Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Nous fêterons le 26 septembre 2021 le 75ème anniversaire de la naissance de Blake et Mortimer, icônes légendaires. Leur créateur, Edgar P. Jacobs, n'estima jamais opportun de parler de sa vie privée.
    Baryton d'opéra à la gloire peu prospère, dandy contrarié à l'imagination féconde, premier assistant d'Hergé, victime des préjugés de la censure française, Jacobs a vécu sa carrière d'auteur de bande dessinée comme une véritable damnation. Et pourtant il aura fait rêver plusieurs générations de lecteurs...
    Cette biographie, nourrie de documents rares et de témoignages inédits, fait enfin sortir de l'ombre la personnalité discrète, anxieuse et attachante de ce grand artiste qui aura signé un pacte d'éternité grâce à la bande dessinée...

  • CONVERSATIONS AVEC JACQUES SAMSON Un auteur de bandes dessinées n'est pas fait que de bandes dessinées ; c'est ce dont atteste la variété des travaux graphiques, des rencontres, des affinités, des expériences, des propos que vous trouverez dans cet ouvrage. Il illustre l'appétit qu'a Emmanuel Guibert, l'auteur du Photographe, de La guerre d'Alan, d'Ariol et de nombreux autres livres pour petits et grands, de créer en bonne compagnie.

  • Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé.
    L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des pu­blics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables.
    Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens.
    Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.

  • Un bombardement nucléaire vient d'avoir lieu.
    Les lourdes portes blindées du centre commercial Shelter Market se sont refermées sur ses centaines de clients...
    Très vite, la direction du centre met en marche le plan de survie, avec l'aide des nombreux vigiles présents sur les lieux. On assure aux clients qu'ils peuvent s'estimer heureux de leur sort : ils seront abrités et nourris gratuitement jusqu'à ce que la vie redevienne possible à l'extérieur.
    La clientèle est désormais captive et se doit donc de garder le sourire en toutes circonstances...
    Mais, face aux abus de pouvoir et autres dérives fascisantes, quelques personnes finissent par réagir... Un doute commence à s'insinuer quant à la réalité de l'explosion atomique. Et si tout cela n'était qu'une manipulation de plus ?

  • Le Temps des siestes est le nouvel album de Jimmy Beaulieu, qui prolonge sa Comédie sentimentale pornographique et À la faveur de la nuit , deux albums qui lui ont valu un beau succès en 2011. Il s'agit d'un carnet d'esquisses inédites, où Jimmy Beaulieu se laisse aller à son sujet préféré° :
    Les femmes. Excitées, excitantes, à demi nues, confi dentes. mais toujours libres et conquérantes. Nous y découvrirons toute la sensibilité du créateur à travers plusieurs dizaines de dessins parfois osés, parfois touchants, accompagnés de très courts textes qui sont autant de micro-nouvelles.

  • Johnny Bing est un robot qui rêve d'être un humain. Frustré dans ses aspirations artistiques, il se laisse gagner par la fureur et devient un tueur en série.
    Camille Séjourné est une artiste peintre qui a perdu ses proches dans l'attaque terroriste contre une centrale nucléaire.
    Leur rencontre dans un Paris en ruines va conduire peu à peu à une autre solution permettant de redresser un pays en proie à la misère et à la folie.
    Sous la fable, les auteurs essaient de cerner les principales problématiques à la veille d'un tournant de civilisation qui fait un usage fréquent de l'Intelligence Artificielle: Qu'est-ce que l'être humain? Jusqu'à quel point doit-on accepter de devenir des robots qui obéissent à nos propres créations? La machine est-elle vraiment l'avenir de l'homme?

  • Un monde de désir et de fantaisie, quelque part entre Henry Miller et Fantômette... Elles sont belles, épanouies, nonchalantes et légères : deux jeunes femmes passent une nuit de veille à se raconter des histoires. Des histoires à faire peur, des histoires à s'émoustiller, mais surtout des histoires étranges. La nuit devient une promenade dans les aires de recoupement entre incongruités du quotidien et banalités de l'imaginaire. Les souvenirs partiellement oubliés, les rêves tenus pour réalité, les fausses inventions, les déclarations masquées et les fantasmes inavouables créent un beau dialogue amoureux, au ton neuf, érotique et intrigant (et avec l'accent québécois !)

