Beaux-Arts

  • Wes Anderson

    Ian Nathan

    Film après ?lm, cet ouvrage propose une plongée dans l'univers poétique et singulier de Wes Anderson. Avec dix longs-métrages à son actif, le scénariste et réalisateur américain a construit une oeuvre unique en son genre, pleine de ?nesse et d'humour. Le journaliste Ian Nathan retrace l'ensemble de sa carrière, de son premier court-métrage, Bottle Rocket (1993), à sa dernière fantaisie à venir, The French Dispatch. L'auteur revient sur les débuts du cinéaste, la conquête de son indépendance et son premier grand succès public et critique, avec The Grand Budapest Hotel (2014). Cet ouvrage richement illustré nous entraîne au plus près du tournage des ?lms et nous dévoile les inspirations du réalisateur, ainsi que sa rencontre avec ses acteurs fétiches (Owen Wilson, Jason Schwartzman, Bill Murray, Anjelica Huston...).

  • Side walk

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    L'ouvrage Frank Horvat s'intéresse plus précisément à son travail en couleur : en proposant un voyage inédit à travers cette oeuvre sous le prisme de l'extraordinaire talent de coloriste d'Horvat, le livre offre un point de vue nouveau en intégrant des photographies iconiques à des images jamais publiées et retrouvées dans ses archives, grâce à l'aide de sa fille.
    Cette nouvelle perspective qu'offre le temps permet de créer un nouveau tableau, en couleur, celui d'une photographie pictorialiste dans laquelle le pigment compose le cadre et son sujet. Les images s'enchaînent dans le livre comme une promenade urbaine très dense et contrastée, parfois rude, mais toujours sensible. Frank Horvat documente ici sa vie passée dans une ville telle que New York.
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    Un texte de Hans-Mikael Koetzle, historien de la photographie allemand réputé, offrira une réflexion plus intellectuelle sur l'importance du passage à la couleur dans l'oeuvre du photographe.

  • Eclectique, frank horvat l'est, à l'évidence.
    Car depuis qu'il a découvert cet outil magique qu'est un appareil photographique, il est passé avec bonheur du reportage à l'image composée, du paysage à la mode, du nu au portrait. pourtant par-delà cette diversité de sujets, il y a une constante, un style qui se développe. ses premières réussites seront ces élégantes qu'il plonge dans un univers qui n'est pas le leur. mais ces portraits d'arbres, ces visages qu'il emprunte à ingres ou picasso, les héros mythiques ou bien les fauves qu'il extrait de leur territoire, n'empêchent pas frank, une année durant, de fêter la fin du siècle en imageant, jour après jour, son quotidien.
    " photo poche " : cette collection a l'ambition d'offrir des livres de photographies soigneusement imprimés, maniables par leur format, accessibles par leur prix, à tous ceux que passionne un moyen d'expression dont on reconnaît l'importance. si l'on veut en couvrir tous les champs, la photographie offre une matière inépuisable. monographies, sujets historiques, thématiques ou techniques varient à l'infini une iconographie qui est restée jusqu'à présent inédite en livres de poche.

  • Très proche du couple Helmut et June depuis plus de cinquante ans, j'entendis un soir June me dire : « Tu devrais écrire notre histoire, tu la connais si bien. » Plus de cinquante années d'amitié...
    Je me suis alors plongé dans mes souvenirs, relu Autoportrait d'Helmut ainsi que Mr. Newton de June, les divers écrits et articles consacrés aux deux photographes qu'ont été Newton et June dite Alice Springs, dont les Éditions du Regard publièrent le premier livre en 1983.
    Mon projet fut alors d'évoquer la tragédie qui frappa le petit Helmut Neustädter, juif berlinois, dont une grande partie de l'oeuvre magnifie le désastre, sa rencontre à Melbourne avec June Dunbar, jeune comédienne australienne déjà reconnue, que leur installation à Paris, contraignit à abandonner la scène.

    En suivant ces deux destinées, j'ai tenté de raconter l'histoire, la vie d'un couple d'exception scellé par la créativité. Un couple dont l'intelligence, la modernité, la liberté émerveillent et interrogent sur la vérité d'une existence à deux.
    Au fil du temps et du travail d'Helmut Newton, la réalité sociale et artistique des années 1960, 1970, 1980 et, dans une moindre mesure, des années 1990 se révèle, montrant une société qui n'était pas encore dominée par les réseaux sociaux, où la liberté de création était totale, non soumise aux diktats pseudo-moraux qui la gèrent aujourd'hui.

