Dricot

  • Entre Jean-Louis et le narrateur, une amitié de plus de vingt ans.
    Mais un sentiment solide au point de surmonter toutes les blessures et trahisons, ça n'existe pas. On passe au-dessus des petites dissensions, on comble tant bien que mal les fissures ...jusqu'à la déception de trop.
    « Avant même cette fameuse révélation d'avril dernier, quelque chose entre nous avait commencé à s'en aller sans qu'on le sache. Un mouvement inexorable était en marche, dont j'ignorais la mécanique et ne connaissais pas encore le ressort ultime. Le moment fatidique n'était pas arrivé que j'avais déjà mis fin à notre amitié. Mais tandis que je m'éloignais, malgré tout, tu me restais proche ; tu l'es toujours. Proche et lointain à la fois. »
    Un roman contemporain qui aborde la question essentielle des relations parfois complexes entre les êtres humains.
    EXTRAIT
    La dernière fois, nous n'avons rien trouvé à nous dire et je ne sais pas quand nous allons nous revoir. Nous avons rendez-vous la semaine prochaine, mais peut-être vais-je inventer quelque prétexte...
    Mon ami Jean-Louis, mon ami très cher, nous finirons par ne plus partager grand-chose. Rien que des banalités.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Joli travail, qui nous découpe au scalpel les sentiments et les ressentis des deux amis. Nous avons tous des zones d'ombres, elles n'empêchent pas l'amitié d'exister et de perdurer. [...] Une plume belge à découvrir. - Blog Le coin de Nath
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Martine Rouhart - Née à Mons en 1954. Juriste de formation, depuis toujours amoureuse des livres et de la littérature, elle a été naturellement amenée à prendre elle-même la plume. Mais c'est grâce à l'une de ces épreuves de la vie qui vous tombe dessus sans crier gare que l'écriture a définitivement pris le dessus.

  • Comment arrive-t-on à la fin de son histoire d'amour ? Le couple est une machine à broyer, une plante carnivore qui dévore de l'intérieur, une prison dorée aux allures d'asile psychiatrique. Loïc et Julie. Lequel des deux est le plus manipulateur ? Le plus fou ? Elle. Déchirée entre les diktats de son éducation aristocrate et la femme qu'elle est vraiment. Déprimée par une situation professionnelle et anéantie par des problèmes de santé. Lui. Ecartelé entre son passé de bad boy, son présent d'artiste bourgeois snob et faussement intello. Tenté par les paradis artificiels et celles qu'il aime... Le tsunami conjugal les dévaste en trois jours. L'aliénation du couple justifie-t-elle cette folie destructrice ? Et si l'amour véritable se doublait inéluctablement de cette violence ? CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Une vision du couple - depuis ses intimités - qui offre un regard lucide sur la nature véritable du lien." (Zelles Ô Féminin - Christelle Vanwarbeck) - "Alternativement, nous suivons les pensées de l'un et de l'autre, mélange de doutes et de reproches, d'incompréhension réciproque et de jalousie forcenée, l'auteur se livrant à une impitoyable dissection du couple." (ULg) A PROPOS DE L'AUTEUR Nathalie Marly a été durant dix années journaliste à la RTBf. Elle a notamment présenté l'émission de recherche judiciaire " Appel à Témoins ". Actuellement, elle gère une société de communication et de production. Après un premier roman et des ouvrages financiers, elle se lance dans les nouvelles... EXTRAIT Deux août mille neuf cent nonante et un Loïc à Londres Fin de la tournée ! Le corps comme un vieux torchon délabré surmonté d'une cervelle, esquintée par une main malveillante avec une râpe à fromage ! Sentiments contradictoires de soulagement et déjà de mélancolie... Des dizaines de concerts enchaînés depuis plus de six mois entre l'Europe, les États-Unis et le Japon. Une tournée infernale, entamée dans la frénésie et achevée dans l'hystérie. Presque pas de répit. Désormais incapable de distinguer une chambre d'hôtel d'une autre. Accro à l'air-co. Saturé de bouffe indigeste, je dévalise chaque jour des centaines de minibars. Haine tenace contre les moquettes, ces saletés de tapis de chambres d'hôtel ! Mes pires ennemis : les acariens. Allergique au denier degré et drogué aux antihistaminiques. Plus tout le reste. Dangereux cocktail...

