Ginkgo

  • Savez-vous qu'il existe un univers parallèle au nôtre auquel les êtres humains normaux n'ont pas accès ? Dans cet univers, Pierre le Grand veille toujours sur son Palais de l'Ermitage et ses fidèles serviteurs, les fameux chats gardiens des trésors de l'art, parlent avec les personnages des tableaux du célèbre musée de Saint-Pétersbourg.
    Le tsar veut organiser une grande fête dans son Palais, pour laquelle il fera exceptionnellement appel à une jeune ballerine venue du monde des humains. Mais Buthadeus, le réprouvé, le chevalier banni qui erre depuis des siècles entre les mondes, a un plan machiavélique pour une dernière fois tenter de s'emparer du Palais et de l'univers entier.
    Macha, la jeune danseuse, aidée du chat Vaska et par Alexandre Pouchkine en personne, pourra-t-elle non seulement danser pour le tsar, mais aussi sauver le monde ?

  • Russie, 1928: la NEP « Nouvelle politique économique » mise en oeuvre par Lénine au printemps 1921 a déjà sept ans. Il s'agissait d'un repli stratégique dû à l'échec du communisme de guerre : le pays est dans un état épouvantable. On favorise alors le petit commerce, on met fin à la réquisition des produits agricoles et on rend leur liberté aux petites entreprises.
    Mais Mikhaïl Zochtchenko s'étrangle d'indignation : sept années de commerce intérieur libre et impossible de trouver une pipette en pharmacie pour compter les gouttes ! Les caoutchoucs censés protéger les chaussures sont percés, la crise du logement est telle qu'il faut envisager d'occuper la surface au plafond et les palais de Leningrad s'effondrent. Devant un tel bilan, l'écrivain satirique russe le plus populaire de son temps, Mikhaïl Zochtchenko (1894-1958), l'auteur de « La vie privée, récits et feuilletons », « Des gens nerveux », « Pêle-Mêle » et des « Récits de Nazar Ilitch» met son inventivité et tout son humour (féroce) au service de la collectivité pour améliorer la vie quotidienne de ses concitoyens.
    Ainsi, il propose un appareil défensif pour éloigner les chiens avec des fourchettes, des toilettes suspendues, un crematorium roulant, un coffre-fort franco-russe... Nous ne sommes pas loin des « repasse-limace » et du lit « qu'est toujours fait » de Boris Vian. En général, l'invention ajoute un problème supplémentaire au problème décrit initialement.
    Zochtchenko qui lui-même a pratiqué tous les métiers possibles, de cordonnier à instructeur de la reproduction des volailles, souligne l'incapacité technologique de ses concitoyens avec ces inventions absurdes et drôlement et superbement illustrées par Nikolaï Radlov (1889-1942) le caricaturiste génial du journal « Crocodile ».
    Le commentaire qui illustre les vignettes remarquables de dernier relève du style bureaucratique le plus pompeux, typique d'une époque où la population dissimule son inculture sous les oripeaux de la langue de bois. Nous sommes loin de « l'homme nouveau » rêvé par les bolchéviques. Loin aussi du « nepman », enrichi, repu décrit par Maïakovski et Zabolotski. Non, le héros de Zochtchenko est mesquin, pauvre, il vit dans la crainte perpétuelle d'être volé, dans des conditions hygiéniques douteuses, et il tient à ses « frusques » comme à la prunelle de ses yeux !
    Ces trente projets loufoques ressemblent aux nouvelles de Zochtchenko, mises en bande dessinée. Elles sont une mine d'informations hilarantes et graves à la fois sur la Russie stalinienne.
    Mais en 1946, cet écrivain trop populaire dut payer son tribut à la machine d'Etat : victime de la campagne de dénigrement menée par Jdanov , responsable de l'idéologie stalinienne, accusé « de se gausser de la vie soviétique, des institutions soviétiques, des citoyens soviétiques », il meurt en 1958, dans la pauvreté.

  • Cette histoire est basée sur un fait réel.

    En Afrique du Sud, dans les années soixante, les Debeer, famille d'Afrikaners (colons blancs d'origine hollandaise), se trouve brusquement « déclassée », passant du statut de Blancs à celui de Métis.

    En vertu des lois sur l'apartheid les Debeer doivent changer de domicile pour s'installer dans le ghetto sur les versants de Devil's Peak, non loin du Cap de Bonne Espérance.

    Ce roman est l'histoire de cette brusque déchirure, de cette nouvelle vie qui commence pour les Debeer. L'autre aspect du roman est la vision de la société sud-africaine, telle que nous la conte Michael le jeune Européen, de cette société où la fameuse Loi sur l'Immoralité ne lui permet pas de rencontrer Prudence Debeer.

    L'amour de deux jeunes gens de « couleur différente » y est inconcevable.

  • Entre Ubaye et Mexique, un roman qui galope à bride abattue.

    À la fin d'Écrins fatals !, Le précédent roman de Pierre Charmoz et Jean-louis Lejonc, le jeune Sherlock Holmes quitte son « oncle » Whymper pour rejoindre au plus vite l'Angleterre...

