Hamac

  • Noms fictifs

    Olivier Sylvestre

    Après dix années passées dans l'antre de la bête, un intervenant nous ouvre la porte de son centre de répit pour toxicomanes, avec sa sonnette stridente et sa vitre pare-balles, sa lasagne, ses larmes et ses espoirs fous, malgré tout. Au contact de multiples vies marquées par la rue, la consommation, l'abandon, Olivier nous entraîne dans leur univers déconstruit. Chronique fabriquée, mémoires imaginaires, impossibles chevauchées dans les rues de Montréal, ces récits sont ceux d'un intervenant à tout jamais transformé par les moments surréalistes qu'il a partagés avec ces êtres plus grands que nature, pendant un petit vingt-quatre-quarante-huit heures. Et de toutes les fois où il a reconnu une part de lui-même en eux.

  • Haïti est un joyau. Nous en avons pourtant une idée préconçue souvent liée au malheur et à la souffrance. S'il est vrai qu'Haïti a eu son lot d'épreuves avec, entre autres, le régime Duvalier et les catastrophes naturelles, elle est loin de ne se résumer qu'à la misère. C'est avec la verve et la poésie qu'on lui connaît que Rodney Saint-Éloi nous livre dans Passion Haïti un portrait de son pays d'origine qu'il voit fort, contrasté, riche et foisonnant.
    Dans ce carnet, on visite le pays à travers les yeux de quelqu'un qui le garde en lui malgré l'exil. On rencontre des personnages qui façonnent le visage d'une Haïti embrassant tant bien que mal ses propres contradictions et ses travers. On y découvre à la fois l'importance de la culture et les couleurs flamboyantes du créole, mais aussi le racisme qui sévit entre les citoyens et les inégalités qui rendent la politique complexe.

    Rodney Saint-Éloi est un poète, écrivain, essayiste et éditeur né à Cavaillon en Haïti en 1963. Il a étudié la littérature francophone à l'Université Laval. Son mémoire «Émergence de la poétique créole en Haïti» porte sur l'histoire de la langue créole. Il a fondé en Haïti la maison d'édition Mémoire, le magazine Cultura et la revue d'art et de littérature Boutures. Membre de l'Académie des lettres du Québec, il vit depuis 2001 à Montréal où il dirige les éditions Mémoire d'encrier.

  • Le desert

    Sylvestre Olivier

    Cet homme te parle, il te parle à toi, qui es là, de l'autre côté des pages, qui tiens sa vie entre tes mains. Il n'a plus les mots pour te raconter son récit halluciné, cette spirale de rêves et de réveils où chaque épisode est le recommencement du précédent, et dont seule une rencontre fulgurante pourrait y mettre fin. le désert est à la fois une lettre d'adieu et une soif de renaissance, l'ultime appel d'un homme qui tente de retrouver le chemin qui le sépare désormais de toi. Olivier Sylvestre nous livre ici son récit fondateur, puisé aux sources de la solitude humaine, et qui a donné naissance à tout ce qu'il a écrit ensuite.

    Olivier Sylvestre est né à Laval en 1982. Il est détenteur d'un baccalauréat en criminologie et d'un diplôme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada. Auteur et traducteur, sa première pièce, La beauté du monde, a gagné le prix Gratien-Gélinas; elle a également été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général, tout comme son recueil noms fictifs, publié chez Hamac en 2017, lequel a également été finaliste au Prix des libraires du Québec - catégorie roman. Sa pièce pour ados La loi de la gravité a remporté plusieurs prix en France et en Allemagne. Il anime des ateliers d'écriture et fait de l'accompagnement dramaturgique.

