Eriamel

  • " L'emporté Amauri alla trouver Foulques, comte d'Anjou, son neveu.
    II l'engagea par des insinuations adroites à marier sa fille Sibylle à Guillaume, fils du duc Robert... Galeran, comte de Meulan, Guillaume de Roumare, Hugues de Montfort, Hugues de Neuf-Châtel, Guillaume Louvel, Baudrai de Brai, Paîen de Gisors et plusieurs autres qui murmuraient avec perfidie, se concertèrent en cachette ; mais, peu de temps après, pour leur perte, ils firent éclater ouvertement leur révolte.
    Le comte Galeran désirait ardemment faire ses premières armes... " Le Roi brûla toute la ville, qui était très grande et très riche, et attaqua vigoureusement le château et, pressant vivement l'action, encourageait chacun de ses soldats... II enseignait aux charpentiers à construire un beffroi. Enfin on dressa les machines. On livra aux assiégés des assauts fréquents et funestes pour eux, et on les força de se rendre...
    Charles, comtes de Flandre, qui avait succédé au jeune Baudouin, assista à la cour du roi avec beaucoup de nobles personnages ; il s'affligea avec bonté de la condamnation de ces malheureux..." (Orderic Vital)

  • La petite Chose suivi de contes courts et brèves nouvelles

  • Que fais-tu César, après Gergovie ?
    Tu fuis, contraint de quitter au plus vite le pays des Arvernes. Les ponts de la Loire sont démolis. Tu dois franchir un gué difficile pour remonter plus au nord, en contournant le pays éduen, pour rejoindre tes autres légions. Les légionnaires sont fatigués, blessés, et ton convoi doit gravir des collines de plus en plus difficiles. Les chariots contenant bagages et blessés suivent des chemins défoncés et ton arrière-garde est harcelée à travers les défilés. Tu arrives cependant en pays ami, chez les Lingons. Labienus, fameux général, vainqueur de Lutèce, t'a rejoint. Tes légions vont pouvoir repartir pour la Provincia... Alors que tu te croyais en sécurité, ton convoi est soudain sérieusement accroché par la coalition gauloise menée par Vercingétorix. Tu dois une fière chandelle aux Germains qui t'ont rejoint, il y a peu, et qui surprennent la cavalerie éduenne dans le dos. Éporédorix, un jeune noble qui t'admire, est capturé lors de ce combat. Il y a encore quelques semaines, il était à tes côtés. Que te dit-il ? C'est sans doute important, car tu le libères quelques instants plus tard. Et là, contre toute attente, tu décides de poursuivre Vercingétorix qui s'est réfugié à Alésia.
    Une nouvelle vision, vivante et imagée, de la campagne d'envergure menée par César au cours de la guerre des Gaules : les auteurs ont su à la fois mettre l'histoire en scène et rester au plus près des sources textuelles et archéologiques. C'est en ce sens que Alésia. l'alliance brisée est exemplaire.

  • Les faits relatés par la Chronique anglo-saxonne sont sans ambiguïté : une " grande armée de païens " débarque en Est-Anglie en 866 et, l'année suivante, chevauche vers le nord de l'Angleterre et pénètre dans York.
    La Northumbrie est alors en proie à la guerre civile, le roi Osbrith a été déposé et remplacé par Ella : mais les deux rois rivaux s'allient pour reprendre la ville aux Vikings, en vain, ils périssent ensemble au combat. A partir de ce contexte historique s'est forgée très tôt une tradition mettant en scène le fascinant Viking danois Ragnar aux braies velues ainsi que ses fils non moins remarquables.
    En attribuant à Ella la mort de leur père dans une fosse aux serpents, la vengeance devenait le motif de leur invasion de l'Angleterre. L'intérêt littéraire porté à Ragnar s'est alors développé de concert avec celui que suscitaient les exploits guerriers d'lvar sans os, Björn flanc de fer ou encore Sigurd serpent dans l'ceil. Cette tradition a dû voir le jour parmi les colons scandinaves de Northumbrie : elle leur permettait, selon toute évidence, de fournir une explication acceptable de la fondation du royaume viking d'York et de s'assurer une certaine légitimité sur les terres conquises d'Angleterre.

