Jean-Michel Blanquer

  • Souvent réduite à des clichés (drogue, guérillas...), la Colombie est en réalité dotée d'atouts considérables. Grande comme deux fois la France, elle a des ressources naturelles considérables, une structure urbaine riche et une population éduquée et entrepreneuse. En raison de sa croissance démographique et économique, et de nombreux autres signes de vitalité qui contrastent avec les difficultés de certains pays voisins (le Venezuela ou le Brésil, par exemple), elle est l'une des puissances du continent. À la pointe des nouveaux enjeux de l'agriculture, des services et de l'industrie, elle peut légitimement prétendre à occuper une place de poids dans l'Amérique latine du XXIe siècle. Mais beaucoup d'évolutions possibles dépendront de la réussite du processus de paix en cours.
    Ce Que sais-je ? se propose de faire découvrir les nombreuses facettes de la Colombie au travers de sa culture, de sa littérature, de son histoire politique, de son économie et de son actualité.

  • « Notre projet est de construire l'école de la confiance : confiance de la société en son école ; confiance de l'école à l'égard des parents ; confiance de l'institution envers les professeurs ; confiance des professeurs à l'égard des élèves et confiance des élèves en eux-mêmes et en leur réussite.
    C'est tous ensemble avec les professeurs, les élèves, les parents et tous les acteurs de l'éducation que nous construirons cette école de la confiance. » J.-M. B.
     

  • L'avenir de notre pays se joue à l'école. C'est cette conviction, à la fois passionnée et réaliste, que Jean-Michel Blanquer défend dans ce livre.

    Refusant tout dogmatisme pour analyser avec lucidité les forces et les faiblesses de notre système éducatif, de la maternelle au lycée, il dessine ce que pourrait être une école où l'excellence et le mérite seraient au service du progrès social.

    En s'inspirant des réformes menées ailleurs dans le monde et des résultats des sciences du développement de l'enfant, cet ouvrage propose des mesures concrètes, qui pourraient être prises rapidement. Il nous revient de bâtir une école où la réussite de chaque élève pourrait être aussi celle de la France.

    Jean-Michel Blanquer est directeur général de l'Essec, après avoir été directeur général de l'Enseignement scolaire. Il a également été recteur de l'académie de Guyane et de l'académie de Créteil.

  • Ce colloque, de l'Institut des Amériques, est pionnier à plus d'un titre, notamment par son thème.
    Le vote occupe en effet aujourd'hui une place essentielle dans le régime démocratique, dont il est le fondement pratique et symbolique par excellence. Surchargé de sens, il est aussi objet de confusions et de clichés. Les qualités démocratiques des systèmes politiques américain et canadien sont ainsi une évidence en Europe, alors que les élections en Amérique latine suscitent encore le plus souvent la méfiance.
    A cet égard, une perspective comparative s'imposait afin de nuancer et mieux cerner la diversité des réalités du vote dans les Amériques. Cette démarche comparative est précisément au coeur du projet de l'Institut des Amériques, dont l'objectif principal est de décloisonner les regards sur les différents pays qui composent le continent américain. La vague de démocratisation des années quatre-vingt permet une comparaison à l'échelle du continent américain tout entier, de la Baie d'Hudson à la Terre de Feu.
    Tout en procédant à une salutaire remise en cause des réflexes culturalistes, en éprouvant la validité des théories et examinant les pratiques du suffrage et les institutions démocratiques, la méthode comparative révèle spécificités et universalités, attachement et désenchantement à l'endroit de la démocratie. De nombreuses notes, ainsi que des orientations bibliographiques complémentaires accompagnent chacune de ces études.

  • Dans ce livre, Jean-Michel Blanquer trace la voie d'une « école de la vie », capable de transmettre aux enfants les savoirs fondamentaux pour leur permettre de vivre librement. Elle le fera d'autant mieux qu'elle saura tirer parti des sciences du développement de l'enfant pour élaborer des pédagogies adaptées à ce qu'on sait aujourd'hui de ses capacités cognitives. Refusant les dogmatismes, Jean-Michel Blanquer aborde ici toutes les questions sensibles de l'école pour souligner ce qui a fonctionné ici ou ailleurs : apprentissage de la lecture, évaluation de l'élève, éducation prioritaire, relations de l'école avec les familles, etc. Innover, expérimenter et évaluer : tels sont les maîtres mots de sa démarche qui fait l'inventaire de ses échecs comme de ses succès, de la lutte contre l'absentéisme aux internats d'excellence. Avec cette conviction passionnée : la réussite pour tous, c'est possible ! Jean-Michel Blanquer a été directeur général de l'Enseignement scolaire. Auparavant, il avait été recteur de l'académie de Guyane et de l'académie de Créteil ainsi que directeur général adjoint du cabinet du ministre de l'Éducation nationale Gilles de Robien. Il est aujourd'hui directeur général du Groupe Essec.

  • Jean-Michel Blanquer et Edgar Morin partagent tous les deux un même idéal : celui de « l'école de la vie ».

    Mais qu'est-ce que cela veut dire ? L'école doit-elle préparer les enfants à affronter les épreuves de la vie ? À choisir une profession qui leur convienne ? Doit-elle former des citoyens ? L'école peut-elle permettre de s'émanciper ou de s'épanouir par le savoir ?

    De ces grands idéaux découlent des questions tangibles : quels apprentissages fondamentaux doivent acquérir les élèves ? Quelle est la place respective des humanités (l'enseignement de l'histoire, de la littérature, des langues anciennes), des sciences, des arts ou encore de la pratique, dans le parcours des élèves ?

