Littérature traduite

  • Réservoir 13

    Jon Mcgregor

    La nuit du Nouvel An, dans un petit village anglais où tout le monde se connaît, une adolescente disparaît. Les habitants se lancent à sa recherche, bientôt rejoints par les journalistes et la police. Au fil des semaines, les chances de la retrouver s'amenuisent. La vie finit progressivement par reprendre son cours. Mais le retour au calme est-il possible quand le souvenir de la jeune fille persiste dans les mémoires et les paysages ?
    Réservoir 13 est la chronique minutieuse et virtuose, pendant les treize années qui suivent le drame, de ce village au quotidien rythmé par les saisons et la nature alentour.

  • « Jon McGregor est un des écrivains britanniques les plus fascinants et talentueux. » Gary Shteyngart « Les histoires de Jon McGregor sont d'étranges et magnifiques chefs-d'oeuvre : douloureusement authentiques, curieuses plus que provocatrices. Il a une formidable capacité à percer la surface des choses du quotidien. Dans ce recueil, la majestueuse austérité des paysages permet de dévoiler les détails les plus intimes des vies de ses personnages ; leurs secrets, leurs crimes et leurs désirs. Sous le quotidien banal, il parvient à saisir notre moi unique et méconnu. » Sarah Hall

  • Même les chiens

    Jon Mcgregor

    Dans une ville du nord de l'Angleterre, peu après Noël, un homme est retrouvé mort dans son appartement. En cinq chapitres, de la découverte du corps jusqu'à sa crémation, en passant par la salle d'autopsie et le tribunal, Jon McGregor esquisse les principales étapes de l'existence de cet homme au gré des souvenirs de ceux qu'il fréquentait durant les dernières années de sa vie. Le récit est rythmé par les voix de ses amis - tous des toxicomanes qu'il hébergeait en échange de menus services -, dont on comprend très tôt qu'ils sont eux-mêmes désormais des fantômes. Décidés à accompagner Robert jusqu'à la fin, ils essaient de découvrir pourquoi il s'est ainsi retrouvé seul dans son appartement, à court de vivres, et quelles sont les causes de sa mort. Le récit des événements en cours alterne avec les souvenirs des personnages, qui se dévoilent eux-mêmes tout autant qu'ils évoquent Robert.
    Le lecteur découvre ainsi le passé de chacun et le moment où ils ont basculé dans la dépendance, toujours en réaction à un événement insupportable : Robert a sombré dans l'alcool après le départ de sa femme et de sa fille, Heather s'est réfugiée dans l'héroïne après avoir été victime d'une mauvaise plaisanterie aux conséquences irrémédiables ; Ant, après avoir perdu une jambe lors d'une explosion en Afghanistan...
    Il n'est cependant jamais question de justifier, seulement de comprendre, sans juger. Jon McGregor dévoile un monde généralement invisible : celui des marginaux et des toxicomanes. Il décrit avec une grande précision - et souvent avec humour - leur mode de survie et leurs déboires. Il nous fait pénétrer dans leur univers ainsi que dans celui de certaines institutions, exposant tant leur souffrance physique que l'extase procurée par la drogue, l'espoir que le désarroi, l'amour que la déception, et, toujours, leur volonté de vivre.


    Jon McGregor, né aux Bermudes en 1976, a grandi dans le Norfolk et habite à présent à Nottingham avec sa femme et leurs deux enfants. En 2002 a paru son premier roman Fenêtres sur rues (Rivages, 2007), sélectionné pour le Man Booker Prize, lauréat du prix Betty Trask et du prix Somerset Maugham. En 2006, il publie Il n'y a pas de faux départs (Seuil, 2008) également sélectionné pour le Man Booker Prize.
    Même les chiens, paru en février 2010, a été unanimement salué par la critique anglo-saxonne.


