Ellipses

  • Réalité englobante qui commande représentations, modes de pensée et relation à soi et aux autres, la démocratie reste difficile à saisir comme phénomène et comme problème philosophique. Dans le cadre d'une sacralisation et d'une auto-célébration indissociables de sa mise en place historique, elle est confrontée au risque d'une banalisation qui en occulte la complexité. Puisant aux sources de la philosophie politique moderne et contemporaine, il s'agit donc de mettre la démocratie en perspective pour réfléchir aux valeurs qui la fondent et aux grands mécanismes qui en rendent l'exercice légitime pour dégager, ensuite, le type de société et d'humanité qu'elle implique.

  • Descartes

    Thierry Gontier

    Cette petite collection a choisi d'aller à l'essentiel : les concepts fondamentaux qui seuls permettent de saisir l'unité et la cohérence d'une pensée. Chaque ouvrage de la collection comprend trois parties : un exposé doctrinal - des textes commentés - un vocabulaire.

  • La collection Philo-textes a pour but de faire découvrir  les plus grands textes de la philosophie, accompagnés de commentaires et d'explications de vocabulaire.

  • Hobbes

    Jean Terrel

    Cette petite collection a choisi d'aller à l'essentiel : les concepts fondamentaux qui seuls permettent de saisir l'unité et la cohérence d'une pensée. Chaque ouvrage de la collection comprend trois parties : un exposé doctrinal - des textes commentés - un vocabulaire.

  • Qu'attendre d'une introduction aux philosophies de l'Inde ?
    D'abord, qu'elle donne des repères, qu'on appelle ici " plans ", qu'elle fournisse des outils, les " concepts ", et qu'elle fasse penser en posant des " problèmes ". On prend conscience alors de l'unité et de la diversité des argumentations indiennes, unité parce qu'elles utilisent des schémas conceptuels communs, dont certains sont présentés ici dans leurs grandes lignes, diversité parce que cela n'exclut pas que différents points de vue demeurent possibles et légitimes. Enfin, les extraits de textes traduits et commentés complètent cette présentation en permettant au lecteur de se confronter à la difficulté d'une pensée autre.

  • La collection Philo-oeuvres n'a d'autre but que d'aider à la lecture des grandes oeuvres philosophiques. Cette lecture ne suppose pas seulement une vue synoptique : elle exige qu'on se mesure au texte, dans la littérarité même. C'est la raison pour laquelle chaque volume de la collection Philo-oeuvres comprend trois parties : une présentation de l'oeuvre dans sa dimension proprement systématique, des textes commentés, un vocabulaire enfin qui s'applique à clarifier les termes essentiels de chaque oeuvre. Cette collection s'adresse à tous ceux qui ont le souci de lire les philosophes.

  • La collection Philo-textes a pour but de faire découvrir  les plus grands textes de la philosophie, accompagnés de commentaires et d'explications de vocabulaire.

  • Opuscule ou extrait d'une oeuvre majeure commenté de manière à la fois précise, rigoureuse et accessible à un lecteur non spécialiste. La vocation de Philo-textes est donc de s'adresser à un large public qui a le souci de lire les textes fondamentaux du corpus philosophique.

  • La philosophie hégélienne accomplit chacune des deux exigences fondamentales de l'homme, l'exigence théorique d'un savoir total et l'exigence pratique d'une vie libre, en les identifiant dans leur unité systématiquement prouvée. Parce qu'elle fait ainsi coïncider la cime de la spéculation et l'effectuation la plus concrète, elle écrase et séduit tout à la fois, dans le destin si contrasté qui fut et reste le sien. Toujours présente et non remplacée à sa propre hauteur dans une histoire où sa négation a elle-même été niée, elle mérite d'être revisitée sans cesse, et sans doute aujourd'hui - où l'approfondissement du concept ne suit pas la luxuriance des représentations - plus que jamais.