  • La loi de la gravite

    Sylvestre Olivier

    Ça commence comme ça. Cette histoire-là. Le 3 septembre. Rentrée scolaire ordinaire à Presque-La-Ville... si ce n'était de la rencontre fulgurante entre Dom et Fred, deux êtres incandescents qui trouveront en l'autre un refuge contre le monde où la norme tue. Leur serment : traverser vers La Ville, à la fin de l'année, là où on peut être tout ce qu'on veut, semble-t-il. Mais le temps est encore long avant le mois de juin. Et le pont acceptera-t-il de les laisser passer ? La grande épopée d'un combat si commun, pour deux ados qui nous ressemblent étrangement, nos frères, nos enfants. Notre avenir.

    Olivier Sylvestre est né à Laval (Québec) en 1982. Auteur et traducteur, il détient un baccalauréat en criminologie de l'Université de Montréal et un diplôme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada. Sa première pièce, La beauté du monde (Leméac) a remporté le Prix Gratien-Gélinas. Chez Hamac, il a publié noms fictifs (finaliste au Prix des libraires du Québec - catégorie roman, et aux Prix littéraires du Gouverneur général, lauréat du Prix du premier roman de Chambéry) et le désert. Sa pièce La loi de la gravité, traduite en anglais et en allemand, a fait l'objet de plusieurs productions en France, en Allemagne et au Québec, et d'une dizaine de mises en lecture. Il anime des ateliers d'écriture et fait de l'accompagnement dramaturgique.

  • Le propre du conte est de rendre vraisemblable ce qui ne l'est pas nécessairement. C'est peut-être aussi l'inverse. Jean-Pierre April l'a bien compris avec Méchantes menteries et vérités vraies, un recueil pour le moins savoureux et juste assez irrévérencieux, inspiré d'histoires et de personnages colorés ayant marqué l'imaginaire des Centricois (habitants du Centre-du-Québec). Odélide, jeune martyre canadienne, pardonne à celui qui veut la violer, un cultivateur ne parvient pas à dompter son premier tracteur et une putain refuse de quitter son bordel en flammes. Mais ce n'est pas tout : l'écrivain-conteur révèle enfin la vraie vérité sur le but refusé d'Alain Côté !
    April, natif de Rivière-du-Loup, ex-prof de littérature au cégep de Victoriaville, s'est fait connaître dans les années 1980, ici et en France, dans le domaine de l'anticipation sociale. À partir de 2006, avec Les Ensauvagés, il est allé vers une littérature plus réaliste en publiant six livres chez XYZ éditeur. Méchantes menteries et vérités vraies est son premier titre à paraître chez Hamac.

  • Soleil en tête

    Julie Gravel-Richard

    • Hamac
    • 18 Septembre 2012

    Atteinte d'une tumeur au cerveau et ne sachant comment y faire face, Julie Gravel-Richard décide d'entreprendre la rédaction d'un blogue qu'elle nomme joliment Soleil en tête. Lucide, elle veut rendre compte de ce qu'elle vit au fil des jours en transformant son épreuve en expérience positive.
    Au-delà de la mort, dont on sent la menace constante en filigrane, ce qui ressort de ce carnet, c'est avant tout une grande expérience humaine et un désir de savourer chaque seconde de la vie, malgré la maladie.
    «Je suis malheureuse de rendre ma mère malheureuse. Et je n'y peux rien. Je ne peux pas lui enlever sa souffrance. Je suis impuissante. Je ne peux même pas la consoler.
    C'est la dualité de l'amour. On souffre quand l'autre souffre. Parce qu'on a investi dans notre amour. L'autre est devenu précieux. Ma mère a investi tout son amour dans ses enfants, comme j'investis mon amour dans les miens. Et la souffrance de ceux qu'on aime est terrible.
    Ce que je peux faire, c'est lutter.»
    Julie Gravel-Richard se passionne pour la littérature grecque et latine, la mythologie et les langues mortes. Détentrice d'une maîtrise en histoire grecque de l'Université Laval, elle enseigne les civilisations anciennes au Cégep Garneau. En 2008, elle a fait paraître Enthéos, un premier roman extrêmement bien accueilli par la critique. Soleil en tête est son deuxième livre.

