Jean-Louis Lejonc

  • Jacques va mourir de son cancer ; Antoine est assommé par le suicide de son père, Françoise par celui de sa fille ; monsieur Thomas agonise devant les trois soeurs ; Hanh est au chevet de sa mère comateuse ; Alain se jette par la fenêtre ; Cyril est en sédation profonde et continue ; Malika s'obstine à nourrir son enfant ; Éléonore veut mourir belle ; Charles-Édouard est un sinistre con ; Nadia et Stéphane se détestent.
    Déni, révolte, colère, chantage, dépression, angoisse devant la fin de vie d'un proche, deuil, résilience, directives anticipées, personne de confiance, sédation profonde et continue, obstination déraisonnable, mensonges, soins palliatifs, mains tenues, familles envahissantes, apeurées, dangereuses, aimantes, soutenues : autant de thèmes abordés tout au long de ces portraits.
    Ces récits authentiques (les noms et les prénoms ont été changés) émanent de la pratique d'un médecin dans une unité de soins palliatifs avec une oreille attentive, un regard chaleureux, une empathie précieuse. Car soigner dans le cadre d'une fin de vie, c'est être un médecin habile dans les dosages pharmacologiques, mais c'est aussi prendre la main du patient et... ne plus la lâcher !
    La narration s'enrichit de réflexions, d'un état des lieux sur la fin de vie en France en 2018. Que dire ? Que taire ? Que faire ? Quelles erreurs éviter ? Que répondre ? Qu'autorise la loi ? Quelles aides solliciter ? La médecine soigne et soignera de mieux en mieux la maladie et la douleur, mais ne pourra jamais rien contre la mort. Et dans cet espace entre la vie et la dernière heure que se passe-t-il ? On peut oublier ou refuser d'y penser, tout le monde n'a pas la chance de mourir brutalement en bonne santé !
    Cadres de santé, psychologues, infirmières, aides-soignantes, administratifs, éclairent le lecteur sur leur rôle et l'empathie nécessaire. La fin de vie n'est pas drôle tous les jours. C'est une longue route. Une aventure. La vivacité de l'écriture y entrainera le lecteur en suscitant son émotion. Tous ces disparus deviendront ses familiers. Il se reconnaitra peut-être parmi leurs proches. Avec un sourire parfois.

  • Un roman historique et fantaisiste qui met la "première" des Écrins à rude épreuve, l'Histoire sens dessus dessous, et tient le lecteur en haleine.
    Il aura suffi d'un pique-nique improvisé au pied de la muraille de la Pointe des Arsines (les Écrins), au lieu-dit "Les Balmes de François Blanc", associant deux gentlemen écrivains - Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc -, et la découverte fortuite, non loin du lieu des agapes, de quelques ossements, de lambeaux de vêtements et d'une antique sacoche contenant un carnet dûment annoté, pour que le doute s'installe : Whymper, Moore, Walker et leurs guides Croz et Almer sont-ils bien les premiers à avoir foulé le sommet des Écrins ?
    Doute qui devient certitude une fois connu le contenu du carnet : le chevalier Dupin, guidé par de solides autochtones, y relate son ascension de la Barre des Écrins.
    Ils y parviennent avant les Anglais. Pourtant, l'histoire n'a retenu que la première de Whymper et consorts. Lejonc et Charmoz n'en ont cure.
    S'appuyant sur le récit de Dupin et le témoignage, ô combien précieux, du jeune Sherlock Holmes, alors âgé de 14 ans, et présent sur la face nord des Écrins ce 24 juin 1864, nos deux révisionnistes mettent à mal la version officielle.
    Écrins fatals, l'ouvrage que nos auteurs ont tiré de cette enquête, est tout entier consacré au rétablissement de la vérité des faits. On dit que la vérité n'a pas de prix : le talent de Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc non plus. Et la fantaisie encore moins.

  • Paccard,  l'oublié du mont Blanc Nouv.