  • Une fabuleuse somme collective, un livre manifeste, un ouvrage de référence : telle est l'ambition de cet ouvrage co-construit par 160 autrices du monde entier qui présentent 300 femmes photographes, de l'invention du médium aux années 2000. Ainsi les portraits de chaque photographe ont été rédigés par des femmes de toute nationalité pour se prémunir de l'écueil d'un regard "occidentalo-centré". Les séquences de portraits alternent avec des portfolios qui font dialoguer les oeuvres entre elles.

  • En 1952, le magazine américain Life demande à Ernst Haas de travailler en couleur sur New York, alors que le photographe expérimente depuis quelques temps déjà avec cette nouveauté encore très difficile à manier techniquement. Il photographie alors la ville dont il a rêvé quand il était jeune garçon, subissant le trauma de la Seconde Guerre Mondiale dans une famille juive autrichienne. Ces images, rassemblées dans ce livre, marqueront tout une génération de photographes amateurs et contribueront à faire changer la perception de la couleur en photographie.

  • Lorsque je rencontre Serge Gainsbourg à l'Élysée-Matignon, son talent et son style sont déjà légendaires. Il me demande pourtant en riant ce qu'il doit faire pour passer dans Paris-Match. Je lui réponds qu'il pourrait épouser une princesse de Monaco... Mais une idée vient de germer dans ma tête : pourquoi ne pas le photographier dans son bain ?

  • Jean-Luc Godard est sans doute le cinéastes dont l'oeuvre a interrogé avec le plus de constance et de lucidité la place des machines dans le monde du cinéma et bien au-delà.
    Godard devant la fameuse table de montage Steenbeck, Godard devant un banc de montage vidéo ou face à la machine à écrire des Histoire(s) du cinéma : nombreuses sont les représentions du cinéaste en technicien manipulant les appareils. Mais au-delà de la photogénie de Godard en artisan solitaire, ses films semblent parcourir et interroger sans cesse les liens entre cinéma et machines, de l'imposante caméra Mitchell NBC qui ouvre Le Mépris (1963) à l'installation vidéo de Numéro deux (1975), du ballet de caméras montées sur des grues devant les tableaux de Passion (1982) aux images de défilement de la pellicule qui ponctuent les Histoire(s) du cinéma (1988-1998). Quand dans Soigne ta droite (1987), il filme les Rita Mitsouko en plein enregistrement de leur nouveau disque, vingt années après avoir passer trois nuits avec les Rolling Stones à l'Olympic Studio de Londres pour One + One (1968), il s'agit encore pour Godard d'observer des musiciens face à des machines, fasciné sans doute par une forme d'autonomie qu'il va lui-même conquérir peu à peu jusqu'au Livre d'Image (2019), entièrement réalisé à partir d'images et de sons préexistants.
    Si les relations entre machines et création font l'objet d'une attention particulière, la présence récurrente d'autres machines ne manque pas de susciter l'intérêt des auteurs. Parmi celles-ci, la voiture tient une place très ambigüe, à la fois symbole de la modernité et emblème d'une civilisation des loisirs dont Godard perçoit très vite les limites. Dans le même ordre d'idées, l'omniprésence des appareils d'enregistrement et de diffusion de la musique (tourne-disques, poste de radio) témoigne de l'avènement d'une société de consommation prête à tout pour soumettre la culture au capitalisme le plus débridé. Si la machine permet de penser ensemble techniques et esthétiques, elle nourrit aussi chez Godard, avec une remarquable diversité, une vision politique du monde.

  • C'est l'histoire d'une fratrie, issue d'une famille pour le moins originale, qui, au début du XXe siècle, a semé le désordre et la folie dans une Amérique bien-pensante et dont les membres sont les plus grands comédiens du cinéma burlesque parlant : Chico (Leonard), l'aîné, reconnaissable à sa technique du « doigt revolver », Harpo (Adolph), muet comme Harpocrate, le dieu grec du silence, et toujours vêtu d'un manteau bourré d'ustensiles de cuisine, Groucho (Julius), le plus célèbre, obsédé sexuel et textuel (autobiographie, correspondance, etc.), Gummo (Milton), imprésario de ses frères, et Zeppo (Herbert), qui était « comme tout le monde ».
    Dans cet ouvrage, Chantal Knecht, qui a consacré aux Marx une grande partie de son existence, s'attache à relater leur fabuleuse vie artistique. On y trouvera tous les éléments biographiques expliquant la genèse de leur carrière fulgurante après leur triomphe sur la scène à Broadway en 1924 et des révélations désopilantes, tant sur leur vie personnelle que sur les coulisses d'Hollywood, où ils étaient aussi bien admirés par Charlie Chaplin ou Bob Hope que célébrés par l'intelligentsia, Fitzgerald ou Gershwin.
    Enfin, cet ensemble naturellement hilarant fait une large part à la façon dont les Marx ont su exploiter leurs nombreux talents à la radio puis à la télévision, et surtout au cinéma à travers leurs treize films, avec une mention spéciale pour La Soupe au canard où l'on voit Margaret Dumont accueillir Groucho « à bras ouverts » et celui-ci lui répondre : « À quelle heure fermez-vous ? »