  • Depuis les cendres

    Emmanuel Bouchard

    • Hamac
    • 30 Août 2011

    «J'ignore si je voyage vraiment, mais je me déplace. C'est-à-dire que je n'ai pas appris à voyager, à faire ceci ou cela dans telle circonstance. J'avance pour voir du pays, peut-être aussi pour me débarrasser de quelque chose. Pour user mes bottes sur un parcours dont le tracé n'a pas réellement d'importance. Pas tellement pour me nourrir au fond. L'étranger, je le rencontre de toute façon au coin de ma rue ou quelque part en moi.»
    Depuis la mort de son père, Hubert, enchaîné à sa mémoire et à ses certitudes, erre entre Marseille et Porquerolles, entre Arles et Avignon, hésitant entre le repli et le consentement. Mais le hasard le force à sortir de lui-même et à soupeser l'importance de son propre drame, comme si la fin et le commencement devaient nécessairement se confondre.
    Avec Depuis les cendres, Emmanuel Bouchard nous offre un roman intimiste sur le thème du deuil. La prose qui caractérise son écriture est une fois de plus au rendez-vous.
    Emmanuel Bouchard est né à Chicoutimi en 1973. Il enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy. Il a publié des articles, des comptes rendus et des nouvelles dans différents périodiques et ouvrages collectifs. En 2008, toujours dans la collection Hamac, il a fait paraître Au passage, un premier recueil de nouvelles bien reçu par la critique.

  • Monsieur Olivier

    Marc-Andre Tardif

    • Hamac
    • 17 Octobre 2011

    «Au printemps 1615, Le Clémence fit partie des navires affrétés par François Dupont-Gravé, le compagnon de Champlain. La flottille était chargée de ravitailler Tadoussac, porte de commerce entre le Canada et la France. Sur l'un des navires se trouvaient quelques récollets partis assurer le service religieux des Français et l'évangélisation des Sauvages. Certains s'installèrent à Tadoussac, les autres, près de l'Habitation de Québec. Pour Jean, c'était la chance de pousser la formation marine de son fils pendant les congés d'été. Pour Olivier, c'était un pas de plus vers ses rêves les plus fous. Il irait au Nouveau Monde, partirait à l'aventure et verrait de ses propres yeux les Sauvages du Canada.»
    Monsieur Olivier relate le destin unique de sieur Olivier Le Tardif, qui a voué sa vie aux premiers Canadiens venus s'établir en Nouvelle-France. En plus d'être un ami des Sauvages, il a été tour à tour secrétaire et interprète de Champlain, procureur de la Nouvelle-France, seigneur de la Côte de Beaupré et fondateur de Château-Richer. Marc-André Tardif, descendant direct de ce héros méconnu, livre un récit captivant et touchant, inspiré de nombreux documents d'archives et de notices biographiques.
    «Pour moi, le vrai roman historique ne peut qu'enrichir l'Histoire. C'est le cas avec l'ouvrage de Marc-André Tardif. Sans lui, Olivier Le Tardif ne serait qu'une personnalité parmi tant d'autres du xviie siècle.»
    Jacques Lacoursière, extrait de la préface.
    Originaire de la Beauce, Marc-André Tardif se consacre maintenant à l'écriture. Détenteur d'un cours classique (baccalauréat ès arts) qu'il a obtenu à Gatineau et d'une licence universitaire en théologie, il a fait carrière dans l'enseignement. Il a collaboré une dizaine d'années à la revue Vie liturgique de l'archidiocèse de Québec et au bulletin diocésain de Hull. Il est le président fondateur de l'Association des familles Tardif d'Amérique, fondée en 1989. Il dirige leur journal, Le Tardiffusion.

  • «Mais moi on dirait que j'ai pas signé de contrat, je me rappelle pas d'avoir signé ça là, un contrat de gentillesse sociale, pis je me dis que, qu'on se connaisse ou pas, on se parle des fois quand ça nous adonne, pis d'autres fois on se parle pas parce que ça nous tente pas cette fois-là, pis y pourrait comme pas avoir de problème, on pourrait arrêter de se poser des questions pis de se sentir coupable. Pis ça se peut aussi de juste sourire, on sous-estime je trouve les sourires, mais c'est simple, c'est rapide, c'est sobre mais en même temps très chaleureux, ça veut dire ce que ça a à dire.»

