André Loez

  • Explorer la diversité des pratiques guerrières sur tous les continents depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, telle est l'ambition des Mondes en guerre. Dès l'Antiquité, la formation d'empires alimenta un vaste processus de confrontations et d'échanges militaires, avant que l'ère des Grandes Découvertes ne déclenche l'intégration de tous les continents dans un espace martial unifié. Ce troisième tome explore les guerres mondiales et impériales, de 1870 à 1945.
    Par une approche thématique - les Etats, les armes, les combats, les sociétés, les refus, le genre ou encore les victimes -, ce sont tous les grands sujets qui font les conflits contemporains qui sont ici traités, sur toute la surface du globe, et relayés par une iconographique très largement inédite.

  • Au printemps 1917 des mutineries secouent l'armée française sur le front. Elles n'avaient pas jusqu'alors donné lieu à une étude détaillée des mutins eux-mêmes, dans le surgissement de l'événement, lorsqu'ils s'organisent spontanément, manifestent, voire envisagent de ' marcher sur Paris '. Dans les débats entre historiens sur les raisons de la ténacité des combattants, l'ouvrage apporte une pièce manquante, à travers la restitution au plus près de la rupture inouïe de l'obéissance et du consensus. Les mutineries s'inscrivent dans la continuité des refus de guerre esquissés et inaboutis depuis 1914. Dès lors que le conflit s'installa, après la bataille de la Marne, dans la durée, on vit se développer à l'échelle individuelle des stratégies d'évitement de la remontée aux tranchées et au danger, les aspirations au retour rapide au foyer, le doute jeté sur la rhétorique patriotique, les propos critiques et revendicatifs de soldats qui n'oubliaient pas qu'ils étaient aussi des citoyens. André Loez redonne toute leur place aux hésitations des soldats, partagés entre dégoût du conflit et impératif du devoir; aux incertitudes des officiers, entre désarroi et sévérité; à la force de l'institution militaire, brièvement défiée; et à la difficile action collective dans le cadre improbable d'une armée en campagne.

  • Près d'un siècle après l'événement, la Grande Guerre reste d'une étonnante présence dans la mémoire et les imaginaires sociaux. Cet ouvrage propose un récit complet et détaillé, attentif aux spécificités nationales, nourri d'exemples, de données et de références bibliographiques permettant une première approche comme une étude plus approfondie de la période. Il s'attache à restituer les logiques sociales qui ont permis aux États, aux sociétés et aux individus d'endurer l'immense épreuve de 1914-1918.Nouvelle édition mise à jour à l'occasion du Centenaire 1914-2014.

  • Les préparatifs de son centenaire en témoignent une fois encore : la société française porte un regard intense, souvent chargé d'émotion, sur la Première Guerre mondiale. En 100 mots et 128 pages, André Loez propose un point unique des savoirs accumulés et questions débattues par les historiens à propos de la Grande Guerre. S'il fait la part belle aux citations et aux mots de l'époque, c'est pour donner aussi à entendre la voix des contemporains et faire part de leur expérience de cette guerre.
    Mot après mot, sont ainsi racontés l'entrée en guerre et ses causes (« Sarajevo », « alliances »...), le déroulement du conflit (« bataille de la Marne », « Gallipoli », « révolutions »...), ses acteurs (« Clemenceau », « Pétain », « soldats coloniaux », « munitionnettes »...), la vie des soldats du front (« tranchées », « permission », « barbelé »...) et celle des sociétés à l'arrière (« inflation », « propagande »...), l'empreinte laissée par la guerre (« anciens combattants », « monuments aux morts », « Der des ders »...), sa mémoire (« cinéma », « musées »...) et enfin des termes qui font débat parmi les historiens (« brutalisation », « guerre totale »).