  • Oxford, le 8/9/1157 naît Richard. Fils de Henri II Plantagenêt et d'Alienor d'Aquitaine. De sa mère, il garde le goût pour les arts, le raffinement et aime particulièrement le Sud-Ouest de la France. De son père, il reçoit les qualités de soldat et le souverain qu'il deviendra plus tard.

  • Alors que Robert Courteheuse est parti en croisade, Guillaume le Roux entreprend de son côté une campagne pour le contrôle du Maine et la prise du Mans. Les prises d'Antioche et de Jérusalem par les croisés se succèdent, Robert de Normandie, l'un des chefs, en est un des héros.

  • "Fils de Guillaume", l'album commence par le débarquement de Robert en Albion. La guerre ouverte entre les deux derniers fils du Conquérant va perdurer cinq années, Coups bas et traîtrise sont au rendez- vous, tous les coup seront permis. La poire n'était pas si mûre que cela quand Henri entreprend la Conquête de la Normandie. Si Henri est retors, Robert n'est pas un imbécile... Le roi d'Angleterre rencontra une résistance sévère avant de voir tomber la Normandie dans son escarcelle et paradoxalement les personnages clefs de cette affaire seront Robert de Bellême et Hélie de La Flèche, ennemis jurés localement, le premier se voulant l'égal des ducs, le deuxième comte du Maine voulant sans doute sceller un pacte avec celui qu'il choisit comme voisin...
    Et dans tous les turbulences du temps, un homme eut toute sa vie une amitié profonde pour le Duc Robert, Edgar Aetheling, ce dernier, neveu d'Arthur le confesseur, aurait dû hériter du royaume...

  • Dernier volume de la série Normannia, L'Epte, des Vikings aux Plantagenets puisqu'avec la mort du protagoniste principal disparait le dernier descendant mâle de Rollon, le viking, fondateur du Duché de Normandie, Mort en Flandre est également un récit complet en deux parties distinctes, traitées par deux dessinateurs, Darvil et Jacky Clech qui amènent un trait au dessin.
    Ce récit, plaisant pour les amateurs du Moyen-Âge, nous mène à la confluence de deux royaumes et d'un empire.
    Les rois des Français et des Anglais ainsi que l'empereur du Saint-empire germanique avaient tous des intérêts à défendre en Flandre.

  • « Mon fils, vous aurez, lorsque votre temps sera venu, tout le bien que j'ai acquis, et vous surpasserez vos frères en richesses et en puissance. ».
    Entre ces paroles qu'aurait adressées, lors de son agonie en 1087, Guillaume le Conquérant à Henri Beauclerc et la bataille de Tinchebray en 1106 où Henri s'imposera, il se passe 19 ans. Année après année, au fil des chroniques ou de poèmes épiques, on suivra ici le cheminement des trois fils de Guillaume.
    Pour coller au plus près de la réalité historique, cet album s'appuie sur les travaux d'historiens et d'archéologues reconnus complété par un livret pédagogique.