    Mais à Grenoble, une lettre de son maître d'armes, M. Chabrand, lui fait prendre la diligence pour Barcelonnette.
    Au cours de son séjour en Ubaye, Sherlock rencontrera Melissa, une jeune Anglaise au tempérament affirmé ; il découvrira les étranges manoeuvres de ses parents, les Connelly ; le complot ourdi contre M. Chabrand, accusé à tort de l'assassinat d'un « barbe » vaudois ; et l'inquiétant marquis de Pédrinne, dont l'ombre malfaisante plane sur les sommets ubayens... Mais c'est peut-être au Mexique, dans le sillage des barcelonnettes et au coeur de la Sonora, que la vérité se fera.

  • Un livre prémonitoire qui réveille des souvenirs récents et résonne étrangement en nos consciences... Entre épopée historique, regard sur le monde actuel, cri d'alarme écologique, conte, essai et projet politique. C'est une oeuvre inclassable et pétrie d'humour où les univers se succèdent d'un chapitre à l'autre.
    Devant l'urgence écologique et face à la mort, les questionnements du personnage principal se bousculent, intimes, philosophiques, politiques et moraux.
    Napoléon Ier est au coeur d'un dialogue époustouflant, qui semble donner les clés de son destin à un homme et à l'Humanité tout entière.
    Ce roman est un vibrant appel à faire le choix impératif et urgent, individuel et collectif, de se réformer profondément ; un plaidoyer pour l'amour, le sel, le sens, la raison d'être de l'Humain. Un livre qui fait du bien...Le Covid-19 vient de déferler sur notre monde.
    La terre vient-elle de nous infliger un ultime avertissement ? Cette Pandémie saura-t-elle réveiller nos consciences ?

  • « Les détails sont les étincelles de la vérité ». Je ne sais plus qui a dit cela. Un homme (ou une femme) très pertinent(e) en tout cas. Et ces quelques mots, faussement anodins, lus il y a très longtemps (j'étais encore enfant), sont toujours restés gravés dans mon disque dur. Les détails : ces petits riens qui évoquent un grand tout. Comme ici, ces vignettes minuscules, dérisoires peut-être, qui nous racontent une ville entière : Paris." Patrice Leconte Après Revoir Paris (2017) et Re-Revoir Paris (2018) Claire Garate et Patrice Leconte récidivent... Paris, le goût du détail - Troisième opus de cette promenade originale, décalée et belle. Savoir regarder, flâner, s'émerveiller, s'attacher à des détails. Savoir vivre à Paris avec l'oeil ouvert, parce que Paris est une ville que l'on a toujours plaisir à flaner.

  • Natacha est charmante, Natacha est imprévisible. Jacob est amoureux d'elle. Mais chaque fois qu'il est avec elle, il perd la tête.
    A Saint-Pétersbourg, où il est venu pour la retrouver, les choses tournent mal. Jacob ne sera-t-il jamais qu'une ombre ? l'ombre de celui qu'il aurait dû devenir ? ou l'ombre de celui qu'on veut qu'il soit ? En Russie, en Angleterre, en Suisse, à Paris, en Abkhazie, Jacob recherche la clef de sa folie. D'un docteur à l'autre, parviendra-t-il à retrouver l'Arche des ombres ? Dans les années 1970, l'Etat soviétique (URSS) a recouru massivement aux « hôpitaux psychiatriques » pour confiner les dissidents, les non conformistes, les gêneurs de tous ordres, pour contrôler la société et pour fabriquer « l'homme nouveau ». Une plaie qui aujourd'hui n'est pas refermée.


    Jacob achève une thèse de mathématiques à la Sorbonne. Il vit une vie de solitude. Il est orphelin. Il n'a quasiment pas d'amis.
    Il rencontre une jeune Russe, Natacha, dont il tombe éperdument amoureux. Mais celle-ci a bien d'autres chats à fouetter que de s'occuper d'un mathématicien coincé et taciturne. Un an plus tard, Jacob a achevé sa thèse. Il obtient une bourse pour poursuivre ses recherches à Saint-Pétersbourg. Là, il retrouve Natacha et reprend sa cour. La jeune femme a changé et elle voit ses avances d'un oeil plus favorable. Néanmoins, une nuit, alors que tout semble sourire au jeune homme, il quitte Natacha, déambule dans les rues enneigées et tente de se suicider. Jacob, transporté dans un hôpital tout proche, est sauvé par un chirurgien de grand talent, le docteur Milos Málik.
    Celui-ci est aussi un fin psychologue. Il s'intéresse au jeune homme et tente de remédier à sa souffrance morale. Jacob finit par lui accorder sa confiance. Il lui raconte alors son histoire. Il est Russe d'origine. Quand il était enfant, sa mère a été prise en main par un psychiatre surnommé Griboï. Celui-ci les a emmenés dans sa clinique en Abkhazie. Il s'est livré à toutes sortes d'expériences psychologiques sur eux. D'abord dans la clinique, puis dans une petite maison perdue au milieu de la forêt où ils ont vécu pendant plusieurs années. Au moment de l'effondrement de l'Union soviétique (1991), Jacob et sa mère ont réussi à fuir et à gagner la France.
    Málik décide d'aider Jacob à retrouver son tortionnaire.