    Le docteur Michel-Gabriel Paccard (1757-1827) fut le premier à gravir le mont Blanc en 1786, accompagné par le cristallier Jacques Balmat. La mémoire retint ce dernier comme le leader de la cordée, quitte à assigner au médecin de Chamonix le rôle de simple comparse - sinon de piètre second. La statue érigée au centre-ville en 1887 (cent un an après la première) en atteste. Elle représente Balmat en compagnie d'Horace-Bénédict de Saussure pour célébrer l'ascension du célèbre naturaliste qui fut conduit au sommet par le cristallier - devenu guide - en 1787. Pourquoi Paccard fut-il oublié par la postérité avant que les Anglais, véritables inventeurs de l'alpiniste à la fin du dix-neuvième siècle, rétablissent la place éminente qui fut la sienne dans la conception et la réalisation du projet ?

    L'auteur s'attache à reprendre le fil de l'histoire. Il s'avère que les deux compagnons ne poursuivaient pas le même objectif. Le tourisme commençait à se développer à l'époque. Une bourgeoisie venue de toute l'Europe se pressait à Chamonix pour y admirer les glacières. Les plus audacieux pour gravir les montagnes, voire le mont Blanc. Une rente pour la vallée, le commerce, l'hôtellerie. La gloire de Balmat y contribuait, anticipant la compagnie des guides créée en 1821. Il convenait de reléguer le docteur du village au rang de simple client, pataud, mené par un Balmat conquérant capable de conduire des amateurs au sommet, et de les en ramener. Les dénégations du médecin firent long feu. La réalité est toute autre. Paccard était un fort montagnard. Il avait gravi moult glaciers aiguilles et autres dômes. Passionné de botanique, de géologie, de physique, il fut sans doute l'initiateur du projet. Son but était de mesurer la pression atmosphérique au sommet du mont Blanc (il y emporta un baromètre) afin d'en déterminer l'altitude par une méthode plus simple que la triangulation.

    Le docteur Paccard était un esprit du siècle des lumières. Son journal, détenu par l'Alpine Club à Londres, en témoigne. Ses connaissances en botanique sont impressionnantes. Il fut l'élève du célèbre Carlo Allioni quand il étudiait la médecine à Turin. Il parcourait déjà la montagne en quête de trouvailles fleuries qu'il rapportait au botaniste qui donna son nom au genre Allionia. Les nomenclatures de Von Haller et de Linnée n'avaient pas de secret pour Paccard. Il devint correspondant de l'académie des sciences de Turin. Il communiquait avec les plus éminents naturalistes de l'époque, dont Saussure, puis juge de paix, maire de Chamonix, affichant des idées jacobines pendant la révolution, ce qui ne lui valut guère de popularité auprès d'édiles appelées à être mises en place sous l'empire et la restauration. Tout contribuait à faire oublier le docteur Michel-Gabriel Paccard.

    Une époque revit au travers de sa biographie, celle du temps où Chamonix faisait partie du royaume de Piémont-Sardaigne. Quand, peu à peu, un ancien régime commençait à s'écrouler. Quand le système métrique allait remplacer toises, aunes et boisseaux et que les sans culotte défileront à Chamonix pour planter des arbres de la liberté. Quand on détruisait les statues de la Vierge, quand un dénommé Grenadier écrivait : « Ministres italiens, vous ruinez la Savoie par les principes de votre maître Machiavel. Songez aux suites qu'aura votre infernale combinazione ! Elle allumera la rage dans l'âme paisible du Savoisien et je vous prédis que vous serez les premières victimes. »Joseph de Maistre, père de la philosophie contre-révolutionnaire, écrira : « Il existait quatre maisons gangrénées à Chamonix, dont celle du médecin Paccard. »

