• Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Un monde se meurt. Immémoriaux, les Tahitiens ont trahi leurs dieux et leurs coutumes. Le drame se joue au moment de l'arrivée des Européens sur les rives enchantées de la Polynésie, à la fin du xviiie siècle. Il prend ici figure d'allégorie : en vain, Paofaï, le dernier païen, partira à la recherche d'une écriture capable de sauvegarder les « mots qui ne doivent pas mourir » ; et moins de vingt ans suffiront aux Occidentaux pour anéantir une culture restée jusque-là intacte.
    Dans ce premier livre, une active nostalgie mène Victor Segalen, non à déplorer, mais à recréer la belle « société antique et forte », ses fêtes, son culte du jouir, son alliance heureuse avec la nature. Quant à la langue sacrée des Maori, il la réinvente par une prose sans exemple, qui en devient le simulacre. Le livre, publié en 1907 sous un pseudonyme, acquiert tout son sens aujourd'hui où nous en mesurons le caractère prémonitoire.

  • Édition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre et chronologie)Rejetant la douce nature rousseauiste, Sade dévoile le mal qui est en nous et dans la vie.
    La vertueuse Justine fait la confidence de ses malheurs et demeure jusque dans les plus scabreux détails l'incarnation de la vertu. Apologie du crime, de la liberté des corps comme des esprits, de la cruauté, « extrême sensibilité des organes connue seulement des êtres délicats », l'oeuvre du marquis de Sade étonne ou scandalise. « Elle paraît bien n'être, dit Klossowski, qu'un seul cri désespéré, lancé à l'image de la virginité inaccessible, cri enveloppé et comme enchâssé dans un cantique de blasphèmes. »
    C'est aussi une oeuvre d'une poésie délirante et pleine d'humour noir.
    Préface et commentaires de Béatrice Didier. 

  • Seules les oeuvres de Sade ou certains textes de Bataille offrent un équivalent de ce livre qui ne respecte absolument aucun tabou et dont la crudité n'est plus recouverte par le voile de l'ironie. Les surréalistes plaçaient cet ouvrage au plus haut de la littérature française. C'est aussi qu'il allie l'élégance de la prose et de l'expression à l'inconvenance la plus débridée.

  • « Sexuellement, c'est-à-dire avec mon âme », écrivit un jour Boris Vian.
    Si le bouleversant roman d'amour de L'Écume des jours peut apparaître comme l'expression d'une forme de romantisme moderne, l'auteur des Cantilènes en gelée sait aussi explorer sans tartufferie les dimensions charnelles de l'amour, les ombres et les lumières du fantasme et les éclats de rire de la plaisanterie gauloise. On le découvrira ici avec ces petits chefs-d'oeuvre intitulés « La Messe en Jean Mineur », « La Marche du concombre » ou « Liberté »... C'est bien ce dernier mot, d'ailleurs, qui résume le mieux l'état d'esprit et l'idéal que traduit ici l'écrivain. La liberté d'aimer sous toutes ses formes, et de le dire face à la « conspiration des nuisibles », justement dénoncée dans « Utilité d'une littérature érotique ».

  • Eh bien ! monsieur, dit-elle à Courval, croyez-vous maintenant qu'il puisse exister au monde une criminelle plus affreuse que la misérable Florville ?... Reconnais-moi, Senneval, reconnais à la fois ta soeur, celle que tu as séduite à Nancy, la meurtrière de ton fils, l'épouse de ton père, et l'infâme créature qui a traîné ta mère à l'échafaud... Oui, messieurs, voilà mes crimes ; sur lequel de vous que je jette les yeux, je n'aperçois qu'un objet d'horreur ; ou je vois mon amant dans mon frère, ou je vois mon époux dans l'auteur de mes jours ; et si c'est sur moi que se portent mes regards, je n'aperçois plus que le monstre exécrable qui poignarda son fils et fit mourir sa mère. Croyez-vous que le ciel puisse avoir assez de tourments pour moi, ou supposez-vous que je puisse survivre un instant aux fléaux qui tourmentent mon coeur ?... Non, il me reste encore un crime à commettre : celui-là les vengera tous.

