Markus Haller

  • Aucune science n'a transformé la compréhension de notre place dans le monde autant que la biologie de l'évolution. Nous ne sommes pas le « couronnement de la création ».

    À l'instar des autres êtres vivants, nous ne devons notre existence à aucun plan, mais à une longue histoire de transformations aléatoires. Depuis l'époque de Darwin, cette nouvelle science provoque régulièrement des rejets passionnels.

    Ses détracteurs considèrent la biologie de l'évolution comme un récit purement spéculatif. Souvent motivés par des raisons religieuses ou idéologiques, ils cherchent à la discréditer et à réhabiliter le créationnisme.

    Jerry A. Coyne montre qu'ils échouent inévitablement parce qu'ils ignorent à la fois la méthode scientifique et les preuves de l'évolution.

    Quelles sont ces preuves ? Dans ce livre, Coyne répond à cette question de façon très accessible. Intégrant les connaissances de la géologie, de la géographie, de la paléontologie, de l'anatomie, de l'embryologie et de la génétique, il fournit un panorama impressionnant de résultats de recherche qui montrent que l'évolution biologique est un fait incontestable.

  • Les émotions négatives sont des signaux qui permettent à l'individu d'adapter son comportement. Mais ceux-ci sont parfois de fausses alertes, acquérant une intensité nuisible et échappant à tout contrôle. On parle alors de troubles mentaux. Pour expliquer leur origine, l'auteur recourt à la biologie de l'évolution, remettant en question plusieurs conceptions répandues sur la maladie mentale.

  • Après la Première Guerre mondiale, quelques-uns des esprits les plus brillants se sont réunis à Vienne pour examiner les idées fondamentales des mathématiques, de la philosophie et de la physique depuis l'Antiquité. Inspirés par la théorie de la relativité d'Albert Einstein et par les recherches de Bertrand Russell sur les fondements des mathématiques, ces jeunes chercheurs avaient l'ambition de formuler une conception scientifique du monde qui renonce au jargon obscur de la philosophie traditionnelle. Ils ont appelé leur groupe le Cercle de Vienne. Les membres fondateurs du Cercle - le philosophe Moritz Schlick, l'économiste Otto Neurath et le mathématicien Hans Hahn - se sont donné pour tâche de créer une philosophie entièrement dépourvue de métaphysique. D'autres chercheurs extraordinaires, comme le mathématicien Kurt Gödel, se sont bientôt joints à leurs discussions régulières. Le Tractatus logico-philosophicus de Ludwig Wittgenstein est devenu une source d'inspiration puissante. Au fil des années, les écrits des membres du Cercle ont entièrement transformé la manière traditionnelle de comprendre le monde. Leur influence reste importante jusqu'à aujourd'hui. Mais la Vienne de l'entre-deux-guerres a aussi donné lieu à des passions politiques. Le fascisme a finalement mis un terme aux recherches de ces penseurs qui se sont engagés sans exception pour les valeurs progressistes. Schlick a été assassiné, les autres ont dû s'exiler. Ce livre raconte leur histoire intellectuelle et personnelle. Karl Sigmund examine avec brio les idées et la vie des membres du légendaire Cercle de Vienne entre les deux guerres... Son livre contient des avertissements sévères non seulement pour les temps où l'irrationalité prend le dessus, mais aussi sur les coûts possibles d'une pensée exacte.The Economist Le livre de Sigmund restera pendant longtemps l'histoire la plus engageante et la plus accessible sur ce mouvement remarquable... Un chef-d'oeuvre. Daniel Gordon, Journal of Modern History Un récit passionné et subtilement humoristique. Scientific American

