• Club privé

    Gil Debrisac

    • Blanche
    • 23 Octobre 2014

    Gil Debrisac réinvente en permanence le genre.

    Xavier, 28 ans, célibataire et héritier d'une belle fortune lui permettant de réaliser ses caprices a pour seule famille, son oncle Grégoire et sa seconde épouse, Claire, dont Xavier est secrètement amoureux. Il faut dire qu'elle est superbe, Claire. Trente-deux ans, blonde, un corps de rêve hyper-sexy et qui a tout deviné des désirs de son neveu à son encontre, tout comme Grégoire d'ailleurs. Ce désir secret sera exacerbé le jour où Xavier surprendra sa jolie tante nue jouir à grands cris dans le divan sous les assauts de Grégoire.
    Doté d'une imagination perverse débordante mais aussi d'un machiavélisme diabolique, Xavier ouvre un Club Privé très select, seulement fréquenté par de hauts fonctionnaires, ministres, députés, PDG... Lors de l'inauguration, les deux serveuses, que l'on pourrait prendre pour des jumelles, sont habillées en Bunny Girls. Gwendoline et Sonia sont excitantes dans leur tenue et sourient largement quand les mains de ces messieurs glissent quelques billets dans leur décolleté ravageur.
    Gwendoline n'est autre que Claire, la tante de Xavier, devenu donc son patron. La nuit de l'inauguration du Club Privé, elle devient même sa maîtresse. Par jeu, mais surtout par goût pour les aventures sexuelles hors-norme, elle se soumet à tous les désirs, même les plus pervers, de son neveu. À peine trois semaines plus tard, elle et Sonia serviront seins nus, portant seulement un string transparent, un porte-jarretelles et des bas noirs à coutures ou résilles. Le tout sous le regard de Grégoire, invité d'honneur, excité de voir sa femme servir de riches invités dans pareille tenue et sous les ordres pervers de son neveu.
    Tout cela n'est qu'un début bien sage. Laissez-vous entraîner dans ce Club Privé très select, où règnent confidentialité et secrets d'alcôve, à vivre cette fameuse nuit orgiaque avec des invités triés sur le volet. Une nuit extraordinaire dans son originalité, sortie tout droit de l'imagination de Xavier, sur le mode des festivités organisées par Louis XV et dont la superbe Gwendoline sera bien sûr la vedette. Quant à la fin de l'histoire, elle est... Et bien, venez la découvrir. Vous serez bluffé !

  • La bourgeoise

    Gil Debrisac

    • Blanche
    • 30 Avril 2015

    Grand roman pornographique, La Bourgeoise est incontestablement le roman de la perversité et la vacuité d'une certaine bourgeoise de province obnubilée par le sexe.
    Rebecca Muller est une très belle femme de 36 ans. Mariée à un mari banquier, oisive et fortunée, elle est le prototype de la bourgeoise de province. Sans enfant, elle trompe son ennui en activités futiles et en dévorant des romans pornographiques qui font surgir de sa mémoire les souvenirs enivrants de sa sexualité précoce. Lors d'un salon du livre, Madame Muller rencontre Gil Debrisac, son auteur préféré qui l'invite à dîner. Séduite et troublée par cet homme envoûtant, elle lui confie que rien ne l'excite davantage que d'inventer des infidélités pour exciter son mari. Et elle met cela aussitôt en pratique et devient la maîtresse de Gil. Les amants vont rapidement se rendre compte qu'ils ont tous deux le même goût prononcé pour la perversité, pour les relations sexuelles hors-normes, et nous suivrons avec délectation l'itinéraire d'une femme mariée, totalement amorale et infidèle, trompant un mari qui tire un plaisir pervers de son humiliation de bourgeois nanti. Profitant des absences prolongées du mari banquier, la troublante madame Müller va se soumettre avec délices aux caprices les plus vicieux de son amant qui lui fera vivre des aventures sexuelles époustouflantes de vices Plongée toujours plus loin dans le stupre et le vice, Rebecca s'abandonnera alors sans retenue dans une hypersexualité qui la fera quitter mari et amant pour connaître l'absolue soumission à l'Homme.