  • Par le retentissement sur la qualité de vie du patient et son mode de survenue, la douleur rachidienne est une cause majeure de consultation en soins d'urgences. De diagnostic parfois simple quand il s'agit de traumatismes qui font suite à un accident, elle peut également être la symptomatologie révélatrice de pathologies graves en termes de morbidité ou de mortalité. Cette monographie fait le point sur l'épidémiologie, la physiopathologie, la clinique et l'usage de l'imagerie aux urgences sur ces symptômes douloureux. Les auteurs considèrent également les situations fréquemment rencontrées aux urgences (lombalgie aiguë, première sciatique, lombalgie du vieillard, torticolis, etc.) en donnant la prise en charge la plus efficace pour chaque situation et la stratégie thérapeutique à mettre en place. Ces derniers développements sont traités de façon très didactique, reprenant pour chaque pathologie le rôle infirmier, les 5 premières minutes, les premiers gestes, les stratégies des examens complémentaires et les interventions des spécialistes. Les auteurs, urgentistes, rhumatologues, orthopédistes, neurochirurgiens, radiologues et pédiatres, font de cet ouvrage un outil dont la transdisciplinarité est le reflet de la pratique quotidienne du personnel des services des urgences. Ainsi, les praticiens trouveront dans cette monographie une aide précieuse en matière de stratégie diagnostique et de prise en charge des douleurs rachidiennes.

  • Edward Whymper a-t-il été assassiné ? Septembre 1911. Appelé à Chamonix par son « oncle » Whymper, Sherlock Holmes sera confronté à plusieurs énigmes : la mort de l'alpiniste . le mystère de la première ascension du mont Blanc en 1786 . une étrange rousse aux yeux verts . d'inquiétants agents prussiens... S'appuyant sur un jeune guide marseillais, Gaston - qui le mènera les yeux fermés des Grands-Mulets au cirque du Fer à Cheval -, le plus célèbre détective britannique réussira une fois de plus à dénouer les intrigues, quitte à y perdre ses illusions. Il retrouvera également sa logeuse, Miss Hudson, en séjour thérapeutique dans la clini-que expérimentale du Dr Morisoz, au plateau d'Assy. Entre Histoire et aventures, le duo Charmoz - Lejonc s'amuse, une fois de plus, à emmener ses lecteurs hors des sentiers battus. Ensemble, ils ont déjà publié deux enquêtes de Sherlock Holmes dans les Alpes : Écrins fatals ! (Guérin, 2015) Sherlock Holmes et le Monstre de l'Ubaye (Ginkgo, 2017)

  • Entre Ubaye et Mexique, un roman qui galope à bride abattue.

    À la fin d'Écrins fatals !, Le précédent roman de Pierre Charmoz et Jean-louis Lejonc, le jeune Sherlock Holmes quitte son « oncle » Whymper pour rejoindre au plus vite l'Angleterre...

    Mais à Grenoble, une lettre de son maître d'armes, M. Chabrand, lui fait prendre la diligence pour Barcelonnette.
    Au cours de son séjour en Ubaye, Sherlock rencontrera Melissa, une jeune Anglaise au tempérament affirmé ; il découvrira les étranges manoeuvres de ses parents, les Connelly ; le complot ourdi contre M. Chabrand, accusé à tort de l'assassinat d'un « barbe » vaudois ; et l'inquiétant marquis de Pédrinne, dont l'ombre malfaisante plane sur les sommets ubayens... Mais c'est peut-être au Mexique, dans le sillage des barcelonnettes et au coeur de la Sonora, que la vérité se fera.

  • La parution en 1982 de son premier roman, Cime et Châtiment, mit en émoi le monde de l'alpe : pour la première fois dans l'histoire de la littérature montagnarde, on osait faire des rapprochements entre pitons rocheux et objets du désir. Deux autres romans coquins-alpins ont suivi : La Montagne à seins nus et L'Héroïque Aventure d'Henriette de Tourville. Pierre Charmoz a publié par ailleurs deux ouvrages de vampirologie fort appréciés des amateurs : Le Vampire de Wall Street et La Canine impériale (Sous la Cape éd.).
    Il aura suffi d'un pique-nique au pied de la muraille de la pointe des Arsines (les Ecrins), au lieu-dit «les Balmes de François Blanc», associant deux gentlemen écrivains - Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc -, et la découverte fortuite de quelques ossements, de lambeaux de vêtements et d'un carnet dûment annoté, pour que le doute s'installe : Whymper, Moore, Walker et leurs guides Croz et Aimer sont-ils bien les premiers à avoir foulé le sommet des Ecrins ? A la lecture du carnet retrouvé, propriété du chevalier Dupin - le détective célébré par Edgar Allan Poe -, on découvre que l'enquêteur commandita une autre expédition, menée par de solides autochtones.

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