  • « On ne veut plus monter ». De mai à juillet 1917, plusieurs dizaines de milliers de soldats du front se mettent à refuser les ordres. Qui sont les mutins, les déserteurs et les insoumis ? Comment et pourquoi agissent-ils, dans quels contextes, avec quelles stratégies ? Entre obéissance complète et révolte ouverte, quelles sont les marges de manoeuvre et de jeu avec l'ordre dont disposent les individus ? Quel est, enfin, le prix de l'indiscipline ?
    Analyser l'émergence des mutineries, dire ce qui les a rendues pensables et possibles, saisir les formes qu'elles ont prises, c'est aussi réfléchir, en creux, à ce qu'elles rompent : l'obéissance. Car si l'événement dévoile l'ampleur possible du désordre et les potentialités de l'indiscipline, il signale dans le même mouvement la solidité de l'institution militaire et la force du conformisme. En cela, les mutineries sont exemplaires : elles permettent, par contraste, de saisir la marche ordinaire des sociétés en guerre.
    À rebours d'enquêtes trop souvent cantonnées à un unique pré carré, cet ouvrage soumet 1917 et, au-delà, l'ensemble de la Grande Guerre, aux regards de diverses disciplines (histoire bien sûr, mais aussi science politique, sociologie ou psychologie) et d'autres conflits : Seconde Guerre mondiale, guerre d'Algérie, génocide des Rwandais Tutsis, conflit israélo-palestinien.

  • Alors que tous les combattants français de 1914-1918 ont disparu, ce livre s'attache à faire revivre et comprendre leur expérience. Rémy Cazals et André Loez s'intéressent aux hommes des tranchées, aux fantassins, ils explorent tous les aspects de leur terrible quotidien.


    Une telle plongée dans l'univers du conflit est rendue possible par les nombreux témoignages que ces hommes ont laissés, carnets, souvenirs et lettres, et qui sortent depuis quelques années des tiroirs où ils dormaient. Ce livre veut donner la parole à ces hommes directement : ils ne sont pas vus et racontés ici par leurs chefs, par des observateurs prudemment restés à l'arrière, ou par ceux qui étaient sur le front avec l'intention de produire une oeuvre littéraire. Ces hommes ordinaires disent avec précision, parce qu'ils l'ont vécue, l'horrible réalité de la vie matérielle, dans la boue, sous les obus ou face aux balles des mitrailleuses, leurs réactions à la violence commandée et subie, l'expression de leurs sentiments, de leurs espoirs, de leur désespoir. Ce qu'ils pensent de la guerre et de la paix, de leurs chefs et des gens à l'arrière. Comment ils se comportent vis-à-vis de leurs ennemis. Les valeurs qui apparaissent dans leurs récits sont celles de la vie civile en temps de paix, confrontée aux exigences d'une guerre inhumaine.

  • Cent ans après, ce carnet illustré d'images rares ou inédites propose l'essentiel de la Grande Guerre dans une lecture renouvelée.
    D'abord en lui restituant toute son ampleur d'histoire mondiale depuis la Nouvelle-Zélande jusqu'à la Baltique en passant par l'Afrique noire ; ensuite en proposant des cheminements originaux qui racontent la guerre à travers ceux qui l'ont faite et traversée, non pas seulement les dirigeants mais aussi des personnages ordinaires ou peu connus, en parcourant les lieux qui en portent les traces, les objets qu'elle a façonnés ou encore les mots qui l'ont accompagnée. Neuf brefs chapitres faisant alterner les styles et les manières de comprendre, les connaissances nécessaires et la découverte d'histoires et d'enjeux méconnus et décalés.

  • La Grande Guerre fut le premier conflit à être massivement photographié. À côté des clichés officiels et des images de propagande, elle a fait émerger le regard de nombreux photographes amateurs. Parmi eux, celui de Frantz Adam est singulier, comme en témoignent les quelque cent cinquante photos réunies dans ce livre à l'initiative de l'Agence France-Presse.
    Adam parcourt l'ensemble du front ouest, participant aux principales opérations tout au long de la guerre, et au-delà : Vosges et Hartmannswillerkopf en 1915, Somme et Verdun en 1916, Chemin des Dames en 1917, libération de la Belgique, entrée en Alsace et occupation de la Rhénanie en 1918. Médecin militaire, humaniste, il circule en permanence des tranchées à l'arrière-front, observant avec empathie ses camarades du 23e régiment d'infanterie, tout autant que les soldats alliés et les prisonniers ennemis.
    Alsacien, patriote, il a témoigné également - notamment sur les mutineries de 1917 - dans un texte très personnel permettant, chose rare, de contextualiser ses photos. Celles-ci, souvent bouleversantes, donnent à voir les destructions et les souffrances d'un monde en guerre et les images fugaces de la camaraderie humaine qui permit d'y faire face.

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