Complexe

  • J'accuse

    Emile Zola

    • Complexe
    • 15 Janvier 1999

    En 1894, l'état-major de l'armée est secoué par une affaire qui ébranle la société tout entière : un officier a trahi. Alfred Dreyfus, juif alsacien, est le coupable idéal. Sa dégradation, sa déportation sur l'île du Diable, son retour en France, ont divisé la société. Avec "J'accuse", Emile Zola symbolise l'engagement intellectuel face au pouvoir, au mensonge et à la soumission.

  • Trois années

    Anton Tchekhov

    Alexeï Laptev a trente-quatre ans quand il se rend au chevet de sa soeur malade, dans une petite ville de province. Il y tombe amoureux d'une jeune femme de douze ans sa cadette et ne sera pas long à la demander en mariage, sachant pourtant que sa passion n'est pas payée de retour. Laptev n'est pas un homme séduisant, mais il a pour lui sa droiture ainsi qu'une solide fortune, et sa demande sera acceptée. Trois années vont s'écouler, durant lesquelles les sentiments vont évoluer, le futur se dessiner, très logiquement sans doute mais avec cette nuance d'étrangeté, ces petits riens imprévisibles que l'art de Tchékhov est de parfaitement restituer, pour saisir la vie dans ce qu'elle a de plus intime, de plus secret, de plus singulier.

  • Paris 1793.
    Louis XVI a été guillotiné. Le Tribunal révolutionnaire institué, la Convention mettra bientôt la Terreur à l'ordre du jour. Enfermée au Temple, Marie-Antoinette attend son procès, dont l'issue ne fait pas de doute. Mais la Police révolutionnaire est sur les dents : une rumeur court, celle d'un complot visant à faire évader la " veuve Capet ". En effet, un homme a décidé de tenter de sauver la prisonnière, fût-ce au péril de sa propre vie.
    Cet homme, c'est le chevalier de Maison-Rouge. Insaisissable, mystérieux et... secrètement amoureux de la reine, le chevalier de Maison-Rouge usera des ruses les plus inattendues et prendra les risques les plus fous pour parvenir à forcer l'entrée du Temple...

  • L'invention du bronzage

    Pascal Ory

    L'une des principales révolutions culturelles du xxe siècle n'a, jusqu'à présent, guère suscité l'intérêt des historiens : celle qui a conduit le canon de la beauté pigmentaire de l'ordre du marbre à celui du bronze.
    Dans un essai historique vif, original et stimulant, Pascal Ory revient sur la délimitation historique du phénomène, caractéristique du tournant des années 1930. Il en propose, au-delà des réponses périphériques parfois avancées qui vont du goût de Coco Chanel aux congés payés et qui offrent chacune leur intérêt, une approche plus structurelle.
    La grille d'interprétation nécessite de faire converger vers cet objet tout à la fois le discours scientifique de l'héliothérapie, la nouvelle économie des cosmétiques, la politique de l'aventure coloniale, la culture du pleinair, voire l'expression d'un nouvel homo-érotisme. La détermination essentielle reste, comme il se doit, de nature proprement culturelle, puisqu'elle combine stratégie sociale de distinction des élites et progrès général des valeurs hédonistes.