  • Les concepts fondamentaux permettant de saisir l'unité et la cohérence d'une pensée

  • Les concepts fondamentaux permettant de saisir l'unité et la cohérence d'une pensée

  • Les concepts fondamentaux permettant de saisir l'unité et la cohérence d'une pensée

  • Une double ambition anime cet ouvrage. Nous avons voulu tout d'abord venir au secours de celui que désespère le foisonnement de thèmes, de concepts et d'ouvrages, auquel renvoie pêle-mêle la phénoménologie, et lui proposer comme un guide qui lui permettrait de s'y retrouver. Aussi la présentation des figures majeures de la phénoménologie proposée ici s'efforce-t-elle de privilégier la clarté et la simplicité. En outre, nous avons voulu à notre manière tenter de cerner le projet que poursuit la phénoménologie depuis plus d'un siècle à présent, et de circonscrire cette doctrine paradoxale qui, comme on a pu l'écrire, a tout dit et n'arrive toujours pas à se définir.

  • Le concept de la souveraineté de l'État est un concept fondamental de la philosophie politique. De Hobbes à Rousseau, la philosophie politique moderne a tenté de fonder le principe d'une souveraineté de l'État tout en récusant les anciens principes de l'aristocratie : le principe hiérarchique, le principe d'hétéronomie et le principe communautaire. Comment concilier le principe de la souveraineté absolue de l'État et l'idée d'une origine contractuelle du pouvoir, l'idée d'une égalité naturelle des hommes, l'idée d'une indépendance naturelle des individus ?
    Telle est la question majeure de la philosophie politique à l'époque de la Monarchie absolutiste. La démocratie a bouleversé le sens même de la notion de souveraineté de l'État en l'associant non seulement à l'idée d'une souveraineté du peuple, à l'idée d'une souveraineté de la nation, mais aussi à un principe d'autonomie de l'homme comme tel, profondément distinct de l'idée d'une autonomie individuelle ou d'une autonomie du peuple ou de la nation.

  • La métaphysique est pour Aristote la science de l'être en tant qu'être, pour Proclus la science des premiers principes, pour Hegel comme pour Bergson la seule démarche de la pensée capable d'embrasser la totalité, et elle a quelque chose d'une discipline inclassable selon l'origine même du terme, l'éditeur d'Aristote Andronicos de Rhodes l'ayant employé pour désigner des volumes du Stagirite écrits " après les textes sur la nature " et qu'il ne pouvait classer ni dans le cadre de la logique, ni dans celui de la physique ou de l'éthique. Que l'on traduise dans meta ta physica " meta " par " après ", ou, peut-être au prix d'entorses au grec classique, " au-delà " ou " au-dessus ", la métaphysique regroupe de nombreux problèmes.
    Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Quelle est la différence entre l'être et l'essence ? Qu'est-ce que l'être ? Quelle est la différence entre réalité et apparence ? Entre essence et existence ? L'âme est-elle immortelle ? Dieu existe-t-il ?
    Le présent volume offre, surtout du point de vue de l'histoire de la philosophie, une synthèse de ce qui se pense et s'enseigne sous le nom de métaphysique, synthèse historique et problématique destinée à l'étudiant comme à la curiosité de " l'honnête homme ".

  • Il y a une crise moderne de la notion de vérité. La plupart de ses caractères traditionnels - l'absolue certitude, l'unicité, le fait de refléter fidèlement la réalité - ne semblent plus parfaitement adéquats pour définir le savoir produit et validé par les sciences actuelles. Quant à l'idée d'une « vérité » religieuse ou philosophique à laquelle nous pourrions ancrer nos vies, elle répugne de plus en plus à une civilisation devenue laïque et pluraliste. Faut-il donc considérer, ainsi que nous y invitent nietzschéens et pragmatistes, l'idéal de vérité comme une idole d'un autre âge, dernier vestige d'une mentalité dogmatique aujourd'hui répudiée, et le remplacer par des valeurs plus modernes - intelligibilité, créativité ? Ou ne faut - il pas au contraire maintenir que le projet de regarder la réalité en pleine lumière est bien au centre du projet de la civilisation moderne : et constater simultanément qu'il est normal qu'en se réalisant ce projet ait débouché, en même temps que sur la production d'un savoir surabondant, sur la prise de conscience de l'impossibilité de son parfait achèvement.

  • En établissant l'existence d'une volonté inconsciente, Schopenhauer a ruiné l'idée, chère à la philosophie classique, d'une volonté conçue comme la manifestation la plus haute de la conscience humaine et de sa dignité. Avec Schopenhauer, c'est donc une certaine confiance en soi que le sujet conscient a définitivement perdue. Ses réflexions ont imposé à ses lecteurs des désillusions si nombreuses qu'elles ont donné à son oeuvre une juste réputation de lucidité. Le propos de ce livre est de montrer le bien-fondé de cette renommée en exposant, dans un souci constant de clarté, les affirmations philosophiques majeures qui en font l'objet.

