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Du domaine des Murmures (Prix Goncourt Des Lyceens 2011)

Gencod
9782070131495
  • Gallimard  - Blanche
  • 18 Août 2011
  • Littérature Française Romans Nouvelles Correspondance
  • 200 pages, 20.5 X 14 cm, 258 grammes 
Prix : 17.15 €

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son voeu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte. Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante. « Je suis l'ombre qui cause. Je suis celle qui s'est volontairement clôturée pour tenter d'exister. Je suis la vierge des Murmures. À toi qui peux entendre, je veux parler la première, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l'espoir des emmurées. [...] J'ai tenté d'acquérir la force spirituelle, j'ai rêvé de ne plus être qu'une prière et d'observer mon temps à travers un judas, ouverture grillée par où l'on m'a passé ma pitance durant des années. Cette bouche de pierre est devenue la mienne, mon unique orifice. C'est grâce à elle que j'ai pu parler enfin, murmurer à l'oreille des hommes et les pousser à faire ce que jamais mes lèvres n'auraient pu obtenir, même dans le plus doux des baisers. [...] Entre dans l'eau sombre, coule-toi dans mes contes, laisse mon verbe t'entraîner par des sentes et des goulets qu'aucun vivant n'a encore empruntés. Je veux dire à m'en couper le souffle. Écoute ! »

L'auteur réussit la gageure d'écrire un roman haletant et immobile : un pari audacieux porté par un phrasé poétique.
(Christine Ferniot - Lire - 22/09/2011)

L'auteur réussit la gageure d'écrire un roman haletant et immobile : un pari audacieux porté par un phrasé poétique.
(Christine Ferniot - Lire - 22/09/2011)

Carole Martinez est une conteuse merveilleuse, plus encore, une charmeuse au sens originel de ce mot.
(Astrid De Larminat - Le figaro littéraire - 21/09/2011)

Un terrible conte, obsédant de songes et de signes. Carole Martinez sait trouver les mots qui approchent au plus près les élans silencieux, la fragilité et le pouvoir des femmes.
(Xavier Houssin - Marianne - 21/09/2011)

Les lecteurs qui ont fait le succès du coeur cousu, son premier roman, reconnaîtront son écriture teintée de réalisme magique.
(Anne Crignon - Le Nouvel Observateur - 21/09/2011)

A ceux que fascinent le merveilleux médiéval, les histoires de fantômes et de saintes, les légendes amoureuses et les folies d'insensés chevaliers, ce roman sera enchantement.
(Fabienne Pascaud - Télérama - 07/09/2011)

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