Pu De Vincennes

  • On connaît mal la conception ricoeurienne de l'utopie. Et pourtant, Paul Ricoeur en fait une condition de possibilité de la vie démocratique. Le présent ouvrage montre la fécondité de ses travaux pour penser l'utopie aujourd'hui.
    Peu connue du public, la conception ricoeurienne de l'utopie est pourtant très féconde. Paul Ricoeur lie l'utopie à la question centrale de la créativité dans ses travaux, ce qui explique son lien avec l'imaginaire social. Il n'a pas hésité à en faire le plaidoyer à l'époque même où cette notion, en raison du marxisme et de sa critique, n'avait pas bonne réputation. Contre l'utopisme, il n'a cessé de montrer que la bonne utopie était celle qui acceptait un état de tension entre un absolu souhaitable et un optimum réalisable. L'utopie est vitale en démocratie :
    Par son statut d' « extraterritorialité », elle permet de contester le caractère idéologique de l'ordre social établi.

  • Les histoires de la critique littéraire ne manquent pas, mais l'originalité du présent volume est de montrer que les médiévistes ont pris une part prépondérante et souvent insoupçonnée dans l'élaboration de ses modèles.
    Le concept de cet ouvrage est nouveau : basé sur l'expérience de l'auteur, qui travaille sur ces questions et les enseigne depuis trente ans, il consiste à proposer une histoire de la critique littéraire vue du point de vue du médiévisme : on n'y trouvera donc pas toutes les écoles critiques, mais la plupart ont quand même pu y trouver place, soit que les médiévistes - au sens large du terme - les aient inventées ou infléchies de manière décisive, soit que la littérature ou l'art du Moyen Âge aient offert à des méthodes qui a priori ne les sollicitaient pas des exemples susceptibles d'en éclairer et d'en consolider les principes.

  • Mettre la ville en musique (Paris-Berlin) Nouv.

    En croisant sociologie de la culture, sociologie urbaine et sociologie des professions, Myrtille Picaud analyse les hiérarchies et les transformations des scènes musicales contemporaines de Paris et Berlin.
    Cet ouvrage se distingue en abordant cet objet à travers ses lieux, les salles de musique, et ses professionnel·les, les programmatrices et programmateurs, qui sélectionnent les artistes.
    Il est l'un des rares en sociologie de la musique à étudier ensemble les différents genres musicaux, Il éclaire aussi la façon dont les phénomènes culturels contribuent aux dynamique

  • Qu'est-ce qu'écrire après la fin ? À travers l'oeuvre de Gustave Flaubert, cet ouvrage s'intéresse aux manières d'être dans le temps et d'écrire le temps au XIXe siècle.
    « Emma Bovary, Salammbô, Frédéric Moreau, Bouvard et Pécuchet sont morts. Leurs vies sont déjà faites, et non à faire - derrière eux, plutôt que devant. Les personnages de Flaubert survivent certes dans l'esprit des lecteurs et leur existence romanesque se prolonge dans la mémoire lectrice d'aujourd'hui. Mais morts, ils l'ont toujours été, incapables de s'animer, dépourvus de futur dès leur première apparition sur la page. Flaubert serait, en somme, l'auteur d'une littérature déjà posthume....».
    Ce livre a pour point de départ la singulière vieillesse que s'attribue Gustave Flaubert, dès le plus jeune âge, dans sa correspondance. Il propose de relire l'oeuvre du romancier comme une réponse à cette expérience du temps, héritée du romantisme mais exacerbée par la génération d'après la révolution de 1848 au point de devenir une véritable vie posthume. Il offre, du même coup, une réflexion sur l'histoire des formes romanesques au XIXe siècle, en tâchant de comprendre comment le roman flaubertien compose à partir de l'expérience posthume - comment il traduit cette expérience et comment il la produit, pour faire ressentir au lecteur dès la première page que tout est déjà terminé.