  • Parmi les événements politiques qui ont secoué la planète dans les années 1960, l'expérience française a été unique. En effet, pour un court moment, étudiants et travailleurs se sont alliés pour produire l'unique insurrection « générale » que le monde développé ait connue depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce que l'on désigne aujourd'hui comme « les événements de Mai 68 » constitue en fait le plus vaste mouvement de masse de l'histoire française et la plus grande grève de l'histoire du travail en France. Les trois cibles politiques de l'insurrection étaient, à l'époque, clairement déterminées : il s'agissait de l'impérialisme américain, du capitalisme et du gaullisme.
    Vingt ans plus tard, toutefois, l'image de Mai 68 qui faisait l'objet d'un consensus presque parfait en France était celle d'un drame générationnel dénué de violence, d'une révolte de la jeunesse pacifique et bon enfant, d'une poussée d'individualisme narcissique - bref, rien de plus qu'une bénigne transformation de moeurs, de culture et de style de vie.
    Mai 68 et ses vies ultérieures offre une analyse critique de la façon dont la mémoire officielle de 1968 a été façonnée pour servir des intérêts politiques étrangers aux aspirations propres du mouvement. Il examine le rôle joué par le discours sociologique, par certains exleaders estudiantins repentis, désireux de se réconcilier avec la culture politique dominante, par le flot de commémorations télévisées diffusées en France dans les années 1970 et 1980 et par l'émergence d'un nouveau discours éthique entourant les droits de l'homme ; autant d'éléments qui ont contribué à réduire ce qui pouvait être dit ou même pensé au sujet de la culture politique de gauche des années 1960 à un petit nombre de tropes et de clichés. Il montre ainsi comment un mouvement éminemment politique, avant tout soucieux d'égalité, s'est vu assigner une histoire totalement neuve et contrefaite, qui a rayé du tableau la violence policière, les décès de participants, l'adhésion des travailleurs et, surtout, gommé toute trace d'anti-américanisme et d'anti-impérialisme ainsi que les influences de l'Algérie et du Vietnam.
    Pour contrer ceux qui voudraient attribuer une dimension purement spirituelle et culturelle à Mai 68, Kristin Ross retourne au langage politique du mouvement, préservé dans les tracts, les pamphlets et les films documentaires de l'époque, et évoque les traces d'un climat, d'une configuration sociale et d'une subjectivité politiques particulières, oubliées par ceux qui, plus tard, ont prétendu incarner la vérité officielle du mouvement. La culture politique de 1968, selon l'auteur, se manifeste dans la destruction d'identités sociales, dans les déplacements physiques qui ont entraîné les participants en dehors de leur place dans la société, dans la création, enfin, d'une disjonction entre subjectivité politique et groupe social d'appartenance. Les dimensions profondément politiques de Mai 68, suggère-t-elle, ne sont redevenues partiellement perceptibles que très récemment, à la suite de la réémergence d'un mouvement politique de masse opposé aux effets du capitalisme global (Seattle, grèves de 1995 en France).

  • Bien que de nombreux ouvrages aient été consacrés à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, certaines questions demeurent, soit qu'elles n'aient jamais vraiment été abordées ou qu'elles suscitent, aujourd'hui encore, émotion, controverse et besoin de comprendre. Plusieurs d'entre elles font ici l'objet d'une mise au point : L'entrée en guerre : esprit public et cinéma ; Pétain-Laval : mythe et réalité du double jeu ; La rupture du Pacte germano-soviétique ; Les communistes français et leur entrée en Résistance ; La question de Pearl Harbor ; Le moment du tournant de la guerre ; Typologie de la collaboration ; L'importance de la Résistance ; L'extermination des Juifs : qui savait - et quoi ? ; Le dilemme des peuples colonisés ; Fascisme, nazisme et totalitarisme. Le but de cet ouvrage est donc de rendre intelligibles à tous les principales interrogations que suscitent encore ces événements.

