Librairie Generale Francaise

  • Collection « Classiques de la philosophie » dirigée par Jean-François Balaudé Descartes Discours de la méthode Après que j'eus employé quelques années à étudier dans le livre du monde et à tâcher d'acquérir quelque expérience, je pris un jour résolution d'étudier aussi en moi-même, et d'employer toutes les forces de mon esprit à choisir les chemins que je devais suivre.
    René Descartes.

    René Descartes (1596-1650) peut être considéré comme le philosophe dont l'oeuvre a fait définitivement basculer dans la modernité, en plaçant au principe de toute connaissance vraie le sujet pensant. A ce titre, son importance est majeure, son influence sur la postérité incalcu-lable. Le Discours de la méthode (1637), écrit en français, a été le premier ouvrage publié par Descartes ; autobiographie intellectuelle et texte programme, il condense l'essentiel du message philosophique de son auteur. Sur un ton direct et sans fard, qui contribue à la force attractive du Discours, Descartes invite à méditer son propre parcours intellectuel, guidé par la recherche la plus radicale de la vérité. Prenant appui sur quatre règles de la mé-thode, il expose, après avoir réservé le cas de la morale (dite «par provision»), la découverte décisive du «Je pense, donc je suis», dont la clarté et la distinction deviennent critères de tout ce qui peut être connu. Il nous achemine alors vers la pensée de Dieu et de l'âme, des sciences et de leurs principes, du monde et des corps.

    Nouvelle édition, avec introduction, notes, dossiers et index, réalisée par Denis Moreau.

  •      La plus dure et la pire des contraintes qu'exerce la société réside dans cette puissance quelle acquiert non seulement sur nos actions extérieures, mais aussi sur tous nos mouvements intérieurs, sur nos pensées et nos jugements. Ce pouvoir entame toute forme d'autonomie, de liberté et d'originalité de jugement; ce n'est plus nous qui pensons et jugeons, mais la société qui pense en nous et pour nous. Nous sommes alors dispensés de toute recherche de la vérité, elle nous est glissée dans la main comme une pièce de monnaie déjà gravée. Rousseau décrit cette situation intellectuelle dans son premier écrit philosophique : le Discours sur l'inégalité.Ernst Cassirer.     Publiés respectivement en 1750 et 1754, les deux Discours répondent à des questions posées par l'académie de Dijon. Le premier - le Discours sur les sciences et les arts - eut un retentissement considérable et valut une immédiate notoriété à Rousseau. Le second, quant à lui - le Discours sur l'inégalité -, s'est imposé comme l'un des grands traités de la philosophie politique moderne, suscitant d'innombrables commentaires. Dans des pages désormais classiques, Rousseau jette en philosophe les bases de sa doctrine, notamment l'idée fameuse, que tous les maux et inégalités entre les hommes relèvent d'une seule et même cause : la vie en société.

  • Collection « Classiques de la philosophie » dirigée par Jean-François Balaudé Machiavel Le Prince J'ai composé un opuscule De Principatibus [Des Principats], où je me plonge autant que je le peux dans des cogitations à ce sujet, en disputant de ce qu'est un principat, de quelles espèces ils sont, comment ils s'acquièrent, comment ils se maintiennent, pourquoi ils se perdent.

    Nicolas Machiavel La pensée politique moderne s'est forgée dans le fameux Prince de Machiavel (1469-1527). L'ouvrage, écrit en 1513, a été publié à titre posthume en 1532. Nourri de la riche expérience du secrétaire florentin, il apparaît à la fois comme un traité politique et une réflexion sur l'histoire, où l'on voit dégagés, à travers de nombreux exemples, la nature du pouvoir politique, les moyens de son acquisition et de sa conservation, les causes de sa perte. En anatomiste de la chose politique, Machiavel met ainsi à nu les relations entre le prince et les gouvernés (le peuple autant que les grands), le jeu des passions à l'équilibre toujours fragile, l'articulation proprement politique enfin entre «fortune» et «vertu», où vient se révéler, dans ce qu'il appelle «l'occasion», le bon prince, c'est-à-dire le prince prudent.
    Cette nouvelle édition offre une traduction très précise du texte et un commentaire à la pointe des recherches actuelles sur Machiavel.

    Traduction nouvelle, annotée, introduite, et accompagnée d'index, par Marie Gaille-Nikodimov.

