Dominique Ponnau

  • Dominique Ponnau a fréquenté et formé des générations d'historiens d'art et de conservateurs. Il nous parle de saint Joseph en faisant appel à des chefs- d'oeuvre de la musique, de la poésie, de la peinture.
    Dans un monde qui croit pouvoir se passer de Dieu, ce livre peut redonner le goût de Dieu. Dieu parle. On peut l'entendre tout comme saint Joseph si l'on n'obstrue pas la voie des songes. En ce sens l'artisan Joseph renvoie les artistes à la Source de toute inspiration vraie.

  • « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont nés d'une femme, personne ne s'est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant, le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui » (Mt 11, 11). L'auteur de ce livre se sent depuis toujours lié à Jean-Baptiste et ressent une véritable fascination pour cette personnalité mystérieuse, « prophète et bien plus qu'un prophète » dit Jésus, et dont la mission, la vocation, est celle d'un perpétuel commencement, d'un perpétuel inachèvement. Il est plus grand que le plus grand et plus petit que le plus petit. Il est l'homme du seuil, qui demeure à la porte du sanctuaire et en indique le chemin. N'y entre-t-il pas lui-même ? Est-il au c ur de la Révélation ou se tient-il humblement à l'entrée du Temple ? Ou en est-il au c ur en ceci qu'il n'y entre pas, mais qu'il y fait entrer ? Cette méditation intime sur le mystère de Jean, si actuel, s'appuie sur une lecture assidue des Évangiles et sur l'expérience de l'auteur.

  • La violence décuplée de la nature, l'angoisse des hommes, l'omniprésence des guerres dans l'actualité ou la multiplication des crimes et des suicides qui marquent notre époque invitent à penser que sur l'instinct de vie prévaut aujourd'hui une culture de mort. Le désespoir semble l'emporter sur l'espérance.
    Espérer quand on n'a plus d'espoir n'est-il rien d'autre qu'une illusion tenace ? Arrivé à l'automne de sa vie, l'auteur invite le lecteur, avec une bienveillante audace, à chan-ger son regard. Et si, au contraire, le désir de vivre menait à une vie digne d'être vécue, laissait entrevoir une lueur au bout de la nuit, était universellement partagée ? La beauté d'un coucher de soleil, d'une oeuvre d'art, du sourire d'un enfant n'est pas trompeuse. Elle est la splendeur de la vérité et se manifeste toujours dans la bonté.
    À rebours du refus de vivre se prépare l'enfantement d'un amour de vivre plus ardent que jamais. Et si les temps à venir, traversant les abîmes de l'angoisse et du doute, s'apprêtaient à enfanter une humanité de lumière et de joie ? L'écriture érudite et empreinte de poésie de l'auteur en donne ici un avant-goût savoureux.

  • " Il me semble bien qu'il existe un rapport étroit, intime plutôt, entre l'art et la foi.
    Mais je ne sais pas lequel. Je sais que sans l'art, sans la beauté [...], je ne serais plus là depuis longtemps. " Dominique Ponnau nous dévoile le resplendissement du mystère qu'il entrevoit dans la nature et les arts. De l'humble Christ en carton bouilli d'une chapelle sicilienne aux trésors du Louvre, les oeuvres qu'il évoque sont essentiellement empruntées à la culture judéo-chrétienne, ainsi qu'au répertoire gréco-romain qu'il côtoie depuis son enfance.
    Son écriture, érudite et empreinte de poésie, éveille en nous des sensations pareilles à celles que suscitent la lecture, la contemplation, l'écoute d'un chef-d'oeuvre. Alors, tout comme lui, nous ne pouvons rester insensibles à cette résonance entre beauté et spiritualité auxquelles il a dédié sa vie.

  • Tout ce que nous sommes, qui que nous soyons, d'où que nous venions, quoi que nous ayons fait ou pensé, quelque mal que nous constations en dehors de nous et en nous, quel que soit le grand péril où se trouvent le monde et chacun de nous, tout peut être vécu ou interprété comme une grâce. Mais à une condition : que nous ne nous mentions pas sur nous-mêmes. A la fois méditation, réflexion et essai philosophique, ce livre invite à la lucidité, à regarder la tragédie de la vie en face, mais sans avoir peur de sa peur et sans désespérer de son désespoir. Il exhorte à s'interroger sur le mystère de ses propres origines, l'enfance, les petits bonheurs quotidiens, l'amitié, l'amour, la souffrance, la mort, en redonnant coeur à ceux qui perdent coeur. La célébration d'un vivant dans un monde en feu, d'un homme dont le ressort reste la foi, la joie et l'espérance. Une invitation à la contemplation.