  • Imaginez le monde en sa prime jeunesse.
    Imaginez, dans ce décor, le plus jeune conquérant que le monde ait connu, entraînant lotis les peuples de la grèce vers les sources du soleil, vers cet orient fabuleux oú n'avait pénétré avant lui que le cortège des bacchantes. telle est la vie d'alexandre le grand.
    Imaginez enfin un jeune homme enflammé par l'étude de l'antiquité classique, chez qui une érudition très sûre coordonnerait et vérifierait sans cesse les données de l'imagination ; qui tenterait à vingt-cinq ans une des tâches intellectuelles les plus périlleuses qui soient ; qui nous donnerait d'emblée une vie d'alexandre, qui serait un chef-d'oeuvre de compréhension, de lucidité et de ferveur ; - ne diriez-vous pas qu'un tel livre, s'il existait, serait un des plus beaux du monde ?
    Eh bien, il existe : c'est l'histoire d'alexandre le grand par droysen.
    Il est parti en 1833 et en dépit des progrès de la science moderne, les plus grands savants s'inclinent devant lui.
    Ce livre, on peut le lire comme une épopée antique, comme le récit d'une existence fabuleuse. on peut aussi le lire comme une des plus puissantes synthèses historiques que nous ait léguée le xixe siècle, comme un ouvrage à placer sur le même rayon que mommsen ou burckhardt, Carlyle ou Michelet.

    (extrait de la préface de Jacques Benoist-Méchin).

  • Roger Vailland, romancier dandy, résistant esthète, aurait cent ans cette année. La republication des écrits de combat de ce témoin majeur des conflits intellectuels et politiques du XXe siècle était devenue une urgence. D'autant plus que le surréalisme est sans doute le mouvement littéraire le plus complexe du XXe français, puisqu'y seront passés tant de jeunes écrivains, y compris Vailland.
    Publié au lendemain de la Libération, "Le Surréalisme contre la Révolution" se présente comme un pamphlet contre André Breton, mais il témoigne aussi du parcours individuel de l'auteur, passé de l'hermétisme du Grand jeu à l'athéisme le plus militant. Ainsi, plus qu'un réquisitoire, ce texte est aussi un plaidoyer pour le rationalisme, dans la tradition des Lumières.

  • Forsythe detail

    Noltenius. Agne

    • Complexe
    • 16 Novembre 2003

    Agnès noltenius - pour moi, photographier le ballet de francfort était une manière d'interroger le travail, de disséquer le mouvement, de révéler des détails afin de rendre visible l'invisible.
    Ce qui m'intéressait, c'était l'architecture du mouvement. je voulais explorer sa complexité, les formes du corps. c'est vraiment un besoin que j'ai ressenti, un besoin presque physique. c'était un peu comme danser en même temps. william forsythe - c'est un acte collégial, un hommage très important qu'agnès rend à des personnes avec qui elle a travaillé physiquement, qu'elle a connues intimement. ces photographies sont un document qui traite de cette intimité et de ce qu'elle a partagé avec les danseurs pendant plus de dix ans.
    /> Si elle est l'auteur de ces images, tous sont les auteurs musculaires de ce temps.

  • A l'exception notable du Marchand de Venise, le théâtre évite, depuis la Seconde Guerre mondiale, de représenter sur scène un personnage juif et désigné comme tel.
    Et lorsqu'il s'y hasarde, il provoque de violentes réactions.
    Il fut pourtant une époque où " la question juive " était l'un des sujets de prédilection de la scène française. Des pièces antisémites, consciemment revendiquées ou non, étaient jouées avec un très grand succès dans de nombreux théâtres parisiens. Les critiques se déchaînaient. L'antisémitisme de ce répertoire dramatique était discuté, approuvé ou combattu pour ce qu'il était à l'époque : une opinion politique.
    L'antisémitisme ne se cantonnait pas à ces pièces, aujourd'hui tombées dans l'oubli, il contamina l'ensemble de la vie théâtrale des années 1880 à la Seconde Guerre mondiale, exhibant sur scène le " type juif ". Il irrigua aussi
    bien le théâtre de boulevard " de droite " que le théâtre d'avant-garde " de gauche ". (Gémier, Lugné-Poe ou Dullin ont contribué à diffuser cette caricature dans le public.
    ) Certains auteurs dramatiques juifs eux-mêmes ajoutèrent leur voix au concert antisémite. Tous dénoncèrent le " théâtre juif ou enjuivé ", synonyme d'un théâtre médiocre, boulevardier, par opposition au théâtre pur, pauvre, d'avant-garde, aux mains des vrais artistes. Ce volume propose une réflexion autour de quelques textes importants - inédits ou opportunément disparus après-guerre - et d'un cahier photos, sur cette mémoire " confisquée " du théâtre.
    Non pour jouer les procureurs mais pour comprendre le rôle et la responsabilité du théâtre dans notre histoire politique.