  • "C'est scientifiquement prouvé !" Voici l'expression, si souvent entendue, pour signaler qu'une croyance se rapporte à un fait établi ; en douter serait déraisonnable. Mais que veut dire exactement "scientifiquement prouvé" ? Les philosophes Willard V. O. Quine et Joseph S. Ullian montrent que nous qualifions nos croyances ainsi si elles se conforment à certains critères concernant leur source et leurs relations avec d'autres croyances. Savoir identifier ces critères et les appliquer correctement constitue la base du raisonnement scientifique. Ce type de raisonnement nous permet d'examiner nos croyances, en nous demandant tout d'abord comment elles sont liées à l'observation et dans quelle mesure elles se basent sur le témoignage d'autrui. Ensuite, il peut nous montrer pourquoi une hypothèse est préférable à une autre - et ce qui pourrait confirmer ou infirmer l'une ou l'autre. Finalement, il nous aide à déterminer ce qui peut être considéré comme une explication - et pas seulement comme un récit plausible. Ces questions - et de nombreuses autres - sont explorées d'une façon claire et accessible dans cet ouvrage qui permettra au lecteur de comprendre pourquoi certaines croyances sont scientifiquement prouvées, tandis que d'autres ne le sont pas. Un livre splendide. Gilbert Harman, Metaphilosophy Cette introduction concise et cohérente à l'étude de la croyance rationnelle fournit des points d'entrée dans des domaines de la philosophie tels que la théorie de la connaissance, la méthodologie de la science et la philosophie du langage. Accessible à tous, ce livre ne suppose aucune formation philosophique. Goodreads

  • Exprimer ses émotions et pensées est souvent difficile, surtout quand on a l'impression qu'elles sont chaotiques et résistent à la forme d'un récit cohérent. Elles pèsent souvent sur notre bien-être mental et physique, non seulement quand elles résultent d'expériences traumatiques, mais aussi quand elles apparaissent sous la forme d'obsessions ou de craintes face à des défis incontournables.

    L'écriture expressive est une technique simple, bien ancrée dans la recherche scientifique, mais encore peu connue. Elle permet de se libérer de la pression des sentiments et des pensées indésirables. La recherche initiée par James Pennebaker montre que l'acte d'écrire conduit souvent à une réorganisation cognitive et émotionnelle qui a des effets positifs mesurables sur notre santé et notre bien-être.

    L'ouvrage introduit à la recherche et aux expériences réalisées, et présente de nombreux exemples qui illustrent l'éventail des situations où cette approche peut s'appliquer. De plus, le lecteur trouvera des instructions précises pour expérimenter lui-même cet outil qui ne prend que quelques minutes par jour.

    Le pouvoir d'exprimer des émotions est l'une des découvertes les plus importantes que les psychologues aient jamais faites. Les auteurs mêlent rigueur scientifique et sagesse pratique dans un livre accessible regorgeant d'idées. Écrivez !
    Shelley E. Taylor, Université de Californie, Los Angeles, auteur de Cognition sociale : des neurones à la culture ;

    Un récit captivant de l'écriture expressive et de son fonctionnement. Ce livre regorge d'idées et de techniques qui profiteront à tous ceux qui le liront.
    Timothy D. Wilson, Université de Virginie ;

    Ce texte stimulant est un complément utile à la pratique des professionnels de la santé et devrait être une lecture obligatoire pour tous les thérapeutes et conseillers.
    Choice ;