  • Sarah mourait si bien

    Martine Cadière

    • Dricot
    • 13 Octobre 2009

    Basile Giudicelli est un jeune trentenaire insouciant, qui aime son métier, sa femme, son appartement et sa vie à Bruxelles. Le jour où sa cousine Jeanne est poignardée, son univers bascule et Basile plonge dans une grave dépression. Il demande alors l'aide du détective Ange Mattéi, qui séjourne pour la première fois en Belgique. Mattéi comprend rapidement que le meurtre de Jeanne est lié à la tragédienne Sarah Bernhardt. Entre Edmond Rostand et Jacques Brel, Odéon et Mort Subite, Champagne et Duvel, Mattéi n'a que très peu de temps pour découvrir toute la vérité.

  • Si le culte spécifique rendu aux saints guérisseurs et leur cortège de processions ou de pèlerinages manifestent un très net essoufflement, ils sont loin d'avoir disparu. Le recours à celles et à ceux qui bénéficient d'un don privilégié leur permettant de soulager ou de guérir divers maux est, toujours aujourd'hui, très fréquent. Nos régions comptent encore de nombreux guérisseurs, empiriques ou mystiques, dont la réputation est parfois particulièrement bien assise. Les rebouteux, les r'pougneûs, les sègneûs et autres radiesthésistes ou magnétiseurs sont encore recherchés et fréquemment consultés ; leurs " pouvoirs " largement commentés. C'est à la rencontre de cet univers quasi intemporel que René Henry vous invite au travers de ce nouvel ouvrage entièrement constitué des milliers de communications reçues de ses lecteurs depuis qu'il signe La Petite Gazette dans Vlan - Les Annonces. Depuis toujours, les habitants de nos villages, à l'instar de tout qui vivaient dans le monde rural, ont eu recours aux pratiques de la médecine populaires transmises de génération en génération au sein des communautés villageoises. Aujourd'hui encore, dans toutes les familles certaines de ces pratiques sont toujours préconisées et scrupuleusement observées. Toutes les ressources de la nature sont mises à profit, les plantes, les animaux et même les minéraux, pour leurs vertus médicinales. Se pencher sur ces pratiques ainsi que le font, depuis des décennies, La Petite Gazette et ses innombrables lecteurs-collaborateurs, c'est montrer à quel point les remèdes et les médications que recommandent ces antiques traditions semblent immuables et, en tout point, comparables à ceux mis en oeuvre il y a plusieurs siècles déjà. Ce livre ne se veut nullement un traité de médecine, pas plus qu'il ne prétend justifier la médecine populaire, il n'est qu'un document donnant un aperçu actuel des survivances de traditions anciennes dont la pérennité s'explique sans doute en partie par la situation économique et sociale. A PROPOS DE L'AUTEUR Fervent amoureux de nos vallées et de nos plateaux, René Henry leur a déjà consacré plus de vingt années de recherches et d'enquêtes. Auteur de plusieurs ouvrages d'histoire régionale et de folklore, il est aussi chroniqueur à succès pour l'hebdomadaire Les Annonces. EXTRAIT La simple comparaison entre les thérapeutiques consignées par les « médicinaires » du XVIIIe siècle et les remèdes collationnés aujourd'hui montre une ressemblance vraiment étonnante. Ainsi, en ce domaine, il n'est pas erroné de prétendre que, malgré les incroyables bouleversements que la société rurale a connus en 300 ans, la tradition orale a préservé, quasiment intacts, une multitude de croyances et d'usages ancestraux. À sa manière, La Petite Gazette entretient la transmission de cette tradition.