  • Né à Montrouge, Claude Sautet se décrivait en « pur Parisien ». Il s'établit d'ailleurs à la fin des années 1950 dans un vaste appartement de l'avenue des Gobelins et n'en bougea plus. Ce sédentaire n'a cependant cessé de cultiver les élans des êtres déracinés. Dans ses films comme dans sa vie, des grappes d'amis vont et viennent, s'écharpent ou se réconcilient dans l'habitacle d'une voiture, à la table d'un bistrot ou sous les frondaisons d'une maison de campagne francilienne.
    Des Choses de la vie à Nelly et M. Arnaud, en passant par Max et les Ferrailleurs, César et Rosalie ou Mado, c'est en portraitiste sensible que Claude Sautet filme les hommes blessés et les femmes libres, qui maquillent leurs désillusions sous la jovialité des grandes réunions de copains et des discussions de comptoir.
    Cet ouvrage rassemble des documents d'archives inédits et des entretiens avec Sandrine Bonnaire, Jean-Claude Carrière, Brigitte Fossey, Bernard Le Coq, Myriam Boyer...

  • Journal intime

    Richard Burton

    • Seguier
    • 30 Octobre 2020

    « On vient de me faire une offre d'un million de dollars pour la publication d'un seul mois de ce journal », écrit avec étonnement Richard Burton en 1968. L'acteur est alors un des monstres sacrés du 7e art et forme un couple mythique et scandaleux avec Elizabeth Taylor. Cette relation passionnée, leur train de vie babylonien, leur beauté, leurs excès et leurs succès : le journal intime de Burton nous y plonge « caméra à l'épaule », comme si nous y étions. Mais il révèle aussi un homme insoupçonné, infiniment plus complexe que le commun des acteurs hollywoodiens. Sceptique et distant à l'égard du cinéma, il se montre en revanche fou de théâtre et de littérature. Doté d'un sens de l'humour irrésistible et d'une grande faculté d'observation, Richard Burton possédait les qualités rares et indispensables du diariste - pour notre plus grand bonheur.

  • Cette année, nous fêtons les 100 ans de la naissance de Michel Audiard. On le sait peu, mais l'auteur des «Tontons flingueurs »ou de «Mélodie en sous-sol »est celui qui a le plus adapté Georges Simenon au cinéma. Entre 1956 et 1961, il a collaboré à pas moins de six films tirés de l'oeuvre de l'écrivain belge, le père de Maigret, auquel il vouait une grande admiration, le tenant pour "le plus grand romancier vivant". Ce volume donne à lire les scénarios de trois de ces adaptations, dont Audiard fut à la fois le coscénariste et le dialoguiste : «Le Sang à la tête» (1956) de Gilles Grangier, «Maigret tend un piège» (1958) de Jean Delannoy et «Le Président» d'Henri Verneuil (1961). Trois films qui ont Jean Gabin pour acteur principal, à l'époque où Michel Audiard était son dialoguiste attitré et où l'acteur était devenu l'interprète simenonien par excellence.

  • Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu'à notre Louvre d'aujourd'hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d'étude et d'exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n'a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.
    Le premier volume de cette monumentale entreprise, Du trésor au musée, part d'un passé éloigné pour arriver à la création de l'institution appelée «musée», inventée en Italie à la fin du XVe siècle, gagnant toute l'Europe au XVIIIe. Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d'architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d'organisation, avant les vastes débats d'exposition, d'éclairage, d'accrochage qui suivront. Une histoire d'art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques.
    La richesse de l'illustration qui s'appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce «lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.

  • À l'occasion du 150e anniversaire d'Henri Matisse, le Centre Pompidou rend hommage à l'un des plus importants artiste du XXe siècle à travers l'exposition « Matisse, comme un roman. » Avec plus de 200 oeuvres et documents provenant autant de la riche collection matissienne du Musée national d'art moderne que de grandes collections nationales et internationales, cette exposition retrace la carrière de l'artiste selon un parcours chronologique, de ses débuts vers 1890 au contact des maîtres pendant lesquels il élabore progressivement son propre langage pictural, jusqu'au début des années 1950.