  • Comment se « fabrique » les formes urbaines ? Loin de se focaliser sur les grands projets, l'ouvrage est centré sur les processus de production de la ville ordinaire, à l'origine de la grande majorité des tissus anciens et contemporains.
    Ouvrage ambitieux, il renouvelle la façon de comprendre l'urbain. Le premier défi est de prendre le contrepied de l'approche classique, ne s'intéressant qu'aux grands projets, au profit des processus de production de la ville ordinaire. Le deuxième pari consiste à oser la très longue durée, de la Protohistoire au 21e siècle en partant du constat que de nombreux processus sont pérennes dans la fabrique urbaine. La troisième nouveauté met en pratique l'interdisciplinarité, à l'intersection de l'histoire, l'histoire de l'art, l'archéologie, la géographie, l'architecture, l'urbanisme. L'emploi intensif de la cartographie témoigne de ce réel décloisonnement des savoirs en matière de morphologie urbaine.

  • Ce livre apporte des éléments de compréhension de l'art contemporain à partir d'une réflexion sur le land art américain, qui a bouleversé le rapport du spectateur aux oeuvres d'art en l'invitant au voyage.
    Il confronte les divers discours sur le land art, du récit de voyage aux critiques d'art de l'époque, des textes philosophiques aux écrits d'artistes. Il offre ainsi une réflexion sur notre rapport aux oeuvres d'art aux prises avec leur effacement.
    Le land art est aujourd'hui très étudié parce qu'il détermine un point à partir duquel on peut comprendre comment les paramètres de l'art ont changé. Or, l'articulation entre la démarche des artistes et l'environnement critique qui accompagne leur création forme des paysages théoriques, c'est-à-dire des moyens de percer les mécanismes sémiotiques (signes, symboles) et conceptuels qui ont contribué à la reconnaissance de cette mouvance.
    Parcourir ces paysages théoriques du land art nécessite donc de circuler dans les types de discours produits par ses principaux acteurs, qu'il s'agisse de celui de l'esthéticien ou du spectateur face aux oeuvres, ou alors du critique d'art, ou encore de l'artiste.

  • Penser le primitif et la sculpture : la revue documents (1929-1931) Nouv.

    La revue Documents (1929-1931) a-t-elle encore une actualité ? Les sujets qu'elle aborde participent directement d'une histoire de l'anthropologie européenne qui ne cesse de s'interroger sur ses sources.
    La revue Documents reste pour beaucoup l'insolente revue de Georges Bataille. Relire l'ensemble des articles révèle une problématique négligée : l'écriture de l'objet sculpté. Comment cette écriture s'adosse à une idéologie, comment cette idéologie reconduit des concepts qui touchent à l'origine de l'humanité : archaïque, primitif, évolution... Ces concepts ont une connotation raciale évidente, mais tous les auteurs ne les emploient pas dans le même sens. Relire Documents aujourd'hui permet de réintégrer ce « magazine d'art » dans les divisions politiques de l'Europe.

  • « Design & sciences », ou comment analyser les relations transversales entre production d'images, techniques instrumentales et construction de connaissances. Une étude des relations entre design et culture visuelle des sciences.
    Comment réfléchir les relations entre design et science, à une époque où l'omniprésence du design dans la société semble aller de paire avec la difficulté de sa definition ?
    Cet ouvrage propose une synthèse inédite des liens interdisciplinaires situant le design à l'enchevêtrement entre l'anthropologie de l'image, l'esthétique, l'histoire de l'art, les Sciences and Technological Studies (STS) et la culture visuelle des sciences. Il s'agit de proposer une analyse d'exemples historiques comme de pratiques de recherches contemporaines qui situeraient le design entre recherche et science.

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  • L'oeuvre d'Arif Dirlik (1940-2017), historien américain d'origine turque fera date dans les études chinoises. En abordant la le monde chinois par la mondialisation, il sort d'un exceptionnalisme culturel suspect pour envisager le pays dans une globalisation néolibérale dont il est devenu un acteur majeur.
    Des origines occidentales du mot « Chine », à la relation de la Chine à la modernité, et aux enjeux soulevés par l'écriture de l'histoire dans un pays de vieille culture historienne, jusqu'aux aléas du succès chinois des théories postmodernes, postcoloniales, la sélection de textes présentée ici permet de découvrir pour la première fois en français cette logique imparable qui lie l'histoire, le langage et la politique dans une longue et fructueuse carrière.

