Maurice Nadeau

  • Autour de lui, les personnages luttent pour un peu d'amour, de plaisir sexuel ou d'argent.
    Il est technicien en informatique ; il n'a plus d'ambition. sa vie est une succession de déceptions banales ; les repères sociaux s'effritent. il va perdre son emploi, il ne trouvera pas de femme. l'enfance est finie : au-dessus de lui, il sent grandir l'aile sombre de la dépression.
    Un roman d'apprentissage : l'apprentissage du dégoût.

  • Le Llano en flammes

    Juan Rulfo

    « En écrivant "On nous a donné la terre", "Macario" ou "La nuit où on l'a laissé seul", Rulfo invente un langage qui n'appartient qu'à lui seul, comme l'ont fait Giono, Céline ou Faulkner à partir de leur connaissance de la guerre ou du racisme. La langue de Rulfo porte en elle tout son passé, l'histoire de son enfance. Comme l'a dit son ami des débuts, Efrén Hernández, Juan Rulfo est un "escritor nato", un écrivain-né. Son oralité n'est pas une transcription, elle est un art, qui incube le réel et le réinvente. C'est cette appropriation qui donne à son écriture la force de la vérité. Le Llano en flammes brûle dans la mémoire universelle, chacun de ses récits laisse en nous une marque indélébile, qui dit mieux que tout l'absurdité irréductible de l'histoire humaine, et fait naître la ferveur de l'émotion, notre seul espoir de rédemption. » J.M.G. Le Clézio.

  • C'est le récit d'un séjour effectué dans un monastère des Alpes-Maritimes à l'occasion d'une résidence d'écriture. La conjonction de ce lieu (un monastère) et de cette activité (l'écriture) provoque chez le narrateur une distorsion du réel. Dès lors, les événements qui se succèdent durant son séjour, comme les souvenirs qui reviendront en force à la suite de tel ou tel déclic, prendront des allures mystérieuses, aux limites du réalisme et du fantastique : son initiation amoureuse, en Italie, vingt ans plus tôt, le souvenir d'une amie chère, morte à Moscou sans le secours de son amitié, les habitants attachants et étranges de ce village des Alpes, la visite régulière du fantôme de sa mère dans les couloirs du monastère, et, en forme de résolution ouverte, un début d'initiation aux mystères de la Bible en compagnie d'un vieil érudit et d'un jeune homme très peu terrestre...

  • Le narrateur veut s'insérer dans une famille dont l'un des fils est son amant.
    Comment va-t-il être reçu ? quels vont être, à son égard, les sentiments du père, de la mère, des autres enfants ? les moeurs ont évolué, certes, mais cette famille exploite une ferme au fin fond d'une campagne oú rôdent encore les jeteurs de sort. comment, alors, trouver sa place sans perdre pied ? en nous faisant partager la vie de cette famille d'adoption et les rapports que tisse chacun de ses membres avec le narrateur, l'auteur d'un sentiment océanique, de mère biscuit, s'est lancé dans une vaste entreprise.
    Une écriture qui fait parfois penser à proust.

  • Un archiviste de la ville imaginaire d'Alika, en Algérie, retrouve les traces de la fondation de sa ville à l'endroit où eut lieu la résidence forcée de deux caravanes de marchands venues de Tunisie, au moment de la conquête de l'Algérie par la France. Le manque de femmes dans cette société confinée va produire un phénomène inédit en pays musulman : une sorte de matriarcat qui va durer le temps d'une génération.
    Cette découverte - qui heurte les autorités conservatrices actuelles - va bientôt rendre célèbre l'archiviste Mohamed Bourrichi dans l'Algérie contemporaine et déterminer son ascension à la tête d'un état algérien de fiction. En résumé, un récit plein d'humour très documenté, doté de toute la poésie du conte oriental.
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  • Zoltan, le narrateur veut « peindre la vie ». Le directeur de l'école des Beaux-Arts se voit obligé de le renvoyer, car cela est considéré comme dangereux. Libre de toutes attaches, Zoltan part à l'aventure vers le sud avec sa boîte à peinture. Étranger dans un pays non identifié, sans permis de séjour, il peint des paysages en pleine nature, avec passion, jusqu'au moment où le gouverneur de l'endroit entend parler de lui... Zoltan se trouve alors chargé de faire son portrait, un portrait qui doit être exposé dans une cérémonie officielle.
    Une proposition dangereuse, qu'on ne peut pas refuser, dans une contrée entièrement claquemurée par un ferme contrôle policier.
    Heureusement pour le peintre désormais confiné dans un univers kafkaïen, où sa seule liberté, d'essence surréaliste, réside dans son face-à-face avec la toile, une figure féminine gravite autour de lui et adoucit son sort. L'auteur nous décrit avec beaucoup de finesse l'univers intérieur de l'artiste dans la transe créative de son désir d'aboutir à « peindre la vie ».