  • " En ce printemps 1109, peut-être lors d'un de ces jours agréables du mois de mai, la fraîche brise qui me parvient n'annonce rien de bon... Cette trêve qui dura près de cinq années n'était qu'apparente. En réalité chacun des protagonistes se préparait à l'inévitable affrontement. J'allais de nouveau redevenir l'enjeu... " " Les franceiz m'avaient donc franchie par le gué Nicaise et la vallée de la Seine. Louis le Gros avait enfin un pied en vexin normand... Henri acourut promptement avec son armée et fit bâtir deux châteaux que l'ennemi avec dérision qualifia d'expressions injurieuses.
    En effet, il appela l'un " Mal-assis " et l'autre " Gite à lièvres... ".
    " Cette année 1118 allait être terrible pour le roi d'Angleterre, car non seulement le conflit avec le roi des Francs, reprenait dans ma vallée, mais ailleurs certains barons normands se préparaient dans l'ombre. C'était le moment d'abattre Henri Beauclerc une fois pour toute : si le roi meurt, Robert, seul duc légitime devant Dieu, retrouvera son duché, dans le cas contraire, nous accompagnerons son fils Guillaume dans sa reconquête... " " A force d'efforts, à force de terribles coups donnés et reçus car sur un pareil marché, c'est ce genre de Tonlieu qu'on paie, le roi de France brisa et détruisit le fortin dont la trace fut visible encore de nombreux siècles... " La rivière Epte poursuit sa narration, le conflit qui éclate sur ses rives, gagne rapidement en ampleur. Le roi de France, Louis le Batailleur, en personne est sur le terrain, dans la vallée de l'Epte. Ses grands vassaux que sont le comte d'Anjou et le comte de Flandre attaquent simultanément le Sud et le Nord de la Normandie. Loin de rompre, Henri Beauclerc, duc de Normandie, roi d'Angleterre, plie comme le roseau de la fable... " Les rois avaient entamé un curieux face à face. La dernière passe d'armes qui venait de se terminer n'avait rien donné, mais Henri avait réussit à arrêter la progression du capétien. Comment allait se produire leur prochaine rencontre, car il y en aurait une... inexorablement. Aux Planches de Neaufle, on avait évité le combat ; à l'Ormeteau, on avait décidé d'une trêve. Depuis le face à face des rois avait existé par lieux décalés, par personnes interposées mais comment serait le prochain "...

  • Alésia, l'alliance brisée ; Gergovie Nouv.

  • Epte t.1 ; le sang de Rollon

    ,

    • Assor bd
    • 18 Octobre 2013

    En France, à l'apogée des âges sombres, pendant les X et XI ème siècles : le crépuscule des Carolingiens, la lutte entre les premiers Capétiens et les ducs de Normandie, bientôt roi d'Angleterre.
    « Je suis une rivière . pas bien grosse, mais pas n'importe quelle rivière . Rien ne me prédestinait à devenir l'EPTE, c'est mon nom, théâtre de nombreux événements historiques et tragiques où mes eaux claires et bleutées furent, certains jours, mêlées de pourpre . » « Pendant 300 années, j'allais devenir l'enjeu des luttes opposant les Ducs de Normandie, bientôt Rois d'Angleterre, aux Rois de France. Tout a commencé en 851 . sur d'étranges bateaux aux proues à têtes de dragon, d'excellents navigateurs, farouches guerriers : les Vikings. » « Ma vallée allait sûrement connaître de nouvelles escarmouches . de chaque côté de mon lit, on s'activait à renforcer les défenses . Une chose était certaine, les souverains s'affronteraient bientôt. » Le SANG DE ROLLON c'est l'histoire des ducs normands : de Rollon, le fondateur, à Henri 1er Beauclerc, le roi-duc, en passant par Richard sans- peur, l'ami des premiers Capétiens ; Robert le Magnifique ; Guillaume le Conquérant. Mais c'est aussi à une grande leçon d'Histoire de France que nous vous convions. Sont évoqués les luttes intestines entre les derniers Carolingiens et les Robertiens (futurs Capétiens), et donc les rois des Francs, de Charles-le-Simple à Louis le Gros, en passant par Louis d'Outremer, l'un des derniers carolingiens, Hugues Capet, Henri 1er, et Philippe 1er. Même certains souverains tels Harald à la dent bleue, roi du Danemark ou Otton, empereur d'Allemagne interviennent dans les conflits entre Français et Normands.
    C'est la nouvelle version, relookée et enrichie du tome 1 de L'Epte, des Vikings aux Plantagenets. Modifications archéologiques des planches existantes, Ajout de 9 planches supplémentaires. Cahier pédagogique de 14 planches.