  • L'oeuvre maudite d'Oscar Wilde...
    Un prolongement à visage découvert du Portrait de Dorian Gray, autobiographique et sulfureux, d'un érotisme cru et d'un romantisme désespéré, racontant les amours homosexuelles et tragiques de René Teleny et Camille Des Grieux.
    Tout Wilde est là : sa recherche du plaisir, le pressentiment de sa chute, ses références littéraires, ses personnages, ses aphorismes.
    Oscar Wilde est à la fois Teleny et Des Grieux : séducteur et infidèle, amoureux passionné, jaloux impénitent, initiateur et disciple, il se livre sans voile dans ce roman troublant.
    Teleny, publié pour la première fois anonymement à Londres en 1893 été attribué à Oscar Wilde par Maurice Girodias dès 1958, puis par son biographe H. Montgomery Hyde en 1975, dont les plus récentes conclusions sont rassemblées dans « l'enquête littéraire » qui ouvre la présente édition.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).

    Roman numérique, 236 pages, couverture en couleurs et en noir et blanc.

  • Illustré de huit gravures anonymes
    Le chevalier de Bar***, écrivain mystérieux de ce petit bijou d'impertinence, n'est autre que le frère cadet de Mirabeau le tribun. En quelques chapitres brefs, et rondement troussés, l'auteur s'inscrit dans la continuité de Crébillon et de Cazotte. Roman libertin bien sûr mais aussi hautement politique, dans lequel la démocratie est déjà à l'oeuvre : baronnes, soubrettes, filles des champs, ou encore nonnes sont égales devant la seule loi qui gouverne les hommes, celle du désir.
    Classique de la littérature érotique, imprimé à Londres en 1781 pour déjouer la censure royale, et quasi introuvable depuis, notre volume reproduit fidèlement la première édition, gravures comprises.

  • Istanbul. Jamal Khashoggi, chroniqueur au Washington Post, n'est jamais ressorti du consulat saoudien. Il se murmure que le « prince fou » de son royaume l'a fait démembrer. Missionnés pour négocier le rapatriement d'une jihadiste britannique, Kali puis Odys sont sommés d'aider le Mi6. L'enjeu ? Découvrir les véritables intentions des Turcs et des Saoudiens.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, documents, glossaire, chronologie et bibliographie)C'est à la Bastille, de 1785 à 1788, que Sade compose Aline et Valcour, l'une de ses oeuvres les plus surprenantes et les plus riches, véritable somme romanesque et philosophique dont les multiples thèmes s'entrecroisent au fil des lettres qu'échangent les protagonistes.
    Univers de la perversion et du crime avec les intrigues du débauché Blamont, qui, pour abuser de sa propre fille, Aline, veut la marier au financier Dolbourg, son compagnon d'orgie ;infortunes de la vertu à travers les amours d'Aline et de Valcour, auxquelles font écho celles de sa soeur Lénore avec Sainville ; romanesque endiablé avec poisons, substitution d'enfants, enlèvements, pirates, voyages lointains ; utopie rousseauiste, dans le royaume imaginaire de Tarnoé où le paradoxal marquis se plaît à dessiner les contours d'une société du bonheur et de l'altruisme...
    Toute la sensibilité du XVIII e siècle, de Prévost à Laclos, des récits de voyages au matérialisme philosophique, trouve son expression ultime, à la veille de la Révolution, dans ce roman-fleuve parsemé de pages étincelantes.

  • Collection dirigée par Michel Zink
     La collection Lettres gothiques se propose d'ouvrir au public le plus large un accès à la fois direct, aisé et sûr, à la littérature du Moyen Age : un accès direct en mettant sous les yeux du lecteur le texte original ; un accès aisé grâce à la traduction en français moderne proposée en regard, à l'introduction et à des notes nombreuses ; un accès sûr grâce au soin dont font l'objet la présentation du texte et son commentaire.
    La collection Lettres gothiques offre ainsi un panorama représentatif de l'ensemble de la littérature médiévale.
    FABLIAUX EROTIQUESLes récits réunis dans ce volume sont amusants et alertes. Ils sont aussi d'une verdeur, voire d'une obscénité capables de surprendre même une époque aussi peu bégueule que la nôtre.
    Offrir au lecteur un choix de ces fabliaux érotiques ne trahit pourtant aucune complaisance racoleuse. Ces contes à rire en vers, écrits entre la fin du xiie et le début du xive siècle, sont d'un intérêt considérable pour l'histoire de la littérature comme pour celle des fantasmes et de l'imaginaire. Leurs auteurs, qui sortent peu à peu de l'anonymat, mettent un talent et une culture littéraires souvent remarquables au service de leur inspiration grivoise. C'est ainsi qu'ils multiplient avec habileté et malice les allusions aux grands auteurs de leur temps, et même les citations textuelles, détournées et remployées dans les contextes les plus scabreux.
    La présente édition ne se contente pas de rendre ces textes aisément accessibles. Elle fait considérablement progresser la connaissance des fabliaux et de leurs auteurs, l'établissement des textes et leur interprétation. 

