L'esprit Frappeur

  • A l'heure du renforcement de l'europe, le nucléaire et la lampe à pétrole apporte des réponses compréhensibles à des questions essentielles.
    La france est-elle pieds et poings liés au nucléaire ? d'oú vient et comment fonctionne le lobby nucléaire ? pourquoi le nucléaire est-il dépassé ? comment penser les questions énergétiques à l'aube des années 2000 ? quelles méthodes, quelles filières, quelles technologies peuvent remplacer le nucléaire ? en combien de temps la france peut-elle sortir du nucléaire ? cinquante ans après la création d'edf et de gdf, comment repenser le service public ? comment la politique énergétique française peut-elle s'inscrire favorablement dans le nouveau contexte européen ? partie intégrante du gouvernement de la majorité plurielle, les verts y poursuivent un combat engagé depuis un quart de siècle pour une écologie véritablement politique.

  • Du XVe au XVIIIe siècle, l'Europe chrétienne (catholique comme protestante) fut prise d'une brusque frénésie contre la sorcellerie. Des dizaines de lilliers de personnes, accusées à tort ou à raison de pratiques démoniaques, furent torturées avant de se retrouver dans les flammes des bûchers. La quasi-totalité des victimes furent des femmes. Ce ne peut être l'effet du hasard.
    Dans ce pamphlet rageur, l'auteur replace ces trois siècles de chasse aux sorcières dans le contexte général de la misogynie fondamentale du christianisme pour lequel toute femme incarne peu ou prou le mal.

  • Chaque année, la double peine frappe de bannissement près d'un millier de personnes de nationalité étrangère, mais dont l'essentiel de la vie est en france, les contraignant à l'exil ou à la clandestinité à l'issue d'une peine de prison.
    Ces personnes expulsées ou interdites du territoire sont pourtant conjoint(e) s de français, parents d'enfants français, résident en france souvent depuis leur enfance et y ont toutes leurs attaches. dans la foulée de l'appel contre la double peine, plusieurs dizaines d'associations ont lancé le 20 novembre 2001 - la campagne nationale contre la double peine. avec un objectif simple : empêcher qu'à une première peine, le juge ou l'administration n'ajoute une peine supplémentaire punissant le simple fait d'être étranger.
    Pour en finir avec la double peine, avocats, magistrats, responsables associatifs, cinéastes, sociologues dressent en une douzaine de textes brefs le bilan humain et social de cette loi archaïque et criminogène et se font l'écho des combats menés par les personnes victimes de la double peine pour continuer à vivre chez elles parmi les leurs. pas de double peine, pas trop de peine. une peine, point barre.

  • Si on vous dit que la société est un Jeu de l'oie, avec des cases, et que dans ce jeu, vous pouvez être soit acteur, soit votre propre pion, continueriez-vous à jouer de la même manière ? JE, son diplôme en poche, est en poste à La City, à Londres. Un poste peu épanouissant, pour ne pas dire totalement déprimant. JE décide de démissionner et de rentrer en France pour renouer avec son rêve, celui de faire du cinéma. Son objectif est simple : trouver un travail qui lui offrira un ratio temps/argent suffisamment équilibré pour lui permettre de se consacrer à sa carrière sur grand écran. Et dès son arrivée à Paris, JE joue. Sauf que le jeu ne se fait pas exactement comme on pourrait l'imaginer, JE se retrouve à jouer dans un immense jeu de société, sous forme de jeu de l'oie, avec en guise de cases, des contrats sociaux (CDI, CDD, intérim, etc.). Et, avec détermination, JE va jouer le jeu.

  • Le problème des sans-papiers, c'est-à-dire des travailleurs étrangers clandestins ayant choisi de se montrer au grand jour, est devenu un enjeu politique majeur, d'autant plus brûlant actuellement que la gauche plurielle est au pouvoir mais ne semble pas décidée à honorer totalement ses engagements électoraux, loin de là ! l'association droits devant ! ! présente d'une part des témoignages de la lutte des sans-papiers - un ensemble de textes vivants, émouvants, polémiques - et de l'autre une analyse politique de la lutte tant idéologique que sociale sur la place de l'étranger dans la société française.