  • L'oeil du jour

    Hélé Béji

    La maison d'enfance à Tunis, avec son patio et sa vasque bruissante, ses appartements aux meubles polis par les ans, sa terrasse. Royaume enchanté que gouverne une grand-mère par la grâce de qui perdure une tradition de vie méditerranéenne et musulmane.
    La narratrice, qui vit habituellement à Paris, retrouve là-bas, au cours de séjours épisodiques, ses racines. Elle ne peut s'empêcher toutefois de remarquer combien cet îlot préservé est battu par le flot de la vulgarité moderne : dans les constructions nouvelles, chez les nouveaux notables et leurs épouses, parmi les couches sociales qui, de la vie occidentale, ont assimilé les plus mauvais aspects.
    Elle-même, qui a perdu la foi et adopté un genre de vie européen, n'est rattachée au passé que par des liens que la mort va trancher. Elle regrette ce monde si présent encore et qui se transforme sous ses yeux. Pour le mieux ou pour le pire ?

  • Au début des années 2000, La Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau a ouvert ses colonnes à une rubrique régulière d'Alain Joubert, intitulée La Boîte noire. Il y relatait une lecture particulière de certains romans noirs, - le plus souvent oubliés par la critique, s'interrogeant sur les liens avec d'autres oeuvres ou situations, sachant que chaque événement contient par nature sa boîte noire, révélatrice du "masqué", du "dissimulé" ou de "l'inconscient" qui ont provoqué son existence.
    Pour l'auteur, une vérité non exprimée s'y dissimule et un nouvel éclairage pouvait donc en dessiner les contours. Aux quinze chroniques ici réunies (2002-2004), se sont ajoutés deux textes également publiés par La Quinzaine littéraire dans ses numéros spéciaux d'été de "l'écrivain en colère" (été 2002) et du "roman policier" (été 2003). 17 photos de Nicole Espagnol accompagnent, dans une sorte d'écho visuel, chaque début de texte.

  • Maurice Nadeau a rencontré avant-­guerre André Breton, Benjamin Peret et de nombreux autres acteurs du Mouvement surréaliste fondé sur une conception révolutionnaire de l'homme et du monde. La force de ce court mais riche essai (écrit sous l'Occupation) tient dans la volonté d'objectivité voulue et cherchée par l'auteur, bien qu'il ne puisse cacher une empathie certaine pour le mouvement. Cet essai historique tente d'expliquer les buts poursuivis par le groupe surréaliste et en comprendre l'évolution au gré des événements politiques et économiques.
    Réédition augmentée d'une Postface d'Alain Joubert Ce dernier fait le lien entre cette histoire dont le récit s'achève avec la fin de la guerre et la résurgence du mouvement surréaliste de 1945 jusqu'en 1969, date de sa dissolution.
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  • L'amour égorgé