  • Un grand Photographe, Un grand historien pour une rencontre lumineuse.
    Un regard fort et modeste servi par un texte humble et puissant.

    Il est des lieux qui paraissent abandonnés.
    Il est des lieux où le silence règne.
    Il est des lieux où la solitude semble peser sur les épaules de celui qui entre.
    Cependant, deux amis les ont parcourus : églises désertées, temples du Dieu que l'homme oublieux veut avoir effacé.
    Visites respectueuses, seulement troublées par le bruit des pas ; pèlerinage pourrions-nous dire, sous le silence des ogives et des orgues muettes, sur le froid des dalles n'accueillant plus les genoux des fidèles, dans la recherche solitaire de la Présence cachée.
    Pour certaines oeuvres, les commentaires, voire les explications semblent superflues, inconvenantes même. Le silence de la lecture, de la Contemplation peut-on dire, doit être la voie, le chemin lent et posé, reposé, page par page.
    Celui de la découverte d'un recueil de 60 photographies et textes.
    Non simple association de l'image et de l'écrit, plus encore miroir de l'une à l'autre, il est surtout échange, unité, harmonie, en somme rapport consubstantiel entre l'oeil et le verbe.
    En écho à un premier ouvrage commun (Le ciel indifférent, paru en 2014), deux compagnons de route ont associé leur quête et leur talent. Le texte de Dominique Ponnau, et les photographies de Philippe Brame sont ici réunis, nous faisant découvrir, tout au long d'un chemin marqué par les haltes de l'admiration, la spiritualité humble et puissante des terres de Bretagne et de Champagne.
    L'historien d'art et le photographe se sont unis pour composer - le mot n'est pas trop fort - cette partition.

  • Bien joué Monsieur Einstein est une intrigue policière, une histoire truffée de rebondissements. Tout ce passe à Wissant où le fantastique côtoie le quotidien. Au fil des pages, on y croise de drôles de personnages campés sur la Côte d'Opale : Un capitaine de police Archibald Laframboise, débarquant du Québec pour y instruire une nouvelle enquête ; Sam Bronstein, le présumé coupable ; Marine l'étrange fille adoptive du policier ; Lou, l'amour de jeunesse de Sam ou Marie-Josèphe, l'aubergiste... Amnésique à la suite d'un accident de voiture, Sam est accompagné par Einstein, son inséparable perroquet qui sait tout, voit tout et deviendra sa mémoire. Quel mystère nimbe cette étrange histoire policière dans laquelle Sam est entraîné... Bien joué Monsieur Einstein célèbre aussi les quarante ans de la disparition de Raoul de Godeswarvelde et sa chanson fétiche Quand la mer monte , écrite et composée à Wissant par Jean Claude Darnal,. Les lecteurs la découvriront dans ce livre.

  • Stina, petite fille à l'allure aussi timide qu'espiègle débarque un beau jour dans une classe, au fin fond De notre pays, et le narrateur, d'abord âgé d'une dizaine d'années, ne voit plus le monde que par elle.
    Contrairement à ce que pensent certains de ses camarades, qu'elle soit noire n'est absolument pas un souci.
    Elle va l'entraîner dans son sillage, quelque peu malgré elle, et même lorsque tous deux vivront leur vie chacun de leur côté, elle comme illustratrice pour des livres destinés à la jeunesse et lui comme « écoterroriste » les sentiments qu'ils se portent depuis leur première rencontre perdureront.
    Jusqu'à ce qu'à ce que les policiers s'interrogent et l'interrogent sur sa part de responsabilité dans la tragédie qui va emporter Stina.

  • L' Apprenti des Lumières constitue le second volet du Fils de Jean-Jacques, roman édite par les éditions Balland, en 2002, et repris par Ginkgo en 2013.

    Le Fils de Jean-Jacques imaginait la vie de Baptiste, premier enfant abandonne du pe dagogue de L'Emile, de sa naissance a l'a ge de seize ans. Ce second volet, inde pendant du pre ce dent mais e crit dans le me me style et selon le me me principe, permet de suivre le destin de Baptiste en s'achevant sur la mort de Voltaire et sur celle de Rousseau, un mois après.

    Comme le pre ce dent, ce roman se fonde sur de nombreuses recherches historiques, la vie de Baptiste appartenant a la fiction, contrairement a celle des deux e crivains aux vues si modernes et si antagonistes...
    En imaginant la vie du seul enfant que Rousseau aurait pu retrouver, Isabelle Marsay croise les destins du pe re et du fils, donnant a voir le quotidien d'une e poque paradoxale : sie cle des Lumie res, ultimes heures de la fe odalite , de cor naturel d'une histoire presque authentique :
    L' Apprenti des Lumières e voque la vie d'un fils, le drame d'un pe re, et s'attarde sur la face cachée de deux Lumières qui se déchirent en plein jour.
    Rousseau meurt sans savoir que Voltaire a re ve le sur la place publique son douloureux secret dans un pamphlet anonyme en imitant le style d'un pasteur. (Le sentiment des Citoyens, de cembre 1764.)

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