Giuseppe Tomasi Di Lampedusa

  • Le Guépard est avant tout l'histoire d'un homme, Don Fabrizio, l'imposant prince de Salina, qui trouve refuge dans son observatoire pour s'élever au-dessus des querelles et converser avec les étoiles.
    Nous sommes en 1860, Garibaldi vient de débarquer à Palerme, le vent révolutionnaire du Risorgimento agite la Sicile. Don Fabrizio voit se défaire la rigueur de l'ordre ancien et assiste impassible à la ruine de sa classe. Lucide et désenchanté, il s'incline devant la force nouvelle qu'incarne son cher neveu, l'impétueux Tancredi, et c'est avec courtoisie, non sans humour, qu'il demande pour lui la main de la belle Angelica Sedàra, fille de don Calogero dont le grand-père ne savait ni lire ni écrire.
    Publié en 1958, le chef d'oeuvre posthume de Lampedusa est devenu, en quelques décennies, un classique intemporel. Son adaptation par Luchino Visconti, Palme d'Or du festival de Cannes en 1963, est considérée comme un monument cinématographique. À son tour, Denis Podalydès nous offre une interprétation impeccable, incarnée et savoureuse.

    Traduit par : Jean-Paul Manganaro
    © et (P) Audiolib, 2020
    © Éditions du Seuil, 2007 © Giangiacomo Feltrinelli, 2002
    Durée : 9h05

  • Au cours de l'intense saison créatrice qui coïncide à peu près avec les deux dernières années de sa vie, Giuseppe Tomasi di Lampedusa ne rédige pas seulement un des chefs-d'œuvre de la littérature italienne, mais aussi trois nouvelles et un long récit autobiographique.
    Au fil des pages rassemblées ici, le lecteur éprouvera la joie d'entrer, en quelque sorte, dans le laboratoire de l'auteur, de retrouver les lieux de son enfance, ces vastes demeures siciliennes qui rappellent les immenses palais du Guépard, les personnages du grand roman ou leurs descendants, et les thèmes universels de la mort et de la beauté. Le professeur de la merveilleuse nouvelle qui donne son titre au recueil évoque le prince de Salina, qui lui-même évoque Lampedusa : fiction et autofiction sont comme toujours intimement mariées.
    La nouvelle traduction de Jean-Paul Manganaro, un des plus grands traducteurs de l'italien, rend justice à la prose d'un des plus grands écrivains contemporains.
    Né à Palerme en 1896, Giuseppe Tomasi, duc de Palma et prince de Lampedusa, a vécu jusqu'à 60 ans la vie d'un aristocrate sicilien de grande culture européenne. Entre 1955 et 1957, année de sa mort, il rédige son chef-d'œuvre, Le Guépard, aujourd'hui traduit dans le monde entier.
    Jean-Paul Manganaro est professeur émérite de littérature italienne contemporaine à l'université de Lille 3. Lauréat du prix Halpérine-Kaminsky Consécration et du prix Laure-Bataillon Classique, il a traduit plus de cent soixante-dix romans italiens en français, dont Gadda, Calvino, Bene, Del Giudice, Mari...
    Traduction, préface et notes par Jean-Paul Manganaro
    Postface de Gioacchino Lanza Tomasi

  • Parmi les milliers d'études qu'ont suscitées la personne et l'oeuvre de Shakespeare, il en est certainement peu d'aussi réjouissantes que celle de Lampedusa, texte d'une conférence donnée devant quelques amis dans son palais sicilien. Par son absolue liberté de ton, son humour plein de désinvolture, son art consommé de la digression - qui s'appuient sur une connaissance et un amour profonds de l'oeuvre -, l'auteur du Guépard a réussi à faire de ce bref essai l'une des meilleures invitations qui soient à la lecture de Shakespeare.

  • À Palerme, retiré dans son palais, l'auteur du Guépard aimait à donner des conférences privées devant un public choisi. Principalement consacrées aux écrivains anglais, elles furent publiées après sa mort. Lampedusa s'y dévoile comme un fabuleux conteur, plein d'humour et d'érudition. L'essai qu'il consacra à Lord Byron compte parmi les plus développés et les plus aboutis de ces textes.

  • On sait que Stendhal a passionnément aimé l'Italie. Lampedusa lui rend hommage en retour avec ce texte aux qualités toutes stendhaliennes : vivacité du trait, sens du raccourci, profondeur masquée sous l'ironie, indépendance du jugement, etc.

  • INCLUDES RECENTLY DISCOVERED NEW MATERIALIn the spring of 1860, Fabrizio, the charismatic Prince of Salina, still rules over thousands of acres and hundreds of people, including his own numerous family, in mingled splendour and squalor. Then comes Garibaldi's landing in Sicily and the Prince must decide whether to resist the forces of change or come to terms with them.

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