  • Suspense, émotion, angoisse et fond historique : un cocktail explosif à savourer sans modération... En voyage de noces en Andalousie avec sa jeune épouse Zayane, le professeur Pierret qui enseigne l'orient dans une grande université parisienne se trouve une nouvelle fois confronté aux desseins machiavéliques du charismatique maître de la secte des assassins. Ensemble, Pierret et Zayane parviendront-ils à déjouer un complot qui risque de faire vaciller le fragile équilibre mondial ? Si ce roman aborde succinctement l'Islam durant la période du califat de Cordoue, il livre surtout un suspense haletant où les traits des héros riches en émotions les rendent très vite attachants, qu'il s'agisse tant des victimes que des moudjahidines. De surprises en rebondissements, Retour à Andalus vous raconte l'histoire incroyable de plusieurs personnages singuliers tentant de déjouer les actes criminels d'organisations terroristes figurant parmi les plus sanguinaires de l'histoire et du monde. A PROPOS DE L'AUTEUR Pascal Riguelle est né à Namur (Belgique) en 1968. Ses romans se caractérisent par des sources documentées qui ajoutent un fond historique à un scénario très captivant. Nous faisant souvent voyager aux quatre coins de la planète, l'auteur aborde également des sujets graves et contemporains tel que le terrorisme international. Après Hachichiyyin, la prophétie des assassins paru en 2011 à la maison parisienne «la société des écrivains», il nous revient avec les mêmes personnages dans de nouvelles aventures. Le troisième et dernier tome de la trilogie devrait paraître prochainement et s'intitulera L'or du mont Elbrouz. EXTRAIT Masyaf (Syrie) La guerre civile qui sévissait en Syrie avait contraint le vieil homme de la montagne à quitter sa forteresse de Masyaf. Il était en effet primordial que les réunions et les agissements de la secte des Hachichiyyin demeurent non seulement à l'abri de toute intrusion, mais aussi de tout regard. Bien que de nombreux adeptes aient osé manifester leur désaccord, craignant d'être la cible de tireurs d'élite durant la traversée du pays, la décision du vieil homme avait été sans appel : ils quitteraient la forteresse dès le lendemain en ne laissant aucune trace derrière eux. La déconvenue essuyée l'an dernier à Paris faisait craindre au Grand Maître des représailles de la part des services secrets du monde entier. En effet, ces derniers pourraient aisément s'infiltrer parmi les combattants impliqués dans la guerre civile syrienne.

  • Meurtres en série en Wallonie Un grand autocollant « interdit de fumer » avait été placé récemment à l'entrée de la salle de crémation. Cela amusait beaucoup Armand qui mourait d'envie de rajouter au marqueur « sauf pour le décédé, bien entendu ». Ça n'aurait pas été convenable, et le vieux pince-sans-rire s'était abstenu. Armand Braise adorait ces moments de solitude qui précèdent chaque incinération. Il se tenait souvent là, près du défunt, le bras appuyé sur le cercueil... Le sang lié des Ardennes marque le come-back du sérial-writer ardennais. Dans son style « sociologique à l'humour corrosif », David Waucquez envoie son héros Simon Vernes courser un dangereux criminel dans des endroits qu'il affectionne : à travers la ville de Liège, puis dans la cité de La Roche-en-Ardenne. L'auteur pose un regard tour à tour acide et tendre, cruel et drôle sur la condition humaine avec des personnages qu'on croit connaitre, à peine les a-t-on rencontrés. A PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1974 à Liège, David Waucquez fait ses études primaires à Angleur, les secondaires à La Roche-en-Ardenne. Comme bon nombre de " luxos ", il revient vers sa ville natale lors de ses études supérieures. Il devient alors professeur de français, s'établit définitivement à Liège et enseigne à Marche-en-Famenne. C'est à 28 ans qu'il publie son premier ouvrage, Ensaignement, que la presse qualifie de " thriller sociologique à l'humour corrosif ". Suite à une double promotion - en tant que Chef d'établissement et en tant que père de famille- il met sa passion pour l'écriture entre parenthèses. Il est actuellement Préfet des études à l'Athénée Royal de Marche-en-Famenne. Amateur de récits policiers, c'est dans l'observation de ses contemporains que l'auteur puise son inspiration. Sa plume incisive et truculente trace les portraits des protagonistes à l'encre acide, ce qui nous offre de subtiles et succulentes caricatures. EXTRAIT Les cailloux crissaient sous les grosses chaussures de maçon. Sous l'action vigoureuse d'un râteau persévérant, ils s'éparpillèrent dans l'allée qui menait au parking destiné aux visiteurs endeuillés. Michel faisait les mêmes gestes depuis des années. Des centaines de passages de tondeuse, des milliers de va-et-vient, avec des outils aussi hétéroclites que le taille-haie ou le fer à souder. Il était cantonnier-fossoyeur depuis quarante ans. Il en avait cinquante-huit. Des collègues sans mansuétude déclaraient derrière son dos qu'il ne devait son poste qu'aux « faveurs » que sa mère avait prodiguées jadis à un échevin communal de la ville de Liège, mais l'homme n'en avait cure. Il récurait les tombes, éliminait les chrysanthèmes défraîchis, c'était son travail, voilà tout. Comme tous les matins, un groupe d'écoliers passa en trombe dans le sentier poussiéreux perpendiculaire à l'allée caillouteuse, au beau milieu du cimetière. Ce raccourci leur permettait de rallier leur école et de railler l'ouvrier au passage.

