Editions La Breche

  • Ralph Waldo Emerson (1803-1882), car il s'agit de lui, marche dans son temps et remarque tout. Son temps est celui du siècle américain. Celui de la conquête de l'Ouest et de l'extermination des Indiens, de la mécanisation du travail agricole, de l'extension du réseau de chemin de fer, de l'urbanisation, du matérialisme et de l'individualisme, des sectes et des clubs, de la naissance du travail social et de la multiplication du self-made man, de la remise en cause de l'esclavage et des débuts du féminisme... » (Thierry Paquot. Extrait de la présentation). Ce texte d'Emerson est inédit en français

  • Simeon Pease Cheney (1823-1890) fut professeur de chant. Il affirme avoir été le premier aux Etats-Unis à transcrire en notes musicales les chants des oiseaux communs de la Nouvelle-Angleterre. Comme feront, plus tard, Maurice Ravel et Olivier Messiaen. Poétiquement savantes, ces portraits d'oiseaux ne concernent pas seulement les musiciens ou les ornithologues, mais tous ceux qui aiment la nature et ses sonorités. Cheney est ici traduit pour la première fois. Sont reproduites les partitions sur lesquelles il retranscrivait le chant de ses amis ailés.

  • Ceci n'est pas un paisible traité de botanique. Apprêtez-vous plutôt à traverser un univers d'une extravagance poétique et philosophique à nul autre comparable, et sans respect excessif pour la science de la nature telle, du moins, que nous l'entendons aujourd'hui. L'optimisme à tout crin de Fourier nous dépayse entièrement. Sa botanique passe insensiblement des hortensias aux hommes-tulipes et au raisin de malvoisie. Et où avez-vous rencontré ailleurs des chiens mineurs, des anti-lions et des copulations sidérales ?

  • Séraphine

    Charles Nodier

    Maxime Odin est le nom du principal protagoniste de ce récit. Il ne place qu'une passion au-dessus de celle qu'il nourrit pour la vie agreste et les sciences naturelles : son amour pour Séraphine, une jeune fille de deux ans son aînée.
    De Charles Nodier (1788-1844), on a dit qu'il était « le personnage de tous ses contes ». Il lui restait douze années à vivre lorsqu'il composa ce récit d'amour et de nature.
    Douze ans : exactement l'âge auquel Maxime Odin rencontra Séraphine.

  • Pour Henry David Thoreau (1917-1862), se promener au clair de lune appartient à « l'art de vivre bien ». En marchant nuitamment dans la campagne, en naviguant sous la lune et les étoiles, « l'homme de Concord » poursuit son principal projet : accroître les royaumes de la poésie, intensifier le présent. De jour comme de nuit.

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  • Nouvelles dont les protagonistes sont des femmes.

  • Ces quatre proses furent publiées par Whitman à l'automne de sa vie. Qu'il évoque son passage au Bureau des Affaires indiennes, ses promenades dans Central Park ou les campagnes de l'Est, il nous donne à sentir, dans un style personnel, l'Amérique du Nord de l'intérieur : il « se l'incorpore », selon l'expression de John Burroughs, avant de la « refaçonner en un colossal Whitman ».

  • John Burroughs (1837-1921) est l'écrivain-naturaliste le plus célèbre aux Etats-Unis, l'égal de John Muir, compagnon de route de Walt Whitman, Emerson et Thoreau. Cette suite de proses sur la nature offre aux lecteurs une oasis de poésie et de sens

  • Dans ce conte, rayonnant d'humanité, Korolenko campe un type universel, digne des plus profondes personnifications de la littérature mondiale. Makar, le " malchanceux ", qui souffre de faim et de froid ; qui ne survivrait dans la taïga sibérienne sans son comptant de vodka et de mensonges : 21933 fourberies et 400 bouteilles d'eau-de-vie au compteur au moment de la pesée des âmes !

  • En marge de L'Histoire de la Révolution française, Michelet, dans une série de quatre traités (L'Oiseau, L'Insecte, La Mer et La Montagne) a inventé un genre littéraire, mariant les sciences naturelles aux thèmes romantiques.
    Il fut un précurseur, mais il mérite aujourd'hui encore d'être lu pour lui-même. Pour sa flamme, son rythme et les « véritables illuminations subites et rapides » qui font de lui un écrivain dont chaque génération poursuit et réinvente avec passion la lecture.