  • L'intérêt de cette étude est de parcourir l'oeuvre de Marguerite Duras - littérature, cinéma, théâtre, écrits pour les journaux - afin de montrer que l'écrivaine procède sans cesse à la création d'espaces mythiques en renouvelant et modernisant l'univers mythologique.
    L'effet incantatoire et scandaleux de sa parole, la pratique et les procédés de son écriture, les thèmes et les motifs récurrents de l'oeuvre, sont analysés pour la première fois comme autant de manifestations d'un geste qui, par les réseaux profonds de toutes ces relations, a trait à la mythopoétique, c'est-à-dire à la fabrication du mythe.
    C'est pourquoi la voix de Duras séduit encore lecteurs, chercheurs, écrivains contemporains : la parole du mythe est une force vive qui ne se tarit jamais.
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  • Un essai sur la photographie qui pose l'interdisciplinarite´ comme nouveau crite`re d'analyse, dont le sche`me transversal pose la photographie comme art non mime´tique et image de mate´rialité(s).

    Cet ouvrage rassemble plusieurs essais, pour la plupart ine´dits ou non publie´s, te´moignant d'une recherche entre les arts et les savoirs ou` la photographie est l'objet d'investigation trans-disciplinaire. Il est articule´ selon un axe mate´riologique et propose une the´orie nouvelle de la photographie. Fruit de plus de vingt ans de conversations avec les oeuvres, il re´pond a` un manque de the´orie en photographie. Il s'inscrit dans une logique scientifique ine´dite, posant l'indisciplinarite´ comme nouvel axe e´piste´mologique de la recherche.
    Cet ouvrage inte´ressera photographes, e´tudiants, artistes, enseignants, chercheurs, critiques, responsables d'institutions.

  • Deleuze, penseur de l'image, ne nous invite pas à être devant l'image qui nous apparaît, mais dans l'image qui nous transforme. Sa pensée des arts visuels évince radicalement la transcendance, ayant rejeté tous les idéaux de vérité, liberté et justice.

    Critiquant les distances réflexives et médiatrices de la représentation, Deleuze privilégie la pure présence de ce qui est image, ainsi que la propagation directe des vibrations qu'elle véhicule. Davantage que dans les domaines musicaux et littéraires, il semble que le philosophe ait développé pour les arts visuels une pensée allant à contre-courant de la définition la plus courante du médium qui leur est associé, selon laquelle l'image est la copie d'un substrat originaire ou la trace d'un référent. Cet ouvrage questionne ce paradoxe, en approchant la pensée deleuzienne de l'image selon des perspectives multiples et en la resituant parmi d'autres théories contemporaines de l'image, afin de mieux en dégager sa singularité.

  • La pensée d'Édouard Glissant est aujourd'hui d'une intense actualité. L'écrivain philosophe a en effet renouvelé radicalement les conceptions de l'identité et de la race, du métissage et de la créolisation, des continents et des archipels. Son oeuvre est désormais étudiée dans le monde entier. Un colloque international a réuni une vingtaine des plus importants spécialistes et de grands témoins comme Eduardo Manet et René Depestre. Les perspectives se croisent entre ces écrivains et ces chercheurs venus de la Caraïbe, des États-Unis, de Tunisie, d'Irlande, du Japon, du Canada... Ce livre reproduit leurs débats sur la politique, l'imaginaire et plus particulièrement sur les arts et la vie de Glissant.