  • Un auteur se trouve englouti dans sa propre fiction, enfermé dans la peau d'un de ses personnages. Accusé de deux meurtres, il est interné dans un établissement de défense sociale. C'est là qu'une psychiatre l'interroge sur ses écrits, sous hypnose... Si Jean Blanchard, le journaliste local, avait su dans quelle situation inextricable l'Inspecteur principal, Christian Lablaque, le précipiterait, jamais il n'aurait commencé à rédiger son roman naturaliste "Lucietta et Gilbert" ! Construit à la manière d'un puzzle temporel, "Lablaque et Blanchard" peut être lu comme un roman à la fois policier, fantastique, social, sentimental, régional... Certains y verront une réflexion sur l'acte d'écrire (et donc de créer) et sa relation avec la réalité, un peu comme si la pipe peinte jadis par Magritte se mettait soudainement à fumer. D'autres ne manqueront pas d'y déceler un voyage dans la conscience, une allégorie sur le perfectionnement de l'être. À chacun sa partition, à chacun son plaisir. Un roman psychologique à mi-chemin entre fiction et réalité EXTRAIT Sylviane Henriet me paraît transfigurée. Pour un peu, son visage exprimerait la tendresse ; le maquillage sans doute. Sa voix est plus grave, ses lèvres plus charnues. Quand je m'étends sur le divan, elle se penche sur moi, me frôle, je sens son souffle, elle est parfumée au jasmin. Un trouble me saisit, à moins que ce soit Lablaque qu'il surprenne. J'ai une érection ou peut-être lui. Je me suis habitué à tout, me raser, me laver, uriner ou déféquer avec un corps étranger. Mais l'excitation sexuelle me rend toujours mal à l'aise. Cette verge raidie n'est pas la mienne, j'ai l'impression déplaisante d'être un imposteur. Pourtant, la sensation au creux des reins est délicieuse. Je ferme les yeux. Je vois Diana ou Lucietta... - À quoi pensez-vous ? La psychiatre a rompu le charme en une seconde ; je réponds bêtement : - Je me sens inquiet, Docteur. Que va-t-il se passer ? À PROPOS DE L'AUTEUR Yves Herlemont est né et vit à La Louvière (Hainaut, Belgique). Son premier roman se déroule dans le double imaginaire de sa ville natale : Abelville.