    Patrice Trigano

    Un matin de juin 1914, à son réveil, René âgé de quatorze ans découvre le corps pendu de son père à la poutre centrale du salon de l'appartement familial. Ce traumatisme alimentera un besoin de révolte qui ne quittera pas le poète qu'il devint. Tourmenté par sa bisexualité, tiraillé entre l'amour qu'il portait à un peintre américain et à une jeune berlinoise adepte du triolisme, dégoûté par son corps atteint de tuberculose, René Crevel conjurait son mal de vivre en cherchant dans les abus de la drogue, du sexe, et des frivolités mondaines l'apaisement de ses maux. Jusqu'à son suicide en 1935 il rêva à une version régénérée du monde en devenant tour à tour membre du mouvement Dada, du groupe surréaliste et enfin du Parti communiste. En une épopée passionnante, d'une plume alerte, Patrice Trigano fait revivre les moments d'exaltation, les sentiments de craintes, d'angoisses, les douleurs morales et physiques de René Crevel. Il dresse une peinture des milieux intellectuels des années vingt et trente, alors que le fascisme était en embuscade, à travers des portraits saisissants des amis du poète: Gide, Nancy Cunard, Breton, Éluard, Aragon, Tzara, Cocteau, Dali, Giacometti.

  • épuration

    Gilles Zerlini

    Louis a quitté son village corse pour combattre sur le front en 1914.
    Survivant à l'holocauste, il rencontre à son retour Félicité. Ils s'installent à Toulon. Elle lui donne de nombreux enfants. Survient l'Occupation.
    Dans ce petit peuple mêlé d'ouvriers, marins, prostituées et michetons, tous vont s'aimer et se meurtrir à souhait dans l'espace clos de la ville fortifiée. Le temps est rythmé par le travail. Louis fréquente les bordels où il rencontre l'amour d'une femme. Les Allemands sont là, puis viendront les Alliés. La grande histoire déboule, transformant le quotidien des jours et du labeur des personnages en tragédie.
    À travers le destin de ces personnages balayés comme fétus de paille, l'auteur, agissant en véritable « contrebandier de la mémoire », dessine un morceau inattendu d'Histoire, entre Corse et Provence.

  • Ce recueil d'articles parus dans le Journal « Combat » d'Albert Camus, dont la présentation a été rédigée par Maurice Nadeau avant de disparaître en 2013, relate un itinéraire hors du commun où journalisme littéraire, batailles d'idées et édition sont mêlés pour définir en creux une personnalité. Les années « Combat » c'est Sade, Gide, Léautaud, Artaud, Giono, Malraux, Céline, Cendrars, Sartre, Camus, Miller, Queneau, Blanchot, Genet, Cioran, Beckett, Barthes, Bataille, Char ou Michaux. Plus qu'un recueil, qui ne se limite pas au domaine français, c'est la première étape de l'évolution d'un monde littéraire qui s'affiche au lendemain de la Libération.

  • Cette édition rassemble, pour la première fois en français et en un seul volume, l'intégralité des Poèmes en prose divisés par Tourguéniev en deux séries : Senilia et Nouveaux poèmes en prose. Avec le titre de chaque poème est indiqué le nom de la série à laquelle il appartient, ainsi que son rang voulu par l'auteur. Sont ajoutés : La caille, dernier récit de Tourguéniev, et quelques pièces en vers écrites à travers sa vie de prosateur.

  • Soixante ans de journalisme littéraire relate un itinéraire hors du commun où édition, journalisme littéraire et batailles d'idées sont étroitement mêlés pour définir en creux une personnalité. Les années Lettres Nouvelles c'est, Gide, Léautaud, Artaud, Aragon, Breton, Giono, Leiris, Malraux, Céline, Cendrars, Sartre, Camus, Miller, Queneau, Blanchot, Genet, Beckett, Barthes, Bataille, Simon, Char ou Michaux, Faulkner, Hemingway, Pasternak, Borges, Golding, Burroughs, Nabokov, sans oublier les grands classiques, Sade, Machiavel, Rimbaud, Mallarmé, Flaubert, Dostoïevski, Kafka, Musil, Melville.
    Un recueil où s'affirme, dans la dénonciation de la torture en Algérie et la défense des écrivains contre l'étouffoir stalinien, une puissance d'analyse littéraire et politique hors du commun, durant ces années de la décolonisation, de la crise du stalinisme et de l'avènement de la société de consommation.