  • Je n'ai pas fait le japon. Après quinze années d'un séjour quasi ininterrompu, je suis au japon sans y avoir rien vu. Je ne me suis jamais offert les services d'une geisha et n'ai croisé aucun samouraï, je n'ai pas assisté à la parade du mariage princier et l'extrême droite nippone a négligé de m'insulter, je n'ai pas visité le temple d'or de Kyôto et ne me suis pas plus approché des cerfs de Nara, je n'ai passé aucune nuit dans un hôtel capsule ni aperçu un seul pousseur dans le métro de Tôkyô... Mais il y a pire, l'incompréhensible, l'inexcusable négligence, j'ose à peine l'avouer : je suis au japon sans avoir vu le Mont Fuji ! Que vont penser mes anciens amis de Nancy, eux qui parvenaient, chaque été et avec quel brio, à visiter toutes les choses indispensables d'un pays, en un mot à le "faire" ? Ainsi Michel qui, en juillet 1987, avait fait la Thaïlande, ou ce vieux Roger, à qui il n'avait pas fallu plus de trois semaines pour faire la Chine ! Voilà bien un souvenir, celui de mes chers amis, qui m'invite à l'humilité, peut-être au regret : non, décidément, je n'ai pas fait le japon.

  • Le Cavalier suédois est l'adaptation en bande dessinée par Jean-Pierre Mourey d'un récit de Léo Perutz.. Histoire fantastique se passant au tout début du XVIIIe siècle, l'album met en scène la rencontre entre un déserteur suédois de l'armée polonaise et un voleur dans les plaines de Silésie, non loin de la frontière de Pologne. Les deux fuyards trouvent refuge dans un moulin abandonné et hanté. Par un concours de circonstances ainsi qu'un pacte avec un revenant, un plan machiavélique va germer dans l'esprit du voleur qui l'amènera à usurper l'identité de son compagnon d'infortune, et ainsi devenir le «.Cavalier suédois.». Jusqu'au jour où le destin va le rattraper.

  • Bloqué dans le chalet familial lors d'un hiver particulièrement rigoureux, Matthieu Berthod y découvre une partie de l'intégrale des oeuvres de C.F.
    Ramuz. Il choisit le volume « Nouvelles et Morceau » et le voilà plongé avec émerveillement dans une lecture ininterrompue. De ce recueil d'histoires courtes, proches du conte, traitant de thèmes universels, au style inimitable et extrêmement visuel, naît petit à petit un projet de mise en image. Il choisit d'adapter quatre nouvelles, inscrites dans un microcosme montagnard et campagnard suisse romand, dans un monde rural vivant en quasi-autarcie, disparu un siècle plus tôt. Les émotions qui traversent ces récits, les points de vue qu'ils développent, les atmosphères qu'ils dégagent tendent au lecteur du début du XXIe siècle un miroir inattendu, dans lequel il se reconnaît. Cette sensation de ressemblance a guidé le travail de Matthieu Berthod. Il a cherché à la capter par le dessin, se réappropriant ces textes, faisant fi des codes classiques de la bande dessinée en se mettant entièrement au service de la littérature.

  • La bande dessinée a proposé jusqu'ici deux types de récits :
    Soit des fictions et des aventures, faites pour l'évasion du lecteur, soit des témoignages et des documents, faits pour son instruction.
    Avec Je suis mon rêve, c'est un nouveau territoire qui s'ouvre, celui de la fiction historique, une histoire revue par le double filtre de la mémoire et de l'imagination. Je suis mon rêve ne raconte ni n'invente l'histoire du XXe siècle : il la change.

  • C'est avec la vie et les expériences des gens ordinaires que s'écrivent les histoires.
    C'est avec la vie et les expériences de quelqu'un comme le mage Tosechi que s'écrivent les légendes.

  • Un homme, en quête de son passé, à la recherche d'un rêve d'enfant, voyage douloureux et définitif en forme d'exorcisme pour trouver la paix et le bonheur ; deux jeunes femmes curieuses et volontaires ; un violoncelliste, poète et serein, un peu fou ; l'astronome résident du Pic du Midi, mystérieux, clairvoyant ; deux enfants sur les toits de la cathédrale de Strasbourg : tous convergent, parfois sans le savoir, vers l'aube rare et matinale du rayon vert. « C'est que ce rayon » dit Jules Verne « a pour vertu de faire que celui qui l'a vu ne peut plus se tromper sur les choses de sentiment ; c'est que son apparition détruit illusions et mensonges ; c'est que celui qui a été assez heureux pour l'apercevoir une fois, voit clair dans son coeur et dans celui des autres ».

  • Ce livre décrit en quelque soixante poèmes toute l'histoire de la bande dessinée, de rodolphe töpffer, qui inventa le genre dans sa forme contemporaine, à aurélia aurita, auteure de fraise et chocolat, en passant par tous les grands auteurs américains et européens qui ont " fait " la bande dessinée et qui lui ont permis de devenir un des arts les plus vivants d'aujourd'hui.
    Les poèmes, toutefois, ne sont pas de simples descriptions des bandes dessinées ou de leurs auteurs, mais tentent à chaque fois de saisir ce qu'une oeuvre a de plus spécifique, et de rattacher cette "griffe" à une expérience de lecture qui ajoute aux dessins des perspectives inédites et imprévues. en ce sens, les poèmes se veulent à la fois une anthologie de la bande dessinée, mais faite à l'aide de mots seulement, et une encyclopédie de tout ce qu'on pourrait dire, écrire et penser sur elle.

