Hachette Litteratures

  • Une approche originale du radicalisme islamiste: celui-ci est moins l'héritage du moyen âge que des mouvements de libération du tiers-monde.


    ' le point sur la spécificité des mouvements islamistes : ils font entrer les exclus en politique mais ne sont pas porteurs d'un modèle de société nouveau et s'avèrent incapables d'unifier les mouvements musulmans du monde.


    ' une relativisation de l'impact réel des mouvements islamistes radicaux dans nos sociétés occidentales : la ré-islamisation se fait aujourd'hui sur un modèle conservateur et non pas révolutionnaire.


    Olivier roy, agrégé de philosophie et chercheur au cnrs, est spécialiste de l'asie centrale, de l'afghanistan et de l'iran. il a publié en 1992, aux éditions du seuil, l'échec de l'islam politique.

  • Un essai sur les métamorphoses du conflit social et son évolution depuis le XIXe siècle : comment l'exploitation économique laisse place à la gestion de l'entreprise, les revendications de pouvoir à la question politique de la citoyenneté.
    Le point sur les lieux du conflit (l'usine relayée par l'« étatisation du conflit salarial ») et sur les mobilisations liées à ce dernier (de la « mobilisation générale » aux conflits de règles).
    Une analyse des assises du conflit (les classes moyennes ont remplacé les ouvriers), de sa socialisation (des solidarités de base à l'État-providence) et de ses enjeux (la « privatisation des mouvements sociaux » succède à la révolte du travail).
    Une réflexion sur la nature du conflit les « communautés de luttes » tendent à remplacer les conflits de classes ; et sur la théorie du conflit : la notion de citoyenneté politique tend à accompagner la régulation du système.
    Guy GROUX est sociologue et directeur de recherches au CNRS. Il a publié, avec Catherine Lévy, La Possession ouvrière (Éditions de l'Atelier, 1993) et avec Guillaume La Chaise (pseudonyme collectif), Crise de l'emploi et fractures politiques (Presses de Sciences Po, 1995).

  • Un essai sur les trois principaux courants de la pensée écologique (écologies " profonde " , " autoritaire " et " démocratique " ) et sur l'idéologie économique qu'ils viennent contredire à des degrés divers.

    Le point sur cette idéologie (qui prend sa source chez adam smith et vise à faire de l'économie un ordre propre et autonome), sa prégnance dans le monde, ses dangers et les signes de son essoufflement.
    Une critique des thèmes et des présupposés de l'écologie " profonde " ainsi que du scénario fondamentaliste auquel elle conduit : à quelles contradictions peut mener ce rejet global de l'humanisme.
    Une généalogie de l'écologie " autoritaire " comment les grands axes de la pensée de hans jonas, qui détermine en partie ce courant et confère aux experts un rôle décisif, conduisent à un scénario politique difficile à mettre en place.
    Une analyse des grands enjeux de l'écologie " démocratique " qui vise, elle, à freiner " de l'intérieur " les excès de la société industrielle, sans toutefois remettre en cause la totalité de ses principes.

    Dominique bourg enseigne la philosophie à l'université technologique de troyes. il est l'auteur de transcendance et discours (cerf, 1985) et de l'homme-artifice (gallimard, novembre 1996). il a également dirigé, dans le domaine de l'environnement deux ouvrages les sentiments de la nature (la découverte, 1993) et la nature en politique ou l'enjeu philosophique de l'écologie (l'harmattan, 1993).

  • Jour après jour, nous comprenons mieux ce qu'est l'étoile dont le nom est Soleil. L'exploration spatiale, la radio-astronomie et les expérimentations sur ordinateur ont en effet permis, après des siècles d'observations optiques, d'accumuler les connaissances sur la «machine solaire», et par exemple de déterminer l'étendue de ses « zones convectives » et « radiatives », ou de comprendre ses cycles d'activité, repérables à l'apparition sporadique des fameuses taches solaires, et des régions magnétiques actives. Mais les astrophysiciens posent aussi la question de l'avenir de «notre étoile» et construisent des modèles d'évolution qui fouettent l'imagination. Comment, parvenu au midi de sa vie, le Soleil va-t-il vieillir ? Son coeur ardent se consume sans relâche ; depuis plus de quatre milliards d'années, le vent solaire arrache perpétuellement de la matière à son atmosphère ; il a déjà perdu une quantité fabuleuse d'hydrogène. On peut pourtant, aujourd'hui, se représenter l'événement que constitue sa mort annoncée. Avant de se rétracter en « naine blanche », le voici demain (dans quelques milliards d'années) devenu une « géante rouge » qui se dilate jusqu'à engloutir Mercure, Vénus et la Terre dans sa fournaise. De telles visions, par leur ampleur et leur beauté, participent au «plaisir d'être astronome» qu'évoque avec passion Jean-Claude Pecker.
    Membre de l'Institut, professeur honoraire d'astrophysique théorique au Collège de France, vice-président de l'Academia Europea, Jean-Claude Pecker a publié de nombreux ouvrages d'astrophysique (notamment Sous l'étoile Soleil, Fayard, 1984) et dirigé une Astronomie (Flammarion, 1985).

