Dorothy M. Johnson

  • Dans l'intimité de loges indiennes ou celle de ranches à peine construits, à travers les plaines, derrière les murs des forts militaires ou dans les rues de villes nouvelles, pionniers, Indiens et cow-boys sont confrontés à la dure loi de l'Ouest. Dotés d'un formidable instinct de survie, ces hommes et ces femmes résistent à la destruction de leurs foyers, de leurs croyances et de leurs rêves. Ces onze nouvelles - dont deux restaient inédites en français - racontent les incidents devenus légendaires et les paysages encore sauvages de cette terre de frontières. On retrouve parmi elles L'homme qui tua Liberty Valance et Un homme nommé Cheval qui inspirèrent deux grands westerns de John Ford et Elliot Silverstein.
    Avec Contrée indienne, Dorothy Johnson, grande dame de la littérature américaine, ressuscite le mythe de l'Ouest américain.

  • Les histoires de Dorothy Johnson dressent le tableau d'une époque où il n'était pas rare qu'un homme rentre d'une journée de chasse pour retrouver sa maison en flamme, sa femme et ses enfants disparus. Ces histoires de captures et d'évasion, d'hommes et de femmes décidant de quitter la Frontière et de revenir au pays tandis que d'autres font le choix de rester au milieu des tribus hostiles, mettent à nu l'Ouest américain du XIXe siècle avec une vivacité réjouissante. Les nouvelles de Dorothy Johnson sont d'une vigueur et d'une sincérité hors du commun, car elles savent aussi bien épouser le point de vue de pionniers désireux de construire leur vie en territoire sauvage, que celui de guerriers sioux ou crow qui luttent désespérément pour préserver leur liberté.

  • Whitefish, Montana, dans les années vingt.
    Autant dire, encore, le temps des pionniers, quand " l'écologie était ce contre quoi chacun se battait du matin jusqu'au soir, pour vivre, et gagner un peu de terrain " - quand l'inconnu commençait à l'orée de la forêt, où même une gamine devait savoir manier une carabine calibre 22 ou un Colt 38 pour se risquer. Temps de la frontière, encore, quand les gamins merveilleusement libres couraient tels des broncos dans la prairie, se criblaient de flèches taillées dans les cageots de bananes de M.
    Cooke, se lançaient dans d'invraisemblables aventures derrière une sale gosse, bagarreuse et mal embouchée, qui avait pour nom Dorothy. Quand toi et moi étions jeunes, Whitefish : sans en avoir l'air, un mémorial, une élégie, un récit à mi-voix sur un monde disparu, où passe l'ivresse des grands espaces, et le rire narquois des durs à qui on ne la fait pas. Le récit d'une éducation, aussi, par le plus grand écrivain de l'Ouest américain: comment on se forme au contact du " sauvage ", et en préservant comme son plus précieux trésor cette " part sauvage ", en soi...

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