Jean Sévillia

  • Plus d'un demi-siècle après l'indépendance de l'Algérie, est-il possible de raconter sans manichéisme et sans oeillères la guerre au terme de laquelle un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un Etat souverain ? De la Toussaint sanglante à la fusillade de la rue d'Isly en passant par la manifestation du 17 octobre 1961, Jean Sévillia relit tous les grands épisodes de cette guerre intestine. Il compare les chiffres, démasque la propagande, replace la cruauté du conflit dans celle de l'époque. Car ce livre raconte cette histoire telle qu'elle fut : celle d'une déchirure dramatique où aucun camp n'a eu le monopole de l'innocence ou de la culpabilité, et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s'ils l'ignorent ou le nient.

  • En 5 parties - « Les origines », « Le royaume de France », « La nation française », « À l'épreuve du XXe siècle » et « Vers la France de demain » - et en 100 cartes inédites et richement détaillées, des principaux sites préhistoriques à la carte de la pandémie du coronavirus, cet ouvrage novateur donne à voir une autre histoire de France, vivante, presque charnelle. 100 cartes pour 100 moments qui auront été pour notre pays, d'abord pendant sa construction, ensuite lors de son développement, des épisodes décisifs, des tournants, des points de bascule formant autant de repères sans lesquels le passé, avec ses continuités et ses ruptures, ne se comprend pas.
    La bataille d'Alésia, le partage de Verdun, la France des monastères et des cathédrales, le royaume de Saint Louis, les déchirures des guerres de Religion, la frontière fortifiée de Vauban, les Lumières, les guerres de Vendée, la France de Napoléon, la révolution de 1830, la construction du réseau ferré au XIXe siècle, l'école, l'urbanisation et les langues régionales en 1900, la Grande Guerre, ses victimes, le temps des colonies et de l'Algérie française, la décolonisation, les élections présidentielles de la Ve République, Mai 68, le réseau autoroutier, les étapes de la construction européenne, les bouleversements du modèle familial, les opérations militaires récentes ou encore la crise des Gilets jaunes : autant de sujets et autant de cartes, parmi beaucoup d'autres, que commente Jean Sévillia avec maestria et concision.
    Conjuguant plaisir de lecture et érudition, cette première Histoire de France inédite en 100 cartes permet surtout de comprendre l'évolution de notre pays, d'en appréhender les faiblesses et d'en apprécier les formidables richesses.

  • Conjuguant la profondeur de l'historien et l'esprit de synthèse du journaliste, Jean Sévillia nous raconte avec talent et passion la grande Histoire de la France, des origines à aujourd'hui.
    À l'heure où certains semblent avoir honte de notre passé, il fait le choix d'insister sur ce qui nous honore et ce qui nous unit, même dans les pages difficiles de notre Histoire, afin de souligner le caractère exceptionnel de notre pays, si riche en événements et en figures de proue - convoquant Clovis, Charlemagne, Saint Louis, Jeanne d'Arc, Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Napoléon, Charles de Gaulle et jusqu'à nos présidents de la République.
    Oscillant de crises en révolutions, la France a toujours su surmonter ses divisions pour se réinventer et inspirer le monde, que ce soit par ses idées et ses sources - les racines chrétiennes, l'humanisme de la Renaissance, les Lumières, les intellectuels du XXe siècle - ou par ses modèles politiques successifs : la monarchie forte, l'Empire, les républiques parlementaire puis présidentielle.
    La richesse et la beauté des nombreuses illustrations forment l'écrin de ce grand récit, personnel, vivant et exhaustif, accessible à tous et qui comble une lacune.
    Le plaisir d'apprendre en élevant l'esprit insuffle la conviction de la permanence d'un destin français, et, partant, les raisons d'espérer.

  • Zita de Bourbon-Parme (1892-1989) a tout connu du XXe siècle : les fastes de l'Empire austro-hongrois, l'accession au trône en pleine guerre de 1914, la fin de l'empire, l'exil, la ruine de l'Europe, avant le retour triomphal dans une Autriche enfin apaisée. La biographie magistrale d'une femme d'exception.