  • Après Hachichiyyin, découvrez la suite des aventures de Zayane et de son mari Février 2014, durant les Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, Zayane et son mari, le professeur Pierret, décident de s'offrir une petite escapade moscovite. Tandis qu'ils profitent de la douceur du Café Pouchkine, un marginal vient leur proposer de prendre part à une émission ayant pour but de récolter des fonds en faveur des nombreux mendiants de la capitale russe. Cet olibrius ajoute qu'il est un descendant direct de Staline. Pressentant le piège mais séduits par la noble cause du projet, Zayane et Pierret se lanceront dans une aventure qui les entraînera dans les dérives obscures d'un gouvernement qu'ils oseront défier. Bien documenté, Pascal Riguelle nous plonge dans l'univers des 250.000 sans-abri qui croupissent dans des lieux infâmes de Moscou, dans les arcanes d'une politique mafieuse que l'auteur dénonce, se fondant sur certains faits avérés. « Que la lumière se taise » raconte également le parcours bouleversant d'une femme au courage exceptionnel : la protectrice des pauvres. Sur fond de thriller, aux accents de services secrets internationaux, l'auteur nous livre une intrigue haletante, truffée de rebondissements. EXTRAIT Cela faisait plus de cinq jours qu'une effroyable tempête sévissait sur la capitale française. Des bourrasques et des pluies torrentielles avaient contraint la mairie à interdire toute circulation sur les axes tant principaux que secondaires. Trams, métros et bus étaient à l'arrêt et seuls de rares passants tentaient, tant bien que mal, de se rendre à leur travail. Sur les terrasses des troquets du centre, habituellement si bruyants à cette heure-là, seule la force du vent et de la pluie faisait quelque peu monter les décibels. Depuis quarante-huit heures, la Seine était sortie de son lit et les autorités craignaient que le fleuve n'atteignît les limites de la crue de 1910, quand il avait dépassé les huit mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz. Cette année-là, le nombre de victimes avait endeuillé une multitude de familles parisiennes et il était hors de question qu'une telle catastrophe pût se reproduire. Policiers, pompiers et protection civile s'affairaient donc à vérifier que les mesures d'interdiction de circuler étaient bien respectées. Malgré tous ces efforts, une vieille dame avait péri noyée en tentant de sauver son chat. Affolé, l'animal avait quitté la maison et s'était retrouvé sur une planche à la dérive. Sa maîtresse n'avait pu se résigner à l'abandonner. À PROPOS DE L'AUTEUR Pascal Riguelle est né à Namur (Belgique) en 1968. Ses romans se caractérisent par des sources documentées qui ajoutent un fond historique à un scénario très captivant. Nous faisant souvent voyager aux quatre coins de la planète, l'auteur aborde également des sujets graves et contemporains tel que le terrorisme international. Après « Hachichiyyin, la prophétie des assassins » paru en 2011 à la maison parisienne « la société des écrivains », il nous revient avec les mêmes personnages dans de nouvelles aventures. Le troisième et dernier tome de la trilogie devrait paraître prochainement et s'intitulera « l'or du mont Elbrouz ».

  • Que signifiait l'occupation pour les familles belges de l'époque ? Un de mes petits-fils m'a demandé un jour si nous avions fait de la résistance, caché des juifs pendant la guerre. J'ai répondu que non en parlant de notre ignorance, de l'exiguïté de notre rez-de-chaussée, du problème de ravitaillement, de l'occultation... Un fossé d'incompréhension nous séparait. J'étais bloquée par l'impuissance à lui expliquer les choses. Comment évoquer les années d'occupation en une phrase ? " Je te raconterai un jour comment j'ai vécu la guerre de treize à dix-huit ans, en détails. " J'ai tenu parole : c'est La Rawette. L'histoire d'une gamine et d'une famille modeste dans la banalité du quotidien, ce qui n'empêche pas les contrecoups violents des événements et du régime en place, ni les fulgurances de l'imaginaire d'une adolescente heureuse de vivre, envers et contre tout. Un témoignage poignant qui nous plonge dans la réalité quotidienne des années d'occupation EXTRAIT Des trois ans passés à Malines (Mechelen), j'ai quelques souvenirs. Une photographie prise devant notre demeure montre la famille au grand complet : mes parents, proches de la quarantaine, et deux grandes filles, l'une, blonde comme les blés, Berthe, l'autre, châtain, les mains derrière le dos, longue et bien faite, Marthe. Dans les jambes de ma mère, un petit bout aux cheveux bouclés, au regard grave, c'est moi, la rawette. C'est ainsi que mon père m'appelait en wallon : - Mi p'tite rawette... Un mot qui n'a pas son équivalent en français et qui désigne le petit plus qu'un commerçant ajoute à votre commande avec un clin d'oeil complice : une tranche de saucisson ou un abricot en prime. Cette aimable pratique ne se vit plus que sur les marchés. Elle nécessite une relation directe et cordiale entre le vendeur et l'acheteur, perdue à jamais dans nos grandes surfaces. Un mot bien choisi puisque je suis née dix ans après la deuxième fille, rompant l'harmonie du quatuor familial, inattendue, mais accueillie. Quand j'ai saisi le sens de cette étiquette, je balançais entre l'humiliation d'être ce petit rien et la satisfaction d'être ce qui fait plaisir. En somme, quelque chose qui n'a pas de prix. À PROPOS DE L'AUTEUR Louise Lacharon, née en 1926, a longtemps mené de front son métier de professeur, ses activités de responsable syndicale et de citoyenne engagée ainsi que sa vie de mère et de grand-mère. Ce n'est donc qu'à l'âge de la retraite qu'elle a enfin pu répondre à son désir d'écrire. Son premier livre, Le Jardin d'Enfance, présenté par Le Ligueur, préfacé par Gilles Perrault, a été édité à Paris en 2002.