  • >Aristote Poétique La Poétique est l'ouvrage qui fonde la réflexion sur la poésie et l'objet littéraire en Europe : du Tasse à Lessing, de Racine à Nietzsche, tous les grands créateurs, tous les grands théoriciens l'ont lue et méditée. Ses analyses sur la tragédie et plus généralement la représentation en art gardent toute leur pertinence et leur actualité, elles nourrissent encore la pensée poétique contemporaine. Cette édition entièrement nouvelle entend rendre enfin accessible au plus grand nombre ce texte capital par sa portée et son influence. Son annotation a été conçue pour qu'un lecteur étranger au monde grec puisse sans obstacle aucun appréhender cette oeuvre dont tant d'autres avant lui ont goûté la profondeur.

    Traduction inédite, présentation et notes de Michel Magnien.

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  • Descartes Méditations métaphysiques René Descartes est de fait le véritable initiateur de la philosophie moderne, en tant qu'il a pris le penser pour principe.(...) Il est ainsi un héros qui a repris les choses entièrement par le commencement (...). L'influence considérable qu'il a exercée sur son époque et sur la formation de la philosophie en général tient principalement à la manière libre et simple et en même temps populaire par laquelle, écartant toute présupposition, il est parti de la pensée populaire elle-même et de propositions tout à fait simples (...).
    Hegel.

    Initialement rédigées en latin, les Méditations (1641) ont été ensuite traduites en français par le duc de Luynes (1647). Descartes a lui-même revu et retouché la traduction, qui s'écarte du texte originel par de nombreuses distorsions et nuances. La nouvelle traduction de Michelle Beyssade permet désormais un accès direct à la pensée de Descartes telle qu'elle s'est exprimée à travers le latin.
    La présente édition comprend le texte latin, la version française du duc de Luynes et, en regard, la traduction nouvelle de Michelle Beyssade.

    Traduction nouvelle et présentation de Michelle Beyssade.

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  • Marx et Engels Manifeste du Parti communiste Marx et Engels avaient respectivement trente et vingt-huit ans. Publié en 1848, le manifeste de ces intellectuels allemands bouleverse le monde du travail qui prend conscience de lui-même. La lutte des classes est considérée comme le moteur de l'histoire et du progrès de l'humanité. L'objectif communiste sera la destruction de l'ordre bourgeois, de son Etat et du système de production fondé sur le profit. « La bourgeoisie, répétait Marx, se souviendra longtemps de mes furoncles. » Que signifient aujourd'hui ces écrits ? Sont-ils l'âme d'une revendication révolutionnaire riche d'espoir pour l'humanité ou le credo d'une entreprise de domination de millions d'hommes ? Comment la théorie révolutionnaire est-elle devenue un mouvement d'asservissement politique ? Marx affirmait qu'il n'était pas marxiste. On l'a divinisé, lui qui avait « de la haine pour tous les dieux ». Toute l'histoire de notre temps dépend de ce manifeste.

    Edition présentée, commentée et annotée par François Châtelet.
    Traduction de Corinne Lyotard.

  •    L'esclave, c'est-à-dire l'homme en son commencement, que Platon figurait au fond de la grotte, jouit comme de la vérité d'un spectacle mobile, prenant et aussi fallacieux que nos images médiatiques. Phèdre, d'abord étourdi par la rhétorique athénienne, sera pris en chasse par Socrate. Socrate l'étourdira mieux encore ; il l'éblouira d'une rhétorique plus forte, et au passage plus vraie, que celle de Lysias ou d'Isocrate ou de Périclès, avant de lui mettre en main le fil d'Ariane de tout langage, politique ou familier, de la Tribune ou de la rue ou du lit : la vérité, au lieu des feux de l'apparence. Et ils chemineront selon une érotique mystérieuse, étagée, docile à l'instinct et à une lumière plus que divine. Platonisant avec le Phèdre, les surréalistes disaient que l'éros ne vibre pas en toute sa force sans la métaphysique. En des temps où l'éros est présenté si riche, si totalitaire et si proche du rut, où initier à l'amour, c'est assener une éducation sexuelle et de prophylaxie, qu'on entende Platon dire qu'éros est pauvre mais demandeur d'infini. Chercher la vérité, c'est refuser d'asservir l'autre, et, de proche en proche, réformer avec le lit, la maison, le village et la nation. Mais sur ce chemin, les cigales vibrent d'abord elles-mêmes à l'instar du chant dangereux des Sirènes, et, le Phèdre à la main, le lecteur doit encore veiller, toujours veiller, tellement Socrate ruse avec lui - veiller sous le cagna, à l'aplomb d'un midi méditerranéen. Ici comme dans les beaux romans policiers, l'enquête ne conclut pas selon le vraisemblable, le livre ne va pas exactement où l'on aurait envie qu'il aille, ou qu'il s'arrête, et Phèdre lui-même, l'ami que Socrate veut persuader d'aimer plus hautement, a de fâcheux trous de mémoire quand Socrate lui a parlé de la mémoire. Le filet de Socrate, le chasseur déguisé, garde parfois des mailles plus lâches, mais c'est aussi pour notre liberté et notre éveil propre à la noblesse.Jacques Cazeaux.

