Maurice Culot

  • Ce livre évoque les premières années de la carrière d'un des plus célèbres architectes français du XXe siècle. Premier volume d'une série de trois consacrés aux textes écrits et illustrés par Rob Mallet-Stevens, aujourd'hui introuvables, rassemblés in extenso pour la première fois.

    Entre 1907 et 1914 Mallet-Stevens publie quelque 40 articles illustrés consacrés à l'architecture, mais aussi aux arts, au théâtre, au Japon, à la Sécession viennoise, au jardin moderne. Il se révèle un reporter et un critique prolixe et cosmopolite.

    Ces textes sont présentés et replacés dans le contexte de l'époque par un spécialiste de l'époque qui avait déjà édité la première monographie consacrée à Mallet-Stevens en 1980.

  • Sauvées de la destruction en 1997, les anciennes pompes funèbres de la ville de Paris, situées dans le 19e arrondissement, font l'objet d'un ambitieux projet. La Ville a pour objectif de réaliser un lieu de culture vivante correspondant à une nouvelle génération d'équipement artistique et culturel dont le dialogue entre l'art, les pratiques culturelles et les territoires doit être permanent. Ce projet n'est ni un théâtre ni une école mais un lieu où des artistes de toutes les disciplines vivront en permanence et montreront leurs créations aux publics à la fin de chaque saison.
    Le 104, c'est 40 000 m² avec une travée centrale ouverte au public, lieu d'échanges avec les artistes, mais c'est aussi une grande variété d'espaces dédiés au quartier et à l'activité artistique : pôle évenementiel et artistique, salles de spectacle, plateaux de fabrication et de production artistiques, pépinière artistique et locaux de formation.

  • Le livre présente 100 bâtiments qui au-delà de leur présence physique ont été porteurs d'un sentiment qui les dépasse, d'une avancée déterminante dans des domaines aussi divers que ceux de l'art, la construction, les sciences, la santé, l'économie... Ils sont autant de témoins visuels et publics de l'évolution de la société. Ils ont préfiguré des bouleversements techniques, matérialisé des moments clés dans les changements de modes et de mentalités, enregistré des temps politiques forts et des acquis démocratiques.
    Le livre s'ouvre sur le palais Stoclet qui, simultanément, marque la fin de l'Art Nouveau, introduit le style de la Sécession autrichienne en Belgique, influence l'art de Rob Mallet- Stevens et pose les bases de l'Art Déco. Il visite ensuite des réalisations évocatrices du progrès social et des modes de vie de l'entre-deux-guerres, de l'américanisation de la société, de la montée du nationalisme, des temps de guerre puis de la liberté retrouvée, de l'arrivée des multinationales, de l'impact de mai 68, de la présence des institutions européennes, jusqu'à la mondialisation et ses effets parfois si désastreux sur le cadre urbain quotidien.
    Année après année le livre égrène des réalisations qui, mises bout à bout, forment un récit accessible à tous ceux qui aspirent à comprendre l'histoire bâtie de Bruxelles dans son contexte historique, social, international. C'est une histoire visuelle de la ville racontée à travers des réalisations qui sont le reflet d'autant de moments charnières. La signification profonde de chaque édifice pouvant se situer dans sa forme autant que dans son programme et les circonstances qui ont prévalu à sa naissance.

  • Albert Laprade

    Maurice Culot

    • Norma
    • 7 Novembre 2007

    L'oeuvre d'albert laprade (1883-1978), bien que considérable, est surtout connue du public par la publication de ses carnets de croquis et par le majestueux palais de la porte dorée, ancien musée des colonies construit pour l'exposition coloniale de 1931 à paris.
    Ce livre retrace son parcours atypique, qui le conduit à travailler d'abord comme collaborateur d'henri prost dans un maroc dominé par la figure de lyautey, puis pour la clientèle fortunée et souvent extravagante du premier quart du xxe siècle en france, avant d'acquérir une vraie notoriété en tant que créateur de jardins modernes à l'exposition des arts décoratifs de paris en 1925. viendront ensuite les grands projets industriels et monumentaux de la maturité : usines, barrages, centrales électriques, siège de journal, ambassade, pavillons d'exposition.
    Son attention au génie du lieu, son souci de rationalité, sa pensée socialement orientée, une stricte éducation classique (il est un compagnon d'étude de jean giraudoux au lycée de châteauroux) dispensent laprade de recourir à la provocation esthétique pour s'imposer. chez lui pas de grands gestes, mais des architectures qui parlent, qui sous-tendent tantôt une culture, une civilisation à l'exemple de ses réalisations marocaines - la nouvelle ville indigène de casablanca (1916), la résidence générale de rabat (1918) -, tantôt un usage, à l'instar du garage citroën de la rue marbeuf (1929), traité comme un théâtre d'automobiles ouvert sur la rue, ou encore une volonté d'intégration à la nature, et c'est alors le puissant barrage de génissiat (1939).
    Après la seconde guerre mondiale, laprade prend acte du changement qualitatif qui s'opère dans le monde de la construction ; il illustre et défend à travers des milliers de dessins le patrimoine non monumental, celui des rues et des espaces publics, celui qui confère du caractère à un village, à une ville. il laisse de nombreux écrits en faveur de l'éthique professionnelle, du rapprochement des architectes et des ingénieurs, de la prise en compte des aspirations du public.
    Ce récit thématique, qui fait découvrir les épisodes d'une vie de travail foisonnante et éclectique, croise, pour le plaisir du connaisseur comme du simple curieux, l'histoire de l'architecture, de l'urbanisme et des jardins au xxe siècle.