  • Vous voilà au Touquet, en bord de mer.
    Vous avez projeté ce séjour dans le but de vous ressourcer par des séances de thalassothérapie. Vous avez décidé d'être à l'écoute des vagues qui s'énervent en grondant, du vent qui fait décoller les cerfs-volants, du soleil qui plonge dans la mer à la nuit venue... Vous allez respirer l'air parfumé par les pins maritimes, durant vos balades à travers la forêt plantée voilà plus d'un siècle, sur des kilomètres de dunes.
    Ce que vous ignoriez, c'est que vous croiseriez le chemin de différentes personnes, cocasses, agaçantes, touchantes, étonnantes, mais souvent attachantes. « Évidemment ! Vous avez le pompon pour vous mêler de ce qui ne vous regarde pas ! », vous souffle la « Dérision » qui vous suit pas à pas en se moquant de vous.
    Vous rencontrerez Flore, la pianiste qui veut changer de vie ; de vieux jumeaux querelleurs ; Rose, une gamine surdouée ; Marie, la béguine qui a jeté ses cornettes au feu ; Honoré, le misanthrope... et d'autres qui attiseront votre appétence. Car, il faut bien l'avouer, votre principale qualité, c'est la curiosité...
    Et, bien entendu, vous ne sortirez pas indemne de telles rencontres.
    Mais que serait la vie sans les échanges avec les autres ?
    Découvrez une galerie de personnages attachants en bord de mer.
    EXTRAIT
    Donc, vous connaissez son prénom, Flore, « même si je le trouve ridicule, mais soit ! » vous, il vous fait rêver. Allez savoir pourquoi ? Vous voilà au bord de la plage, tout près des vagues qui vont et viennent ; elles sont un peu indécises, c'est le propre des vagues... Et elle est là, juste devant vous, les pieds nus dans le sable « Quelle cruche ! Il fait froid, non ? » Bref ! Elle marche pieds nus, ses ongles sont vernis de rouge carmin. « Ce n'est pas un peu démodé ? » Donc, vous qui n'y connaissez pas grand-chose à la mode, vous trouvez ses pieds jolis. Vous posez les vôtres sur l'empreinte de ses pas marqués dans le sable.
    Donc, Flore marche devant vous, et, évidemment, vous la rejoignez. Voilà que vous êtes pieds nus, vous aussi. « Malin ! Vous allez attraper froid. »
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Bien connue du public belge, Anouchka Sikorsky fut animatrice radio à la RTBF avant de rejoindre les équipes de RTL Télévision puis de RTL TVI en qualité d'animatrice et productrice. Elle a rédigé des articles, des interviews, des nouvelles, pour différents magazines. Ce livre est son cinquième roman.

