronge les ouvriers inhumainement exploités. La colère des canuts éclate et est réprimée par l'armée. Les prémices de la Révolution sont en marche

  • En 43 avant J.-C., Munatius Plancus, un ancien lieutenant de Jules César, fonde la cité de Lugdunum sur les hauteurs de Fourvière. L'empereur Auguste la couvre de privilèges et lui permet de devenir, en quelques années, une des plus belles et des plus riches cités de l'empire, en étant au centre d'un important noeud routier reliant la Méditerranée aux Alpes, à l'océan et au nord de l'Europe.
    Lugdunum donne naissance aux empereurs Claude et Caracalla avant de redevenir un modeste bourg médiéval.
    Ce sont les archevêques qui feront faire sortir Lyon de sa torpeur. Ils y organisent des conciles, reçoivent des papes, font construire la primatiale Saint-Jean et le pont du Rhône (actuel pont de la Guillotière). Seul pont à franchir le fleu ve, celui-ci va favoriser le passage dans la ville des rois qui se rendent en Provence.
    Les archevêques demeurent les maîtres de la seigneurie de Lyon jusqu'à son rattachement au royaume de France par Philippe IV le Bel en 1312.
    Charles VII puis Louis XI accordent quatre foires à la ville. Louis XI veut faire de Lyon une grande place commerciale et bancaire, capable de concurrencer Genève et les grandes cités italiennes.
    Deux autres tomes aborderont l'histoire de Lyon de la Renaissance à la Révolution française, puis de la Révolution française à nos jours.

  • Redécouvrez les pépites des premiers âges de la Maison Glénat dans une édition numérique remasterisée. Elles constituent un hommage inédit et unique aux premiers artistes qui ont participé à l'édification du catalogue majeur du premier groupe indépendant de bandes-dessinées contemporaines. Nombre de ces oeuvres ont eu une influence considérable sur leur époque. Véritables madeleines, elles témoignent toujours d'une belle vitalité, provoquent une tendre émotion et permettent enfin de vérifier l'admirable cohérence thématique de l'identité pérenne des éditions Glénat.

  • Un riche parcours en images dans la ville de Vienne à l'époque antique, alors capitale du peuple gaulois des Allobroges. Vienne est aujourd'hui, avec Lyon, la cité qui concentre le plus important patrimoine gallo-romain, dont de nombreux vestiges architecturaux en bon état de conservation.
    Précis et vivant, le travail de Gilbert Bouchard reconstitue tous les détails de la vie quotidienne à Vienne du temps d'Alix.

  • Jour après jour, nous sommes témoins d'individus qui déchirent leur chemise au nom des principes de la gauche ou de la droite. À les en croire, leurs revendications seraient incompatibles avec celles de l'autre clan et porteuse d'une morale particulière. Cette prétention résiste-t-elle à l'analyse? N'assiste-t-on pas plutôt à une uniformisation graduelle des politiques, en même temps qu'à une polarisation des discours? Que dévoile ce dialogue de sourds? La gauche et la droite ne sont-elles, au fond, que des soeurs siamoises, le yin et la yang du débat démocratique? Ce dossier spécial intitulé « La gauche et la droite : beaucoup de bruit pour rien? » présente les essais d'Alain Deneault, Éric Bédard, Monique Larue, Ugo Gilbert Tremblay et Mathieu Bélisle, ainsi qu'un entretien de Mauricio Segura avec Marc Angenot. Ailleurs dans la revue, un extrait inédit du prochain roman de Nicolas Dickner, la visite d'Atelier de Cindy Phenix et les poèmes de Mathieu K Blais, en plus des chroniques habituelles de Patrick Nicol, Serge Bouchard et Olivier Maillart.

  • Le plus récent numéro de L'Inconvénient se penche sur « L'amitié au temps de Facebook » avec un dossier réunissant des essais d'Éric Dupont, de Jean-Philippe Martel, d'Étienne Savignac et d'Ugo Gilbert Tremblay. Cette édition comprend aussi un extrait du roman à paraître en avril de Nancy Huston et des poèmes inédits de Thomas Mainguy et d'Hélène Dorion. Côté peinture, Marie-Anne Letarte présente l'artiste Louis-Philippe Côté et côté critique, Michel Biron offre une fine analyse du roman L'année la plus longue de Daniel Grenier, Marie-Andrée Lamontagne recense la traduction française de The Infinite Jest de David Foster Wallace et David Dorais se penche sur le roman 2084 de Boualem Sansal. Les chroniques de Serge Bouchard, Geneviève Letarte, Olivier Maillart, Patrick Nicol, Georges Privet et Martin Winckler sont aussi au rendez-vous et, pour clore ce numéro en beauté, Mathieu Bélisle signe un billet amusant intitulé "Désolé pour les inconvénients".

  • Le développement fulgurant des médias sociaux au cours de la dernière décennie a donné une forme concrète à un phénomène qui existait depuis toujours, mais demeurait pour l'essentiel confiné dans les marges de la vie sociale. Or la rumeur -- puisque c'est de ce phénomène qu'il s'agit -- se présente aujourd'hui comme l'une des formes les plus visibles et les plus envahissantes de la communication, comme un enjeu « sérieux » et décisif, que les individus et les organisations doivent apprendre à gérer comme l'une des composantes essentielles de l'information. Avec les contributions de Mauricio Segura, Georges Privet, Benoît Melançon et Ugo Gilbert Tremblay. À lire hors dossier, entre autres : Geneviève Letarte signe un hommage à Hélène Monette, Michel Biron analyse Ce qu'il reste de moi de Monique Proulx et Isabelle Daunais se livre dans un entretien à propos de son plus récent livre, Le roman sans aventure.

  • Durant la seconde moitié du 20e siècle, les régimes communistes ont incarné la principale figure d'altérité pour l'Occident capitaliste et néolibéral. Après la chute de l'URSS, ces régimes ne pouvaient plus jouer ce rôle, et la recherche d'un nouvel Autre s'est donc imposée à la conscience occidentale. Les attentats du 11 septembre 2001 lui ont apporté ce qu'elle recherchait : désormais, le djihad serait le nouveau repoussoir contre lequel l'Occident affirmerait ses valeurs hégémoniques, comme si celles-ci ne pouvaient se soutenir d'elles-mêmes face à un « adversaire » pourtant vaincu d'avance.

  • Le numéro 102 d'ETC MEDIA présente un important article sur le nouveau Printemps numérique qui a littéralement envahi les scènes artistiques de Montréal le printemps dernier. La revue présente également des articles sur des performers comme Tino Sehgal au MAC, Tilda Swinton au MoMA, Li Alin et Cécile Martin ; sur des artistes des arts numériques et médiatiques comme Patrick Bernatchez ; sur la designer de mode Ying Gao ; sur la vidéaste et photographe Élaine Frigon ; et beaucoup d'autres. Aussi au sommaire de ce numéro au format augmenté de pages : des essais sur la lenteur ainsi que sur le collectionnement à l'ère d'Internet, une entrevue avec Rory Blain de Sedition et un compte rendu de l'exposition Afteratlas de Georges Didi-Huberman, entre autres.

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