    Chaque automne j'ai envie de mourir se dresse comme une petite statue bricolée, élevée au milieu de la ville à la mémoire de tout ce qui brille au fond des gens. C'est un hommage fragile à des beautés invisibles à l'oeil nu; le ridicule qui ne nous a pas tués, l'enfance perdue, les tremblements, l'attente, l'amour et le temps.
    À travers ces trente-sept secrets qui nous sont confiés, Véronique Côté et Steve Gagnon nous offrent une langue brute et colorée ­derrière laquelle se cachent toute la force et la fragilité du monde.

    Véronique Côté, qui a étudié au Conservatoire d'art dramatique de Québec, est comédienne et metteure en scène. Elle a la chance de jouer de beaux rôles à Québec ou en Europe et de mettre en scène des spectacles qui lui font battre le coeur. Chaque automne j'ai envie de mourir est sa première publication.
    Originaire du Saguenay, Steve Gagnon est diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Québec en interprétation. Comédien et auteur, sa pièce La montagne rouge (SANG) (L'instant même, 2010) a reçu la bourse Première oeuvre en 2008 et a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général en 2011.

  • Queues

    Giguere Nicolas

    À la fois charge contre les représentations stéréotypées et sclérosées de l'homosexualité, critique féroce de la communauté gaie - de ses institutions, de ses codes, de ses modes de vie - et plaidoyer pour une sexualité libérée des entraves de l'hétéronormativité, Queues raconte également le mal de vivre et le désespoir d'un homme qui ne se reconnaît pas dans la société et qui est à la recherche d'authenticité dans un monde où tout n'est que facticité et faux-fuyants. Écrit dans un style très direct, brut et empreint d'oralité, Queues est l'affirmation viscérale et politically incorrecte du désir d'un homme pour le corps d'autres hommes.
    Nicholas Giguère est doctorant à l'Université de Sherbrooke. Il a publié des textes dans Boulette, Cavale, Le Crachoir de Flaubert, Les Écrits, Le Pied et Moebius. Son recueil Marques déposées a été publié aux Éditions Fond'Tonne au printemps 2015. Queues est son premier livre publié chez Hamac.

  • La meme blessure

    Emmanuel Bouchard

    La vie d'Antoine Beaupré est remplie de frustra­tions. La plus grande provient de son amour impossible pour Rose, sa belle-soeur. D'Arvida à Québec, cet être tourmenté et imprévisible traîne cette blessure affective comme un misérable.
    Avec La même blessure, Emmanuel Bouchard signe un roman à l'atmosphère tendue dont le récit, solidement campé dans le milieu ouvrier du Québec des années 1940 à 1960, est porté par un personnage principal qui a la capacité de marquer les esprits.
    Emmanuel Bouchard a fait paraître, chez Hamac, un recueil de nouvelles (Au passage, 2008) et un roman (Depuis les cendres, 2011). Il enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy.