  • Depuis sa première édition, il y a plus de dix ans, le succès d'Historiquement correct ne s'est jamais démenti. Loué pour son indépendance d'esprit, plébiscité par le grand public, Jean Sévillia reprend un à un les noeuds gordiens de notre histoire pour remettre les pendules à l'heure en évitant les détournements idéologiques qui foisonnent lorsqu'on lit le passé à l'aune du présent.
    En découle un récit souvent novateur et toujours limpide servi par une plume d'envergure.

  • « La République est laïque, mais la France est chrétienne », disait le général de Gaulle. Or, depuis la fin des années 1960, la société française a connu des mutations sans précédent qui ont bouleversé « la fille aînée de l'Église », certains prédisant même sa disparition en mettant en avant le recul de la pratique ou le déclin du mariage. Pour en avoir le coeur net, Jean Sévillia est parti à la rencontre de cette France catholique, beaucoup plus jeune, ouverte et diverse qu'on ne le pense communément. Il a enquêté sur ses structures et interrogé ses acteurs, analysé son engagement croissant dans la cité tout en soulignant son enracinement dans notre histoire. Une enquête indispensable portée par la plume exemplaire d'un spectateur engagé.

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  • La france, dit-on, est le pays de la liberté.
    Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. car sur la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si un petit milieu détenait la vérité. en 1950, les élites exaltaient staline. en 1960, elles assuraient que la décolonisation apporterait le bonheur outre-mer. en 1965, elles s'enflammaient pour mao ou fidel castro. en 1968, elles rêvaient d'abolir toute contrainte sociale. en 1975, elles saluaient la victoire du communisme en indochine.
    En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour la lumière. en 1985, elles proclamaient que la france devait accueillir les déshérités de la terre entière. dans les années 1990, ces mêmes élites affirmaient que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. pendant cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités, et les faits qui contredisaient l'idéologie dominante ont été passés sous silence.
    C'est cela, le terrorisme intellectuel. pratiquant l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui engagent l'avenir. jean sévillia a notamment publié historiquement correct, l'un des essais les plus remarqués de ces dernières années. avec une postface inédite.

  • De 1901 à 1904, 30 000 moines ou sueurs furent contraints à l'exil, 14 000 écoles catholiques fermées et les officiers pratiquants, privés d'avancement. La séparation des Eglises et de l'Etat n'a pas apaisé les querelles, elle les a mises sous un éteignoir laïc. Réflexe si ancré chez les Français qu'il resurgit aujourd'hui. Mais alors que l'irruption de l'islam a relancé le débat sur la laïcité, de nouvelles questions se posent. Croit-on faciliter l'intégration des musulmans en niant le fait religieux ? Pour assurer la cohésion de notre société, ne vaudrait-il pas mieux nous interroger sur ce que nous avons fait de nos valeurs chrétiennes ?

  • En France, plus que jamais, le passé s'invite dans le débat d'idées, mais sur le mode polémique. Qu'il s'agisse de définir l'identité nationale ou de s'interroger sur la place de la religion dans l'espace public, que la controverse porte sur l'héritage de l'Occupation ou sur les séquelles de la décolonisation, qu'il soit question de la réforme des programmes d'histoire à l'école ou de la création d'une Maison de l'histoire de France, tout est matière à division. Mais la discussion est biaisée au départ, car les préjugés idéologiques, les tabous du moment et les intérêts partisans interfèrent dans le débat. En dix chapitres, du Jésus de l'Histoire à la place de l'islam dans notre histoire nationale, avec la même liberté de ton et la sûreté d'information qui avaient contribué à l'exceptionnel succès d'Historiquement correct, Jean Sévillia sort des chemins balisés par le politiquement correct.

  • Vienne, 1916 : l'empereur François-Joseph meurt après soixante-huit ans de règne.
    Son successeur est son petit-neveu, titré Charles Ier en Autriche et Charles IV en Hongrie. Agé de 29 ans, accédant au trône en pleine guerre, le nouveau souverain possède un programme : la paix, les réformes, notamment sociales. En 1918, la guerre est perdue, la Double Monarchie se disloque et Charles Ier doit quitter le pouvoir. Réfugiée en Suisse, la famille impériale est ensuite reléguée à Madère.
    Sans ressources, elle y fait l'épreuve du dénuement. Le 1er avril 1922, le dernier empereur meurt de maladie, à l'âge de 34 ans. L'impératrice Zita, sa femme, attend alors son huitième enfant. Esprit généreux et sincère, béatifié par Jean-Paul Il en 2004, Charles d'Autriche sut, au milieu des épreuves et de l'exil, conserver intacte sa foi en l'homme et en Dieu.