  • À travers quatre visites rendues à une amie atteinte d'une tumeur, qui voit sa vie se transformer radicalement, l'auteur s'attache à décrire les changements opérés dans le paysage, au fi l des années et de l'histoire d'un canton suisse qu'il a quitté il y a une décennie, mais auquel il reste fortement attaché. Il se questionne sur le devenir de cet environnement, et analyse avec ironie la vision idéaliste que certains visiteurs passés ont pu donner de leur séjour dans ces lieux. Sur un ton poétique, le sujet du changement et de l'impermanence des choses est traité à travers l'histoire, la culture, la maladie et l'amitié. Les quatre saisons constituent les chapitres de ce roman graphique.

  • Konoshiko est un roman graphique âpre et violent, aux frontières de l'art brut. Il est composé de deux récits enchâssés : l'histoire en 300 dessins de Konoshiko, un jeune et pauvre paysan japonais, et l'histoire de ces dessins, qui passent de main en main. OEuvre d'un dessinateur fou, la suite Konoshiko va être racontée par cinq personnages L'histoire fi nira mal, comme si les dessins étaient porteurs d'une malédiction.

  • « Un livre sans histoire, un livre sans personnage. Une bande dessinée qui n'en est pas vraiment une. Étrange idée ? D'où peut-elle bien venir ? Est-elle tombée du ciel ?
    L'été de 1968, je quittai Londres et débarquai à Toronto avec ma femme Sarah et un carton à dessin entier de planches crues et surréalistes. La « contre-culture » battait son plein. C'étaient les « années Trudeau » - les déserteurs, la guerre du Vietnam, le FLQ (Front de Libération du Québec), l'identité canadienne, mai 68, les assassinats américains, le Watergate, le Pop Art, Bacon, Dylan et Zappa, Borges, Bergman et Beckett, Godard et Pasolini. et j'en passe. Le psychédélisme envahissait le paysage graphique, les brumes de lointaines révolutions s'étendaient sur les rues tranquilles et vertes du Canada. »

  • Fin de la première journée.
    Il n'est pas venu. J'essaierai encore demain : peut-être viendra-t-il, ne serait-ce que pour défier la loi des probabilités. Je le vois déjà, avec son feutre, debout dans son imperméable, comme sur les photos, le col relevé, le dos à l'objectif, cloué au bout de la jetée comme une paire de jumelles sur leur socle, fixant l'horizon lointain comme si plus rien d'autre n'existait. Oui, exactement ainsi, le chapeau baissé sur le front, la tête tournée, répétant sans cesse les mêmes phrases brèves et incompréhensibles, qui finiront par le rendre malade et qui bourdonneront dans ses oreilles comme un dernier roulement de tambour.
    Il y aura un bruit de pas derrière lui, le contact glacé d'un canon noir contre son cou et pari - une maudite éclaboussure en travers du ciel. Les vagues viennent se briser, dans une monotonie lugubre, le long du sombre littoral. Par-delà les derniers pilotis noirs de la jetée, le ciel et la mer se confondent derrière un rideau de pluie grise. L'air salé, les algues, le crissement des galets sous les pas, l'inévitable cri des mouettes - tout y est, je suis chez moi.
    Vers l'intérieur, dans les quartiers est de la ville, le crépitement des armes automatiques décroît, s'éteint. Demain, je reviendrai.

  • « Dans cet hôtel, il doit y avoir plusieurs centaines de chambres. Entre le hall et celle que j'occupe, j'ai compté pas moins de vingt-cinq portes. Mais ce nombre est variable, tantôt supérieur, tantôt inférieur. Sans parler de tous ces escaliers et de tous ces couloirs dont on ne voit jamais le bout. Qu'importe, une vingtaine de chambres noires suffisent amplement à les noyer dans le doute et à m'accorder un sursis, une chance de plonger à terre et d'ouvrir le feu le premier. »
    En attendant ses démons pour le règlement de compte final, le narrateur échappe à ses cauchemars en s'immergeant dans des fragments de séries noires imaginaires.
    Après ces deux chefs-d'oeuvre du roman graphique que sont La Cage et L'Enquêteur, Martin Vaughn-James nous emmène dans un troisième labyrinthe. À travers une fine et dense succession d'images et de mots, il nous plonge dans la mémoire onirique de nos propres chambres noires.


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