  • Que voulons-nous dire quand nous qualifions un mouvement politique ou une doctrine de "libéral" ? Nombreux sont ceux qui penseront d'abord à un individualisme extrême niant toute forme de responsabilité collective. En bref, le libéralisme serait l'évangile du chacun pour soi. Selon Helena Rosenblatt, une telle caractérisation résulte d'une myopie intellectuelle. Si l'on cherche à comprendre les aspirations des libéraux au fil de l'histoire, on découvre que leur engagement visait avant tout un idéal civique. Celui-ci incluait tout autant la défense des devoirs de chacun vis-à-vis de la communauté que la promotion de la liberté. Mais la mise en oeuvre de leur agenda réformiste exigeait des compromis. Ainsi, les questions sur l'étendue de la démocratie, sur la place de l'éducation publique et de la religion, ou sur les mesures pour combattre la pauvreté, provoquaient régulièrement des controverses entre libéraux. L'idée d'une doctrine unifiée et cohérente, partagée unanimement, est un leurre. Alors que le libéralisme moderne est souvent considéré comme une tradition anglo-américaine, Rosenblatt montre qu'il a été développé principalement en France, à partir de la Révolution et durant le XIXe siècle. C'est là, et ensuite en Allemagne, que les questions centrales ont été débattues en vue d'une réforme des institutions politiques, économiques et sociales. Cet ouvrage nous introduit à ce qui a été appelé "libéral" au fil des siècles, et montre que la tradition du libéralisme est plus riche et plus variée que ne le supposent certaines caricatures contemporaines. "L'histoire oubliée du libéralisme" est une oeuvre magistrale de l'histoire intellectuelle. Alexandre Lefebvre, Times Higher Education Vif et pénétrant... Rosenblatt montre que le libéralisme a survécu grâce à son attachement à un idéal moral, une vision d'une communauté politique fondée non seulement sur des intérêts mais aussi sur des valeurs : respect, tolérance et justice. G. John Ikenberry, Foreign Affairs

  • La plupart du temps, nous ne savons pas apprendre.

    Les stratégies d'apprentissage et les méthodes pédagogiques reposent trop souvent sur des idées fausses ou douteuses, sur des slogans à la mode ou sur des intuitions naïves. Ce n'est pas une fatalité. Les sciences cognitives ont élaboré une véritable boîte à outils qui permet à l'étudiant comme à l'enseignant de mieux maîtriser le processus d'apprentissage.

    Ce livre fait le point sur les recherches actuelles et les conséquences pratiques qui en découlent pour la réussite de l'apprentissage. À travers de nombreux exemples et présentations d'expériences, on comprendra, entre autres :
    - pourquoi l'apprentissage requiert de l'effort.
    - pourquoi et comment des tests fréquents favorisent l'acquisition du savoir et du savoir-faire.
    /> - pourquoi le bachotage est inefficace et nourrit tout au plus l'illusion de la maîtrise.
    - pourquoi les styles d'apprentissage relèvent du mythe et, de façon générale.
    - pourquoi il est nécessaire de tenir compte du fonctionnement de notre cerveau pour bien apprendre et enseigner.

    Les recommandations pratiques des auteurs concernent les étudiants tout autant que les enseignants et les formateurs dans les entreprises. La consigne "Mets-toi ça dans la tête !" appelle naturellement la question "Mais comment ?" Voici des réponses nouvelles qui reflètent les connaissances scientifiques actuelles.

  • Depuis l'Antiquité, la philosophie est une activité essentiellement argumentative. Pour apprendre à philosopher, il ne suffit pas de connaître des notions abstraites et de se référer aux doctrines de tel ou tel penseur. Le premier savoir-faire du philosophe est la capacité d'examiner de façon critique un raisonnement, de le défendre, de le réfuter ou de l'amender.

    Ce manuel fournit les outils pour acquérir ce savoir-faire indispensable à la compréhension et à la pratique de la philosophie. Rosenberg invite les étudiants - et toute personne curieuse de comprendre ce que font les philosophes - à découvrir.

    - en quoi consiste un argument ;
    - ce qui permet d'apprécier leur force ou leur faiblesse ;
    - comment les arguments s'enchaînent dans un essai philosophique ;
    - quels sont les pièges cachés qui peuvent dévaloriser une argumentation ;
    - pourquoi, comme Rosenberg le dit, "ce n'est qu'en philosophant qu'on peut devenir philosophe".
    Les nombreux exemples qui accompagnent les explications assurent la bonne compréhension des sujets abordés ; les citations et casse-têtes qui complètent le volume donnent l'occasion d'exercer les compétences acquises.

  • Depuis longtemps, et aujourd'hui plus que jamais, les événements du passé forment la matière première de récits orientés, qu'ils soient propagés par des politiciens ou d'autres promoteurs d'intérêts. Ces récits s'écartent radicalement de ceux des historiens, qui n'ont qu'une seule finalité : faire connaître la vérité. Mais comment peut-on établir la vérité en histoire ?