  • Quatre ans après avoir laissé derrière elle la Chambre de Janus, Catherine travaille désormais comme journaliste politique et a choisi d'abandonner la vie décadente que lui promettait la Juliette Society. Mais elle rencontre un homme qui réveille sa passion pour le cinéma et pour le sexe décomplexé, et qui lui fait prendre conscience de ce qu'elle a manqué... jusqu'à un nouveau scandale. Forcée de faire profil bas, elle décide de relancer sa carrière en menant l'enquête sur une affaire au Honduras ; mais l'article qu'elle pourrait alors publier serait une menace pour certains, qui feront tout pour l'empêcher de l'écrire. Car ce qu'elle découvre n'est rien comparé à ce qu'elle a déjà vu... Catherine devient la femme coupée en deux, sa vie est sens dessus-dessous. Elle devra choisir entre périr ou renaître de nouveau.Sasha Grey est la déculpabilisation incarnée. Libération.Un féminisme moderne poussé à l'extrême. Elle UK.  Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pascal Loubet.


  • Une parodie désopilante qui vous fera mouiller le sachet.

    Comme le hasard fait bien les choses, Anna, étudiante naïve aux mensurations idéales, a rencontré un homme incroyablement riche, divinement mystérieux, et délicieusement plus âgé qu'elle. Depuis, elle passe son temps à soupirer et à se mordre la lèvre inférieure.
    Surmonter les cinquante nuisances d'Earl Grey ne sera pas une mince affaire. Entre son admiration sans bornes pour le groupe Nickelback, son insupportable penchant pour le goût de la Bud Light et sa singulière addiction au BDSM (Bardes, Dragons, Sorcellerie et Magie), Anna n'est pas au bout de ses surprises... et vous non plus.
    « L'érotisme est un art difficile... l'humour l'est encore plus. Si quelqu'un est capable de conjuguer les deux, c'est bien Fanny Merkin. » New York Times

  • Texte intégral traduit du sanskrit par Jean Papin.

    Écrits au début du XVIe siècle, l'Anangaranga est le dernier des grands traités érotiques indiens. Avec les célèbres Kâma-sûtra (vers IIe-Ve siècle), il constitue un volume inédit et représentatif d'une tradition amoureuse plus que millénaire.

    Documents de premier ordre sur les fondements de la société indienne, ces deux classiques du savoir-vivre amoureux offrent le truculent tableau d'hommes et de femmes à la recherche du bonheur, par tous les moyens possibles. Autant attachés aux voluptés de l'amour que les Kâma-sûtra, l'Anangaranga propose en plus une classification des zones érogènes en fonction des phases de la lune, de même qu'un choix exceptionnel de recettes aphrodisiaques. Au-delà de ces curiosités piquantes, il accorde également à la femme un statut jusque-là inédit.

    Grâce à l'admirable travail de Jean Papin, qui a su rendre à merveille le ton, le rythme, la fraîcheur et la poésie des originaux, ce manuel du plaisir absolu est un incomparable texte de civilisation.
    À vrai dire, on sait peu de choses sur Vâtsyâyana, l'auteur de ce grand « Livre de l'amour » que sont les Kâma-sûtra, et guère plus sur Kalyanamalla, celui de l'Anangaranga. Sinon qu'ils sont tous deux, à n'en pas douter, d'obédience brahmanique.

    Le premier a dû vivre entre le IIe et le Ve siècle. Il a composé son ouvrage, comme il l'avoue modestement, en condensant des textes d'auteurs vivant de mille à deux mille ans plus tôt. Ce qu'a également fait Kalyanamalla, auteur de l'Anangaranga, qui était roi et régna aux alentours de 1520-1540.

    Jean Papin est l'auteur de plusieurs livres originaux sur le yoga, le tantrisme ou la cuisine indienne, spécialiste de la médecine ayurvédique dont il a traduit, également du sanskrit, le principal traité.