  • Les textes qui composent ce petit volume abordent des problèmes relatifs à trois sujets du programme de philosophie des classes terminales : les mathématiques, l'expérience et la logique. On y trouvera un aperçu de l'évolution de ces concepts, depuis la naissance de la pensée rationnelle dans l'Antiquité grecque jusqu'à nos jours.
    Notre siècle a été victime d'une éducation fourvoyée qui place « les scientifiques » d'un côté et « les littéraires » de l'autre. C'est pourquoi ces textes, écrits à rebours de la tendance actuelle, constituent un argument visant à restaurer les liens intimes entre le monde externe et la pensée, ainsi qu'entre la science et la philosophie.

  • Cette collection permet un approfondissement du travail philosophique : c'est la raison pour laquelle l'accent à été mis, délibérément, sur les problèmes de méthode. Mais ce souci méthodologique n'est jamais dissociable, pour nous, de l'exigence proprement conceptuelle.

  • La philosophie de Platon, l'un des temps forts de la pensée occidentale, est sans doute aussi déroutante pour le lecteur contemporain que ne l'était l'un de ses principaux personnages, Socrate. Ni traité, ni essai, elle s'offre à nous sous la forme de multiples dialogues. Il est dès lors bien difficile de suivre les méandres de l'argumentation, d'en repérer les moments-clés, de savoir à qui Platon fait endosser la paternité de telle ou telle affirmation. Et pourtant c'est dans ce " dialoguer " que résiderait toute la philosophie.
    Il importe donc - que l'on opte ou non pour une lecture transversale - de disposer d'un instrument permettant d'en parcourir les principales étapes et d'y retrouver les concepts les plus importants, mais aussi les images et les récits qui font sa particularité. Tel est l'office du présent ouvrage.

  • Comment l'existence, qui est commune aux choses inanimées, à l'homme et à Dieu lui-même, en est-elle venue à désigner exclusivement le mode d'être propre à l'homme ? Les philosophies de l'existence ne cessent de vouloir rompre avec la notion métaphysique de l'existence mais elles n'opèrent cette rupture qu'en se réappropriant des concepts éminemment métaphysiques tels ceux d'essence, de possibilité, de contingence et de finitude. Le propre de l'existence est qu'en elle l'homme n'apparaît ni comme un fait anthropologique ni comme une conscience transcendantale. L'existant est constitué par une temporalité spécifique, qui fait qu'il est toujours projeté en avant de lui-même vers ce qu'il a à être : son être est inquiétude.

  • La Science de la logique (1812-1816), située entre la Phénoménologie de l'esprit et l'Encyclopédie des sciences philosophiques, est au centre du système hégélien. En effet, une fois réduit le dualisme propre à la conscience commune, Hegel en vient ici aux structures intemporelles du connaître et de la réalité, avant que celle-ci ne trouve son exposition dans l'élément du concept. Dans son organisation - Logique objective, avec les livres de l'Être et de la Doctrine de l'essence, et Logique subjective ou doctrine du concept -, la Science de la logique répond à l'ambition de son auteur, qui est de produire une logique qui soit une véritable ontologie.

  • Entre la République de Platon et les grandes oeuvres de la philosophie politique moderne, on oublie parfois la Politique d'Aristote, qui paraît dater : Aristote est favorable à l'esclavage, sexiste, méprise le travail manuel, et ne reconnaît comme État que la cité grecque. De plus, il ne se laisse pas aisément récupérer par la pensée contemporaine, n'étant ni démocrate, ni libéral, ni égalitariste. Pourtant, quand il s'agit de distinguer entre les régimes, de comprendre la nature de chacun et les conditions de leur stabilité à tous, d'indiquer la voie du compromis entre les groupes sociaux, ou encore, dans ses rapports avec l'économie ou avec la morale, de définir et louer la politique en termes de justice, d'amitié, d'intérêt commun ou d'épanouissement humain, on ne peut se passer d'Aristote. La difficulté même qu'on éprouve à résumer sa position, faite de tensions et de nuances, est signe de la richesse du propos, à la fois plus réaliste que le propos platonicien, et cependant comme lui soucieux d'identifier le régime le meilleur.

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