  • La partie technique de la morale kantienne est dans l'interprétation que Kant a donnée de ce caractère sacré du devoir qui s'oppose dans la conscience humaine, comme une sorte d'absolu, à tous les conseils de l'habileté et de la prudence, comme une chose immuable dans tous les changements de circonstances et d'intérêts. Rousseau l'explique par un « instinct divin » ; mais, pour Kant, universalité signifie rationalité ; si le devoir commande universellement, c'est qu'il est, en son fond, rationnel : dans ce passage est le point délicat de la Métaphysique des moeurs [...].
    Emile Bréhier.

    Publiés en 1785, les Fondements de la métaphysique des moeurs jettent les bases des philosophies de la liberté qui se développèrent au xixe siècle. Kant y affirme, notamment, la nécessité d'une philosophie morale pure, débarrassée de toutes les scories portées par l'empirisme, et entreprend de rechercher et de déterminer le principe suprême de la morale. Ce seront alors les célèbres « impératifs catégoriques » : « Agis selon une maxime telle que tu puisses vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle » ; « Agis de telle sorte que tu uses de l'humanité, en ta personne et dans celle d'autrui, toujours comme fin, et jamais simplement comme moyen » ; « Agis de telle sorte que ta volonté puisse se considérer elle-même, dans ses maximes, comme législatrice universelle. » Introduction de Monique Castillo.
    Traduction, notes et postface de Victor Delbos.

  • Collection « Classiques de la philosophie » dirigée par Jean-François Balaudé Manuel d'Epictète Le Manuel (encheiridion) est ainsi intitulé parce qu'il doit toujours être « sous la main » et à la disposition de ceux qui veulent bien vivre. Car le poignard (encheiridion) du soldat est lui aussi une arme qui doit toujours être sous la main de ceux qui s'en servent.
    Simplicius.

    Le Manuel a été composé par Arrien, le disciple du stoïcien Epictète (50-130 env.), à partir des enseignements de ce dernier (largement consignés par le même Arrien dans les Entretiens - Epictète n'a rien écrit par lui-même). La forme condensée du Manuel doit permettre au philosophe, et plus particulièrement au progressant, de se remettre à chaque moment dans la disposition fondamentale dans laquelle il doit être, de retrouver une vision philosophique des choses. Ainsi, l'ouvrage est organisé, conformément à l'enseignement d'Epictète, selon une structure ternai

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  • Aristote Ethique à Nicomaque Toute la pensée platonicienne reposait sur une union parfaitement intime entre la vie intellectuelle, morale et politique : la philosophie, par la science, atteint la vertu et la capacité de gouverner la cité. Tout cela se dissocie chez Aristote : le bien moral ou bien pratique, c'est-à-dire celui que l'homme peut atteindre par ses actions, n'a rien à voir avec cette Idée du Bien que la dialectique mettait au sommet des êtres ; la morale n'est pas science exacte comme les mathématiques, mais un enseignement qui vise à rendre les hommes meilleurs, et non seulement à leur donner des opinions droites sur les choses à rechercher ou à fuir, mais à les leur faire effectivement rechercher ou fuir.
    Emile Brehier.