  • Nul ne peut être puni deux fois pour le même délit.
    Pourtant, ces dernières années en france, 20 000 personnes environ - et plus de 100 000 si l'on compte leurs proches - ont été victimes de ce qu'on appelle la double peine. condamnés une première fois à une sanction pénale, ils subissent à leur sortie de prison une seconde peine du fait de leur statut d'étrangers : l'interdiction de séjour sur le territoire français, quand bien même ils seraient nés en france, conjoints ou parents de citoyens français.
    C'est cette législation inique que dénonce michaël faure dans ce livre, parce qu'elle recouvre une discrimination, voire un racisme institutionnalisé.

  • 1997 : tandis que des chômeurs finlandais traversent le cercle polaire raquettes aux pieds, d'autres, espagnols, français, marocains, quittent tanger.
    Quatorze autres colonnes de marcheurs venus de toute l'europe les rejoindront à amsterdam, ville choisie pour le sommet de l'union européenne. ils avaient marché en 1994, ils recommenceront chaque année jusqu'au sommet de nice, les 7 et 8 décembre 2000. en témoignant directement de l'extraordinaire aventure humaine que ces " marches européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions " ont représenté, ce livre texto-visuel entend contribuer à la " conquête de la visibilité " par les sans-revenu, les sans-toit, les sans-papiers, les sans-voix, que la société tente à tout prix d'oublier.

  • Inactifs aujourd'hui, radioactifs demain, disions-nous hier.
    Tout électrique, tout nucléaire, disait edf hier - tchernobyl, lui répond-on aujourd'hui. et demain ? aujourd'hui, à l'aube du xxie siècle, se décide notre futur énergétique. le choix est simple : répéter les erreurs passées ou prendre conscience des limites de nos ressources, du déséquilibre de répartition des richesses de la planète et de la destruction générale que nous contribuons à amplifier.
    De toute façon nos enfants subiront les conséquences de nos inconséquences : pollutions et déchets radioactifs.

  • Voici un petit livre terrible.
    Que nous dit-il ? le monde, honorable quotidien du soir, journal réputé pour son sérieux, son objectivité, sa bonne tenue, en un mot, sa qualité, aurait contribué à nous désinformer sur le génocide rwandais ! ce nouvel ouvrage de jean-paul gouteux, spécialiste rigoureux de la question rwandaise, constitue une analyse en profondeur sur la façon dont le monde a conduit ce travail de désinformation. ce travail aux limites troubles de la déontologie a fait que les citoyens n'ont rien pu comprendre à la politique démente entreprise par françois mitterrand, ses officines, telle celle de paul barril, ses services secrets et son état-major militaire.
    Assignés pour diffamation pour l'avoir dénoncé dans un génocide secret d'etat, jean-pierre gouteux et les editions sociales ont été relaxés. c'est le monde qui a été condamné aux dépens. et a fait appel. pourtant, le rôle de ce journal dans cette affaire s'apparente à de la complicité de génocide.

  • Savez-vous que les parents de zinedine zidane n'ont pas le droit de voter ? il est aujourd'hui enfin question d'accorder le droit de vote aux résidents étrangers.

    Mais les arguments avancés pour le refuser ou le retarder ressemblent à s'y méprendre à ceux qu'on utilisa contre les pauvres jusqu'au xviiie siècle, contre les femmes jusqu'à la libération.
    Saïd bouamama clarifie ici une question qui fait l'objet de toutes les manipulations politiques imaginables et nous rappelle l'essentiel : les étrangers en france continuent à avoir les mêmes devoirs que les français sans avoir les mêmes droits.

  • Au-delà de ses aspects techniques et de ses conséquences désastreuses, le naufrage de l'Erika a surtout révélé l'Etat de dégradation générale de la marine internationale : ce qui est en cause, c'est une organisation planétaire parfaitement opaque reposant sur les pratiques douteuses des multinationales et la complicité des Etats, les pavillons de complaisance et les " paradis fiscaux ".
    Ce système est ici décortiqué, à partir de l'exemple de l'Erika, pour amener les citoyens à prendre conscience de la gravité de cette dérive mondiale et de la nécessité d'y mettre fin.

  • La peine de mort a été abolie le 14 octobre 1981.
    Pourtant, dans nos banlieues, depuis près de vingt ans, certains policiers n'ont jamais pu se résoudre à abandonner la pratique du tir sur cible vivante. Les balles arrivent fréquemment à la nuque ou dans le dos, très rarement dans les pneus ou les jambes. Les victimes sont jeunes (moins de vingt ans de moyenne d'âge) et majoritairement d'origine maghrébine. Maurice Rajsfus, qui fait cet état des lieux sans concessions, s'interroge à bon droit sur cette hécatombe qui ne fait que renforcer la haine des jeunes envers une institution policière qui établit sa propre loi.