    " Une alliance rare de profonde empathie et d'extraordinaire écriture. " Mark Haddon " Jon McGregor est un écrivain qui laissera une empreinte considérable dans la littérature mondiale. En vérité, c'est déjà fait. " Colum McCann " Un récit court, bien construit, qui recèle une extraordinaire vitalité émotionnelle. " David Robson, Sunday Telegraph.
    " L'écriture de McGregor est époustouflante. Même les chiens laisse au lecteur une impression de solidarité, accompagnée de nombreux moments de tendresse. Le registre de ces existences malmenées se lit comme un panégyrique du coeur humain. Ce qui compte, pour finir, c'est ce que les personnages de McGregor sont les uns pour les autres, envers et contre tout. " Natalie Sandison, Times " Avec loyauté et compassion, McGregor se concentre sur la misère continuelle de la vie de ses personnages, dans une prose rythmique et ciselée, qui allie précision documentaire et plainte expressionniste... Extraordinaire. " Clare Allfree, Metro.
    " Même les chiens pose un regard impassible et impartial sur les populations de la rue, sans abri et sans espoir. C'est un roman aussi glaçant et aussi revigorant que le " jour vide et glacial " sur lequel il s'ouvre : McGregor trouve de la poésie dans le profane et de la noblesse dans les combats menés par des âmes perdues qui tentent de garder la tête hors de l'eau. " James Lovegrove, Financial Times.
    " McGregor jette un regard lucide et compatissant sur des vies que la littérature contemporaine s'est souvent montrée plus susceptible d'ignorer entièrement ou de recréer dans des récits tendancieux d'aliénation sociale. " Nick Rennison, The Sunday Times.
    " Son immersion, digne d'un journaliste, dans le monde de ses personnages, avec sa gamme restreinte de tons et d'événements, rend cet impressionnant roman plus ingénieux encore. " Christopher Tayler, The Guardian.
    " Nul voyeurisme dans cet ouvrage étonnant : il est profond et humain. C'est avec respect, et non ironie, que McGregor a pénétré dans un univers, en n'essayant ni d'expliquer, ni de justifier, mais de comprendre. " Eileen Battersby, Irish Times.

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  • Par un après-midi tranquille, dans une rue quelconque d'Angleterre, Jon McGregor plante sa caméra. Au numéro dix-huit, un jeune homme inventorie nerveusement ses trésors. Deux numéros plus bas, une fille blonde fait ses bagages sans savoir où aller. Des enfants jouent au cricket ; des voix, de la musique s'échappent des fenêtres grandes ouvertes. L'après-midi semble ordinaire.
    Ce jour, pourtant, ne ressemblera à aucun autre. Visuel, vibrant, méthodique, Fenêtres sur rue est un sublime chant urbain sur l'incertitude de la vie moderne, un roman de cinéaste et de musicien.

  • David Carter, la cinquantaine, est frustré par la vie. Il aimerait que sa femme Eleanor redevienne la jeune Écossaise ambitieuse et pétillante qui l'a séduit ; que son poste comme conservateur de musée tienne ses promesses ; que la naissance de sa fille Kate parvienne à rapprocher des parents éloignés l'un de l'autre. Mais quelques mots négligemment prononcés par Julia, l'amie de sa mère, sèment la confusion dans son esprit. Toute son existence a été construite autour d'un mensonge: il est un enfant adopté. Tentant de donner un sens à son passé, à travers ses archives de photos, de lettres et de vestiges ténus, David est entraîné, par sa quête de vérité, dans le Londres du Blitz, le Coventry d'après guerre, et la campagne irlandaise. Pourtant l'histoire le ramène toujours vers Eleanor et le désir de continuer, envers et contre tout, une relation amoureuse entre des vides qui le taraudent et des éclaircies qui l'enchantent. Ce roman, à la trame subtile, se déploie avec tendresse et humanité sur les failles, les hasards, les succès et les échecs, les bonnes et les mauvaises rencontres qui constituent la chair de nos vies.

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