    Oeuvre de maturité, l'Ethique à Nicomaque est le grand texte de la morale aristotélicienne. A partir des notions de Vertu, de Courage, de Justice, de Plaisir, d'Amitié, etc., le philosophe définit l'architecture d'une sagesse à « hauteur d'homme » qui renoue avec l'esprit grec dont Platon s'était partiellement détaché. Le bonheur apparaît comme la « fin » véritable de l'existence, l'action étant alors le « moyen » propre à l'atteindre. C'est pourquoi on peut dire qu'avec Aristote la morale revient dans le monde et fixe les normes d'un savoir-vivre qui réunit le plaisir et l'ascèse.

    Révision de la traduction, commentaires et notes par Alfredo Gomez-Muller. Aristote Ethique à Nicomaque Toute la pensée platonicienne reposait sur une union parfaitement intime entre la vie intellectuelle, morale et politique : la philosophie, par la science, atteint la vertu et la capacité de gouverner la cité. Tout cela se dissocie chez Aristote : le bien moral ou bien pratique, c'est-à-dire celui que l'homme peut atteindre par ses actions, n'a rien à voir avec cette Idée du Bien que la dialectique mettait au sommet des êtres ; la morale n'est pas science exacte comme les mathématiques, mais un enseignement qui vise à rendre les hommes meilleurs, et non seulement à leur donner des opinions droites sur les choses à rechercher ou à fuir, mais à les leur faire effectivement rechercher ou fuir.
    Emile Brehier.

    Oeuvre de maturité, l'Ethique à Nicomaque est le grand texte de la morale aristotélicienne. A partir des notions de Vertu, de Courage, de Justice, de Plaisir, d'Amitié, etc., le philosophe définit l'architecture d'une sagesse à « hauteur d'homme » qui renoue avec l'esprit grec dont Platon s'était partiellement détaché. Le bonheur apparaît comme la « fin » véritable de l'existence, l'action étant alors le « moyen » propre à l'atteindre. C'est pourquoi on peut dire qu'avec Aristote la morale revient dans le monde et fixe les normes d'un savoir-vivre qui réunit le plaisir et l'ascèse.

    Révision de la traduction, commentaires et notes par Alfredo Gomez-Muller. Aristote Ethique à Nicomaque Toute la pensée platonicienne reposait sur une union parfaitement intime entre la vie intellectuelle, morale et politique : la philosophie, par la science, atteint la vertu et la capacité de gouverner la cité. Tout cela se dissocie chez Aristote : le bien moral ou bien pratique, c'est-à-dire celui que l'homme peut atteindre par ses actions, n'a rien à voir avec cette Idée du Bien que la dialectique mettait au sommet des êtres ; la morale n'est pas science exacte comme les mathématiques, mais un enseignement qui vise à rendre les hommes meilleurs, et non seulement à leur donner des opinions droites sur les choses à rechercher ou à fuir, mais à les leur faire effectivement rechercher ou fuir.
    Emile Brehier.

    Oeuvre de maturité, l'Ethique à Nicomaque est le grand texte de la morale aristotélicienne. A partir des notions de Vertu, de Courage, de Justice, de Plaisir, d'Amitié, etc., le philosophe définit l'architecture d'une sagesse à « hauteur d'homme » qui renoue avec l'esprit grec dont Platon s'était partiellement détaché. Le bonheur apparaît comme la « fin » véritable de l'existence, l'action étant alors le « moyen » propre à l'atteindre. C'est pourquoi on peut dire qu'avec Aristote la morale revient dans le monde et fixe les normes d'un savoir-vivre qui réunit le plaisir et l'ascèse.

    Révision de la traduction, commentaires et notes par Alfredo Gomez-Muller.

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  • Hegel Esthétique * De la poésie mahométane à la technique de Giotto, de la signification de la symbolique hindoue aux interprétations de Schiller, le texte est impérial. [...] Cette Esthétique est, sans doute, la première oeuvre, dans l'histoire de la culture occidentale, à conjoindre une réflexion sur l'activité artistique dans sa relation avec l'oeuvre historique de l'homme en général, une définition du concept de beauté dans ses manifestations diverses et une histoire générale de l'Art. [...] Jamais on n'était allé aussi profond dans la compréhension que les diverses sociétés se sont donnée de leurs productions artistiques. De cette profondeur, Elie Faure et André Malraux sont la progéniture.
    François Châtelet.