  • Saccades

    Poissant Maude

    • Hamac
    • 11 Février 2014

    «Mon fils n'avait pas hérité de mon amour de l'eau. Il nous inquiétait. Jusqu'à son entrée à l'école, il m'avait observée entrer dans la mer de la fenêtre de notre chambre, terrifié par l'idée que je n'en ressorte pas. Rien n'y faisait: même si je m'y faufilais très tôt le matin, avant que lui et sa soeur ne soient debout, c'était quand même pour deviner derrière moi sa petite menotte aplatie sur la vitre et ses yeux mouillés qui attendaient mon retour.»Les personnages de Saccades sont portés par le désir de donner plus de lumière à leur existence. Que ce soit en cherchant à atteindre une forme de perfection, en fuyant un milieu hostile, en voulant apaiser l'angoisse de la mort ou en tentant de se libérer de la lourdeur du quotidien, tous se butent aux aléas parfois cruels de la vie qui les font dévier de leur cours en les laissant seuls avec leurs rêves étriqués.Après avoir abandonné les uniformes de serveuse, de traiteur puis d'agente de bord, Maude Poissant s'est enfin décidée à suivre la voie littéraire et partage aujourd'hui sa vie entre l'enseignement et l'écriture. Diplômée de l'Université Laval et de l'Université de Caen, elle a terminé une maîtrise en création littéraire tout en menant à bien deux projets alliant écriture et photographie, dont Portraits égarés, présenté à L'Escale du livre de Bordeaux. Saccades est sa première publication.

  • Déjà

    Nicolas Bertrand

    • Hamac
    • 20 Août 2010

    «Roland gigota aussi longtemps qu'il le put, mais rapidement ses jambes devinrent molles et il sentit le besoin de s'asseoir. Il quitta le plancher de danse en sueur, essoufflé, satisfait. Ces dix minutes de délectation, Roland les paya chèrement car il fut torpide le reste de la noce. Elles valaient cependant leur pesant d'or, puisqu'il avait été heureux. »
    En 1978, sans raison apparente, Roland s'effondre dans son salon. Cette chute inopinée, qui n'est que le début de la manifestation d'une tumeur au cerveau, bouleverse le cours de son existence. Malgré ses appréhensions, il refuse de se laisser abattre car, à trente ans, alors qu'on croit avoir la vie devant soi, la seule idée de trépasser est odieuse, inadmissible.
    Nicolas Bertrand parvient à traiter ce sujet grave avec une certaine dérision grâce au côté ludique de son écriture au style très british. Mais surtout, avec Déjà, c'est à une expérience profondément humaine qu'il convie le lecteur.
    Nicolas Bertrand est né à Montréal en 1977. Diplômé de l'Université de Montréal en philosophie, il a enseigné cette discipline durant quelques années au collège Montmorency, à Laval. Déjà est son premier roman.

  • Avant Eden

    Barthélémy Courmont

    • Hamac
    • 15 Janvier 2013

    Après une année passée à Montréal et un arrêt à Paris, Barthélémy Courmont était prêt à rentrer à Taiwan. Pour s'y rendre, il a pris le temps de savourer les plaisirs du voyage en transformant ce demi-tour du monde en une longue ballade. Sous ses pieds défilent une quinzaine de pays dans deux mondes qu'aucune mer ne sépare mais que tout semble opposer: l'Europe et l'Asie.
    Avant Eden, fruit de son périple de trois mois, offre des instantanés impressionnistes qui rendent bien l'atmosphère de chacune des villes visitées. Si le commentaire est personnel, le professeur de science ­politique n'est jamais loin dans cette irrésistible invitation au voyage.
    «Mostar est l'un des lieux les plus touchants de toute l'Europe, et certainement l'un des plus beaux de tous les Balkans. Mais si on y vient pour admirer le pont et la vieille ville qui se reconstruit peu à peu, avec méthode et en s'assurant de ne pas dénaturer le site, c'est surtout la tête pleine de témoignages aussi poignants que celui de Miran qu'on en repart.»
    Né en France en 1974 et aujourd'hui basé en Corée du Sud, Barthélémy Courmont est professeur de science politique. Sa carrière et ses nombreux voyages l'ont mené aux quatre coins du monde. Il a enseigné à l'Université du Québec à Montréal. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Tentation de l'Orient publié au Septentrion en 2010.