  • Femme de routiers

    Gil Debrisac









    Extrait
    Tout a commencé en 1987. Divorcée et sans enfant,
    j'avais alors trente-trois ans et vivais avec Olivier, un
    chauffeur-routier français de quarante ans. D'origine
    belge, je m'étais installée chez lui, à Bavay. Olivier avait eu quelques
    aventures amoureuses, mais était toujours célibataire. Se consacrant
    entièrement à son travail, il ne rechignait pas sur les heures à passer
    sur les routes, ce qui avait dissuadé plus d'une femme de s'installer
    avec lui. La maison qu'il avait acquise grâce à son compte en
    banque bien fourni était en cours de paiement. Si je voulais en
    profiter, je devais y mettre ma quote-part. On passa donc un accord
    devant notaire, et chaque mois une grosse partie de mes allocations
    de chômage filait dans la caisse commune de notre couple. Je dois
    avouer que pour moi, financièrement, c'était plutôt difficile, et je
    ne parvenais pas à retrouver un boulot de caissière dans la région.
    Pour passer le temps pendant les longues absences d'Olivier qui
    effectuait régulièrement des transports à l'étranger, je lisais des
    romans à l'eau de rose et fréquentais assidûment un centre de fitness
    à Cambrai, non loin de chez nous, histoire de garder la ligne.
    Avec une taille d'un mètre soixante-dix et un poids de cinquantedeux
    kilos, j'arborais fièrement ma silhouette de vamp à chevelure
    blonde. Pour faire admirer ma belle poitrine, je portais des décolletés
    provocants ; je m'habillais en minijupe, exhibant mes cuisses
    galbées, et dans la rue, les hommes se retournaient sur mon
    passage. J'en avais la tête qui tournait ! Olivier, parfois, trouvait
    que j'en faisais trop :
    - Edeline, me dit-il un jour, tu sais que je t'adore, tu es la
    femme la plus douce, la plus aimable que je connaisse, mais je n'ai
    pas envie qu'on pense que je me suis mis en ménage avec...
    Il n'avait pas achevé sa phrase. J'avais deviné. J'ai essayé alors
    de lui faire comprendre qu'une femme aimait être admirée, séduire
    par sa féminité. Ce n'était pas parce que je portais des jupes courtes
    et des décolletés coquins que j'étais une pute. Il avait acquiescé,
    mais je voyais bien qu'il l'admettait difficilement. Malgré ces divergences
    de vue, Olivier, en général, me laissait m'apprêter comme
    je le voulais quand on sortait ensemble en ville. Quant au sexe,
    j'avoue que je restais souvent sur ma faim. Après deux ou trois
    semaines d'absence, Olivier rentrait fourbu de ses longs trajets sur
    les routes. Alors, la chose était vite liquidée. Et je me replongeais
    dans la lecture d'histoires romantiques, où le sexe n'était pas trop
    présent.
    En l'absence d'Olivier, j'allais parfois passer plusieurs jours chez
    ma mère, à Dour, la première petite ville belge après la frontière,
    à dix kilomètres de Bavay. Agée de cinquante-neuf ans, elle était
    veuve depuis peu. Je l'aidais à entretenir sa maison et son jardin.
    C'est d'ailleurs d'elle que tout est parti. Sans avoir jamais imaginé
    comment les choses tourneraient, elle est pourtant à l'origine de
    toute l'histoire.




  • La fille de Satan

    Gil Debrisac







    Sommaire




    Sommaire
    Chapitre premier : L'allumeuse
    Chapitre II : Sous l'objectif de Mako

    Chapitre III : Perverses confidences
    Chapitre IV : Le piège
    Chapitre V : Cathy devient la pute de Mako
    Chapitre VI : Cathy se confie à Mako
    Chapitre VII : Les « spécialistes »
    Chapitre VIII : Jouissance sous la torture
    Chapitre IX : Lumineuse Aphrodite
    Chapitre X : Le mari découvre son Aphrodite
    Chapitre XI : Une toison taillé en trident

    Chapitre XII : Déformée par une machine diabolique
    Chapitre XIII : Démonia en spectacle
    Chapitre XIV : Les invités inattendus
    Chapitre XV : L'exorcisation de Démonia
    Chapitre XVI : Le cousin germain américain
    /> Chapitre XVII : La femme-flipper
    Chapitre XVIII : Chang-Li, l'inventeur japonais
    Chapitre XIX : Le mannequin jouisseur
    Chapitre XX : Le mannequin pisseur

    Chapitre XXI : L'inventeur se fait sucer par son mannequin
    Chapitre XXII : Apparition de Solange
    Chapitre XXIII : Le plaisir des gouines
    Chapitre XXIV : Le dressage
    Chapitre XXV : Les dix-huit ans de Solange
    Chapitre XXVI : Le plaisir bestial des deux soeurs
    Chapitre XXVII : Le harem du chien
    Chapitre XXVIII : Cathy révèle tout à Mako
    Chapitre XXIX : Les tortures de Démonia et de Satania

    Chapitre XXX : Coco et Phallus
    Chapitre XXXI : La mutation de Satania
    Chapitre XXXII : Les tournées de la ménagerie de Satan
    Épilogue