  • Le point de départ se situe dans la période 1794-1814, quand la Belgique était française et que ses architectes avaient l'occasion de se former à Paris, dans la célèbre école des Beaux Arts. Il va en résulter une tradition informelle d'échanges qui reflètent l'actualité culturelle des deux capitales.

    On voit ainsi Viollet le Duc consulté pour la restauration des vestiges de l'enceinte de Bruxelles, Léopold II faire appel à l'architecte orientaliste parisien Alexandre Marcel, le jeune Rob. Mallet Stevens trouver son inspiration dans la maison de sa tante, le palais Stoclet, chef d'oeuvre du style Sécession, Hector Guimard et Henry Sauvage inventer leur propre style, l'un après avoir visité les oeuvres de Victor Horta, l'autre après fait la place chez Paul Saintenoy, un des maîtres bruxellois de l'Art Nouveau.

    Ces échanges ont laissé de nombreux témoignages présentés dans le livre. Ainsi, à Paris, l'Art Nouveau belge peut toujours être apprécié dans le restaurant de l'Hôtel des Dames de la Poste, rue de Lille, aménagé par Gustave Serrurier- Bovy, un des champions belges de l'Art dans Tout, et à Bruxelles, les rues témoignent de l'influence de l'Exposition des Arts décoratifs de Paris 1925 dans nombre d'habitations bourgeoises, d'églises ou d hôtels de ville fastueux.

  • Ce livre est le fruit d'une recherche des plus beaux, plus efficaces et plus durables quartiers construits en Europe ces 25 dernières années. Quelques 80 quartiers sont ainsi présentés et classés par sections : nouvelles villes, nouveaux quartiers, nouveaux centres de quartier, meilleures reconstructions d'un centre historique, meilleures interventions publiques,.
    Les réalisations ont été sélectionnées dans trente pays, dans des grandes villes comme Paris, Londres, Bologne Istanbul, Glasgow, Dresde , et des villes moyennes comme Gladbeck, Alessandria, Dorchester, Brandevoort,.
    Il s'agit d'un véritable manuel avec plans, photographies et spécifications utiles aux services techniques des mairies, aux promoteurs, aux urbanistes et aux architectes pour dessiner et construire la Ville durable sur base des éléments constitutifs des éco-quartiers.
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    Dix de ces quartiers figurent parmi les « top t10 » qui ont reçu le prestigieux Prix Rotthier pour la reconstruction de la Ville Européenne en juin 2008 et qui a primé les villes du Plessis-Robinson et de Val d'Europe en France, de Dresde et de Gladbeck en Allemagne, d'Irun en Espagne, d'Alessandria et de Palerme en Italie, de Knokke en Belgique, de Dorchester en Angleterre et d'Akroken en Suède

  • Ce livre retrace l'histoire d'un hôtel de maître édifié en 1868, à proximité de l'Assemblée Nationale, sur la partie occidentale, nouvellement tracée, du boulevard Saint-Germain. Il est habité successivement par deux illustres familles, les Mangini, géants de l'industrie originaires du Piémont et les de Wignacourt, dont un aïeul, grand maître de Malte, avait été le protecteur du Caravage. Inondé lors de la terrible crue de la Seine de janvier 1910, l'hôtel est alors acquis par la Chambre syndicale des propriétaires de Paris qui le restaure et fait construire, à l'emplacement de la cour et des écuries, un charmant théâtre. En 2002, la propriété change de main et, début 2006, après des travaux de réhabilitation, le 274 boulevard Saint-Germain accueille, sous le label générique « Ambassade de Belgique », la représentation diplomatique de la Communauté Française de Belgique et la Région Wallonne, deux entités fédérées de la Belgique remodelée institutionnellement.

  • La pose de la première pierre du pont Alexandre III en 1896 amorce un âge d'or architectural dont l'Exposition universelle reste le symbole avec ses 50 millions de visiteurs, les Grand et Petit Palais, les gares de Lyon et d'Orsay et le métropolitain avec ses entrées souterraines dessinées par Guimard et ses sections aériennes par Formigé.
    La capitale renouvelle ses équipements, construit des écoles, des hôpitaux, des garages pour automobiles, des hôtels pour voyageurs, des sous-stations électriques en métal et en fer... Le souffle sportif impulsé par de Coubertin fait naître des stades, des piscines, des gymnases. Avec les grands magasins de nouveautés s'achève la mue commerciale entamée 50 ans plus tôt avec les passages couverts. Le mouvement mutualiste se libère des contraintes qu'avait dressées la peur de la classe ouvrière, et engendre la construction de somptueuses chambres syndicales, de bourses du travail, de maisons du peuple. Les lotissements se multiplient et l'ascenseur modifie la manière d'habiter, les derniers étages hier encore réservés aux démunis deviennent les plus recherchés. Les populaires bouillons Chartier déploient leurs arabesques Art Nouveau. Le métal, la céramique, le grès flammé ou émaillé font vibrer une dernière fois les façades avant le fatidique mois d'août 1914.