  • Making-of

    Claire Legendre

    Bastien Salamandre, jeune journaliste français, est envoyé à New York pour interviewer Caïn Shoeshine, un cinéaste indépendant aussi dangereux que fascinant. Lorsqu'il parvient à le rencontrer, c'est pour tomber dans une sorte de chaos, une tanière d'ogre remplie de femmes et d'alcool, mais surtout, imprégnée du mystère de la création, avec ses secrets et ses terreurs gravés sur pellicule.
    Claire Legendre est originaire de Nice en France. Elle a vécu à Rome et à Prague avant de s'établir à Montréal où elle est professeure de création littéraire à l'Université de Montréal depuis 2011. Elle a publié une dizaine de livres, de l'autofiction au roman noir, dont Viande, Vérité et amour, La méthode Stanislavski, L'écorchée vive et Le nénuphar et l'araignée. Making-of est son premier roman, déjà paru en France en 1998.

  • Martel en tete

    Eric Simard

    Martel en tête met en scène la quête d'amour, de liberté et de dignité que poursuit inlassablement, voire obsessivement, une femme à qui la vie a tout refusé dès la naissance et qui, à son tour, finit par tout refuser. Cette femme sans réelle identité vivra néanmoins un destin hors de l'ordinaire qu'elle assumera impitoyablement jusqu'au bout, celui de la folie, tantôt douce, tantôt meurtrière. Un roman certes dur, cru et sans concession, mais touchant dans sa vérité criante.

    Trente-deux ans. J'ai mis ma plus belle robe. Il fait beau. C'est l'été. Tout le monde de la Terre s'est réuni dans un grand jardin fleuri. Ils n'attendent que moi. On a dressé un buffet qui donne sur l'infini. Le champagne est prêt à couler à flots dans les coupes. À mon arrivée, il est prévu qu'une musique jouera en mon honneur pour ouvrir le bal. Je danserai comme une libellule. Tous les yeux seront rivés sur moi. Je serai le centre de l'univers. Tous seront à mes pieds pour me cajoler. Une fois que je serai là, je ne dépendrai plus de personne. Je serai libre. Je pourrai faire ce que je veux. Courir dans les champs, cueillir des fleurs et tuer des animaux.

    Éric Simard oeuvre dans le milieu littéraire depuis plus de 25 ans. Il est à la fois éditeur, libraire et auteur. Outre Martel en tête, il a trois autres publications à son actif: Le Mouvement naturel des choses, Cher Émile et Être.

  • La trajectoire

    Stéphane Libertad

    • Hamac
    • 20 Août 2010

    «Je suis soudain nostalgique de mon pays, je me dis que je n'ai jamais été aussi loin de lui et que je ne l'ai jamais tant aimé. Le danseur et son conjoint ricanent. Je me demande si quelqu'un va dire à l'autre enfoiré de fermer sa grande gueule, que son histoire de putes françaises n'est pas conforme aux règles du savoir-vivre. Ma femme me regarde avec un sourire désolé, je vide mon verre et l'entraîne vers la sortie.»
    Il est Français, il rêve de l'Espagne, de soleil et de flamenco. Par amour, il se retrouve avec sa femme et son fils au Québec. Au-delà des différences culturelles entre les deux pays, dans cette chronique douce-amère on suit le parcours sinueux d'un individu à l'aube de la quarantaine.
    Impartial et sans concession, l'auteur porte un regard imparable sur le Québec et la France. Rien ni personne n'est épargné, à commencer par le narrateur lui-même. L'écriture de Stéphane Libertad, sincère et directe, dérange autant qu'elle séduit.
    Stéphane Libertad est né dans le sud-ouest de la France. Il a exercé divers métiers dont celui de scénariste. Il a immigré au Québec en 2006 et vit actuellement à Montréal. Son premier roman, Le chien de Saint-Jacques, a été publié en 2001 aux Éditions Séguier.