  • 9782909850856HEX








    Bientôt,
    je me rendis compte que, le samedi soir et le dimanche matin, Laure me
    manquait.
    Il n'était pas question de confier à Laure ou
    à sa mère ce dont je venais de prendre conscience. Je devais le garder pour
    moi. Mais quand Laure venait déjeuner, je l'observais, en veillant à ce que
    cela ne se remarque pas. Elle retrouvait goût à la vie, souriait. Elle laissait
    pousser ses cheveux blonds. Ils atteignaient sa nuque, ça lui allait bien. Elle
    se maquillait : cils brossés, soupçon de fard à pau­pières, un rien de
    rose à lèvres. Je me disais qu'elle aurait dû changer de couleur de cheveux,
    choisir un roux foncé. Je l'imagi­nais en rousse, avec un maquillage qui
    mettrait son visage davantage en valeur. Mentalement, je lui faisais enfiler
    des T-shirts décol­letés pour qu'on lui voie le haut des seins. Pour cela,
    pensais-je, il fallait qu'elle assume son état, et même, soit fière de son
    corps.
    Un jour, j'aperçus à côté du téléphone un bon de commande à une
    firme de vente par correspondance. Elle l'avait laissé là par mégarde. Il
    s'agissait de sous-vêtements. Je pus ainsi connaître ses mensurations :
    soutien-gorge 100 C, culotte 50-52. Je ne doutais pas que si elle était
    bien baisée, elle serait capable de suivre sérieuse­ment un régime
    amaigrissant. Elle en avait déjà essayé plus d'un, sans jamais persévérer.
    Toutefois, ce serait bien qu'elle garde la même poitrine, quitte à la faire
    redresser par la chirurgie esthétique.



  • L'esclave blanche

    Gil Debrisac




    TABLE DES MATIÈRES
    TABLE DES MATIÈRES
    CHAPITRE PREMIER Les fantasmes de Tante Sophie
    CHAPITRE II Tante Sophie se fait raser le sexe
    CHAPITRE III Tante Sophie se dévergonde
    CHAPITRE IV Tante Sophie fait du cinéma cochon
    CHAPITRE V Tante Sophie fait la chienne
    CHAPITRE VI Les chienneries de Tante Sophie
    CHAPITRE VII La machine
    CHAPITRE VIII La machine II (Le récit de Tante Sophie)
    CHAPITRE IX Monsieur Charles
    CHAPITRE X L'esclave blanche I - Tante Sophie au Togo
    CHAPITRE XI L'esclave blanche II- Bagolo
    CHAPITRE XII L'esclave blanche III - " Monsieur Horace "
    CHAPITRE XIII Les enchères
    ÉPILOGUE En attendant Tante Sophie



  • La Poupée

    Gil Debrisac




    Extrait
    CHAPITRE PREMIER
    Installation à Cavaillon
    J'avais vingt ans quand j'ai épousé Maxime, un sous-officier de la marine marchande âgé de trente ans. Nous nous sommes installés dans les faubourgs de Cavaillon, ville provençale connue pour ses melons. C'est là que commence la colline du Lubéron qui s'étend jusqu'à Manosque. Notre maison était jumelée avec celle des voisins ; une clôture de fil plastifié séparait les deux jardins. Comme Maxime gagnait bien sa vie, je pouvais me contenter d'un emploi de secrétaire médicale à mi-temps. Ce qui me donnait pas mal de temps libre pour flâner, faire du shopping, lire des romans à l'eau de rose. Maxime était amené à s'absenter pour de longues périodes. Quand il partait en mer, c'était souvent pour deux, trois mois. Quand il revenait, en revanche, il restait un mois, un mois et demi à la maison ; il en profitait pour bricoler.
    Drôle d'homme, Maxime. Assez bourru, il ne me prêtait pas beaucoup d'attention. Pourtant, j'étais une femme désirable, je le lisais dans le regard des autres hommes ; j'avais une allure de mannequin, je savais soigner mon apparence. Mes cheveux noirs me tombaient sur les épaules, ma frange descendait à mi-front. Mes yeux bleu acier me donnaient un éclat lumineux. Je prenais le temps de me maquiller avec soin. Ce qui attirait surtout les regards, c'était ma poitrine plantureuse, mes fesses rebondies. A l'aise financièrement, je m'achetais des vêtements qui mettaient ma silhouette en valeur. Quand le climat le permettait, je portais des jupes courtes afin de montrer mes cuisses galbées dans des collants noirs. J'enfilais tantôt un T-shirt décolleté, tantôt un chemisier que je laissais entrouvert pour qu'on voie la naissance de mes seins. Je donnais l'apparence d'une femme libérée. Je devais passer pour une allumeuse.
    Pendant l'amour, Maxime ne faisait jamais preuve d'imagination. Le soir, il me donnait un baiser, me faisait une caresse sur les seins ; une fois par semaine, parfois deux, quand il avait bu un coup, il me baisait dans la position classique. Il n'introduisait jamais dans notre relation la note de fantaisie qui m'aurait donné plus de plaisir. A cette époque, je n'imaginais pas qu'il puisse exister autre chose. Frustrée, je me plongeais dans des romans-feuilletons pour me laisser aller à des rêveries de jeune fille, alors que j'étais une femme mariée. Aujourd'hui, avec le recul, je pense que je me suis mariée trop tôt.
    Nos voisins avaient un petit garçon d'à peine un an. Souvent, la maman me le passait par-dessus la clôture qui séparait nos jardins ; je le tenais dans mes bras. Le petit Tony me regardait en me faisant des sourires. J'étais impressionnée par le regard perçant de ses yeux noirs. En grandissant, il a pris l'habitude de m'appeler Cri-Cri (mon prénom est Christine).
    Quand il a atteint l'âge de six ans, il m'a fait promettre de n'accorder ce privilège qu'à lui seul. J'ai accepté. C'était le jour de son anniversaire. Maxime était présent, il a ri aussi en promettant à Tony qu'il serait le seul à m'appeler ainsi.
    Plus Tony grandissait, plus ses parents se plaignaient de son caractère désobéissant. Je n'avais pas d'enfant, je disposais de temps libre. Tony venait souvent quémander mon aide pour ses devoirs. Curieusement, quand je m'occupais de lui, il était plus calme.

