Notes sur la mélodie des choses

À propos

"La racine a beau tout ignorer des fruits, il n'empêche qu'elle les nourrit."Ces Notes datent de 1898 et se composent de 40 brefs paragraphes. Rilke a alors 23 ans. On y décèle l'influence implicite de la Naissance de la tragédie. La distinction premier plan / arrière-fond, l'articulation entre solitude et communauté renvoient aux considérations nietzschéennes sur l'apollinien et le dionysiaque. Rilke, comme Nietzsche, appelle de ses voeux une réforme de la scène qui soit, du même coup, un bouleversement dans la culture et jusque dans la vie. L'autre grande influence, manifeste dans cette oeuvre, est celle de l'art italien - en particulier les primitifs - qu'il a découverts au printemps 1898, en visitant l'Italie. Si les réflexions de Rilke peuvent être rapprochées de celles de ses contemporains Max Reinhardt, Meyerhold ou Copeau qui, tous à leur manière, ont voulu en finir avec le théâtre "réaliste" et déclamatoire pour ouvrir la voie à un théâtre d'art, leur portée est évidemment tout autre. à la lumière de ce que sera l'oeuvre de Rilke, c'est sa poésie même qui, ici, se cherche. La mélodie des choses ne le quittera jamais. L'extrême attention portée à la fois au tout proche et à l'immensité de l'ouvert sera, jusqu'à la fin, l'un des traits constants de sa poésie ; la solitude en sera l'élément vital. Ce sont ses poèmes qui dresseront vraiment le théâtre de la mélodie des choses.

Rayons : Littérature générale > Poésie

  • EAN

    9782844857323

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    63 Pages

  • Action copier/coller

    Dans le cadre de la copie privée

  • Action imprimer

    Dans le cadre de la copie privée

  • Poids

    112 Ko

  • Distributeur

    Harmonia Mundi

  • Diffuseur

    Harmonia Mundi

  • Entrepôt

    Eden Livres

  • Support principal

    ebook (ePub)

Rainer Maria Rilke

Rainer Maria Rilke (1875-1926), écrivain et poète autrichien, est l'auteur d'une œuvre poétique sensible, tourmentée et pétrie de spiritualité. Adulé de son vivant, il reste l'un des plus grands poètes du XXe siècle. Ses dix Lettres à un jeune poète sont publiées à titre posthume, en 1929, trois après sa mort. C'est son premier texte enregistré dans La Bibliothèque des voix ; a suivi récemment la mise en voix par Micha Lescot et Noémie Lvovsky de sa correspondance avec Marina Tsvétaïeva, qui célébrait en lui « la poésie incarnée » ("Est-ce que tu m'aimes encore ?", 2019).

empty