  • «La neige tombait dru. Paulo jeta un dernier regard vers la route et en conclut avec tristesse qu'Henri, son papa, ne viendrait pas. Il suffisait de prononcer son nom pour que Claude se mette en colère. Camille ne lui en voulait pas, son frère avait probablement de bonnes raisons d'être absent. Quant à Mathilde et Ludovic, concernant leur fils cadet, ils adoptaient généralement une attitude un peu distante, qui aurait pu faire penser que, de leurs trois enfants, Henri était celui qu'ils aimaient le moins.»
    Bien malin qui pourrait résumer ce roman légèrement acide dans lequel s'entrecroise la vie des membres d'une famille du sud-ouest de la France, aussi éclatée qu'unie. Chacun leur tour, ils affrontent les vicissitudes du quotidien. Au coeur de cet environnement où la tendresse des uns vient contrecarrer la cruauté des autres, il y a le petit Paulo, témoin de la douce folie qui habite les êtres au milieu desquels il doit se construire.
    Une fois de plus, comme ce fut le cas pour le roman La Trajectoire, Stéphane Libertad, par son écriture vivante et incisive, a su créer des scènes mémorables aussi loufoques que terribles qui mettent en lumière les travers des comportements humains.
    Stéphane Libertad est né en France. Il a exercé divers métiers, dont celui de scénariste. Il a immigré au Québec en 2006 et vit actuellement à Montréal. Son premier roman, Le chien de Saint-Jacques, a été publié en 2001 aux Éditions Séguier. Après La Trajectoire (2010), La Baleine de parapluie est son second livre à paraître chez Hamac.

  • Sous la forme d'une série d'entrevues, qui devient rapidement une quête personnelle, le narrateur de Splendeurs et misères de l'homme occidental cherche à comprendre pourquoi les hommes de plus de cinquante ans qui l'entourent, mariés et pères de famille, se sont sentis, avec les années, dépossédés de leur territoire intime au point d'avoir peur de leur femme. Le sujet est certes provocateur, mais il faut aussi voir ce roman comme étant une réflexion sensible sur le couple et le temps qui passe.
    Pierre Gobeil est né en 1953. Après des études littéraires, il a publié plusieurs romans, dont La Mort de Marlon Brando et Dessins et cartes du territoire, pour lequel il a reçu le Grand Prix du livre de Montréal en 1993. Après L'Hiver à Cape Cod, Splendeurs et misères de l'homme occidental est son deuxième livre à paraître dans la collection Hamac.

  • Réagissant aux propositions culturelles qu'elle croise, réfléchissant aux choix qu'elle fait, mais aussi aux aléas de son parcours, Catherine Voyer-Léger offre de courts textes où l'intime est fait d'expériences partagées. Explorant des sujets comme le rapport au corps, la puissance du théâtre ou les différents visages du désir, la chroniqueuse visite Port-au-Prince ou évoque son enfance, toujours dans l'espoir de développer une réflexion sensible sur son monde. Ce livre est le témoin d'une pensée foisonnante et éclatée: l'auteure revendique des chemins de désir qui naissent au milieu du désordre de toute vie en mouvement.
    «Je revenais à la maison heurtée. Usual suspect: on ne voulait pas jouer avec moi. On ne me prenait pas dans les équipes de sport. On riait de mes goûts. On riait de mon linge qui ne ressemblait à rien ni personne. On me trouvait grosse. On me trouvait laide. On riait de mon lunch. [...] Histoire, au moins, d'avoir des desserts comme tout le monde, j'ai milité pour les gâteaux Vachon. J'ai fini par gagner. Je confirme qu'avoir des gâteaux Vachon dans son lunch ne change rien pour se faire des amis...»
    Catherine Voyer-Léger a publié le recueil de chroniques Détails et dédales (Hamac) et l'essai Métier critique (Septentrion). Elle collabore à plusieurs périodiques et projets collectifs et tient une chronique mensuelle au Journal de Montréal. Elle poursuit un projet d'écriture en ligne baptisé corps dedans/dehors (dedans-dehors.ca).