  • 1809, alors que Napoléon domine la moitié de l'Europe, un paysan se rebelle contre l'empereur des Français. Andreas Hofer soulève le Tyrol, province autrichienne rattachée à la Bavière, royaume satellite de Paris. A la faveur d'un nouveau conflit entre la France et l'Autriche, les Tyroliens tiennent tête aux troupes franco-bavaroises du maréchal Lefebvre et du prince Eugène de Beauharnais. L'Autriche vaincue, la paix conclue entre Napoléon et Vienne, les révoltés du Tyrol refusent de se soumettre et combattent plusieurs mois encore avant de succomber sous le nombre de leurs adversaires. Fusillé par les Français le 20 février 1810, Andreas Hofer illustre le retournement des nations contre le Grand Empire.

  • En France, plus que jamais, le passé s'invite dans le débat d'idées, mais sur le mode polémique.
    Qu'il s'agisse de définir l'identité nationale ou de s'interroger sur la place de la religion dans la société, que la controverse porte sur l'héritage de l'Occupation ou sur les séquelles de la décolonisation, qu'il soit question de la réforme des programmes d'histoire à l'école ou de la création d'une Maison de l'histoire de France, tout est matière à dispute. Mais la discussion est biaisée au départ, car les préjugés idéologiques, les tabous du moment et les intérêts partisans interfèrent dans le débat.

    En dix chapitres, en voici autant de grands exemples. Quelle a été vraiment la part des Arabes dans la transmission du savoir antique au Moyen Age ? L'Eglise a-t-elle fait obstacle à la science ? A qui a profité la colonisation ? La Première et la Deuxième Guerre mondiale ont-elles été menées au nom des droits de l'homme ? Quel rôle l'immigration a-t-elle joué dans la construction de la France ? Quelle est la place de l'islam dans notre histoire nationale ?
    Avec la même liberté de ton et la sûreté d'information qui avaient contribué à l'exceptionnel succès éditorial d'Historiquement correct, Jean Sévillia sort des chemins balisés par le politiquement correct.

  • En France, plus que jamais, le passé s'invite dans le débat d'idées, mais sur le mode polémique.
    Qu'il s'agisse de définir l'identité nationale ou de s'interroger sur la place de la religion dans la société, que la controverse porte sur l'héritage de l'Occupation ou sur les séquelles de la décolonisation, qu'il soit question de la réforme des programmes d'histoire à l'école ou de la création d'une Maison de l'histoire de France, tout est matière à dispute. Mais la discussion est biaisée au départ, car les préjugés idéologiques, les tabous du moment et les intérêts partisans interfèrent dans le débat.

    En dix chapitres, en voici autant de grands exemples. Quelle a été vraiment la part des Arabes dans la transmission du savoir antique au Moyen Age ? L'Eglise a-t-elle fait obstacle à la science ? A qui a profité la colonisation ? La Première et la Deuxième Guerre mondiale ont-elles été menées au nom des droits de l'homme ? Quel rôle l'immigration a-t-elle joué dans la construction de la France ? Quelle est la place de l'islam dans notre histoire nationale ?
    Avec la même liberté de ton et la sûreté d'information qui avaient contribué à l'exceptionnel succès éditorial d'Historiquement correct, Jean Sévillia sort des chemins balisés par le politiquement correct.