  • L'auteur nous introduit dans l'esprit d'un bawab cairote, c'est-à-dire d'un gardien d'immeuble. Chez le bawab, il y a du concierge à l'occidentale, à savoir porter le courrier, s'occuper du nettoyage de la cage d'escalier et, le cas échéant, rendre de petits services aux locataires ou propriétaires dudit immeuble ; mais il y a aussi, et c'est le plus important, un sentiment de promotion sociale. Tarek, le bawab mis en scène par l'auteur, vient de Haute Egypte, où la pauvreté est assurée à vie.
    D'être au Caire constitue déjà une promotion. D'avoir affaire à des occupants de l'immeuble tel un officier, un homme important, le valorise chaque jour. Et puis, bien évidemment, il y a l'autre face de la vie de Tarek : le manque de femme, la fréquentation des prostituées, l'obligation d'être un indic pour le commissaire Youssef Charif (avec une attention particulière pour le locataire du septième, l'officier copte de l'Armée de Terre Matta Kassam), son amitié avec Younès, un autre bawab, et, de fil en aiguille, les bêtises, l'engrenage fatal.
    Tout ceci sous la pression du commissaire qui se fait de plus en plus pressante en cette veille de guerre du Kippour d'octobre 1973.

  • Ennuis de noces

    Stig Dagerman

    L'action se déroule ici en vingt-­quatre heures dans un village où la fille du vieux Victor épouse le boucher, mais c'est d'un autre dont elle est enceinte. Les nombreux invités de la noce ont chacun, comme Hildur la nouvelle épousée, leurs drames et leurs secrets, et la bacchanale qui dure jusqu'au petit matin devient un cruel « jeu de la vérité » où le tragique se mêle au burlesque.

  • Buñuel, Ferreri, Fields, Forman, Greenaway, Hitchcok, Jarmusch, Kubrick, Polanski, Prévert, Renoir, Sternberg, pour ne citer que ceux-là... S'il n'y a pas à proprement parler de cinéma surréaliste, ces réalisateurs ont reflèté cependant l'état d'esprit des surréalistes. Alain Joubert a choisi de présenter dans cet ouvrage cent soixante-deux films des années vingt du siècle dernier à 2015,- célèbres ou moins connus - où percent le désir de révolutionner l'entendement humain. 320 PAGES RELIÉ - ISBN 9782862312729 Les 29 photocollages en noir et blanc de Pierre-André Sauvageot interprètent en les illustrant, les thèmes de la révolte, la subversion, l'amour fou, la passion, le merveilleux, l'onirisme, la force du mythe, l'exaltation d'un sacré non religieux, éros et thanatos, l'humour noir ou le non-sens, tout ce sur quoi se fondent les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues.

  • Automne 1943. Dans le camp d'extermination d'Auschwitz, Anna, la femme de l'Untersturmführer Hans Nebel chargé de la comptabilité et du fichier du camp d'Auschwitz, désire ardemment posséder un jardin comme celui du Lagerkommandant, agrémenté d'une serre, où pourraient être cultivés des fruits exotiques... Le récit est mené du point de vue d'Anna. Celle-ci mène une existence plutôt tranquille et confortable dans une « villa » située à quelques kilomètres du camp d'extermination, et est tenue par son mari dans l'ignorance du fonctionnement exact de la gigantesque machine de mort en cours. Sa préoccupation principale est d'élever ses enfants et de mener une vie mondaine en compagnie d'autres femmes d'officiers SS, tout en employant à son service des détenus juifs ou fondamentalistes, dont la survie dépend du bon vouloir de la maîtresse de maison. Ce roman, d'une rare puissance d'évocation, apporte un autre éclairage et un angle inédit sur l'une des pages les plus sombres du nazisme.

