Sciences humaines & sociales

  • L'évocation de François Ier éveille tout d'abord les souvenirs scolaires d'un géant débonnaire représenté par Clouet ou Le Titien, de la bataille de Marignan ou du séjour de Léonard de Vinci au Clos Lucé. Mais au-delà des images convenues, qui était précisément ce roi mécène ? Quelles furent ses entreprises politiques ? Pascal Brioist nous plonge dans la vie du grand homme, son éducation, sa formation, ses pratiques du pouvoir. Un destin jalonné d'épisodes célèbres, marqué par la centralisation du pouvoir, la rivalité des Habsbourg et l'apparition de la Réforme. Prince des arts, roi bâtisseur, à l'origine de l'unification linguistique de la France, il engage aussi le royaume dans la course au Nouveau Monde et règne en souverain absolu.

  • Ingénieur militaire au service de César Borgia, Léonard de Vinci consacra le plus clair de son temps à la guerre. Sur les pas de Léonard, voici le bruit et la fureur de ce champ de bataille que fut aussi la Renaissance italienne.
    Proposant ses services à Ludovic le More, duc de Milan, Léonard de Vinci vante en dix points ses talents d'ingénieur : construction de ponts, machines de siège, fortifications, bombardes, chars de combat, catapultes etc. La peinture n'apparaît qu'en fin de liste. Travaillant à partir de sources négligées, souvent inédites, l'historien Pascal Brioist suit la carrière d'un ambitieux qui parcourt l'Italie dans le sillage des chefs de guerre et des politiques. Qu'il s'agisse de proposer aux fantassins des armes contre la cavalerie ou de perfectionner la poudre à canon, rien ne semble impossible à l'infatigable ingénieur militaire. Fasciné par César Borgia, il devient l'un de ses indispensables collaborateurs. Autour de Léonard, Pascal Brioist fait revivre la prodigieuse vitalité, la brutalité et les raffinements de la Renaissance italienne. Il montre aussi le traumatisme provoqué chez Léonard par son expérience de la guerre avec ses massacres et ses destructions. On est loin du rêveur, écologiste avant la lettre, que certains se sont plu à imaginer.

  • Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent cette biographie de François Ier, analysée et expliquée par Pascal Brioist, professeur des universités, spécialiste de l'histoire intellectuelle et scientifique de la Renaissance.
    L'évocation de François Ier éveille en nous les souvenirs scolaires des portraits de Clouet ou du Titien, de la bataille de Marignan ou du séjour de Léonard de Vinci au Clos Lucé. Mais au-delà des images convenues, qui était précisément ce roi-mécène ? Quelles furent ses entreprises politiques ? Pascal Brioist détaille par le menu la biographie du grand homme, son éducation, sa formation, ses pratiques du pouvoir et son inclination pour les arts. Un destin qui prend forme sur fond de construction nationale (l'unification linguistique de la France), d'évènements européens (les guerres d'Italie, les débuts de la Réforme, la rivalité avec les Habsbourg) et d'histoire mondiale (la course à la colonisation).
    Claude Colombini Frémeaux
    L'ouvrage contient :
    Partie 1 - Un jeune géant : La cour de Louis XII - L'éducation et la formation de François Ier - Les stratégies d'une mère - Le sacre du roi thaumaturge et ses symboles - Les armées de François Ier - La bataille de Marignan.
    Partie 2 - De la bataille de Marignan à la bataille de Pavie (1515-1525) : Les conséquences de Marignan - La conquête de la couronne impériale - La crise de 1522 - Le château de Chambord - La cour - François Ier et les arts : Léonard de Vinci, peintre et ingénieur du roi de France - Le désastre de Pavie et l'emprisonnement de François Ier.
    Partie 3 - Humanisme, arts et guerres de religion : De la guerre contre Charles Quint à la paix des dames - Les 95 thèses de Luther - Les navigateurs dans la course à la colonisation - De la Bretagne au Canada : la Nouvelle-France - Un roi bâtisseur - Le décor des châteaux - Un roi protecteur des arts - La musique.
    Partie 4 - Le crépuscule du beau XVIe siècle : La poésie et la pensée de Rabelais - L'unification linguistique du pays - Le rapprochement des Valois et des Habsbourg - Henri VIII et la contre-attaque de la flotte française - La mort de François Ier.

  • Bayard, d'Artagnan, le chevalier d'Éon ; ses figures de bretteurs racontent des histoires différentes, mais néanmoins reliées entre elles par le fil d'une lame. Le chevalier, le duelliste et l'escrimeur sont autant d'archétypes qui révèlent qu'à l'époque moderne, l'épée est une culture que ce livre entreprend d'explorer dans tous ses aspects : du geste de l'escrimeur aux valeurs qui lui sont associées. C'est en effet à partir de la Renaissance que les techniques de l'escrime deviennent un art guidé par des principes savants et moraux. L'analyse des valeurs impliquées dans cet art permet aussi de suivre l'évolution des idéaux de la noblesse qui fait de l'épée le vecteur de son identité.Il ne faudrait, toutefois, pas oublier que l'art de vivre l'épée à la main reste, de part en part, un art de tuer. À une époque où le port d'une arme blanche est une pratique courante, l'escrime civile et civilisée ne saurait occulter les cadavres abandonnés par les innombrables duellistes. C'est pourquoi, l'histoire de l'épée est aussi une histoire de la violence et de l'inaltérable fascination qu'elle exerce. Pour le découvrir, il faut alors plonger dans les archives d'une justice souvent prompte à occulter ce crime qui trouble l'image d'un roi absolument maître de ses sujets. Une autre vision du rapport entre violence et civilisation se dessine de cette façon.S'il est souvent admis que la violence est le contraire de la civilisation, on découvre que l'escrime et ses pratiques meurtrières alimentent une véritable civilisation de la violence, c'est-à-dire une culture, un art, un savoir mis au service de l'homicide. Oublions un instant le roman de cape et d'épée et ses duellistes aimables et bavards pour considérer la brutalité de ceux qui, dans le silence des petits matins, règlent leur compte l'arme à la main. L'époque moderne se révèle alors sous un autre jour, grâce à l'archéologie du geste de l'escrimeur, restitué dans toute sa technicité, dans toute sa férocité. C'est ainsi que l'épée peut faire l'objet d'une véritable histoire totale, attentive aux objets, aux gestes, aux pratiques sociales et aux courants intellectuels de la Renaissance aux Lumières.

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