  • Avec le frère Guillaume Wac, rapportant les hauts frais de son aïeul Hugues, découvrez l'étonnante épopée des Normands en Italie du Sud.
    Italia Normannorum va vous plonger à l'aube du XIe siècle, au coeur de contrées lointaines en un temps où une poignée de Normands se firent mercenaires. Ces aventuriers surent à merveille tirer parti du chaos ambiant pour se forger un véritable royaume. Seul, dans le scriptorium de son abbaye, à la fin du Xlle siècle, frère Guillaume Wac consigne sur les pages d'un manuscrit l'histoire de ces Normands partis dès le début du Xle siècle pour faire fortune en Italie.
    L'un de ses ancêtres, Hugues Wac, figure au rang de ces intrépides aventuriers. "Cette nuit là, mon aïeul narra comment le comte Drogon et cent autres chevaliers revenant d'un pèlerinage à Jérusalem, furent retenus quelques jours à Salerne pour se rétablir de leur fatigue. Vingt-mille Sarrasins descendirent alors sur les côtes italiennes et allèrent exiger un tribut des citoyens de Salerne. Pendant que les habitants faisaient la collecte de ce tribut, le duc de la cité cherchait une échappatoire et Drogon et ses hommes la lui fournirent.
    Les Normands tombèrent à l'improviste sur les adorateurs d'Apollin qui, après avoir festoyé une bonne partie de la nuit, attendaient confiants leur butin. Les guerriers les forcèrent à se replier vers leurs vaisseaux puis ils revinrent dans la ville chargés de vases d'or et d'argent... " Guillaume raconte également comment le normand Rainolf Drengot devint comte d'Aversa. "Je suis arrivé en ces terres accompagné de mes frères Ansketil, Rodolphe, Gilbert et de notre aîné Osmont.
    Tout a commencé par une vilaine histoire, là-bas en Normandie. L'un des familiers du duc Richard, Guillaume Repostel, avait abusé de l'une de nos soeurs. Mais comme si ce forfait ne lui suffisait pas, il la déshonora en s'en vantant insolemment à la cour de Richard. Osmont ne le supporta pas et à l'occasion d'une chasse organisée en forêt de Lyons, il tua cet infâme sous les yeux du duc. Ce dernier décida de le bannir du duché...
    Par solidarité, notre mesnie décida de le suivre. Nous sommes donc arrivés dans les Pouilles, pauvres et mal vêtus, avec pour toutes richesses nos bras, nos têtes et notre audace. Notre courage au combat a fait de nous des mercenaires réputés." Bien loin de là, dans une petite ferme fortifiée du Cotentin, Tancrède de Hauteville a réuni ses nombreux enfants afin de les informer d'une situation préoccupante.
    "Voilà pourquoi, mes enfants, je vous le dis en vérité, jamais les terres marécageuses de Hauteville ne suffiront à tous vous nourrir" "Père, nous avons, mes frères et moi, entendu raconter maintes histoires sur l'Apulie. Des hérauts du comte Rainolf sont venus jusqu'en notre bourg vanter la richesse de cette contrée... j'en ai parlé à Dreu. Gardez votre domaine pour nos cadets, nous sommes décidés à partir." "Soit, Guillaume ! Vous avez ma bénédiction, que le seigneur vous accompagne dans les épreuves.
    "Guillaume et Dreu de Hauteville quittèrent alors le foyer familial et gagnèrent Rome, sans savoir véritablement à quelle porte frapper. "Bienvenue en Italie, compatriotes ! Il y a encore un an, je servais Drengot et ses frères originaires de Quarrel. Le mieux pour vous est de vous rendre auprès de lui à Aversa. à-bas vous demanderez Hugues. Nous avons accompagné ensemble autrefois le duc Robert à Jérusalem.
    Oui, demandez Hugues Wac de ma part."

  • Pour cet album, Eriamel s'est rapproché de Jean Blaise Djian ; l'un apporte son savoir historique au second dont chacun connait sa science du découpage qui en fait un des meilleurs scénaristes de BD actuel. La bataille finale a été élaborée avec l'aide de Pierre Liger, historien qui a lui-même écrit un livre sur la bataille de Fréteval et l'ouvrage est traité en aquarelles directes par Juliette Derenne auquel s'est joint pour les crayonnés Bruno Marivain.

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