  • La « révolution des quanta » qui a sonné, au début du siècle, le glas de la physique classique, a depuis longtemps débordé cette seule discipline pour s'emparer des sciences du vivant. Grâce aux « sciences moléculaires quantiques », et en premier lieu à la biologie moléculaire, on parvient désormais à des investigations extraordinairement fines de ces groupements d'atomes que sont les molécules. Une nouvelle conception - mathématisée - de la liaison et des réactions chimiques s'est ainsi imposée. Elle donne lieu à une révolution technique dans l'industrie mais ouvre aussi des perspectives nouvelles à la recherche médicale, notamment dans la lutte contre les cancers et le sida. Elle permet enfin l'émergence d'une conception du monde où la danse des molécules inspire aussi bien les savants que les artistes.
    Raymond Daudel, l'un des pionniers de la chimie quantique, fut aussi l'assistant d'Irène Joliot-Curie, puis le maître de conférences de Louis de Broglie. Président de l'Académie européenne des sciences, des lettres et des arts, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont une Vision moléculaire du monde (CNRS, 1982).

  • Un essai sur la dimension politique du monde, que beaucoup de travaux récents ignorent encore : le politique existe à l'échelle mondiale ; il faut l'explorer sans a priori, bien au-delà de la "géopolitique".

    Une approche de la « société civile mondiale », qui ne se réduit pas à l'économie : organisée en réseaux, elle est animée de forts mouvements tendant à son unification.

    Une réflexion sur la nécessité d'une politique mondiale, notamment dans les problèmes de développement et d'environnement, où le poids des États et les faiblesses des organisations internationales sont facteurs de confusion.

    Des repères pour situer les zones d'émergence du politique à l'échelle planétaire : autant de points de levier possibles pour faire du monde une cité.

  • Un essai qui prend acte du fait que notre monde se " civilise " par le biais du " système ", nouveau type de fonctionnement social, qui transforme la violence en instrument d'action rudimentaire et archaïque ; comment, en retour, ce système rend les individus nerveux, bouleverse leurs habitudes et leurs enracinements, dissout leur identité.


    ' une analyse de ce système qui fournit les principaux cadres d'une réflexion sur la violence contemporaine : nouvelle technologie des armements ; mondialisation des activités et des communications ; nouveaux rapports entre populations et territoires ; fonctionnement de la société post-moderne...


    ' une réflexion sur les enjeux de la démocratie, seule à même de tempérer les excès du système et de remédier aux formes d'aliénation qu'il entraîne : importance des institutions d'éducation, nécessité du droit démocratique...




    Yves michaud né en 1944, est professeur de philosophie à l'université de paris i. il a déjà publié violence et politique (gallimard, 1978) et la violence (coll. " que sais-je? ", puf, 1986).

  • Comment la vie s'est-elle déployée à la surface de la Terre ? Dans quelles conditions s'est-elle diversifiée Des millions d'espèces ont disparu sans descendance des millions d'autres se sont transformées jusqu'à nous. Témoins de l'histoire de la Terre, les fossiles, ces morceaux de « temps pétrifié », apportent les preuves incontestables de l'évolution. Mais les modalités et les rythmes évolutifs restent âprement discutés. L'évolution est-elle graduelle ou discontinue ? Traduit-elle un quelconque progrès ? Les fossiles permettent de répondre à ces questions tout en illustrant le va-et-vient constant entre observation et théorie. Reste un immense et passionnant travail sans cesse renouvelé : fouiller, dater, interpréter. Et s'émerveiller devant des découvertes qui ne cessent de nous surprendre.


    Maître de conférence à l'université Pierre et Marie Curie, Paris VI, membre fondateur de la Société française de systématique, Pascal Tassy s'intéresse aux modélisations phylogénétiques et à l'évolution des mammifères, des proboscidiens (éléphants) en particulier (équipe Palphypal : paléoanatomie/phylogénie/paléobiogéographie). Il a dirigé le volume de la Nouvelle Encyclopédie - Fondation Diderot sur L'Ordre et la diversité du vivant, et publié chez Christian Bourgois L'Arbre à remonter le temps.

  • Une approche originale de l'olfaction : de l'odeur des fleurs aux produits de synthèse, des substances qu'on brûlait jadis aux compositions chimiques, comment le parfum, " humé " différemment par le chimiste et le parfumeur, pose encore bien des problèmes de définition.


    ' Un point précis sur les recherches très actives qui se déploient à l'intersection de la physiologie de l'olfaction et de la chimie des parfums : qu'est-ce qu'un système olfactif ? peut-il se dérégler ? comment synthétiser les parfums ou masquer les odeurs oe ' Une présentation claire des recherches menées sur le " nez électronique", qui montre qu'elles n'empiètent pas sur l'art des parfumeurs, avant tout guidé par une certaine idée du plaisir.


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    Maurice CHASTRETTE, ingénieur chimiste et docteur ès Sciences physiques, est professeur à l'université Claude Bernard à Lyon ; il a reçu en 1977 le prix de la division Enseignement de la Société française de chimie.

  • Une approche nouvelle des concepts d'information et de communication et des rapports dialectiques qu'entretiennent ces deux notions : l'information émerge de la communication mais peut aussi y demeurer captive.

    ' une réflexion sur les problèmes institutionnels que pose cette relation complexe : comment tirer parti de la multiplication effrénée des services de communication - ou concilier vitesse de la communication et lenteur d'une réelle investigation ?


    ' le point sur les enjeux éthiques d'une telle prolifération d'informations et de communication, quand l'art, la justice ou la science risquent sans cesse d'être court-circuités par les médias.




    Daniel bougons, ancien élève de l'école normale supérieure et agrégé de philosophie, est professeur en sciences de la communication à l'université stendhal (grenoble iii).il est l'auteur de la communication par la bande (la découverte, 1991) et de sciences de l'information et de la communication (larousse, coll. "textes essentiels", 1993).

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