    À l'aide de nombreux exemples, Lynn Hunt montre comment les faits du passé peuvent être établis et pourquoi la poursuite de la vérité historique est un processus continuel de découvertes. Alors que le progrès de la recherche historique révèle des faits et des enchaînements précédemment inconnus, leur signification n'est souvent pas déterminée à l'avance. Leur intégration dans une narration cohérente et pertinente peut conduire à une nouvelle appréciation du passé.

    Ainsi, l'étude de l'histoire requiert à la fois curiosité intellectuelle, esprit critique et disposition à réévaluer le passé à la lumière des faits. C'est le développement de ces qualités qui permet de repérer les récits orientés et de se protéger contre les intérêts de ceux qui les propagent.

  • En ce début de XXIe siècle, nous assistons à l'effondrement de nombreux partis politiques traditionnels et à l'émergence de nouveaux mouvements qui remettent radicalement en cause les élites établies. La valeur des élections, comme moyen de se choisir des dirigeants, est plus que jamais en question, et certains experts prédisent une crise imminente de la démocratie. Il devient donc urgent de s'interroger sur le fonctionnement des élections, sur leurs vertus et leurs faiblesses, sur ce quelles peuvent ou ne peuvent pas nous apporter.

    Dans ce livre, Adam Przeworski fait le bilan de nos connaissances actuelles des processus électoraux, en examinant leurs sources historiques, leur logique politique et économique et leurs effets sur notre vie quotidienne. Selon lui, si les élections sont intrinsèquement imparfaites, elles restent la moins mauvaise méthode de sélection des gouvernements. L'expérience montre quelles nous permettent de gérer les conflits politiques et sociaux qui traversent nos sociétés tout en y maintenant la liberté et la paix civile - telle est leur principale vertu, celle qui justifie à elle seule que nous les préférions à tout autre système politique. Reste à savoir si elles pourront continuer de jouer ce rôle essentiel à l'avenir.

    Adam Przeworski connaît mieux que personne les élections et leurs enjeux. Ce petit livre distille une sagesse politique durement acquise, le fruit de toute une vie de recherche. Il ne pouvait mieux tomber.
    John Dunn, Université de Cambridge.

  • Dans le dernier demi-siècle, les pays riches ont versé 2'300 milliards de dollars d'aide au développement - sans réussir à éradiquer la pauvreté. Que s'est-il passé? L'économiste William Easterly analyse cet échec en démontant les mythes de l'aide au développement, souvent dus à l'illusion de l'homme blanc de pouvoir planifier le progrès dans les pays pauvres.

    Selon Easterly, les pays pauvres n'ont besoin ni d'une "grande poussée" sous la forme d'une injection massive de capitaux, ni d'une "thérapie de choc" administrée par le Fonds monétaire international, ni d'un paternalisme soutenu par les armées occidentales. Ils ont besoin de développer leurs propres marchés. Les pays riches devraient les épauler dans leurs efforts concrets, issus de leur propre inventivité, au lieu de leur imposer un modèle économique préconçu.

    Salué internationalement comme l'une des contributions les plus importantes dans l'économie du développement et écrit dans un style accessible et agréable, Le fardeau de l'homme blanc est également un plaidoyer engagé pour une lutte intelligente contre la pauvreté.

  • Les métriques - ou mesures de performance chiffrées - envahissent de plus en plus d'organisations publiques et privées, de l'enseignement et des hôpitaux jusqu'à la police et la finance. Au lieu de compléter le jugement intelligent et compétent des personnes appelées à prendre des décisions, elles sont souvent utilisées pour définir les finalités même des organisations.

    Les effets pervers de cette obsession métrique sont multiples. À la place d'acquérir des connaissances, les étudiants s'entraînent à réussir des tests standardisés ; pour garder le taux de mortalité bas, les patients à risque ne sont plus opérés dans certains hôpitaux ; dans quelques villes, les policiers embellissent leurs rapports, exagérant ainsi le succès de la lutte contre la criminalité ; la crainte de ne pas atteindre les quotas exigés pousse certains employés de banque à des opérations frauduleuses.