  • Pour qui aime l'histoire, ce livre remplit bien son office.[.] Ne pouvant être exhaustif, Jean Sévillia, l'auteur de Zita Impératrice Courage (Perrin) limite son étude à « dix-huit points chauds » de l'histoire française et européenne. [.] Polémia - 4 mai 2003 Autant de sujets polémiques sur lesquels se déchirent les néophytes et les idéologues mais sur lesquels s'accordent la plupart des historiens, attentifs aux faits et aux sources de première main. [.] Hérodote.net Jean Sévillia fait ainsi un livre passionnant sur l'histoire, livre qui se dévore avec facilité, sans érudition préalable recquise, livre reconnu par la critique et plus encore par un immense public.
    L'historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le présent. Il part du présent pour juger le passé. Dans cet état d'esprit, l'histoire devient un écran où se projettent toutes les passions contemporaines. L'historiquement correct pratique l'anachronisme (les événements d'hier sont évalués selon les critères d'aujourd'hui, et non sur les valeurs qui avaient cours à l'époque) et porte des jugements manichéens, le Bien et le Mal étant estimés à l'aune d'aujourd'hui. Ces vues simplistes, trop souvent relayées par la vulgarisation scolaire ou médiatique, faussent la complexité de l'histoire.
    Ce livre expose les événements en les replaçant dans leur contexte. Il rappelle des faits oubliés ou dissimulés qui bousculent les schémas préétablis et les jugements préconçus.
    En histoire (comme en politique), le mal n'est pas toujours où l'on dit, le bien n'est pas toujours où l'on croit.

  • Pour qui aime l'histoire, ce livre remplit bien son office.[.] Ne pouvant être exhaustif, Jean Sévillia, l'auteur de Zita Impératrice Courage (Perrin) limite son étude à « dix-huit points chauds » de l'histoire française et européenne. [.] Polémia - 4 mai 2003 Autant de sujets polémiques sur lesquels se déchirent les néophytes et les idéologues mais sur lesquels s'accordent la plupart des historiens, attentifs aux faits et aux sources de première main. [.] Hérodote.net Jean Sévillia fait ainsi un livre passionnant sur l'histoire, livre qui se dévore avec facilité, sans érudition préalable requise, livre reconnu par la critique et plus encore par un immense public.
    L'historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le présent. Il part du présent pour juger le passé. Dans cet état d'esprit, l'histoire devient un écran où se projettent toutes les passions contemporaines. L'historiquement correct pratique l'anachronisme (les événements d'hier sont évalués selon les critères d'aujourd'hui, et non sur les valeurs qui avaient cours à l'époque) et porte des jugements manichéens, le Bien et le Mal étant estimés à l'aune d'aujourd'hui. Ces vues simplistes, trop souvent relayées par la vulgarisation scolaire ou médiatique, faussent la complexité de l'histoire.
    Ce livre expose les événements en les replaçant dans leur contexte. Il rappelle des faits oubliés ou dissimulés qui bousculent les schémas préétablis et les jugements préconçus.
    En histoire (comme en politique), le mal n'est pas toujours où l'on dit, le bien n'est pas toujours où l'on croit.

  • Vienne, 1916: l'empereur François-Joseph meurt après soixante-huit ans de règne.
    Son successeur est son petit-neveu, titré Charles ler en Autriche et Charles IV en Hongrie. Agé de 29 ans, accédant au trône en pleine guerre, le nouveau souverain possède un programme : la paix, les réformes. Négociant en secret avec les Alliés, il fait l'impossible pour sortir son pays du conflit, mais ses efforts n'aboutissent pas. Proche du peuple, attentif aux questions sociales, il imprime un nouveau style à la monarchie des Habsbourg, mais sa volonté novatrice n'est pas toujours comprise.
    En 1918, la guerre étant perdue pour les puissances centrales, la Double Monarchie se disloque et Charles ler doit quitter le pouvoir. Réfugié en Suisse, il tente par deux fois de retrouver sa couronne en Hongrie. Après cet échec, la famille impériale est reléguée à Madère. Sans ressources, elle y fait l'épreuve du dénuement. Cette page sombre, vécue chrétiennement, s'achève dans le drame : le 1er avril 1922, le dernier empereur meurt de maladie, à l'âge de 34 ans.
    L'impératrice Zita, sa femme, attend alors son huitième enfant. En le béatifiant, en 2004, Jean-Paul II a voulu faire de Charles d'Autriche, personnage à qui l'Histoire a réservé une destinée tragique, une figure spirituelle pour notre temps, offrant en modèle son amour de la paix et de la justice, et son humilité.