  • Ce petit volume contient onze des nombreux discours et allocutions d'après-dîner prononcés par Mark Twain pour arrondir ses fins de mois. Cette carrière d'orateur lui valut une immense popularité, qui lui permit de décocher ses flèches aux grandes et petites institutions de son temps : l'État, l'École, l'Église, la police, les chemins de fer, les compagnies d'assurance. Sans oublier les éditeurs.
    Traduction inédite.

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  • John Thelwall (1764-1834), dont on redécouvre actuellement le rôle dans le développement des idées et des sensibilités romantiques, fut l'ami de Coleridge, de Wordsworth et de plusieurs hommes de lettres anglais de premier plan. Conférencier et agitateur social dans sa jeunesse ; poète et fermier pendant quelques années, il devint orthophoniste dans la dernière partie de sa vie.
    Le grand intérêt de son journal de l'été 1797, tenu lors d'une excursion pédestre à l'ouest de l'Angleterre et au pays de Galles, réside dans son double sujet : les paysages et la société ; le contraste entre la beauté pittoresque des uns et les inégalités contenues dans l'autre. C'est un véritable tableau esthétique et social de son pays qu'il finit par nous offrir.
    Aucune page de celui qui fut l'un des principaux théoriciens du mouvement de réforme britannique de la fin du XVIIIe siècle, en même temps qu'un randonneur excentrique, n'avait été traduite jusqu'ici en français.

  • Dans ces douze belles lettres inédites en français, il est question de montagnes ; de glaciers ; de cascades ; de saisons et de fleurs presque toujours.
    Cette correspondance permet surtout de comprendre comment John Muir fut pris d'engouement pour la vallée californienne du Yosemite, dont la réputation dans les trente dernières années du XIXe siècle naissait à peine. Simultanément berger, guide de montagne, libre escaladeur, botaniste, Muir parcourut la montagne en tous sens, ébloui par sa beauté et bientôt fasciné par l'énigme de sa formation géologique. Il fut finalement le premier, lui l'autodidacte errant, à en comprendre l'origine glaciaire.
    Ces lettres sont toutes adressées à Jeanne Carr (1825-1903), une passionnée de botanique, qui sut repérer les qualités du jeune et bouillant John Muir. C'est elle, encore, qui le lança dans le bain de l'écriture et le soutint grâce à ses nombreuses relations.

  • Voici le portrait de l'auteur en bouquinomane. C'est-à-dire en flâneur définitif des boîtes des bouquinistes, en rôdeur impénitent des vide-greniers et autres marchés du livre ancien aux quatre coins du monde. Avec ses itinéraires préférés, ses manies, ses longues traques et ses découvertes inespérées.
    Comme dans son Art de la sieste (Zulma) ou son Eloge du luxe. De l'utilité de l'inutile (Bourin-éditeur), Thierry Paquot mêle ici l'érudition avec l'esprit de légèreté.

  • « En écrivant ces carnets, dit l'auteur, j'ai souvent pensé aux mots de Nicolas Bouvier, entendus un jour qu'on s'émerveillait devant lui de ses voyages lointains : il n'y a pas besoin d'aller loin pour voyager. Il suffisait, ajoutait-il, d'aller à quelques kilomètres de chez soi, et la sensation d'exotisme pouvait se produire chez le « voyageur ».
    Laurent Margantin est l'auteur de Venir au vent (Atelier du héron), Lettres clandestines (Premier mai) et co-traducteur de La Forme poétique du monde. Anthologie du romantisme allemand (Corti). Goethe en chemin avait paru à nos éditions en 2004.

  • Cet essai au lyrisme sombre montre de Goya, tant sur le plan moral qu'artistique, l'énormité. Sa frénésie à vivre dans les rues chaudes d'Espagne ou d'Italie. Son insolence à la cour d'Aquitaine. La détresse de ses vieux jours à Bordeaux. C'est lui, sous nos yeux, vivant de nouveau grâce au verbe et à la syntaxe tourbillonnants d'Elie Faure. Texte paru la première fois en 1934 dans Ombres solides.