  • Dominique Ponnau nous dévoile le resplendissement du mystère qu'il entrevoit dans la nature et les arts. De l'humble Christ en carton bouilli d'une chapelle sicilienne aux trésors du Louvre, les oeuvres qu'il évoque sont essentiellement empruntées à la culture judéo-chrétienne, ainsi qu'au répertoire gréco-romain qu'il côtoie depuis son enfance. Son écriture, érudite et empreinte de poésie, éveille en nous des sensations pareilles à celles que suscite la lecture, la contemplation, l'écoute d'un chef-d'oeuvre. Alors, tout comme lui, nous ne pouvons rester insensibles à cette résonance entre beauté et spiritualité auxquelles il a dédié sa vie.

  • Je voudrais m'adresser à la jeunesse. La prendre à témoin. Quelle jeunesse ? Celle de l'âge ? Oui. Si possible. La jeunesse de l'âge porte en ses mains l'avenir. Mais il est une jeunesse plus vaste que la jeunesse de l'âge, qui l'embrasse et qui la comprend : la jeunesse du coeur. C'est à cette jeunesse-là que, sans confondre les responsabilités propres à chaque âge, je voudrais m'adresser. J'ai la culture d'un homme de 77 ans. Pour beaucoup de jeunes selon l'état-civil, une culture d'avant le déluge ? Je n'en suis pas sûr. Encore moins sûr qu'elle ne recèle pas des trésors où ces jeunes pourraient puiser. Je ne puis me résoudre à voir s'engloutir ces trésors. Je ne puis accepter le cataclysme qui se déchaîne. La marée noire de l'ignorance, de la vulgarité, de la bêtise, qui nous monte à la gorge. Épris de la jeunesse du coeur, j'aime la jeunesse de l'âge. Souvent je l'admire. Encore plus souvent que je ne la plains. Il existe en France une telle jeunesse : elle est magnifique. Elle s'est manifestée ces temps-ci avec un courage, une inventivité, une sorte d'innocence miraculeuse. Elle a bravé le mensonge, l'injustice, la calomnie. Elle n'eut, elle n'a d'autres armes que sa détermination, sa candeur, au service d'une certaine idée de l'homme. Remettons-nous-en donc au Courage, au Coeur qui nous habite, plus intime à nous-mêmes que notre propre courage, que notre propre coeur.

  • Un grand Photographe, Un grand historien pour une rencontre lumineuse.
    Un regard fort et modeste servi par un texte humble et puissant.

    Il est des lieux qui paraissent abandonnés.
    Il est des lieux où le silence règne.
    Il est des lieux où la solitude semble peser sur les épaules de celui qui entre.
    Cependant, deux amis les ont parcourus : églises désertées, temples du Dieu que l'homme oublieux veut avoir effacé.
    Visites respectueuses, seulement troublées par le bruit des pas ; pèlerinage pourrions-nous dire, sous le silence des ogives et des orgues muettes, sur le froid des dalles n'accueillant plus les genoux des fidèles, dans la recherche solitaire de la Présence cachée.
    Pour certaines oeuvres, les commentaires, voire les explications semblent superflues, inconvenantes même. Le silence de la lecture, de la Contemplation peut-on dire, doit être la voie, le chemin lent et posé, reposé, page par page.
    Celui de la découverte d'un recueil de 60 photographies et textes.
    Non simple association de l'image et de l'écrit, plus encore miroir de l'une à l'autre, il est surtout échange, unité, harmonie, en somme rapport consubstantiel entre l'oeil et le verbe.
    En écho à un premier ouvrage commun (Le ciel indifférent, paru en 2014), deux compagnons de route ont associé leur quête et leur talent. Le texte de Dominique Ponnau, et les photographies de Philippe Brame sont ici réunis, nous faisant découvrir, tout au long d'un chemin marqué par les haltes de l'admiration, la spiritualité humble et puissante des terres de Bretagne et de Champagne.
    L'historien d'art et le photographe se sont unis pour composer - le mot n'est pas trop fort - cette partition.

  • Pour certaines oeuvres, les commentaires, voire les explications semblent superflues, inconvenantes même. Le silence de la lecture, de la Contemplation peut-on dire, doit être la voie, le chemin lent et posé, reposé, page par page. Celui de la découverte d'un recueil de 55 photographies et textes poétiques.
    Non simple association de l'image et de l'écrit, plus encore miroir de l'une à l'autre, il est surtout échange, unité, harmonie, en somme rapport consubstantiel entre la nature et la parole,entre l'oeil et le verbe.
    Le Ciel indifférent, mêle intimement le regard de roches, de bois, de sables, de nuit et clarté profondes, aux mots de l'âme, de l'Interrogation, de l'esprit humain et de l'Esprit.
    Dominique Ponnau, l'historien d'art et Philippe Brame, le photographe, se sont unis pour composer - le mot n'est pas trop fort - cette partition.
    Aussi, n'est-il pas vain d'invoquer ici les forêts de symboles de Baudelaire :
    « La nature est un temple où de vivants piliers... ».

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