  • Appliqué à l'histoire, le politiquement correct s'appelle l'historiquement correct.
    Analysant le monde d'hier d'après les critères de notre époque, l'historiquement correct traque l'obscurantisme, l'impérialisme, le colonialisme, le racisme, le fascisme ou le sexisme à travers les siècles. Que ces mots n'aient pas de sens hors d'un contexte précis, l'historiquement correct s'en moque : son but n'est pas de comprendre le passé, mais d'en fournir une version conforme à la philosophie dominante.
    A l'école, à la télévision ou au café du Commerce, l'historiquement correct règne en maître, proposant une histoire tronquée, falsifiée, manipulée. Les croisades, les cathares, l'Inquisition, les guerres de Religion, la Révolution, la Commune, l'affaire Dreyfus, le fascisme et l'antifascisme, la Résistance et la Collaboration, l'affaire Pie XII, la décolonisation, la guerre d'Algérie... Ce livre étudie dix-huit points chauds de l'histoire française et européenne.
    Pour chacun d'eux, les conclusions les plus récentes des chercheurs remettent en cause les préjugés, les idées reçues et les mensonges concernant notre passé. Contre l'historiquement correct, les historiens authentiques nous permettent donc de regarder notre propre histoire en face, et nous réapprennent à l'aimer. J.S.

  • Tous les Français, naguère, étaient élevés selon des valeurs identiques. Il existait une France de gauche et une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais la morale de l'instituteur ressemblait à celle du curé. À partir des années 1970, sous l'effet d'une double révolution - celle de la société et celle des idées -, chacun a pris l'habitude de définir ses propres critères du bien et du mal. Le résultat, aujourd'hui, c'est que les règles collectives s'effacent, ouvrant la porte à une société éclatée, où le seul guide est l'intérêt personnel. Une tendance encouragée par le moralement correct qui prêche le principe de plaisir, le droit à la différence, le devoir de tolérance, la transgression des traditions, la relativité des conventions. Mais peut-on vivre sans valeurs partagées ? Pour sortir de la crise qui se manifeste des banlieues à l'école, de l'État à la famille, du travail à la culture, il faudra bien réinventer des codes communs.

  • Tous les Français, naguère, étaient élevés selon des valeurs identiques.
    Il existait une France de gauche et une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais la morale de l'instituteur ressemblait à celle du curé. A partir des années 1970, sous l'effet d'une double révolution - celle de la société et celle des idées, - chacun a pris l'habitude de définir ses propres critères du bien et du mal. Le résultat, aujourd'hui, c'est que les règles collectives s'effacent, ouvrant la porte à une société éclatée, où le seul guide est l'intérêt personnel.
    Une tendance encouragée par le moralement correct : cette mentalité, entièrement fondée sur l'exaltation de l'individu, prêche le principe de plaisir, le droit à la différence, le devoir de tolérance, la transgression des traditions, la relativité des conventions. Mais peut-on vivre sans valeurs partagées ? Pour sortir de la crise qui se manifeste sur tous les plans - des banlieues à l'école, de l'Etat à la famille, du travail à la culture - il faudra bien réinventer des codes communs.
    Et sans doute renouer avec la morale élémentaire qui a longtemps garanti la stabilité du lien social.

  • écrits historiques de combat

    Jean Sévillia

    • Perrin
    • 22 Septembre 2016

    Les trois principaux essais historiques de Jean Sévillia, Historiquement correct, Moralement correct et Le terrorisme intellectuel sont rassemblés pour la première fois en un volume ; revus, actualisés et enrichis d'une préface inédite.

    Ce grand essayiste, historien et journaliste, a été le premier, avant Philippe Murray ou, plus près de nous, Eric Zemmour et Alain Finkielkraut, à dénoncer le politiquement correct appliqué au traitement de notre histoire. Cette dernière, inspirée par un républicanisme anticlérical et le marxisme, a contribué à forger selon l'auteur une doxa monolithique à laquelle il rétorque par sa propre vision, inscrite dans la grande tradition conservatrice et appuyée sur une vaste culture historique et journalistique.

    Ces essais enlevés et élevés ont rencontré un très large public et contribué à nourrir le débat sur le traitement des noeuds gordiens de notre histoire, des croisades à nos jours, en passant par la Révolution française, 1940 ou encore mai 68.

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