  • Avant que nous allions plus loin, mettons les choses au point. Je veux que vous fassiez trois choses : Un. Ne soyez pas offensé par ce que vous lirez dans les pages qui suivent. Deux. Laissez vos inhibitions au vestiaire. Trois - et c'est le plus important. Tout ce que vous verrez et entendrez à partir de maintenant doit rester entre nous. OK. À présent, passons aux choses sérieuses.Sasha Grey a été l'une des plus grandes stars de l'industrie du porno à Hollywood. Après avoir quitté l'univers des films pour adultes à l'âge de vingt-et-un ans, elle a joué dans la série Entourage et dans le film de Steven Soderbergh, Girlfriend Experience. Juliette Society est son premier roman.« Un féminisme moderne poussé à l'extrême. » Elle UK« Un Fight Club féminin. » Grazzia UK

  • Plusieurs années ont passé depuis que Catherine a découvert la Juliette Society et ses mystères. Devenue journaliste, la jeune femme commence à écrire sur la mort d'un mannequin dont les propres expériences ont des échos avec sa soif d'indépendance et ses fantasmes. Ce qui avait commencé comme une enquête de routine devient vite une obsession, et elle retrouve bientôt des chemins connus... Tel le dieu Janus, Catherine doit à la fois scruter le passé et envisager le futur.
    Son expérience à la Juliette Society l'aidera-t-elle à comprendre ce qu'elle attend vraiment de la vie, de l'amour et du sexe ? Ou sera-t-elle de nouveau entraînée dans un monde de tentations d'où elle pourrait bien ne pas revenir une deuxième fois ?
     
    À propos de Juliette Society :
    « Un féminisme moderne pousse à l'extrême. » Elle UK
    « Un Fight Club feminin. » Grazia UK
     « Sasha Grey est la déculpabilisation incarnée. » Libération

  • « Cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fait connaître le vrai beau du libertinage. »
    Ce conte érotique met en scène un vilain prêtre, l'héroïne Érosie adepte des amours saphiques et un jouvenceau tout frais émoulu du collège qui va la guérir de sa haine des hommes et lui faire découvrir d'autres plaisirs, il tient en deux lettres qu'Érosie envoie à son amie Juliette. Érosie résume ainsi son récit : « Mais avoue donc que mon inimaginable aventure a bien de quoi mettre en défaut tout système sur la cause et les effets de l'amour et de la volupté ! Qui m'eût dit, lorsque je reçus ton dernier baiser, il y a si peu de temps, que presque aussitôt je serais radicalement guérie de mon antipathie contre le sexe masculin, et, bien pis, que sans m'amuser à prendre graduellement mes licences par un fatal concours d'incidents, je me trouverais impromptu coiffée du bonnet de docteur. »
    Nerciat, soldat, bibliothécaire et espion, fut, dans ses romans, un philosophe hédoniste, il veut que « cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fasse connaître le vrai beau du libertinage ». Alexandrian confirme : « Le chevalier Andréa de Nerciat a été certainement le plus grand romancier érotique de toute l'Europe, sachant exprimer le pire libertinage sans être vulgaire, n'avilissant jamais l'esprit en excitant les sens. »
    L'édition originale du Doctorat Impromptu, un des meilleurs ouvrages de Nerciat, fut publié en 1788, on retrouve ensuite une édition en 1866 à Bruxelles par Poulet-Malassis accompagnée des gravures de 1788.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)
    Roman numérique illustré, 70 pages, orné de 9 illustrations en hors-texte de Zyg Brunner, couverture en couleurs illustrée par Zyg Brunner.(Enfer de la BnF, cote n° 121)

  • Histoires lascives, initiation aux plaisirs de la chair, voyeurisme et sensualité sont au rendez-vous de ce grand classique de la littérature libertine.

  • Margot est une jolie «ravaudeuse» : elle reprise les bas sur le trottoir, dans un tonneau qui lui sert d'atelier, à même la rue. Mais la chance d'une vie plus confortable lui sourit lorsqu'elle devient... prostituée ! Dans un monde de paillardise, d'agitation et de bruit, où les frères de l'Eglise sont des maquereaux et les amoureux naïfs des pigeons bons à être plumés, Margot saura-t-elle trouver sa place ? Découvrez les turpitudes burlesques et érotiques de Margot : un roman libertin à la bonne humeur contagieuse.