  • La chienne d'Olaf

    Gil Debrisac

    Au chômage, Jean B., le narrateur, et sa femme Ambroisine s'installent à Bordeaux chez la tante de celle-ci, Corinne, qui est mariée à Olaf. Rapidement les rapports des deux couples deviennent troublent. Jean se trouvant sous la dépendance financière d'Olaf, qui s'intéresse de près à sa femme, en vient à accepter le marché diabolique que lui propose ce dernier. En échange d'une place de superviseur dans son entreprise, il cédera Ambroisine à Olaf. Avant de partir une dizaine de jours en tournée d'inspection dans le Nord, le mari complaisant laisse donc son épouse « harnachée » devant la porte de son patron. A son retour, il découvre par la lecture du journal d'Ambroisine, illustré de nombreuses photos, ce qui s'est passé : « dressée » par deux Maîtres noirs, elle est devenue une esclave absolue.

  • À Charleroi, en Belgique, Florian, un employé d'assu rances rangé, âgé de 45 ans, s'intéresse à la vendeuse en boulangerie de son quartier : une beauté de 28 ans nommée Cindy. Cindy, sous le nom de guerre de Gwendoline, fait un numéro de strip-tease osé au Parisiana, le cabaret hard de la ville. Florian vient en spectateur. Cindy-Gwendoline lui manifeste sa complicité sur scène. Ils s'excitent, puis se retrouvent pour se déchaîner dans l'intimité... S'étant découverts pervers, les deux complices veulent aller toujours plus loin. C'est ainsi que Florian pousse Cindy aux pratiques barbares du piercing. Elle se soumet. A-t-elle tort ou raison ? À vous de le dire.