  • Le choc des barbaries

    Gilbert Achcar

    • Complexe
    • 16 Janvier 2002

    Au-delà de l'horreur, les attentats du 11 septembre 2001 soulèvent nombre de questions majeures.
    Le cycle infernal de la terreur ne témoigne-t-il pas du désordre mondial de l'après-Guerre froide ? Assistons-nous à un choc des civilisations ou à un choc des barbaries ? Que révèlent les différences de perceptions qu'a suscitées cet événement, objet d'une médiatisation inégalée ? Comment s'explique le fait que l'homme le plus haï de l'histoire des Etats-Unis soit originaire du royaume saoudien, un de leurs alliés les plus anciens, grand exportateur de pétrole et d'intégrisme islamique ? Quel rapport y a-t-il entre un " terrorisme " qui vise les points vulnérables de l'hyperpuissance américaine et l'impératif officiel de " dominance " mondiale qu'elle s'est assigné dans l'après-Guerre froide ? Et comment, du " nouvel ordre mondial " promis par Bush père, en est-on arrivé, sous Bush fils, à ce monde chaotique, pris entre le feu dévorant des violences de toutes sortes et les eaux glaciales du calcul égoïste ? Ce sont quelques-unes des questions qu'aborde cet ouvrage, dont plusieurs traductions sont déjà en cours, et qui doit paraître aux Etats-Unis en septembre 2002.

  • La critique dramatique révèle l'état de la société.
    Lorsque Emile Zola et Octave Mirbeau entrent en guerre contre Francisque Sarcey, c'est à la bourgeoisie réactionnaire de la IIIe République qu'ils livrent bataille. Romain Rolland, dans le titre " Point de critique ", résume bien l'attitude des auteurs vis-à-vis de la critique d'humeur. Marcel Pagnol s'indigne. Dans L'Impromptu de l'Alma, Eugène Ionesco ridiculise les critiques de la revue Théâtre populaire, notamment Roland Barthes et Bernard Dort.
    Les metteurs en scène ne sont pas les derniers à manier l'ironie féroce. Et lorsque Jacques Lassalle dénonce les médiocrités de la profession, n'adresse-t-il pas des griefs analogues à ceux que Jacques Copeau lançait à Léon Blum ? N'y aurait-il alors que de mauvais critiques ? Parole à la défense ! Les textes de Bernard Dort, Georges Banu et un entretien inédit avec Bertrand Poirot-Delpech permettent de dessiner avec finesse et lucidité les contours d'une critique exigeante.

  • Le theatre du peuple

    Romain Rolland

    • Complexe
    • 16 Février 2003

    Si tout le monde connaît le Romain Rolland romancier, auteur de Jean-Christophe et de L'Âme enchantée, le théoricien du théâtre est aujourd'hui injustement méconnu en dépit de sa vision novatrice, voire révolutionnaire, de la scène.
    Dans son essai Le Théâtre du Peuple, Romain Rolland étudie les expériences passées (de la Révolution française au théâtre de Bussang de Maurice Pottecher, premier théâtre du peuple) et fait une série de propositions pour fonder un véritable théâtre populaire " machine de guerre coutre une société caduque et vieillie [...]. Il s'agit de fonder un art nouveau pour un monde nouveau. " La force révolutionnaire de ce projet fait reculer le gouvernement qui s'était pourtant engagé à soutenir cette initiative.
    Dans la préface à cette édition de Chantal Meyer-Plantureux, on peut suivre, grâce aux extraits d'un petit carnet inédit intitulé Le Théâtre du Peuple à Paris 1899-1900, le combat politique de Romain Rolland pour imposer son idée. Le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts procédera lui-même à l'enterrement de ce projet généreux et ambitieux. Le rôle précurseur de Romain Rolland fut oublié mais ses idées ont néanmoins irrigué et fécondé toutes les réalisations de théâtre populaire du XXe siècle.
    Le Théâtre du Peuple, cet essai fondateur, frappe par la justesse et la modernité des analyses de Romain Rolland.