  • Le 26 avril 1986, un réacteur nucléaire prend feu à la centrale de Tchernobyl en Ukraine.
    Le combustible brûle pendant dix jours et les fumées radioactives contaminent les trois quarts de l'Europe. Aujourd'hui encore, les gouvernements refusent de reconnaître l'ampleur de cette catastrophe alors que la santé des populations et surtout des enfants vivant dans les zones contaminées est terriblement affectée par des pathologies qui dépassent en horreur tout ce qu'on pouvait imaginer. En 2002, la France joue de tout son poids pour que soient financés, au titre de la coopération internationale, le maintien en activité et la construction de centrales nucléaires aussi dangereuses que Tchernobyl.

    Les industriels occidentaux sont les seuls réels bénéficiaires de ces investissements qui ne répondent pas aux besoins socio-économiques des habitants d'Europe de l'Est. La France rayonne à l'Est dans le secteur nucléaire, mais est-ce ce dont ont besoin les victimes de Tchernobyl et le reste de la population européenne ?.

  • Comment peut-on dignement honorer à sa juste valeur l'un des principaux piliers de notre ordre social, à savoir la police ? Il existe, depuis quatre-vingts ans, un monument au soldat inconnu.
    Pourquoi ne pas en ériger un autre, dédié au policier inconnu ? C'est ce que propose l'auteur de cette Souscription, avec un humour résolument noir et volontiers grinçant. Maurice Rajsfus, fondateur de l'Observatoire des libertés publiques, dont l'objet est de recueillir les témoignages des bavures policières, publie chaque mois la revue Que fait la police ? où elles sont recensées. Il dispose assurément de tous les titres pour signer ce pamphlet à la fois drôle et rageur, que le ministre de l'Intérieur risque néanmoins de ne pas apprécier.

  • Le génocide e t sa négation sont structurellement liés.
    Avant d'être accompli, le projet génocidaire est dissimulé; pendant son accomplissement, la réalité de l'extermination est démentie ;
    Après avoir été perpétré, la nature même du génocide est déniée.
    Après le génocide des Arméniens, des juifs et des Tziganes, celui des Tutsi du Rwanda con!rme cette règle.
    Pour parer à l'in"ation des tentatives falsi!catrices des nouveaux assassins de la mémoire, Josias Semujanga et Jean-Luc Galabert ont fait appel aux plus éminents experts du négationnisme du dernier génocide du XXe siècle.
    Leurs contributions permettent d'en comprendre les di#érentes facettes : sa genèse, ses procédés, ses motivations, ses déclinaisons, ses médias, ses conséquences, ses acteurs et ses relais.
    Faire face au négationnisme du génocide des Tutsi du Rwanda est un antidote au poison de la négation.
    C'est un outil indispensable à tous ceux qui veulent préserver la portée politique et le pouvoir d'interrogation de notre humanité que portent le travail de mémoire et d'histoire des génocides.
    Avec les contributions de Philippe BASABOSE - Jean-Damascène BIZIMANA - Virginie BRINKER - Véronique CHELIN - Catherine COQUIO - Alexandre DAUGE-ROTH - Jean-Luc GALABERT - Eric GILLET - Jean-Paul GOUTEUX - José KAGABO - Faustin KAGAME - Jean-Marie KAYISHEMA - Jean MUKIMBIRI - Tom NDAHIRO - Jean NDORIMANA - Eugène NSHIMIYIMANA - Évariste NTAKIRUTIMANA - Michael RINN - Catalina SAGARRA - Josias SEMUJANGA - Yves TERNON

  • Depuis le milieu des années 80, un impressionnant dispositif administratif et juridique s'est progressivement mis en place, installant le droit d'asile dans une crise qui n'en finit plus.
    Aujourd'hui, seule une infime minorité des demandeurs obtient le statut requis, et avec lui la garantie d'une certaine stabilité, au terne d'un parcours du combattant dissuasif à souhait. cinquante ans après l'adoption de la convention de genève de 1951, qui définit le statut des millions de réfugiés que compte la planète, la france, dans le sillage des autres pays européens, cherche à marginaliser à tout prix ce texte international au profit de formes de protection beaucoup plus précaires et arbitraires.

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