  • Véritable apologie du plaisir, « c'est le procès du père Girard et de sa pénitente la belle Cadière, qui a servi de cadre à cet ouvrage, et les noms des deux personnages sont ici anagrammatisés en Dirrag et Eradice » cite Apollinaire dans son Enfer de la Bibliothèque Nationale.
    En effet ce roman est inspiré d'un fait divers scandaleux, ce fut l'affaire de Jean-Baptiste Girard, jésuite qui séduisit en 1730 une jeune carmélite âgée de 17 ans Catherine de Cadière alors qu'il était recteur du Séminaire royal des aumôniers de la marine à Toulon et son confesseur.
    Alexandrian dévoile les anagrammes de ce roman à clés : « Thérèse, fille d'un bourgeois de Vencerop (Provence), est mise au couvent de Volnot (Toulon). Elle se lie avec Éradice (Cadière) et assiste en cachette aux leçons de piété que lui donne le père Dirrag (Girard). » « Oubliez et laissez-vous faire » lui dit-il en glissant entre ses cuisses « le cordon de Saint-François, qui par son intromission, doit chasser tout ce qui reste d'impur dans le corps de sa pénitente ». Son éducation terminée, dans la seconde partie du texte, Thérèse s'installe à Paris où elle ne connaît personne. Mais, bientôt, elle va se lier d'amitié avec sa voisine Madame de Bois-Laurier qui lui racontera sa vie galante. Enfin dans la troisième et dernière partie du roman, Thérèse rencontre à l'Opéra un comte, honnête homme, qui la conduira dans son château en promettant de respecter ses désirs et ses aversions. Véritable traité d'onanisme, ce récit s'achèvera cependant sur un coïtus interruptus - Thérèse abhorre la grossesse ! - sachant que « les femmes n'ont que trois choses à redouter : la peur du diable, la réputation et la grossesse »
    Cet ouvrage publié pour la première fois en 1748, anonymement, fut tout d'abord attribué à son éditeur François-Xavier d'Arles de Montigny, détenu huit mois à la Bastille pour la publication de Thérèse qui heureux de cette paternité ne la dénia point. Apollinaire, dans son Enfer de la Bibliothèque Nationale indique que Thérèse fut aussi attribué à Diderot, hypothèse qu'aborde également Jacques Duprilot dans sa préface à l'édition de 1980, hypothèse purement fantaisiste ! Sade est formel, il affirme par la voix de Juliette qui dresse l'inventaire d'une bibliothèque libertine dans son Histoire : « Thérèse Philosophe, ouvrage charmant du marquis d'Argens, le seul qui ait montré le but... l'unique qui ait agréablement lié la luxure et l'impiété et qui donnera enfin l'idée d'un livre immoral ».
    Un des ouvrages les plus réédités au 18e siècle, de 1748 à la révolution française, on recense déjà près d'une trentaine d'édition.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France. (Enfer de la BNF, cote n°402)

    Roman illustré numérique (eBook à télécharger), 87 pages, orné de 16 illustrations en couleurs et 20 illustrations en noir et blanc, couverture en couleurs.


  • Les portes claquent et les quiproquos s'enchainent dans ce bordel au nom évocateur... (Préface de Max Obione)

    « RAPHAËLE (une prostituée) Faites-vous bien feuille de rose ?
    MADAME BEAUFLANQUET (une bourgeoise innocente se méprenant sur la nature de l'établissement et de ses occupantes) Feuille de rose ! (à part) ah oui des confitures de Turquie (haut) je n'en ai jamais mangé. (Les femmes se mettent à rire) FATMA Elle ne connaît pas feuille de rose ! Qu'est-ce qu'elle fait alors ?
    RAPHAËLE Et petit salé alors ?
    MADAME BEAUFLANQUET Ah ! ça oui.
    RAPHAËLE Vous connaissez la levrette ?
    MADAME BEAUFLANQUET Oui.
    RAPHAËLE Le postillon - le gamin - soixante-neuf - la paresseuse - la brouette ?
    MADAME BEAUFLANQUET (étonné) Oui, je connais ces choses (à part) quelles drôles de question font les femmes de Turquie. On m'avait dit aussi que les odalisques étaient d'une ignorance. RAPHAËLE Elle me va cette petite femme là. Aimez-vous à bouffer le chat ?
    MADAME BEAUFLANQUET Oh ! j'adore les chats.
    RAPHAËLE Ah ! bien puisque nous avons les mêmes goûts, je vous offrirai le mien. »

    Ska publie cette curiosité théâtrale signée Guy de Maupassant. « La pièce essayant de marier Eugène Labiche et la pornographie crasse penche du côté de la grosse farce aux ressorts graveleux. » selon Max Obione dans sa préface. Cette comédie qui se déroule dans un bordel sordide vaut par la personnalité de l'auteur de La Maison Tellier et celle des spectateurs prestigieux qui l'ont vue.