  • Le 7 avril 1994, éclatait le génocide des Tutsi du Rwanda qui, dans sa fulgurance, faisait plus d'un million de victimes en seulement cent jours hommes, femmes et enfants, presque tous Tutsi.
    Tués à la machette. Ce quatrième génocide du XXe siècle, après ceux des Arméniens, des Juifs d'Europe et des Cambodgiens, a été commis par les Hutu. Ou du moins par des Hutu. Comme tout génocide, cet événement monstre repose sur un plan minutieusement préparé par un Etat criminel. Point de départ de cet ouvrage, un procès, au printemps 2001. La cour d'assises de Bruxelles juge quatre Rwandais accusés de génocide : un universitaire, un ancien ministre et deux religieuses.
    Les minutes sonores de ce procès sont le fil directeur qui conduit Laure de Vulpian à s'interroger sur les causes et les conséquences de ce génocide, à chercher des explications sur cette tragédie moderne dans sa conception, rudimentaire dans sa réalisation et sophistiquée dans sa planification. Les réponses viennent de Rwandais, de Belges et de Français, qui sont écrivains ou prêtres, médecins ou historiens, hommes politiques ou avocats, rescapés ou " Justes ".
    On peut citer notamment Jean Hatzfeld, Jacques Sémelin, Alain Destexhe, le colonel Luc Marchal ou le général Christian Quesnot. Cet ouvrage nous donne des clés historiques, politiques et culturelles. Clés nécessaires pour penser l'impensable et prendre la mesure du mal absolu, à savoir l'idée d'exterminer un peuple parce qu'il est ce qu'il est. Laure de Vulpian ne prétend pas être exhaustive, ni lever toutes les interrogations.
    Elle nous invite à chercher à savoir, parce que ce génocide ne peut pas rester dans le mépris de la connaissance et de la mémoire, même si certains veulent à tout prix nous le faire oublier.


  • le prince de ligne (1735-1814) s'impose aujourd'hui comme une figure de proue de la culture européenne à la fin du xviiie et au début du xixe siècle.
    le paradoxe du prince charles-joseph de ligne est d'être à la fois célèbre par la place qu'il occupe dans la société européenne du xviiie siècle et méconnu en sa qualité d'écrivain. celle-ci se réduit souvent, jusque dans l'opinion éclairée, à sa fameuse autobiographie. or le prince est écrivain par nature, comme il est militaire par vocation. il n'a cessé décrire, depuis ses quatorze ans jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pendant plus d'un demi-siècle.
    ses textes traitent évidemment de la guerre et de son expérience. mais expriment surtout les multiples curiosités de l'auteur passionné de théâtre, ligne en analyse la pratique ; aristocrate sociable, sa correspondance est le reflet éclatant de son époque ;
    fou de jardins, il fait le tableau chatoyant de ceux de l'europe entière et en tire une véritable typologie des nations ; romancier, il démasque le jeu du libertin et se pose en féministe ; enfin, avec une attention scrupuleuse, il note au jour le jour les idées, les critiques, les rêves, les jugements littéraires et moraux qui lui viennent à l'esprit et il leur donne le titre significatif mes ecarts, ou ma tête en liberté.
    de cette histoire intérieure, qui se donne à lire sans
    souci d'apologie ou d'ostentation, seule une faible partie avait été rééditée. le lecteur découvrira dans ces pages les multiples facettes d'un esprit toujours en éveil, qui est aussi un des plus brillants
    prosateurs de son temps.

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