  • Extrait CHAPITRE PREMIER L'oncle Ulrich Adolescente, Rébecca suivit un parcours atypique. Après le bac, elle pensait préparer une licence d'histoire-géo, puis une maîtrise d'anthropologie. Or, dans un accident de la route dont elle sortit indemne, elle perdit son père et sa mère. La voilà sans ressources financières à l'âge de dix-sept ans. Sa tante, coiffeuse de profession, la prit en charge, mais ne put lui offrir les études auxquelles elle aspirait. Cependant, dans le salon de coiffure de sa tante, Rébecca prenait goût, peu à peu, à la profession. Sa beauté était son principal atout, et c'était le lieu où elle pourrait l'entretenir le plus facilement. C'est ainsi que la jeune fille est devenue coiffeuse esthéticienne et que, poussée par sa tante, elle a participé à des concours de beauté. A vingt-deux ans, Rébecca obtenait le titre de Miss Doubs. Un an plus tard, elle épousait Bertrand, lequel effectuait, pour le compte de son journal, des reportages sur les concours de beauté régionaux. Bertrand et Rébecca pallièrent l'absence d'enfants par de nombreuses sorties dans les boîtes de nuit à Besançon, ou à Dijon seulement éloignée de quatre-vingts kilomètres. La jeune femme, dans tout l'éclat de sa beauté, portait des robes moulantes et courtes, dont le décolleté ravageur mettait en valeur son 90 B de poitrine. Ses cheveux noirs étaient savamment coiffés. Nombre de mâles posaient leur regard sur le visage lumineux, au maquillage sophistiqué, de Rébecca - et plus encore sur son cul moulé de cuir noir ou sur ses seins bombés à moitié découverts. L'exhibitionnisme de sa femme était loin de déplaire à Bertrand. Ça l'excitait, au contraire, et ça l'inspirait : il consacrait la meilleure partie de ses loisirs à écrire des romans pornographiques. Des bouquins que Rébecca, la muse de l'auteur, lisait avec passion. L'autre partie de ses loisirs était consacrée aux randonnées à vélo afin de soigner sa condition physique. Son imagination, il la couchait sur du papier au lieu de la coucher dans le lit conjugal, aussi Rébecca avait-elle besoin d'un exutoire. Le lundi, jour de fermeture du salon, elle se plongeait dans un bain chaud et moussant, avec à portée de main un livre écrit par son cochon de mari. Au bout de quelques pages de lecture, elle se glissait dans la peau de l'héroïne nymphomane, ou de celle qui jouissait sous le joug d'un Maître dominateur. Elle saisissait l'un ou l'autre de ses sextoys favoris, parfois même les deux : le gros noir pour le vagin ; le blanc fin et long pour l'anus. Elle aimait les sentir se presser l'un contre l'autre, seulement séparés par sa fine cloison intime. Seule dans la salle de bains, livrée aux deux petits soldats enfoncés dans le con trempé et le rectum dilaté, elle laissait éclater sa jouissance. Cependant, Rébecca n'avait pas tiré un trait sur l'objet de sa passion antérieure : l'anthropologie. Quand elle n'avait plus de romans de son époux à lire dans le bain, elle s'intéressait aux ouvrages traitant de l'histoire des anciennes peuplades africaines. Ce qui, étrangement, l'amenait à établir un parallélisme entre les histoires imaginées par son mari et les us et coutumes des tribus en question. Parfois, elle abordait le sujet avec Bertrand. Le journaliste pensait que les fantasmes et les rituels des âges révolus étaient sans doute restés imprimés dans la mémoire collective de l'humanité. Au fil du temps, leurs sorties en boîte s'espacèrent. Le couple fréquentait peu de monde : chacun en voyait suffisamment par ailleurs, elle au salon de coiffure, lui au journal. On se réserva le dimanche pour soi. Si ce n'est que tous deux invitaient régulièrement un oncle de Bertrand par alliance : Ulrich, afin de lui remonter le moral après le décès de son épouse. Cinquante-neuf ans, fondé de pouvoir d'une grande banque dont le siège social était à Besançon, Ulrich subventionnait en partie le journal où Bertrand travaillait. Et il faisait partie du comité d'administration du quotidien. Un très bel homme, cet Ulrich, bien bâti, d'une taille avoisinant le mètre quatre-vingt. Grâce à des séances de thalassothérapie et à la consommation d'alicaments, substances retardant le vieillissement des cellules, il était loin de paraître son âge. De plus, il possédait un imposant manoir en Suisse, au bord du lac de Neuchâtel, où il passait ses week-ends et ses vacances, et où il comptait vivre définitivement une fois retraité.

  • Xavier - auteur porno reconnu - est en panne d'inspiration. Que faire ? En matière de sexe, quand la fiction n'avance plus, c'est à la réalité de prendre le relais.
    Xavier et sa femme, la douce Manon, ont une vie sexuelle des plus pauvres. On se limite au missionnaire conjugal. Xavier, frustré, se " défoule " dans ses romans, que Manon refuse de lire.
    Mais dans l'entourage de Xavier quelqu'un les dévore, ces écrits : Bernard, un jeune voisin et ancien élève de Manon. Bernard est très attiré par son ex-prof. Et la réciproque est vraie.
    Xavier est ce genre très particulier de pervers qu'on nomme un " mari complaisant ". Savoir que sa femme jouit avec un autre, ça l'excite. De plus, comme il a mis la main sur le journal intime de celle-ci, il sera aux premières loges pour apprendre les détails les plus croustillants.
    Bernard rencontre souvent Manon, avec laquelle il met en pratique les fantasmes de Xavier étalés dans ses romans les plus salés. Et Xavier, après s'être régalé à la lecture du journal intime de sa femme, profite des nouvelles dispositions sexuelles d'une Manon enfin dessalée. C'est lui qui, en définitive, tire les ficelles des marionnettes !

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