    Dans ce livre, Jerry Z. Muller explique les origines intellectuelles et sociales de l'obsession métrique, analyse les failles récurrentes de l'usage des métriques et montre comment les stratégies d'adaptation ou de contournement produisent régulièrement des conséquences néfastes. Mesurer est souvent nécessaire, mais vouloir remplacer le jugement par l'usage des données quantifiées conduit immanquablement à l'échec.

  • Alors que la torture est proscrite parce qu'elle est cruelle et inhumaine, l'idée qu'elle est parfois nécessaire ressurgit régulièrement - pas seulement dans la tête de certains politiciens, officiers et policiers. Dans de nombreux films et romans, la torture est présentée comme moyen ultime pour arracher aux personnes interrogées des secrets afin de sauver des vies. Recourir à la cruauté pour faire parler les suspects serait justifié parce que ça marche.

    L'idée est fausse. Le cerveau sous stress ne fonctionne pas comme les tortureurs le supposent. Nos réactions cérébrales face à la peur, aux températures extrêmes, à la privation de nourriture, d'eau ou de sommeil, et aux nombreux autres outils de torture sont bien établies par la recherche. Ces stresseurs affectent la mémoire, l'humeur et la pensée au point de rendre toute information obtenue inutile - les capacités cognitives de la personne torturée se trouvent si sévèrement réduites quelle ne peut même plus restituer ce qu'elle sait.

    Sans présupposer des connaissances préalables des lecteurs, Shane O'Mara nous introduit aux multiples dimensions de la vulnérabilité psychologique face à la torture et nous guide à la découverte des résultats de recherche. Ceux-ci montrent, sans appel, que la torture ne marche pas.

    Une réponse cinglante et édifiante à ceux qui jugent que le combat contre le terrorisme justifie des moyens barbares.
    Hayden Murphy, The Guardian.

    Placer le pragmatisme et la sécurité au-dessus de l'éthique et du droit a toujours été l'ultime défense pour justifier l'usage de la torture face à une menace grave et imminente. Le livre de Shane O'Mara montre pourquoi cet argument est indéfendable. G. John Ikenberry, Foreign Affairs.

  • Peut-on comprendre pourquoi le peuple juif est depuis 2000 ans la cible de tant de haine et de suspicion? Walter Laqueur examine le rôle de la religion, du statut économique des juifs, des théories raciales, et de l'anti-sionisme, facteurs qui ont alimenté ces sentiments au fil de l'histoire. Il montre également comment les récriminations contre les juifs changent en fonction des circonstances politiques et démographiques. C'est ainsi que de nouvelles formes d'antisémitisme se succèdent jusqu'à aujourd'hui, comme celles qui se réfèrent à l'Islam ou à l'idéologie anticapitaliste d'une partie de la gauche. Bien que l'irrationalité de cette attitude soit évidente, rien ne permet de conclure qu'elle disparaîtra. La connaissance des faits présentés par Laqueur permet de répondre à ceux qui prétendent le contraire.

  • "Le capitalisme est un système économique qui entraîne le gaspillage, l'injustice et l'aliénation." Telle est la charge de l'étudiante qui s'entretient au début de ce livre avec son père économiste. Celui-ci lui répond qu'il ne suffit pas de dénoncer les défauts d'un système économique. Il s'agit de trouver une alternative viable. Il propose donc à sa fille un voyage à travers les systèmes alternatifs connus - un tour d'horizon passionnant des constitutions économiques possibles.

    Giacomo Corneo soutient qu'une alternative préférable devrait assurer la coopération économique et l'allocation efficiente des ressources au moins aussi bien que le capitalisme - tout en préservant le niveau de vie actuel et un État de droit démocratique. Son analyse comparative révèle les forces et les faiblesses des utopies communautaristes, des variantes anarchistes et socialistes jusqu'à la proposition d'un revenu universel.