    Prononcé par Hegel (1770-1831) durant ses années berlinoises, entre 1818 et 1829, le cours d'esthétique s'est imposé comme une entreprise sans équivalent, que tout artiste ou tout philosophe doit lire pour comprendre ce qu'il en est du processus, mais aussi de l'histoire de la création et de l'art en général. Prenant appui sur la réflexion kantienne de la Critique du jugement, Hegel la dépasse sur deux points au moins. D'une part, il montre que l'unité qui se réalise dans l'art entre la liberté et la nécessité, entre l'universel et le particulier, entre le rationnel et le sensible, ne se rencontre pas seulement dans l'esprit du créateur de l'oeuvre d'art ou dans l'esprit de celui qui la contemple : cette unité se trouve aussi dans la réalité objective. De l'autre, en établissant que la fusion de l'idée et de son extériorisation sensible, à l'intérieur d'une libre totalité, ne peut s'accomplir que selon un mode historique, Hegel met en évidence l'idée que l'esthétique est indissolublement liée à l'histoire.

    Edition complète et illustrée. Traduction revue et augmentée, commentaires et notes par Benoît Timmermans et Paolo Zaccaria.

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  • Descartes Les Passions de l'âme Et afin que notre âme ait ainsi de quoi être contente, elle n'a besoin que de suivre exactement la vertu. Car quiconque a vécu une telle sorte que sa conscience ne peut lui reprocher qu'il n'ait jamais manqué à faire toutes les choses qu'il a jugées être les meilleures (qui est ce que je nomme ici suivre la vertu), il en reçoit une satisfaction qui est si puissante pour le rendre heureux, que les plus violents efforts des passions n'ont jamais assez de pouvoir pour troubler la tranquillité de son âme.

    René Descartes.

    Dernier ouvrage publié par Descartes de son vivant, Les Passions de l'âme (1649) peut faire figure de testament philosophique. On y trouve, en effet, une série de réflexions qui viennent approfondir, préciser, parfois même rectifier les thèses du philosophe sur des points essentiels de sa recherche, en particulier l'élaboration de sa propre morale. La liberté, les rapports de l'âme et du corps, l'affirmation d'un individu moral : tels sont encore, parmi d'autres, les sujets abordés.

    Introduction de Michel Meyer.
    Présentation et commentaires de Benoît Timmermans.

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  • Aristote Rhétorique Avec les sophistes, le Logos se trouve coupé de toute relation avec l'Etre transcendant, il devient simplement le discours manié efficacement par l'individu habile et fort pour rendre convaincantes les opinions qu'il a intérêt à inculquer à ceux qu'il veut manipuler à sa guise. De là naît la rhétorique qui fait du verbe un instrument au service de la passion de l'individu ; elle enseigne à manier le discours de façon efficace sans poser le problème de la sincérité ou de la valeur de ce qui est dit.
    Jean Brun.

    Probablement rédigée entre 329 et 323 av. J.-C., la Rhétorique fait partie des textes que l'enseignant Aristote destinait aux étudiants. Rompant avec les traditions de son temps, qui multipliaient les manuels de rhétorique où chacun était censé apprendre l'art de séduire les esprits, le philosophe entend montrer que la maîtrise des techniques du discours peut aussi devenir le moyen, non seulement de favoriser la justice ou de défendre la morale, mais encore d'aider au développement du savoir.
    La Rhétorique est l'un des écrits essentiels de la philosophie occidentale.

    Présentation de Michel Meyer.
    Commentaires de Benoît Timmermans.
    Révision de la traduction effectuée par Patricia Vanhemelryck.