  • Sur les rails

    Anna Dvorak

    Des histoires autour des vieux trams et des dépôts de Bruxelles du début des années septante.
    Ces vieux trams qui faisaient rire ou pleurer leurs conducteurs et qui font encore aujourd'hui parler d'eux avec nostalgie. Des petites histoires de gens liés entre eux par ces trams d'antan.
    Une série d'anecdotes romancées ayant pour point commun les trams bruxellois...
    EXTRAIT
    Les bourrasques de début mars balayaient les rues de Bruxelles : l'aube n'allait pas tarder.
    Au dépôt d'Ixelles, la journée était depuis longtemps entamée, les premiers convois de trams le quittaient à cinq heures huit. Dans la salle du personnel, le chauffage maintenait une température tiède. Les hommes ne s'attardaient jamais très longtemps et ceux qui traînaient dans le coin devaient avoir une bonne raison. L'endroit n'était pas spécialement accueillant. Le vieux lino laissait voir le plancher, les tables étaient remplies de taches d'encre et de café. Peu de chaises assuraient une assise confortable ! Le plafond était noir de la fumée des cigarettes et des pipes, si ce n'étaient pas les restants de la suie de l'ancien poêle qui trônait avec sa buse au milieu de la pièce. Il donnait juste l'impression d'une douceur d'antan et n'avait rien à voir avec la chaleur du temps présent, fournie par un chauffage central mal entretenu.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Anna Dvorakova (Dvorak) est née à Prague (ex-Tchécoslovaquie) en 1944. Après avoir été bibliothécaire à Prague, elle est venue en Belgique où elle a été, entre autres, conductrice des trams à Bruxelles, employée de bureau et, finalement, administrateur de sociétés à Bruxelles et à Vincennes (France). Après avoir pris sa retraite, elle s'est mise à sérieusement exploiter son hobby d'enfance : la peinture. Depuis 2003, elle expose en Belgique, en France, en Italie et ailleurs. Cette activité artistique, uniquement axée sur l'abstrait, l'a incité à écrire son premier livre : Zigzags de la vie.

  • L'Avalant

    Melissa Collignon

    Au bistrot de la place T'sertsevens, comme partout à Thuin, on adorait parler de ceux de l'Avalant.
    Le dimanche midi, quand le café était bondé et que les bateliers commençaient à être bourrés, on aurait pu penser qu'il s'y tenait un colloque tellement il y avait de l'animation. On parlait du Père et de la Mère jusqu'à l'écluse de Charleroi et on y allait gaiement car on l'avait bien remarqué, ces indiscrétions ne semblaient pas affecter le couple qui, assidûment silencieux, éternellement indifférent, ne s'apercevait même pas que toute la ville faisait de sa vie un mystère.
    Un roman régional et pittoresque à découvrir sans attendre !
    EXTRAIT
    Ceux de l'Avalant sont des sots. Plus qu'une certitude, c'était une évidence.
    /> La Mère, elle, ne sortait pratiquement jamais de la cabine. On ne la voyait que lorsqu'elle faisait son marché, le vendredi à l'aube, quand les vendeurs n'avaient pas encore déployé leur marchandise sur les étals. Elle débarquait au milieu de l'agitation avec ses sabots en bois et son sac en jute, désignait d'un index silencieux ce qu'elle voulait, payait et s'en allait. C'était aussi rapide qu'un courant d'air un jour de grand vent. Si au début, les gens d'à terre s'étaient montrés vexés par l'impolitesse de son silence, bien vite, ils s'en étaient réjouis : les passages de la Mère, aussi furtifs fussent-ils, avaient au moins le mérite d'alimenter les conversations jusqu'à l'heure de l'apéro.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    L'Avalant... une fabuleuse intrigue au fil de l'eau ! - RobT, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1980 quelque part en bord de Sambre, Melissa Collignon est, depuis toujours, passionnée par les lettres. Infiltrée dans la grande mafia ihecsienne en 1998, elle en sort quatre ans plus tard avec l'envie de travailler dans la com (ce qu'elle fera) et de changer le monde (ce qu'elle abandonnera bien vite). Après une spécialisation en humanitaire à l'UCL, Melissa part en voyage par-ci par-là, avant de poser ses valises à Nivelles, auprès de ses deux petits garçons. Pendant des années, des tas de romans se sont accumulés dans le bazar de son salon (Barjavel, Murakami, Werber, Ancion, Maalouf,...). Et puis un jour, elle a eu envie d'en ajouter un en haut de la pile. Le sien. Après quelques succès à des concours de nouvelles, Melissa se lance dans l'écriture de l'Avalant, son premier roman.