  • Voici un roman réaliste très agréable à lire tant l'éloquance de Mirabeau y est parfaite.
    Laure est une jeune fille dont la mère est morte lorsqu'elle avait dix ans. Elle est dès lors laissée aux bons soins de son père, qui est en réalité son beau-père, mais auquel elle est très attachée. Très vite, commence alors son initiation aux plaisirs. Elle voit aussi l'apparition d'une bonne, qui devient l'amante de son père et sa compagne dans ses jeux libertins.

  • « Enfin un roman où le désir féminin se décline en d'autres nuances que le Grey » - Belle de Jour
    Prisonnière d'une relation en demi-teinte, Summer, violoniste passionnée, trouve refuge dans la musique. Elle passe ses après-midi à interpréter Vivaldi dans le métro londonien. Quand son instrument est détruit, elle reçoit le message d'un admirateur secret. Dominik, séduisant professeur d'université, se propose de lui offrir un violon en échange d'un concert... très privé.
    Dominik et Summer se jettent alors à corps perdu dans une liaison sulfureuse aussi imprévisible qu'excitante. La jolie violoniste laisse libre cours à des pulsions interdites et s'abandonne enfin à la passion, mais elle va découvrir qu'il n'y a pas de plaisir sans souffrance...
    Grisante, charnelle et audacieuse : une histoire d'amour qui vous laisse le souffle court.
    « Un roman qui regorge de scènes d'amour passionnées. » - New !
    « Vous allez adorer cette nouvelle série sur la relation tumultueuse et sexuellement intense de ces deux inconnus. Très addictif ! » - Look


  • Une histoire brûlante qui vous clouera au sol...


    « Ronin la contempla avec un plaisir et une reconnaissance non dissimulés. Amery retint ses larmes. Elle l'avait laissé utiliser son corps comme un tableau. Elle lui avait accordé l'opportunité de créer de la beauté, une oeuvre originale.
    - Tu es incroyablement belle, dit-il avec douceur. »

    Lorsque Ronin rencontre Amery, l'élan qui le pousse vers elle est bien plus puissant que celui qui l'anime pendant ses compétitions de free fight. La jeune femme accepte ses facettes les plus sombres, lui révèle ses désirs les plus inavouables, et se donne à lui corps et âme. Mais Ronin ne se livre pas comme elle. Quand Amery découvre son secret, elle se sent trahie et le quitte sans transiger. Le maître du dojo voit alors son univers s'effondrer et multiplie les combats pour oublier la douleur de la rupture... S'il veut regagner sa confiance, il devra prouver à Amery que ce qui les unit va bien au-delà de la passion charnelle.

    « C'est tellement bon qu'on en redemande ! » Maya Banks
    « Vous pensez qu'il est impossible de conjuguer l'érotisme le plus intense à l'extrême douceur ? Lorelei James va vous prouver le contraire. » Romantic Times

    Lorelei James est l'auteure de fiction érotique qui vend le plus de livres aux États-Unis, d'après le New York Times et USA Today. Elle vit dans le Dakota avec sa famille.
    Jamais dojo ne fut aussi accueillant que celui du très séduisant Ronin Black. Ce maître redoutable a plus d'une corde à son arc...



  • Pichard illustre pour notre plus grand plaisir un des « buts de l'être humain », conscient qu'il s'agit d'éclairer un véritable catéchisme des actes d'amour et de rituels à la gloire de notre corps.
    Les Kama Soutra ou comme le voudrait une traduction plus littérale « Aphorismes sur l'amour » sont en fait un traité des règles de l'amour écrit en sanscrit vers le premier ou le deuxième siècle de notre ère par Mallinaga Vatsyayana. En dépit de son indéniable contenu érotique, c'est un ouvrage qui participe de l'art et de la philosophie religieuse de l'Inde.
    Voici donc ce texte mythique illustré par Georges Pichard, dessinateur entre autres de Paulette (avec Georges Wolinski), Blanche Épiphanie, Marie-Gabrielle de Saint-Eutrope ou La Comtesse rouge.
    Roman graphique, 320 pages, 48 planches en noir et blanc et couverture de Georges Pichard.

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