  • Bruit et silence est un ensemble de notes que Thoreau regroupa dans son journal (années 1837-1846), en vue d'un essai. Les Temps obscurs fut publié en 1843 dans The Dial, la revue des transcendantalistes. Ces pages sont inédites en français et l'on y retrouve la manière et les thèmes de l'auteur de Walden : goût de la nature, énergie, pensée paradoxale.

  • Un portrait de John Ruskin (1858-1900) considéré comme théoricien de l'art et de la beauté mêlés à la vie et comme ennemi de l'utilitarisme. Rémy de Gourmont ne s'en tient pas aux théories esthétiques de Ruskin. Il fait aussi sa part à l'engagement de l'auteur des Sept Lampes de l'architecture dans la pratique coopérative et son rôle dans le socialisme chrétien anglais.

  • " - Et votre alchimie du verbe ?
    - Eh bien, je vais sortir dans le jardin, sortir des vues de l'esprit, chercher des mûres parmi les ronces pour en faire de la confiture.
    - Et votre poétique ?
    - Euh ! Avec les fleurs blanches de l'acacia, je concocte du ratafia. Je prends des fleurs fraîches, les presse un peu, les couvre d'eau-de-vie, et je les laisse macérer au soleil, puis décanter. Après, j'ajoute du sirop à 30° baumé, avec de la cannelle et du girofle. "

  • La gelée

    Vladimir Korolenko

    Vladimir Korolenko (1853-1921) a construit La Gelée de main de maître. Aux images d'une simplicité profonde se combine l'expression de sentiments humains intensifiés, déformés, par la dureté de la nature sibérienne et les grands froids qui favorisent le suspens de la conscience et les hallucinations. Cette nouvelle au style dru n'a certainement rien à envier aux meilleures de celles que signa Jack London pour le Grand Nord américain. Gorki l'appella la " conscience de la Russie " après la mort de Tolstoï, quand il était " l'âme de la littérature russe " pour Rosa Luxembourg.

  • Hobo Namsong

    Michel Jourdan

    " Michel Jourdan appartient à la famille des Henry David Thoreau, John Muir, John Burroughs qui prennent les mots à leurs jambes, à leurs yeux, comme à tous leurs autres sens. Chez eux, la littérature commence dans les talons ", écrit Yves Leclair dans sa présentation. Il poursuit : " Hobo Namsong est un récit de voyage au Laos émaillé de haïkus (...) Si Hobo fait notamment référence au qualificatif traditionnel dont on affublait les sans domicile fixe aux Etats-Unis, Namsong est un toponyme laotien qui signifie littéralement la rivière Song. Mais rien n'empâche le lecteur de flâner dans ces quelques mots et de songer au " chant " de " la rivière " ou à un paysage de peintre de l'époque Song.
    La revue Europe a consacré un dossier à Michel Jourdan dans sa livraison de janvier-février 2009

  • L'auteur des deux chefs-d'oeuvre que sont Tom Sawyer et Huckleberry Finn n'est probablement pas l'inventeur de la chasse à l'ours involontaire. Mais il est à coup sûr, dans toute la littérature, l'un de ceux qui l'ont racontée avec le plus de fantaisie et d'esprit.

  • « La sagesse et la poésie s'accompagnent l'une et l'autre chez lui, petites soeurs aux pieds nus d'un rien effarouchées, si accueillantes à la fragile visitation de l'instant. Chaque instant est événement, chaque rencontre est révélation du plus simple, qui est aussi le plus caché. » (Gérard Bocholier, Chemin des livres, avril 2008)

  • Orphée rebelle

    Miguel Torga

    " J'élève ainsi la voix, par défi ", proclame Miguel Torga (1907-1995), poète-né, poète-né rebelle. Dans des poèmes aux titres lapidaires (" Exhortation ", " Dénonciation ", " Examen ", " Biographie "...), Orphée rebelle restitue son art poétique, sa mythologie personnelle et son " humanisme prométhéen et lyrique ".
    Certains ont vu en Torga " un peu la conscience du Portugal ". Son oeuvre à portée universelle incarne la rectitude, la franchise, la solitude de l'homme, poings serrés, entièrement nu sur le globe terraqué.
    Ce recueil, constitué par Torga lui-même, fut publié pour la première fois en 1958. La présente édition, inédite en français, est basée sur l'édition complète de ses poèmes parue à Lisbonne en 2000.

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