  • Le prénom de Dieu

    Hélène Cixous

    C'est avec Le Prénom de Dieu, son premier ouvrage publié en 1967, qu'Hélène Cixous, alors âgée de trente ans, a commencé de constituer année après année une oeuvre littéraire qui compte aujourd'hui plus de quatre vingts titres. Jeune agrégée d'anglais, Cixous prépare aussi à cette époque sa thèse sur Joyce et l'exil poétique, soutenue en 1968, et publiée la même année sous le titre L'Exil de James Joyce ou l'art du remplacement (Grasset, 1968).
    Cette thèse lui ouvrira la porte d'une carrière universitaire à l'université de Paris VIII Saint-Denis Vincennes dont elle devient une des fondatrices dès la création du Centre universitaire expérimental de Vincennes à l'automne 1968.
    Le Prénom de Dieu est un recueil de nouvelles qui inaugure une recherche d'un autre ordre, non plus dans le domaine de l'essai mais dans celui de la fiction. Son écriture est exigeante, lumineuse et hermétique à la fois, et invente un ton nouveau, une musique singulière. Les récits laissent entrevoir un monde où les personnages, souvent mystérieux, paraissent autant des moyens de réfléchir à l'écriture même qu'à la relation de l'être humain à sa propre psyché comme à son inscription dans un univers existentiel et métaphysique. « Tout a une fin; c'est le commencement qui est rare. », écrit le narrateur dans ce livre fondateur à maints égards.
    Deux ans plus tard Hélène Cixous reçoit le Prix Médicis en 1969 pour son livre Dedans, qui la fait connaître d'un plus large public et prolonge cette quête personnelle qui se poursuit année après année depuis plus de cinquante ans aujourd'hui.

  • Balzac, multiples genèses Nouv.

    Polymorphes, plurielles et apparemment sans limite, les oeuvres de Balzac constituent un défi à l'histoire littéraire comme à l'analyse textuelle. La présente étude entend élaborer une approche génétique face à cette multiplicité fascinante.
    Cet ouvrage a pour objectif d'étudier par une approche génétique l'écriture balzacienne à l'oeuvre, dans sa multiplicité : une écriture qui excède toute délimitation préexistante, un ensemble de livres réfractaire aux cadres éditoriaux traditionnels et un travail que la vulgate de la critique génétique peine à bien définir. Sans oublier une longue tradition érudite des études balzaciennes, il s'agit de voir à partir de différents sites comment s'élaborent chez cet écrivain un questionnement inlassable sur la mise en forme romanesque, une articulation originale d'éléments de composition et une gestion dynamique de l'édition de son oeuvre plurielle.

  • Enquête sur la façon dont les westerns racontent la fondation de la république américaine en révélant pour la première fois les implicites politiques et moraux de ce genre cinématographique très populaire. Gérard Mairet montre que les films élaborent une fiction politique visant à transformer l'histoire réelle en mythe de l'origine. Or le personnage principal de l'origine est beaucoup moins le « cowboy » que l'Indien que les films excluent généralement de la république.

    On dénombrerait 7000, voir plus de 10 000 westerns ! Gérard Mairet dans cette enquête journalistique retient cent vingt western hollywoodiens emblématiques, parmi lesquels se trouvent les chefs-d'oeuvre du genre qui, délivrent la matière de la philosophie politique du western.

  • Ce numéro s'inscrit dans une suite d'études thématiques menées par la revue Marges sur les conditions de la création en ce début de 21e siècle. marges étudie ici une question qui suscite de nombreux débats, à savoir l'importance prise par nombre de discours issus des sciences humaines dans la création artistique et son appréciation.
    La création contemporaine fait souvent appel à un champ de références issues des sciences humaines :
    Sociologie, psychologie, études culturelles, pensée décoloniale... mais aussi parfois, des sciences dures ou appliquées. « La circulation des idées dans l'art contemporain » s'interroge sur ce phénomène au travers d'exemples de diverses pratiques artistiques et/ou de mises en forme de discours sur l'art.

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  • Édouard Glissant, poète et philosophe, né en Martinique en 1928, est une référence majeure pour penser la mondialité aujourd'hui. Ses idées de créolisation et d'identité nomade sont commentées aux États-Unis, au Japon, au Brésil, en Tunisie... Elles permettent de déchiffrer les transformations du monde contemporain et d'imaginer de nouvelles géographies politiques. Pendant les dix dernières années de sa vie, il s'est entretenu régulièrement avec François Noudelmann qui publie leurs discussions publiques et privées.

  • Exploration passionnée de l'univers de Valère Novarina à travers le retour sur le travail de mise en scène de quatre de ses pièces.