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  • Avec ce livre commence ma campagne contre la morale.
    Non point que l'on y sente le moins du monde l'odeur de la poudre. On lui trouvera, au contraire, de tous autres senteurs, un parfum bien plus agréable, pour peu que l'on ait quelque délicatesse de flair. Il n'y a pas là de fracas d'artillerie, par même de feu de tirailleurs. Si l'effet de ce livre est négatif, ses procédés ne le sont en aucune façon, et de ces procédés l'effet se dégage comme un résultat logique, mais non pas avec la logique brutale d'un coup de canon.
    On sort de la lecture de ce livre avec une défiance ombrageuse à l'endroit de tout ce que l'on a adoré jusqu'à présent sous le nom de morale. [...]La question de l'origine des valeurs est pour moi une question de tout premier ordre, parce que l'avenir de l'humanité en dépend. Friedrich Nietzsche. Publié d'abord en 1881, puis à nouveau en 1887, et précédé d'un avant-propos de Nietzsche lui-même, Aurore s'attaque de plein fouet au problème de la morale, en mettant en oeuvre la méthode généalogique.
    Nietzsche traque le moment de surgissement des " préjugés moraux ", parce qu'il faut découvrir les raisons qui ont conduit l'homme à s'inventer un système contraignant de pratiques morales, capable de devenir, ensuite, comme " une seconde nature ". Sans avoir la virulence extrême des écrits ultérieurs, Aurore résonne néanmoins d'accents polémiques vengeurs : Platon et Schopenhauer à nouveau dans la ligne de mire.
    L'un, parce qu'il dévalorise la culture des sophistes, dont Nietzsche se fait le chantre ; l'autre parce qu'il a cultivé la doctrine de la compassion, un sentiment que Nietzsche juge être une " affection nocive ". Révision de la traduction, notes et commentaires par Angèle Kremer-Marietti.

  • Collection « Classiques de la philosophie » dirigée par Jean-François Balaudé Descartes Règles pour la direction de l'esprit Celui qui veut rechercher sérieusement la vérité des choses ne doit donc pas faire choix de quelque science particulière ; [...] qu'il songe seulement à développer la lumière naturelle de sa raison, non pour résoudre telle ou telle difficulté d'école, mais pour qu'en chaque occasion de sa vie son entendement montre à sa volonté le choix qu'il faut faire.
    Descartes Les Règles pour la direction de l'esprit, composées entre 1628 et 1629, et publiées à titre posthume, constituent le premier grand texte philosophique de Descartes (1596-1650). Par ces règles, l'auteur vise à expliciter le mode de résolution de l'ensemble des questions qui peuvent se poser à l'homme, et à manifester la foncière unité de l'esprit, d'une manière qui annonce le Discours de la méthode (1637). La méthode y est présentée comme mise en ordre des natures, et les principales opérations de l'esprit, intuition et déduction, y sont exposées. Conjointement, Descartes formule le projet de mathesis universalis, cette science universelle qui, en tant que science générale de l'ordre et de la mesure, doit permettre de résoudre l'ensemble des questions, et pas seulement celles qui sont mathématisables au sens strict. Autant de thèmes qui font de l'étude des Règles le complément de celle du Discours de la méthode.

    Traduction et notes par Jacques Brunschwig. Introduction, dossier et glossaire par Kim Sang Ong-Van-Cung.

  • Les Cyniques grecs Fragments et témoignages Lorsqu'on tente d'exprimer les intentions de Diogène en langage moderne, on s'approche sans le vouloir de la philosophie de l'existence. Pourtant il ne parle pas de Dasein, de décision, d'absurdité, d'athéisme et d'autres mots clés semblables de l'existentialisme moderne. [.] Anti-théoricien, anti-dogmatique, anti-scholastique, il émet une impulsion qui revient partout où des penseurs cherchent une « connaissance pour des hommes libres », libres aussi des contraintes d'école, et ainsi il inaugure une série où apparaissent des noms tels que Montaigne, Voltaire, Nietzsche, Feyerabend, etc. C'est une ligne de l'activité philosophique qui dépasse l'esprit de sérieux.
    Peter Sloterdijk.

    Les Cyniques ont représenté, dans l'Antiquité grecque (ive siècle av. J.-C.), un mouvement intellectuel singulier qui s'est violemment affronté aux valeurs établies et aux philosophies dominantes de l'époque. Antisthène, Diogène, et ensuite leurs disciples Monime, Cratès, Hipparchia, Ménippe, etc., développèrent ainsi ce qui s'est peu à peu affirmé comme une attitude philosophique critique, sans équivalent dans l'histoire de la pensée, dont l'ironie aura été l'arme principale. Ce recueil, premier du genre qui soit aussi complet, rassemble leurs propos et leurs rares écrits.

    Edition de Léonce Paquet.
    Présentation par Marie-Odile Goulet-Cazé.