    Y a-t-il une alternative qui pourrait l'emporter clairement face à une économie de marché associée à l'État providence ? Une variante du socialisme de marché - encore peu connue - semble avoir les meilleurs atouts...

  • Justice les plus marquantes, et les difficultés qu'elles engendrent. La question de la justice se pose lorsqu'on cherche des solutions aux conflits d'intérêts.
    Kelsen montre qu'aucune valeur absolue ne peut rationnellement prescrire la meilleure solution.
    Ainsi, nous resterons inévitablement avec une pluralité de conceptions rivales de la justice. Il en découle que la morale ne peut être le fondement du droit. C'est ce que Kelsen explique en détail dans "Droit et morale", tiré de sa Théorie pure du droit. Parce que les jugements de valeur dépendent de nos sentiments, seule la tolérance permettra leur discussion critique, encourageant ainsi les institutions démocratiques.

  • Les émotions peuvent être pénibles, voire néfastes.
    Pensons par exemple à la peur, la colère, la haine, la jalousie ou au mépris. De telles émotions sont souvent qualifiées de négatives. Mais que sont les émotions négatives et comment se distinguent-elles des émotions positives ? Plus généralement, qu'impliquent-elles pour notre compréhension des émotions ? Et quels sont concrètement leurs effets sur nos pensées et nos vies ? De plus, comment analyser l'ambivalence affective, comme quand on ressent à la fois de l'amour et de la haine ? Réunissant dix contributions rédigées pour l'occasion, Les ombres de l'âme propose des éléments de réponses originaux à ces questions.
    Ce faisant, cet ouvrage jette les bases d'une philosophie des émotions négatives.

  • Comment naissent les rumeurs ? Pourquoi y croyons-nous, souvent sans nous en rendre compte ? Et quelles en sont les conséquences pour la protection de la personnalité ? Le développement d'Internet remet ces questions à l'ordre du jour.
    Cass R. Sunstein décrit et analyse les mécanismes psychologiques divers qui permettent aux rumeurs de circuler. Nous savons que les propagateurs initiaux de rumeurs de circuler. Nous savons que les propagateurs initiaux de rumeurs n'ignorent habituellement ni l'art de la manipulation, ni les faiblesses de la loi. Et pourtant, nous sommes tous susceptibles d'accepter des informations fausses ou douteuses. Sustein dévoile le rôle des certitudes préexistantes, du conformisme et de l'appartenance aux groupes qui nous rendent crédules à notre insu.
    Souvent nuisibles, les rumeurs peuvent ruiner la réputation des personnes visées. Comment pouvons-nous nous protéger contre la calomnie et la diffamation tout en préservant la liberté de parole ?
    On a souvent l'impression que les rumeurs se répandent à une vitesse supérieure à cette de la lumière. Dans Anatomie de la rumeur, Cass Sunstein nous aide à comprendre leur incroyable attrait, leur pouvoir et leurs dangers. Un livre fantastique.
    Dan Arieli, Université Duke.

  • Qu'elle soit présentée comme une gangrène économique, sociale et culturelle des sociétés occidentales ou comme un mal nécessaire, l'immigration est souvent perçue négativement. A tort, dit l'économiste Philippe Legrain, qui déniche une à une les idées fausses et douteuses au sujet de l'immigration et explique ses effets positifs.

    Basé sur la recherche et sur de nombreux témoignages, il montre que les immigrants ne sont responsables ni du chômage, ni des dépenses élevées des assurances sociales, ni de l'insécurité. Au contraire, ils enrichissent nos cultures nationales, sont indispensables au bon fonctionnement de l'économie et contribuent davantage au progrès de leur pays d'origine que l'aide au développement de nos gouvernements.

    Les arguments de Legrain suggèrent que l'immigration devrait être favorisée plutôt que freinée, et cela dans l'intérêt de tous. Engagé et humaniste, Immigrants - un bien nécessaire donne une foule de raisons pour une réorientation radicale de la politique d'immigration qui peut se résumer en trois mots: ouvrez les frontières!

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