    Et ces interrogations débouchent sur un enjeu plus concret encore : comment transformer l'école ? Par le haut ou par le bas ? Par les initiatives locales et l'autonomie, ou par la loi et les grandes réformes ? Quelle place les familles, les enseignants, les chefs d'établissements ont-ils dans les transformations de l'école ? Ou bien encore, quel est l'apport des neurosciences, ou des pédagogies actives, dans l'élaboration des programmes ?

    Avec respect, beaucoup de points d'accord mais aussi des divergences, le savant et le politique dessinent dans ce dialogue les contours de l'école dont ils rêvent pour demain.

  • Par sa dimension interdisciplinaire, traitant aussi bien de questions archéologiques que de sujets historiques, littéraires, diplomatiques ou politiques, ce dictionnaire propose une approche globale des enjeux qui traversent le continent américain dans son intégralité, de l'époque précolombienne à nos jours.
    L'organisation en deux tomes souligne l'importance du cheminement historique. Le premier commence avec les peuples précolombiens et couvre les colonisations et les indépendances. La césure choisie - 1830 - correspond à un moment clé pour le continent américain, celui de l'affirmation de l'indépendance pour l'immense majorité des pays. Ce temps de l'émancipation débute avec la doctrine Monroe qui montre à la fois l'expression d'une solidarité transaméricaine, une indépendance collective vis-à-vis de l'Europe mais aussi une ambiguïté quant aux relations qui en résulteront entre les États-Unis et le reste du continent. 1830, c'est aussi le moment où les nouvelles républiques hispano-américaines entrent dans une nouvelle ère après les révolutions qui leur ont donné naissance et la rédaction des Constitutions qui les ont consacrées. C'est là le début du second tome qui nous transportera jusqu'au XXIe siècle et les questions les plus actuelles.
    L'approche mise en oeuvre dans ce dictionnaire - et c'est là sa force - invite à dépasser la notion d'« aire culturelle » telle qu'elle a été forgée après la Seconde Guerre mondiale et privilégie celle d'« hémisphère occidental ». Aujourd'hui, en effet, de multiples objets de recherche exigent d'adopter une approche continentale et non pas subrégionale : l'évolution religieuse des deux Amériques ; l'intégration économique et ses différentes modalités ; la politique étrangère des États-Unis ; la situation comparée des Amérindiens ; la construction des nouvelles identités ; la littérature et les phénomènes culturels, etc.
    La structure du livre est conçue en miroir : la plupart des 550 entrées mettent en synergie les apports d'auteurs spécialistes de l'Amérique latine et ceux de l'Amérique du Nord. De cette façon, l'optique apportée au lecteur est résolument panaméricaine : les Amériques sont traitées dans leur singularité et leur unité, qui n'excluent ni les divergences, ni les antagonismes.
    À l'heure de la mondialisation, alors qu'est achevé le « moment unipolaire » connu par les États-Unis après la fin de la guerre froide, tandis que les BRICM (Brésil, Russie, Inde, Chine, Mexique) apparaissent comme des acteurs majeurs sur la scène mondiale, les liens ou dissensions au sein de l'« hémisphère occidental », l'histoire et le futur des Amériques sont assurément un des enjeux majeurs pour le monde du XXIe siècle.
    Le public dispose désormais d'un outil de travail inégalé à ce jour pour percevoir ces enjeux.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • À la veille de la guerre de 14-18, l'État français s'est métamorphosé : le régime républicain s'est consolidé en traversant les crises et les affaires ; la notion de service public a vu le jour en accompagnant la naissance de l'état providence ; les progrès scientifiques et technologiques ont offert de nouvelles opportunités. Pour accompagner ces mutations, il fallait une nouvelle approche conceptuelle.

    Cette biographie croisée de deux éminents juristes - Léon Duguit à Bordeaux, Maurice Hauriou à Toulouse - retrace leurs itinéraires intellectuels. Nés dans les années 1850, marqués par la défaite de 1870, ils incarnent une génération confiante dans le progrès, attentive aux enjeux de la science et du débat intellectuel. Défricheurs conceptuels, ils sont de véritables « inventeurs de l'État » au sens où ils en dévoilent les nouvelles réalités. Maurice Hauriou et Léon Duguit ont eu une influence cruciale sur des questions qui nous touchent aujourd'hui. Leur biographie est l'occasion de réfléchir aux conditions d'efficacité du politique.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Dans le domaine de l'éducation comme dans d'autres domaines, l'Amérique latine connaît de façon accentuée des problèmes qui se posent au monde entier. Le défi est celui du passage d'un système social à un autre, de l'ère industrielle (ou parfois directement de l'ère agricole) à l'ère de la connaissance. La mutation de l'éducation accompagne, et canalise, la mutation des sociétés, laquelle se produit à une échelle et à un degré inédits. Des phénomènes majeurs se produisent : fin des hiérarchies anciennes (où le capital physique et la compétence juridique assuraient la domination), et passage à des sociétés plus ouvertes (au prix souvent d'un certain désordre), où capital financier et matière grise sont les deux mamelles du succès. Alors que la société est plus fluide, les inégalités augmentent. La seule réponse solide qui peut être apportée à ce paradoxe contemporain est un développement de même ampleur de l'éducation, quantitativement et qualitativement. C'est la raison pour laquelle nous avions décidé d'organiser, à la fin du mois de septembre 1999, dans le cadre de « la Cita » de Biarritz, un grand colloque sur « les défis de l'éducation en Amérique latine ». Il nous apparaissait en effet que le moment était venu de donner une impulsion aux études menées en Europe sur ces questions, afin que les expériences menées de part et d'autre de l'Atlantique soient mieux connues et que de cette connaissance puisse surgir une stratégie quant au développement de l'éducation dans un monde et dans des sociétés équilibrés.

empty