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  • La vraie politique ne peut faire aucune démarche avant d'avoir rendu hommage à la morale ; et bien qu'en soi la politique soit un art difficile, son union avec la morale est chose facile, car la morale tranche le noeud que la politique ne peut délier dès qu'elles ne sont plus d'accord. Le droit des hommes doit être tenu pour sacré, quels que soient les sacrifices qu'il en coûte au pouvoir.
    Emmanuel Kant L'opuscule Pour la paix perpétuelle a été rédigé et publié par Kant en 1795, dans le contexte de la Révolution française et du conflit de la France avec l'Europe monarchique. Il eut de son temps un profond retentissement, et a ensuite exercé une influence durable par les idées fondamentales que l'on y trouve défendues, notamment celle promouvant une «alliance des peuples pour la paix», une alliance qui se traduirait par une fédération d'Etats libres, souverains et égaux. Cet essai, prin-cipal manifeste philosophique moderne en faveur de la paix, se trouve ici replacé, grâce à une anthologie de textes commentée, dans le courant de pensée qui part de l'humanisme de la Renaissance, d'Erasme, et conduit à Freud, permettant ainsi de découvrir quelques développements remarquables de la réflexion philosophique sur la guerre et la paix, au cours du xixe siècle et jusqu'au milieu du xxe. La présente édition met ainsi parfaitement en lumière, à l'intention d'un large public, la signification philosophique et les enjeux historiques de ce texte visionnaire.

    Traduction annotée, présentation et anthologie de textes par Joël Lefebvre.

  • Le Traité 38 est un traité sur le Bien. Mais c'est aussi une description de l'itinéraire de l'âme vers le Bien : les méthodes de la théologie rationnelle, dit Plotin nous '; instruisent '; sur le Bien, mais seules les purifications, les montées vers l'Esprit, nous y '; conduisent ';. Il faut donc que l'âme parcoure un certain itinéraire, un certain chemin dans lequel elle se transforme et devienne capable de toucher le Bien. Pierre HADOT Plotin (205-270 ap. J.-C.), l'initiateur du courant néoplatonicien à la fin de l'Antiquité, est l'auteur de 54 traités ici désignés selon leur ordre chronologique de composition (de préférence au classement par Ennéades proposé par Porphyre, le disciple de Plotin, et son éditeur). Ces écrits fixent, avec le souci de démontrer et de persuader à la fois, les moments de la réflexion philosophique de leur auteur, en dialogue avec ses élèves et lui-même. Composés d'un seul jet, dans un style souvent inspiré, ils sont les témoins d'une méditation intérieure exceptionnelle et les dépositaires une doctrine métaphysique inédite.

    Le Traité 38 peut être considéré comme le grand oeuvre Plotin. A partir d'une interrogation sur le point de savoir s'il faut supposer un raisonnement en dieu, se déploie une réflexion totale sur les Principes, le Bien, l'Esprit, l'Ame, et leur rapport, sur la relation entre monde sensible et monde intelligible, et bien évidemment sur le statut mouvant de l'âme, susceptible de s'élever par la connaissance, du sensible à l'intelligible et par-delà, jusqu'au Premier, le Bien. Il s'agit alors d'une véritable ivresse qui saisit l'âme - un état qui ne peut se dire, mais qui seulement s'éprouve.

  • Parmi les oeuvres d'Aristote relevant de la science naturelle, les Parties des animaux occupent une place importante. Ce texte illustre les principes de la biologie finaliste d'Aristote, par l'étude des parties des animaux et de leurs différences de forme. Il s'ouvre sur un exposé incontournable pour tout étudiant en philosophie, concernant la méthode de recherche en science naturelle. Ce livre I, qui a donné sa célébrité à l'ouvrage, a été édité séparément (ainsi l'édition de Le Blond, publiée chez Aubier en 1945, reprise chez GF), mais il ne se comprend pleinement que dans sa fonction de préambule à la suite de l'ouvrage, qui propose une explication raisonnée de l'organisation des animaux considérés par genre, et constitue ainsi un véritable traité d'anatomie comparée.

    La publication intégrale de l'oeuvre dans cette nouvelle traduction introduite et annotée par Frédéric Gain constitue une avancée dans l'édition des oeuvres d'Aristote au format poche : notre traduction rivalise en qualité avec l'édition coûteuse des Belles-Lettres (P. Louis, 1957) et s'accompagne d'un appareil critique largement supérieur en termes d'actualité scientifique. La présentation et les commentaires de F. Gain s'appuient sur les nombreux travaux récents sur le corpus biologique et zoologique d'Aristote, et en ont profondément renouvelé l'approche.