  • La banalisation des villes et campagnes d'Europe par des architectures passe-partout qui s'imposent plutôt qu'elles ne sont acceptées est elle inéluctable ? La défaite de l'espace public et la victoire des non-lieux sont-elles irrémédiables ? Les styles architecturaux sont-ils définitivement condamnés à n'être plus que des variations conceptuelles et abstraites ? L'imitation, processus de conception artistique immémorial, est-elle devenue synonyme d'impuissance à créer du neuf oe
    Autant d'interrogations auxquelles ce livre s'attache à répondre à travers des réalisations contemporaines et une manière de bâtir la ville et la campagne qui renoue avec le meilleur de la tradition constructive européenne.
    Des architectures touchées par les ailes de l'ange de la fantaisie, sensibles au souffle de la terre, qui embrassent amoureusement l'histoire, respirent la mémoire qui est source de nostalgie et de plaisir, sont légères à l'environnement, ne participent pas au déséquilibre du monde et résistent aux avancées conquérantes de la science, de la technique et de la mondialisation.
    De Bordeaux à Moscou, de Madrid à Bologne, d'Oslo à Bruxelles, de la terre ferme aux îles, des capitales aux hameaux... Autant d'illustrations de l'aphorisme de Federico Fellini : " Soyez régional et vous serez universel ".
    L'auteur, qui préside depuis 1982 le Prix européen Philippe Rotthier pour la Reconstruction de la Ville, y a puisé nombre d'oeuvres de référence et de réalisations qui s'inscrivent dans la continuité du génie bâtisseur européen.


  • Une abbaye au rayonnement culturel exceptionnel, quelques brasseries mythiques (Lipp, Les Deux Magots, Café de Flore...) et lieu de naissance de l'existentialisme, Saint-Germain-des-Prés présente aussi un exceptionnel patrimoine architectural Art Nouveau et Art Déco dont cet ouvrage dévoile pour la première fois la richesse.
    Le livre s'inscrit dans la collection « Grand Paris » dédiée à l'Art Nouveau et à l'Art Déco à Paris et dans les villes de la région parisienne.

  • Village de pêcheurs, puis, avec l'arrivée du train, destination prisée du Second Empire, appréciée des peintres et des écrivains, Trouville a conservé le charme de ses quais, rues, ruelles et impasses. Un charme lié à la topographie accidentée et une géographie qui allie une rivière, un port et une plage dotée de planches. Lieu d'une rencontre unique entre l'architecture vernaculaire et balnéaire où les maisons de pêcheurs côtoient les maisons et villas de la villégiature, les installations maritimes et de délassement. Il en résulte des espaces publics d'une saveur unique en France.

  • Entre 1900 et 1930, des artistes venus d'horizons différents ont fait passer Montparnasse et ses abords à la postérité culturelle. Le carrefour Vavin est devenu le centre du monde. Ce livre révèle un aspect moins connu de cette effervescence, celui de l'architecture Art Nouveau et Art Déco qui a marqué le paysage urbain : ateliers d'artistes, immeubles de rapport, HBM, églises et édifices publics mais aussi les bars, dancings et restaurants : Le Select, la Coupole, la Closerie des Lilas... Les réalisations sont signées par des architectes connus, tels Henri Sauvage, Michel Roux-Spitz ou Louis Sue, et par d'autres tombés dans l'oubli mais dont le talent est mis en évidence par les photographies de France de Griessen. C'est tout un pan de la légende du Paris cosmopolite et artistique de la première moitié du XXème siècle qui surgit au fil des pages

  • Le village du Plessis-Robinson connaît l'engouement des Parisiens qui, à partir de 1848, viennent en foule fréquenter les guinguettes et leurs cabanes perchées dans les branches de grands châtaigniers.
    Quelques années plus tard, la ville accueille de nombreux habitants installés dans une cité-jardin dotée d'une colonie d'artistes russes.
    Dans les années 1950-1970, la ville se densifie puis, à partir de 1980, elle entame une profonde mutation urbaine qui illustre une nouvelle manière de penser la ville basée sur la mixité et la création de rues et de places dans la tradition européenne. François Spoerry, fondateur de cités lacustres, dont Port-Grimaud, et promoteur de l'architecture douce, donne l'esprit de cette entreprise de reconquête urbaine unique en France.
    Ce livre s'inscrit dans la collection « Grand Paris » dédiée à l'Art Nouveau et à l'Art Déco à Paris et dans les villes de la région parisienne.

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