    Le catalogue de l'exposition emprunte les codes de l'édition d'Henri Matisse, roman de Louis Aragon, et se déploie autour de cinq essais et d'une ample chronologie / anthologie illustrée et enrichie de nombreuses citations et documents inédits, afin de « bâtir le roman » du peintre Matisse et de son oeuvre, à la manière d'une biographie. La monographie est complétée par un petit cahier de reproductions de la revue Verve à laquelle l'artiste a activement contribué.

  • Je suis, lumière : ah ! si j'étais nuit ! Mais ceci est ma solitude d'être enveloppé de lumière. Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, 1883.

  • Victor Brauner

    Collectif

    Le Musée d'Art Moderne de Paris consacre à Victor Brauner (1903-1966), figure singulière du surréalisme, une importante monographie regroupant plus d'une centaine d'oeuvres, peintures et dessins.

  • Victor Hugo, les dessins

    Collectif

    Si Hugo n'a guère voulu montrer ses dessins de son vivant, des artistes phares ont depuis reconnu son audace, tel André Breton, qui y vit « des tableaux où la plus puissante imagination se donne cours ». Les Maisons de Victor Hugo, Paris / Guernesey, conservent aujourd'hui plus de sept cents feuilles, parmi lesquelles de très nombreux chefs-d'oeuvre. Gérard Audinet, leur directeur, s'attache ici à suivre pas à pas, année après année, l'intense fièvre graphique du poète, faisant de cette étude une véritable monographie. Cet ouvrage dévoile l'incroyable fécondité et la pleine liberté d'un écrivain dessinateur dont les yeux et la plume ne cessèrent de fouiller l'obscurité.

  • Voici pour la première fois réunies 200 revues d'art du 20e siècle avec 450 fac-similés. Transdisciplinaire et internationale, cette sélection est issue de la bibliothèque Kandinsky du centre Pompidou, qui, avec plus de 8000 revues est l'un des fond les plus riches au monde. Selon un déroulé chronologique, cette somme vient combler un manque en librairie : une autre histoire de la modernité au travers de l'extraordinaire inventivité de 200 aventures éditoriales.

  • Albrecht Dürer est l'un des artistes les plus importants et les plus influents de la Renaissance dans les pays du Nord. Peintre, graveur et théoricien, il connaissait les grands artistes de son temps, tels Raphaël, Bellini et Léonard de Vinci. Son immense savoir-faire et son grand talent de dessinateur se manifestèrent très tôt - comme dans l'autoportrait qu'il réalisa à la pointe d'argent en 1484, alors qu'il avait tout juste treize ans. Ayant pour mécène l'empereur Maximilien Ier, Dürer réalisa un grand nombre de gravures et de retables, mais aussi des portraits, autoportraits, aquarelles et livres. L'introduction de motifs antiques dans l'art du Nord, à laquelle il procéda en s'appuyant sur sa connaissance des artistes italiens et des humanistes allemands, lui valut la réputation d'être la figure majeure de la Renaissance allemande.
    Till-Holger Borchert décrit, par le menu, les peintures, dessins et gravures tout en proposant des analyses claires et accessibles. Dürer par le détail montre l'oeuvre de ce maître allemand comme on ne l'a jamais vue, dans des détails magnifiques présentés en pleine page.

  • L'objectif de cet ouvrage est de présenter une étude inédite de cinq maisons réalisées par Jean Prouvé, situées dans trois régions françaises :
    - la maison Prouvé à Nancy ;
    - la maison Gauthier à Saint-Dié ;
    - la villa Dollander au Lavandou ;
    - la villa Seynave à Grimaud ;
    - la maison Jaoul à Mainguerin.
    Jean Prouvé (1901-1984) a profondément marqué l'histoire de l'architecture et du design. Ses maisons témoignent dans la simplicité de ses conceptions et la légèreté de ses matériaux, de toute l'ingéniosité des principes constructifs qu'il défendait.
    Ses maisons sont parmi les constructions les plus personnelles de toute l'oeuvre de Jean Prouvé, à la fois lieux de vie et de travail, mais également lieux témoins et représentatifs de ses recherches permanentes.
    Suscité par de récentes « découvertes », cet ouvrage apporte un approfondissement, un élargissement, dans la connaissance des réalisations de Jean Prouvé.
    Illustré de documents d'archives souvent inédits et enrichi par les photographies, il offre un nouvel éclairage historique sur le travail peu connu de jean Prouvé dans l'habitat individuel.

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