  •  Les cours de Kant enseignaient la simplicité dans la pensée et le naturel dans la vie. Il avait l'entrain d'un jeune homme. Son front découvert, construit pour la pensée, était le siège d'une sérénité indestructible. Il recourait à son gré à la plaisanterie, à l'esprit, à la fantaisie imprévisible. Son cours ex cathedra était comme la plus passionnante des conversations. Rien de digne d'être connu ne lui était indifférent. Il en revenait toujours à la connaissance sans entraves de la nature et à la valeur morale de l'homme. Il obligeait autrui à penser par lui-même. Tout despotisme lui était étranger.Johann Gottfried Herder.    Les Leçons sur la théorie philosophique de la religion furent prononcées entre l'automne 1783 et le printemps 1784. C'était la première fois que Kant consacrait un cours à la seule question de la religion. On y décèle déjà une distanciation de la philosophie critique face à la métaphysique traditionnelle, et l'ébauche des grandes lignes de la philosophie kantienne ultérieure. S'esquissent, notamment, la notion d'impératif catégorique, que développera ensuite la philosophie morale, et les notions de beauté et de finalité, qui seront à la base de la critique du jugement (philosophie esthétique et téléologique).

  • Collection « Classiques de la philosophie » dirigée par Jean-François BalaudéPlotin Traité 25 L'être en acte est le composé, pas la matière ; et la forme, c'est ce qui est sur elle. Tel est également le cas lorsqu'une autre substance vient à l'être ; de l'airain, par exemple, une statue ; car la statue en tant que composé est une autre substance. Plotin. .Plotin (205-270 ap. J.-C.), le promoteur du courant néoplatonicien à la fin de l'Antiquité, est l'auteur de 54 traités ici désignés selon leur ordre chronologique de rédaction (de préférence au classement par Ennéades proposé par Porphyre, son disciple et premier éditeur). Ces écrits fixent, avec un souci démonstratif et persuasif à la fois, des moments de la réflexion philosophique de leur auteur, en dialogue avec ses élèves et lui-même. Composés d'un seul jet, dans un style précis et inspiré à la fois, ils sont les témoins d'une méditation intérieure exceptionnelle et les dépositaires d'une doctrine métaphysique inédite. .Dans le Traité 25 (II, 5), Plotin développe une réflexion d'inspiration platonicienne sur la nature de ce qui est dit «en acte» et de ce qui est dit «en puissance». Or, cette investigation, retravaillant des catégories d'origine aristotélicienne, permet de cerner la dif-férence ontologique majeure entre les réalités sensibles et les réalités intelligibles : les premières sont d'abord «en puissance», elles dépendent d'une puissance supérieure qui les actualise, tandis que les secondes sont toujours «en acte», parce qu'elles sont acte. .L'infériorité du monde sensible tient en fait à la matière qui, en deçà de toute forme, existe exclusivement et radicalement comme «en puissance». Traduction, avec introduction, notes, commentaire et index, par Jean-Marc Narbonne.

  • Les cours de Kant enseignaient la simplicité dans la pensée et le naturel dans la vie. Il avait l'entrain d'un jeune homme. Son front découvert, construit pour la pensée, était le siège d'une sérénité indestructible. Il recourait à son gré à la plaisanterie, à l'esprit, à la fantaisie imprévisible. Son cours ex cathedra était comme la plus passionnante des conversations. Rien de digne d'être connu ne lui était indifférent. Il en revenait toujours à la connaissance sans entraves de la nature et à la valeur morale de l'homme. Il obligeait autrui à penser par lui-même. Tout despotisme lui était étranger. Johann Gottfried Herder.      Les Leçons d'éthique furent prononcées entre 1775 et 1780. Dès cette période, comme on le constate dans les pages de ce livre, sont mis en place les thèses et les thèmes qui, quelques années plus tard, figureront dans les Fondements de la métaphysique des moeurs (1785), notamment, la distinction entre pratique et libre conduite, et l'installation de la question du Bien au coeur des préoccupations de Kant. On découvre aussi que le philosophe ne pouvait, abordant l'éthique, éviter de larges développements sur la Religion et sur la notion de devoir envers soi et envers autrui.
    Les Leçons d'éthique sont essentielles pour comprendre la philosophie morale de Kant.

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