  • Sofonisba Anguissola, artiste peintre de la Renaissance italienne, fut oubliée pendant plus de trois siècles.
    La plupart de ses oeuvres furent perdues, détruites ou bien attribuées à d'autres peintres.
    Pourtant, elle fut l'une des premières femmes artistes dont la renommée fut internationale. Michel-Ange apprécia quelques dessins de sa jeunesse, le pape Paul IV voulut un portrait de sa main, le roi d'Espagne Philippe II la fit venir à Madrid comme artiste de cour auprès de son épouse Élisabeth de Valois. Elle fut proche de l'archiduchesse Isabelle, future souveraine des Pays-Bas, dont elle entoura la petite enfance après le décès prématuré de sa mère. Elle fut bien connue du peintre Rubens qu'elle accueillit parfois dans sa maison de Gênes. Enfin, tout à la fin de sa vie, elle reçut la visite à Palerme du jeune peintre Van Dyck, illustre portraitiste en devenir, qui la considérait comme un exemple à suivre....
    Sofonisba était née à Crémone en 1532. Elle mourut à Palerme en 1625. De nombreux autoportraits ponctuent ce long itinéraire de vie, dix-sept reconnus à ce jour, le premier réalisé à l'âge de treize ou quatorze ans, le dernier quand elle en eut quatre-vingt-huit.
    Alors pourquoi ce long silence autour d'elle ?
    Découvrez le portrait fascinant d'une artiste peintre de la Renaissance et femme du XVIe siècle !
    EXTRAIT
    Dans ces années-là, un souffle nouveau touche les villes lombardes où les peintres en devenir, conscients d'avoir à redéfinir leur espace de création, cherchent d'autres codes et de nouvelles sources d'inspiration. Une question de survie, pourrait-on dire, car, au cours des deux ou trois générations précédentes, la peinture italienne a atteint de tels sommets d'élégance et d'harmonie que la question se pose :
    - Comment peindre après Botticelli, Vinci ou Raffaello ?
    Pour ne citer que ces noms-là parmi des dizaines d'autres. Comment, en ce milieu du seizième siècle, faire en sorte d'éblouir encore Florence, Rome, ou Venise ? Ou même Naples et Milan ? Partout, on a touché du doigt l'idéal absolu. Et cela, malgré des guerres incessantes et peut-être même grâce à elles. On a ravi leur pouvoir aux princes régnants des plus grandes familles féodales, on a pu accéder du même coup aux éblouissements de leurs cours, on souhaite désormais en accroître encore les splendeurs. C'est possible puisqu'on en a les moyens : la croissance des villes est au rendez-vous et on assiste à un élan commercial sans précédent. Les marchands circulent, les capitaux aussi. Naissent des États concurrents et prospères, en quête de prestige et de légitimité. Rien ne pourra mieux les leur accorder que le spectacle des arts.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [L]es amateurs d'Histoire devraient se délecter à la lecture de La jeune fille au clavicorde, et ils apprécieront l'important travail de recherche que représente ce roman, autant que l'élégance de la plume d'Agnès Sautois. - Blog d'Hugues Alexan
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Passionnée de littérature et d'histoire, Agnès Sautois s'y plonge avec délices en écrivant des histoires dans l'Histoire où elle invite le lecteur à la suivre sur la piste de faits révolus ou à la rencontre de destins singuliers du passé. Parfois surgissent dans le récit d'autres péripéties ou d'autres personnages et la fiction se mêle alors à la réalité ; pour l'auteure, une façon de tenir en haleine, d'apporter un autre regard sur les choses ou tout simplement de les regarder par un autre petit bout de la lorgnette.

  • Le pacte

    Eugene Gilon

    • Dricot
    • 2 Décembre 2004
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