  • Les wagons rouges

    Stig Dagerman

    Stig Dagerman (1923-­1954) a connu la célébrité dans son pays dès son premier roman Ormen (Le Serpent) paru en 1945.
    Il était naturel que le monde angoissé de Stig Dagerman et son observation aiguë de la réalité débouche sur le fantastique, ce monde où les choses prennent un aspect inattendu et révélateur, comme dans les Wagons rouges, qui ont donné leur nom à ce recueil. Toutes les nouvelles qui composent cet ouvrage ont été écrites entre 1946 et 1954.

  • Sous le ciel vide

    Raphael Nizan

    L'incendie de Notre-Dame survenu en 2019 plonge brutalement le narrateur dans le souvenir d'un épisode brûlant de sa jeunesse. Trente ans auparavant, il avait 18 ans et se tenait tout en haut des tours avec la belle Ayla, d'un an sa cadette. Rien ne les prédestinait à ce qu'ils allaient vivre, aller toujours plus loin dans le soufre des nuits parisiennes, se perdant toujours plus avant dans les creux et les failles sans fond des ombres qui peuplent les rues, les clubs, le Paris crasseux des hôtels bon marché et des squats.
    Deux enfants perdus dans les larmes et la rage, cédant frénétiquement à l'urgence de vivre, amants maudits cherchant tant la rédemption que d'échapper à l'absurde d'un monde, fuyant le désamour par le vol d'un amour plus puissant et peut-être, par la littérature. Mais Sous le ciel vide c'est aussi la jonction entre deux époques, celle de la fin des années 80, qui a laissé toute une génération dans le néant, tiraillée entre la fin des idéologies et de l'espoir, et l'illusion d'une fête sans fin.
    Porté par une langue singulière dont les méandres hypnotisent le lecteur et l'emportent pour lui faire saisir au coeur la réalité d'une époque et d'une tranche de vie, ce roman fait incontestablement surgir une voix avec laquelle il faudra compter dans les années qui viennent. On ne sait rien de Raphaël Nizan si ce n'est qu'il est l'auteur de ce texte. Pourquoi aujourd'hui prendre le risque de ne pas apparaître ? C'est sans doute qu'il a choisi de prendre le risque de la littérature et des mots, et qu'il pense au plus profond que si la littérature peut avoir encore une place aujourd'hui dans ce monde, c'est au prix de l'anonymat de ses auteurs.

  • Europa hôtel

    Pirbal Ferhad

    Le narrateur d'origine kurde a fuit les persécutions irakiennes de Saddam Hussein et s'est réfugié à Paris dans les années quatre-vingt. Il y travaille comme veilleur de nuit dans un hôtel trois étoiles, Europa Hôtel. Sa vraie profession demeure la peinture, mais il n'arrive pas à vivre des quelques tableaux placés dans une galerie parisienne. Sa rencontre avec Mohammad Hadji Zadeh, un « mollah iranien » sans titre de séjour, débute ce récit. Ce dernier a une particularité : il ressemble étrangement au propriétaire de l'hôtel d'origine juive portugaise...
    Ils vont échanger leur identité pour permettre à ce dernier de retrouver une femme aimée retournée en Iran.
    L'auteur nous affirme que ce récit est tiré d'une histoire réelle. Il brasse les itinéraires et le passé familial des personnages dont chaque élément va composer un tableau d'ensemble oriental des exilés en Europe, à Paris en particulier, où seront évoqués la traite des esclaves, le sort des Juifs du Kurdistan, ceux d'Ispahan ou encore la poésie persanne.
    Ferhad Pirbal est né en 1961 dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien.
    Venu en France en 1986 pour étudier la littérature à la Sorbonne, il est retourné au Kurdistan en 1994. Écrivain, philosophe, chanteur, poète, peintre et critique, il est une figure importante et turbulante de son pays.
    Poursuivi au Kurdistan en 2010 pour avoir publié des textes érotiques dans le magazine Wreckage dont il était l'éditeur, il a suscité une mobilisation des écrivains et journalistes autour de lui. Auteur de nombreux ouvrages et pièces de théâtre, Europa Hôtel est son premier livre édité en français.

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