  • À travers ses aventures en Islande, Valérie Harvey a tenté de comprendre ce pays de glaciers, de volcans et de sagas mythiques. Dans ce livre, elle nous fait découvrir les paysages magnifiques de cette île de glace, puis nous partage ses connaissances de la géographie, de l'histoire et de la culture de la société islandaise.
    «Lorsqu'on visite le Cercle d'or, on passe quelques heures sur des lieux chargés de mémoire. Ces terres qui fument l'eau, la crachent, la roulent, la font bouillir fascinent l'oeil et l'imaginaire. On y admire la puissance de la planète à la fois lente, par ses glaciers et la tectonique des plaques, puis rapide, par ses chutes, ses volcans et ses geysers.»
    Valérie Harvey est originaire de Charlevoix. Elle a vécu au Japon avant de devenir mère et de repartir avec sa famille découvrir une autre île: l'Islande. Elle collabore comme sociologue à la table des humanistes sur ICI Radio-Canada Première. Elle est également chanteuse dans le duo Yume et prépare une thèse en sociologie sur les pères québécois.

  • Prague

    Maude Veilleux

    « Le livre avait beau parler du couple ouvert au début, ce n'était plus tout à fait le sujet. Le sujet, c'était je-ne-sais-plus-trop-quoi. Le sujet, c'était mon angoisse à ne plus aimer quelqu'un qui m'avait sauvé, qui avait tout pour me plaire, qui m'aimait, que j'aimais. Ne plus aimer quelqu'un que j'aimais et aimer un autre, un imparfait, un inconnu. Ne plus aimer l'homme que je voulais aimer pour toujours. J'hésite à l'écrire : ne plus aimer l'homme que j'avais voulu aimer pour toujours. »
    Maude Veilleux est née en Beauce en 1987. Elle a publié plusieurs fanzines ainsi que deux recueils de poésie : Les choses de l'amour à marde et Last call les murènes aux Éditions de l'Écrou. Le vertige des insectes, publié chez Hamac, est son premier roman et a fait partie de la liste préliminaire du Prix des libraires du Québec. Elle vit et travaille à Montréal.

  • Un lac, situé dans une région isolée. Sur son rivage, dans la forêt environnante, à même son coeur liquide évoluent des êtres préoccupés, tourmentés, esseulés, tous attirés par ce plan d'eau. Parmi eux, une jeune femme endeuillée, des familles dissimulant un drame, un homme hanté par sa possible paternité, un enfant rêveur, des créatures évanescentes... Certains trouvent en ce lieu un soulagement, un exutoire ; d'autres y disparaissent, découvrant ainsi une façon de fuir leur mal-être. Invariablement, le lac agit en tant que révélateur de la psyché, de la quête de ces personnages fugitifs, rêveurs et mélancoliques.
    Marie-Claude Lapalme vit à Sherbrooke, où elle enseigne la littérature et le cinéma. Elle a publié des nouvelles et de la poésie dans diverses revues. Le bleu des rives est son premier livre.

  • Janvier tous les jours

    Forgues Valerie

    • Hamac
    • 28 Février 2017

    Anaïs et Janvier s'aiment depuis l'enfance. Ils grandissent auprès de Noëlla, la tante de Janvier. Dans la Basse-Ville de Québec, près de la rivière Saint-Charles, entourés de livres et de chansons, ils sont à l'abri de tout, sauf des coeurs nénuphars. Comme la Chloé de Boris Vian, Janvier est malade et Anaïs est terrorisée. Obsédée par la mort qui guette, elle pousse tout croche. Alors que toutes les filles de son âge font des bébés, elle écrit des romans et s'invente une histoire où son ami ne mourra pas. Quand le coeur de Janvier s'arrête de battre, qu'il n'y a plus nulle part où se protéger de l'arrachement, Anaïs s'enfuit. Des rues de Québec à la campagne française, elle fugue, rapièce son coeur, tombe amoureuse et se fait croire que tout va bien, jusqu'à ce que la musique la rattrape.
    Valérie Forgues écrit de la fiction et de la poésie. Formée à l'Université Laval en création littéraire et théâtre et détentrice d'une maîtrise en études littéraires, elle travaille à la bibliothèque de la Maison de la littérature. Son dernier recueil, Une robe pour la chasse, a été publié au Lézard amoureux en 2015.

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