    Avec une écriture très libre, Claude Buchvald emmène le lecteur de l'autre côté de la scène et présente les différentes étapes du montage de quatre pièces de Valère Novarina.
    Son regard de professionnelle du théâtre se mêle à sa profonde admiration pour le travail de l'écrivain dans une analyse poétique des oeuvres qu'elle a elle-même porté à la scène.
    L'ouvrage illustré, bénéficie d'une iconographie en couleurs importante, prises sur les plateaux et sur scène.

  • Beckett

    Clément Bruno

    Samuel Beckett, prix Nobel de littérature (1969), est né en 1906 dans une Irlande encore britannique, et mort en 1989 à Paris où il a vécu plus de 50 ans. C'est probablement le seul auteur ayant jamais écrit son oeuvre deux fois : en anglais et en français. Ce bilinguisme, loin d'être anecdotique, fait partie d'un projet radical, dont on trouvera ici les traits essentiels. Beckett a profondément ébranlé les assises de tous les genres qu'il a pratiqués : ses pièces sont pour la scène, pour la radio, pour la télévision, certaines sont sans paroles, l'une a pour personnage une Bouche, l'autre un souffle, une autre un air de musique. Ses récits, tous plus ou moins expérimentaux, peuvent être sans ponctuation, sans alinéas, sans personnages caractérisés. Son oeuvre est traduite, jouée et étudiée dans le monde entier. Elle fascine les philosophes, intrigue les psychanalystes. Elle a inspiré de nombreux artistes, peintres ou musiciens.

  • Borges

    Julio Premat

    Comme Proust, comme Kafka, Borges a fait du « devenir auteur » une aventure vitale, que ce soit par la mise en scène d'une fiction autobiographique ou par le déploiement d'une métaphysique de la littérature.
    Julio Premat, propose un parcours dans l'oeuvre et dans le mythe de l'écrivain en privilégiant les aspects les moins connus en France.
    Trois figures de Borges ou trois avatars, sont analysés tour à tour : le héros fondateur, le fils à l'oeuvre, l'aveugle clairvoyant. Elles permettent de présenter les particularités de ce classique de la modernité et d'introduire les pôles thématiques majeurs de ses textes : l'érudition, la temporalité, le biographique et la lecture.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire littéralement spectaculaire du jazz. Du rituel au happening, du cabaret au concert, la scène du jazz apparaît ici comme un espace de représentation, de construction identitaire et de légitimation culturelle. Par la richesse de l'information, la variété des pistes théoriques proposées, cet ouvrage à la lecture agréable et passionnante, porte un regard original sur la manière dont les musiciens de jazz se sont mis en scène.
    S'il est désormais acquis que le jazz a profondément irrigué la modernité artistique, si les études sur ses rapports à la littérature, au cinéma et aux arts plastiques l'ont consacré comme un phénomène esthétique majeur, sa relation aux arts de la scène demeure méconnue. Aussi Le jazz et la Scène appréhende-t-il l'expression musicale au prisme de la théâtralité, pour en révéler la dramaturgie, en scrutant à la fois les insinuations cachées dans la matière sonore et les signes qui jaillissent à travers les corps et s'organisent dans la scénographie. En somme, il s'agit ici de regarder la musique autrement, de la concevoir comme une expression douée de sens, comme un art éminemment théâtral.

  • En 1969, dans un contexte de fortes revendications sociales, le poète Vito Acconci décide de suivre chaque jour, durant vingt-trois jours, une personne différente dans la rue jusqu'à ce qu'elle entre dans un lieu privé. Cette oeuvre fait partie des « Street Works », soit six événements artistiques new-yorkais organisés dans la rue par Hannah Weiner, Marjorie Strider et John Perreault. Pour ce dernier, le travail le plus sensationnel est celui qui passe inaperçu. C'est peut-être la première fois dans l'histoire de l'art qu'il est revendiqué que la plus grande valeur d'une oeuvre soit de ne pas être vue en tant que telle. Comment paradoxalement est-elle reconnue ?

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